Impulsions pour la Lecture de l’Écriture Sainte

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Les Messages se Référant aux Paroles Bibliques

Les messages de Medjugorje nous adressent un appel urgent à vivre l’Évangile. Nous avons déjà parlé de l’appel à la conversion, le point de départ commun aux Évangiles et aux messages de la Mère de Dieu. Nous allons maintenant trouver d’autres parallèles entre la Bonne Nouvelle et les messages de Medjugorje.

« …qu’il leur fallait prier sans cesse et ne pas se décourager… »

(Lc 18,1)

La Mère de Dieu explique elle-même le fait étonnant d’apparaître depuis si longtemps à Medjugorje. Elle dit : « Je veux vous apprendre à prier. » (12 juin 1985) Le but de son enseignement est la prière incessante. De manière itérative, nous sommes appelés à prier sans cesse. La prière perpétuelle est réalisée lorsqu’on est toujours amoureusement conscient de la présence de Dieu, lorsqu’on ne perd jamais le souvenir de Dieu de la conscience, quoi que l’on pense, dise ou fasse. Une telle attention à Dieu n’empêche aucunement une bonne implication dans les tâches de la vie quotidienne, au contraire : celui qui garde toujours le souvenir de Dieu reste conscient de sa responsabilité devant Lui en toutes ses actions et en toutes ses omissions. Il ne perd jamais confiance en son soutien et son aide, il sait que Dieu est là pour lui aussi. Cette attitude de prière continuelle présuppose tout de même des temps réservés uniquement à la prière, des temps où l’on se livre exclusivement et consciemment, toujours de nouveau, à Dieu. « Je vous prie, chers enfants, d’aller à la prière consciemment. » (28 novembre 1985) et « Chers enfants, vous n’aurez pas réalisé à quel point la prière est précieuse, tant que vous n’aurez pas dit de vous mêmes : maintenant c’est l’heure de la prière, maintenant rien d’autre n’a d’importance, maintenant personne n’importe, hormis Dieu seul. » (2 octobre 1986). C’est ainsi que la Mère de Dieu invite à la prière. Un temps régulier réservé chaque jour à la prière est dans un certain sens déjà une « prière perpétuelle » qui est reprise toujours à nouveau et qui, ainsi, ne cesse jamais. C’est dans ce sens que la Mère de Dieu nous appelle à commencer la journée par la prière et à la finir de même. Une telle habitude, si elle est une vraie prière, une prière faite avec le cœur, aboutit certainement à ce que la prière prenne la première place dans la vie. La Mère de Dieu ne nous y invite pas seulement individuellement, mais aussi en tant que famille. Elle veut que notre « journée devienne prière et abandon total à Dieu. » (4 septembre 1986). La prière est le thème principal des messages du jeudi et des messages du 25 du mois. Une fois, Marija a dédicacé un livre en écrivant que la Gospa disait chaque jour qu’il nous fallait prier. Et de rajouter : « Par la prière vous pouvez tout obtenir, même ce qui vous semble impossible. » Jésus dit la même chose à propos de la prière : « Si vous demeurez en moi et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez et vous l’obtiendrez. » (Jn 15,7) La Mère de Dieu a commencé son enseignement sur la prière en proposant aux voyants de dire certaines prières vocales - comme Jésus, qui a répondu à la demande des disciples : « Apprends-nous à prier » par le « Notre Père » (Lc 11,2). Le poids principal de l’enseignement de la Mère de Dieu consiste dans la demande de prier avec le cœur : « Chers enfants, aujourd’hui je vous invite à prier avec le cœur... » (2 mai 1985). Les voyants disent à quel point il est important de prier avec le cœur. Marija : « La Gospa nous enseigne à prier avec le cœur. Le cœur doit être présent dans ce que les paroles disent ». Et aussi : « Tout ce qui nous cause des soucis doit être déposé et remis en toute confiance, pour que nous soyons libres, pour que nous puissions prier avec un cœur léger. » A travers l’enseignement de la Mère de Dieu, les voyants ont appris à nouveau ce que la lettre aux Philippiens a déjà dit : « N’entretenez aucun souci ; mais en tout besoin recourez à l’oraison et à la prière, pénétrés d’action de grâce, pour présenter vos requêtes à Dieu. » (Ph 4,6) La prière avec le cœur n’a pas pour seule conséquence des effets surnaturels, elle s’avère bénéfique aussi dans le domaine naturel : elle aide à surmonter la fatigue et donne la joie et le repos. Ce qui est décisif dans la prière, c’est l’attention amoureuse du cœur, c’est-à-dire de toute la personne, qu’il s’agisse des efforts des débutants ou de la vie de ceux qui sont déjà entrés dans la prière perpétuelle. « Ce qui est le plus important, c’est de prier avec le cœur. » (Marija). « C’est la vraie prière » (Ivan). Ce sont les témoignages de jeunes gens que la Mère de Dieu en personne enseigne à prier en vérité.

« ...peut être chassé seulement par la prière et le jeûne… »

(Mt 17,14)

Pendant que Jésus était sur la montagne de la Transfiguration avec trois de ses disciples, d’autres ont fait l’expérience de l’incroyable pouvoir du Malin lors de la rencontre avec un possédé. Ce n’est que lorsque Jésus descendit et menaça le démon que celui-ci quitta le pauvre homme. Jésus dit aux disciples étonnés que cela ne pouvait être obtenu que par la prière et par le jeûne. (Mt 17,14-21) Les visions et les messages donnés à Medjugorje ne comportent pas de nouvelles vérités de foi : ils nous rappellent les vérités oubliées. N’est-il pas vrai que les chrétiens ont pratiquement oublié le jeûne et sa dimension d’arme efficace dans le combat contre le mal ? Dans le Sermon sur la Montagne, Jésus explique longuement comment bien jeûner (Mt 6 16-18), il jeûne lui-même (Mt 4,2) et il justifie le jeûne fait au temps opportun (Mt 9,15). Dans le message de Medjugorje, l’appel au jeûne a trouvé sa place dès le commencement. Les voyants le lancent dès le début des apparitions. Cet appel revient régulièrement dans les messages du jeudi. La Mère de Dieu s’adresse ainsi à notre disponibilité la plus intérieure (il faut jeûner « avec le cœur », 20 septembre 1984). Elle nous motive en disant que notre jeûne contribue à la victoire sur le mal. Elle nous propose même la quantité, certainement significative, mais - pour une personne en bonne santé - tout à fait accessible : deux fois par semaine. L’appel au jeûne dans les messages de Medjugorje est une invitation, pas un commandement ; l’invitation qu’une mère aimante adresse à ses enfants, considérés capables de beaucoup, parce que l’enjeu est d’importance. Les six voyants nous ont surpris en 1982 par le message que même les guerres peuvent être arrêtées par la prière et par le jeûne. Déjà les prophètes de l’Ancien Testament appelaient au jeûne et à la prière en temps de guerre. Nous vénérons Marie comme Reine des Prophètes. Son invitation parvient en un temps marqué par les catastrophes et les dangers. Nous devons lui être reconnaissants d’attirer notre attention aux contextes que nous n’aurions pas reconnus de nous-mêmes. Il est également important que l’appel au jeûne soit toujours lié à l’appel à la prière. Seulement la prière, l’orientation vers Dieu, donne au jeûne sa vraie valeur et son efficacité. Un jeûne embrassé librement provoque plusieurs effets bénéfiques : il libère des dépendances et des liens et rend libre pour ce que Dieu veut donner. De nombreuses œuvres de charité ne deviennent possibles que lorsque nous devenons capables de renoncement. Celui qui jeûne contribue à la paix, au salut et à la victoire du bien.

« Heureux les artisans de paix ! »

(Mt 5,9)

Le premier appel de la Mère de Dieu à Medjugorje était un appel à la paix entre Dieu et les hommes et entre les hommes. Dieu nous offre la paix. Nous devons collaborer avec Lui. À l’occasion du cinquième anniversaire du premier message, cet appel est relancé avec insistance : « Chers enfants, le Seigneur me permet de construire cette oasis de paix avec Lui. Je vous invite à la protéger pour qu’elle reste toujours pure. Il y en a qui détruisent la paix et la prière par leur négligence. Je vous appelle à témoigner et à contribuer par votre vie à garder la paix. » (26 juin 1986) Dès le début des événements, la Mère de Dieu s’est présentée aux voyants sous le nom de Reine de la Paix. L’Écriture Sainte dit que la paix est un don que Dieu accorde aux hommes : « Le Seigneur bénit son peuple dans la paix » (Ps 29,11). Il la donne (Is 26,3), elle vient de Lui (Ps 1,4). Dans ses lettres, Paul prie toujours Dieu pour la paix de la communauté (cf. Rm 1,7). À nous de la demander à Dieu, mais aussi de nous engager en sa faveur. « Chers enfants, je vous invite à contribuer à la paix par votre propre paix, pour que les autres, en voyant la paix, se mettent à chercher la paix eux-mêmes. Vous, chers enfants, êtes dans la paix et vous ne pouvez pas comprendre ce qu’est l’absence de paix. C’est pourquoi je vous invite à aider, par votre prière et par votre vie, à détruire le mal et à dévoiler la tromperie dont Satan se sert. Priez pour que la vérité puisse régner dans tous les cœurs. » (25 septembre 1986). C’est ainsi que la Mère de Dieu s’adresse à nous, en soulignant que notre action pour la paix commence par la paix en nous-mêmes, et que les racines de l’absence de paix se trouvent dans le mal, dans un cœur qui s’est trompé et dont l’erreur est provoquée par Satan. Les voyants répètent toujours que nous sommes appelés « à faire la paix », que nous sommes appelés à nous engager au service de la paix, à faire des pas qui aident à dépasser l’absence de paix. Il y a des valeurs auxquelles nous ne pouvons pas renoncer, que nous ne devons jamais abandonner, mais l’amour-propre et l’autojustification n’en font certainement pas partie : il faut se dépasser. Jésus a rendu la paix possible en se donnant lui-même sur la croix, « en sa personne, Il a tué la haine » (cf. Ep 2,14ss). Jésus, le Crucifié, nous est montré ici comme l’origine et la source de la paix. La Croix devient ainsi le signe de la réconciliation et de la paix. « Faire la paix » demande très souvent le consentement à porter la croix. C’est sans doute pour cette raison que la Mère de Dieu nous dit : « Chers enfants, priez pour la paix devant la croix ! » (6 septembre 1984). Cette prière nous aidera à dépasser notre faiblesse.

« Soyez dans l’action de grâce ! »

(Col 3,17)

Dans presque tous les messages à Medjugorje, la Mère de Dieu remercie ceux qui répondent à son appel. Parfois, elle exprime sa reconnaissance pour d’autres choses : pour notre disponibilité à pleurer avec elle, pour nos prières, pour nos efforts et nos sacrifices, pour avoir mis ses messages en pratique dans notre vie. Elle remercie tous ceux qui font quelque chose pour elle. « Pour chaque réponse aux messages » (1er janvier 1987). La meilleure manière de comprendre la signification de ce remerciement est de le reconnaître comme m’étant adressé.

Un jeune garçon, très impressionné, voyant Marija Pavlović exposée sans arrêt à une foule de pèlerins, lui demanda un jour comment elle pouvait supporter une telle pression ? Marija répondit : « Si tu savais comment c’était lorsque la Mère de Dieu te remercie ! »

Ce n’est pas seulement à nous que la Mère de Dieu dit merci, elle remercie Dieu de lui avoir permis de venir à nous. Cette attitude de la Mère de Dieu nous rappelle que nous avons toutes les raisons d’être reconnaissants. La reconnaissance est liée à la prise de conscience : une personne reconnaissante prend conscience d’avoir reçu un don. L’apôtre Paul, dans la question rhétorique : « Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? » (1 Co 4,7) nous rappelle l’amour de Dieu qui donne tout, jusqu’à se donner Lui-même. Les messages de Medjugorje nous rappellent notre devoir d’être reconnaissants. Il n’est pas question d’une reconnaissance purement formelle, car ce serait la fin de toute véritable reconnaissance ! La Mère de Dieu dit : votre vie devrait être une joyeuse action de grâces qui jaillit de votre cœur comme un fleuve de joie ! Nous devons remercier Dieu pour toutes les grâces reçues, même pour les choses les plus petites, afin d’être capables de dire merci dans les grandes choses. (25 septembre 1989, 25 août 1995, 25 octobre 1995)

Nous méconnaissons trop facilement les dons reçus. L’évangéliste saint Luc nous en parle dans le passage sur la guérison des dix lépreux. Sur la route de Jérusalem, ils s’approchent de Jésus et lui demandent de les guérir. Jésus dit : « Allez, montrez-vous aux prêtres ! » En chemin, ils sont purifiés. Un des dix, se voyant purifié, revient vers Jésus, louant Dieu à haute voix. Il se jette aux pieds de Jésus en le remerciant. Jésus dit alors : « Est-ce que tous les dix n’ont pas été purifiés ? Où sont donc les neuf autres ? Personne n’est revenu pour louer Dieu sauf celui-ci... ? » (cf. Lc 17,11-19).

Pour nous, il ne faut pas qu’il en soit ainsi. La Mère de Dieu nous appelle à vivre sans cesse dans l’action de grâce. On peut remercier par des signes extérieurs, en paroles, mais aussi par le jeûne et les bonnes œuvres. Notre attitude d’amour et de reconnaissance à l’égard de Celui qui nous accorde ses dons reste néanmoins décisive.

« Réjouissez-vous dans le Seigneur ! »

(Ph 3,1)

Le christianisme est la religion de la joie ; le chrétien vit selon la Joyeuse Nouvelle apportée par le Christ. Jésus parle de l’accomplissement vers lequel Il nous conduit, en disant : « Votre cœur sera dans la joie, et votre joie, nul ne vous l’enlèvera. » (Jn 16,22), et l’Apôtre nous dit, comme aux Philippiens : « Réjouissez-vous sans cesse dans le Seigneur, je le dis encore, réjouissez-vous ! » (Ph 4,4).

Dans ses messages, la Mère de Dieu nous rappelle que nous avons toutes les raisons de rendre grâce. Le 25 août 1988, elle dit : « Chers enfants, aujourd’hui je vous invite à vous réjouir de la vie que Dieu vous donne. Chers enfants, réjouissez-vous en Dieu votre Créateur qui vous a créés si merveilleusement ! Priez pour que votre vie puisse devenir une joyeuse action de grâces... ». Marie sait cependant que notre joie est menacée : « Le diable est à l’œuvre pour vous enlever votre joie. Vous pouvez le désarmer totalement par la prière, et ainsi assurer votre bonheur. » (24 juin 1985). Elle promet également : « Vous allez expérimenter la joie dans la prière... » (28 mars 1985). Celle qui est entrée dans la joie de Dieu, la joie qui ne peut plus être perdue, nous invite : « Réjouissez-vous avec moi ! » (18 avril 1985).

« Où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté ! »

(2 Co 3,17)

Au sujet de la liberté, nous ne pouvons parler que d’une façon humaine et limitée. La coopération entre la toute-puissance de Dieu et la liberté humaine reste pour nous un mystère impénétrable. La liberté que Dieu nous donne est la condition qui nous permet de répondre par amour à son amour, car il n’est pas possible d’obliger quelqu’un à aimer. La liberté comporte le risque du refus. Dans une allocution au cours de sa visite pastorale à Vienne en 1983, le Pape Jean Paul II a constaté que « l’histoire de l’humanité était une histoire d’abus de liberté. »

Le message de Medjugorje nous appelle à arrêter d’en abuser ! Plus encore, la Mère de Dieu nous dit que Dieu a besoin de nous pour l’accomplissement de son plan de salut : « Sans vous, Dieu ne peut pas accomplir ce qu’Il veut. Dieu vous a donné à tous une volonté libre et vous disposez d’elle. » (30 janvier 1986). Cela veut dire que Dieu nous a accordé une partie de sa propre liberté, dont Il ne dispose plus ! Les appels de la Mère de Dieu dans les messages de Medjugorje soulignent notre liberté : « Je suis avec vous, mais je ne peux pas vous prendre votre liberté. » (7 août 1986). Nous devons agir « en hommes libres, non pas en hommes qui font de la liberté un voile sur leur malice, mais en serviteurs de Dieu. » (1 P 2,16).

« Faites ceci en mémoire de moi ! »

(Lc 22,19 ; 1 Co 11,24-25)

À la question de savoir quelle était la prière préférée de la Mère de Dieu, les voyants renvoient tous unanimement à la sainte messe. Le Concile nous a rappelé que dans la messe s’accomplit l’œuvre de notre salut, qu’elle est le sommet et la source de notre vie dans la foi. Elle inclut dans ses rites tout ce qui fonde notre vie chrétienne : se détourner du péché, écouter la Parole de Dieu et parler à Dieu, s’abandonner à Dieu, l’adorer et être envoyé en mission. Dans la célébration de la messe, nous rencontrons le Christ dans son Évangile et dans le Pain de Vie. Cette rencontre nous rend capables de rencontrer autrui chaque jour avec justesse, car le fruit de la sainte messe est aussi la paix. Un message résume tout cela : « La Sainte Messe doit être votre vie. » (25 avril 1988).

Medjugorje nous apprend à prendre du temps pour la sainte messe, à nous y préparer et à y réfléchir. Beaucoup de gens ne vont plus à la messe, parce qu’ils ne sont plus capables de vraiment y participer. « La Messe ne m’apporte rien » disent-ils alors. À travers Medjugorje, de nombreuses personnes ont repris conscience que la sainte messe est un temps qui nous est donné, où Jésus donne ses grâces. C’est pourquoi nous devons y aller avec amour et recevoir la messe avec amour, nous devons y participer plus activement. Un jour, alors qu’un pèlerin disait ne pas avoir de temps pour la Messe, la voyante Marija lui a répondu que tout cela dépendait des critères selon lesquels on employait son temps.

Nous renvoyons ici au message du 25 septembre 1995 qui invite à l’eucharistie : « Chers enfants, aujourd’hui je vous invite à tomber amoureux du Saint Sacrement. Adorez Jésus dans toutes les paroisses, c’est ainsi que vous serez unis au monde entier et Jésus deviendra votre ami. »

« Ceux à qui vous remettez les péchés, ils leur seront remis »

(Jn 20,23)

La paix commence dans le cœur, dans la paix avec Dieu. Pour y parvenir, le Christ nous donne le sacrement de la réconciliation, la sainte confession. Là, où ce sacrement est donné et reçu, Jésus se penche sur l’homme pour accomplir ce qui est décrit à plusieurs reprises dans l’Évangile. Les paroles de Jésus deviennent efficaces : « Tes péchés te sont pardonnés, ta foi t’a sauvé, va en paix ! » (Lc 7 48-50) et « Va et désormais ne pèche plus ! » (Jn 8,11).

Les prêtres qui ont confessé à Medjugorje savent bien à quel point ces confessions représentent l’expression d’une vraie conversion. Après, il faut garder la paix reçue de Dieu. La confession régulière est une aide à rester fidèle pour continuer à vivre cette conversion.

La Mère de Dieu conseille la confession mensuelle (6 août 1982). Les nombreuses confessions à Medjugorje témoignent de la conversion de ceux qui ont perdu l’état de grâce et de l’aide que la confession apporte à ceux qui veulent répondre à l’appel de l’Écriture Sainte à croître dans le bien : « Croissez dans la grâce ! » (2P 3,18).

« Revêtez l’Homme Nouveau, qui a été créé selon Dieu, dans la justice et la sainteté »

(Ep 4,24)

Être chrétien signifie être appelé à la sainteté, à la communion vivante avec Dieu. C’est pourquoi, dans ses lettres, Paul s’adresse aux chrétiens comme à ceux qui ont été « appelés à être saints » (Rm 1,7 ; 1Co 1,2) et leur rappelle sans cesse le devoir de tendre vers la sainteté (1Th 4,3 ; 2Co 7,1). L’appel à la sainteté est également un des thèmes centraux des messages, il est adressé à tous « sans exception » (25 septembre 1988). Si Marie demande que nous « prenions le chemin de la sainteté » (25 juillet 1987), c’est par amour pour nous. Elle veut que nous soyons saints, elle veut nous revêtir de sainteté et nous conduire sur le chemin de la sainteté. C’est aussi la raison de sa si longue présence à Medjugorje. Elle qualifie ses messages de « semences de sainteté » (10 octobre 1985) et exprime ainsi que, tout en reconnaissant les efforts nécessaires de notre part, l’action de Dieu reste déterminante. Marie nous appelle à prier pour le don de la sainteté, et elle exprime la joie que lui procurent tous ceux qui cheminent vers la sainteté. (24 juillet 1986).

Ceux qui comprennent la sainteté seulement dans le sens d’être « élevé à l’honneur des autels » ne peuvent pas comprendre l’appel général à la sainteté. Comme l’Écriture Sainte, la Mère de Dieu comprend la sainteté comme une union de notre vie avec Dieu, fondée dans le baptême. Nous devons la développer de plus en plus dans notre vie, avec l’aide de Dieu, afin qu’elle trouve son accomplissement un jour dans la gloire du Ciel.

« Voici ta mère ! »

(Jn 19,27)

La longue présence de la Mère de Dieu à Medjugorje est étonnante. Sa présence même est déjà un message. Nous y faisons l’expérience de sa présence maternelle auprès de nous, nous reconnaissons que le Ciel ne nous a pas laissés livrés à nous-mêmes en ces temps difficiles. Elle dit : « Chers enfants, aujourd’hui je vous invite à réfléchir à cela : pourquoi suis-je restée si longtemps avec vous ? Je suis la médiatrice entre vous et Dieu. C’est pourquoi, chers enfants, je vous invite à toujours vivre avec amour tout ce que Dieu vous demande. C’est pourquoi, chers enfants, vivez humblement tous les messages que je vous donne. » (17 juillet 1986)

Le Fils de Dieu a voulu entrer dans notre monde par Marie, et par Marie nous sommes invités à faire ce qu’Il nous dit. (Jn 2,5) C’est la mission et la tâche permanente de Marie. Pour les théologiens, Marie est le modèle de l’Église qui est, à son tour, appelée à apporter Jésus au monde et à enseigner le monde à mettre en pratique la parole de Jésus. Chaque membre de l’Église a également le devoir de trouver Jésus, de vivre selon sa parole et de conduire les autres vers Jésus. Medjugorje nous donne une nouvelle espérance par Marie qui nous dit : « Je suis votre Mère et je veux vous conduire vers Jésus. » Un prêtre de Medjugorje a résumé l’importance de Marie, s’appuyant sur l’expérience des jeunes voyants, disant : ils l’expérimentent comme une mère qui veut embrasser le monde entier.

« Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il se renie lui-même, qu’il se charge de sa croix chaque jour, et qu’il me suive ! »

(Lc 9,23)

La suite de Jésus implique un chemin et un but. Dans la prière finale de l’Angélus, il et question des deux : parvenir par la souffrance et par la croix de Jésus jusqu’à la gloire de la résurrection. C’est aussi la réponse à la question sur le sens ultime de la souffrance humaine. Une logique orientée seulement sur la vie d’ici-bas ne peut donner une réponse satisfaisante à la tension du désir inassouvi du bonheur. L’Évangile nous renvoie au-delà des limites posées par notre expérience et notre intelligence. Toute croix portée en union avec le Christ et dans l’abandon à Dieu prend part à la puissance salvatrice de la Croix du Christ. C’est pourquoi saint Paul écrit :

« …connaître le Christ avec la puissance de sa résurrection et la communion à ses souffrances… »

(Ph 3,10).

La Mère de Dieu ne vient pas à Medjugorje pour nous enlever la croix. C’est une Mère très réaliste qui n’offre pas des illusions à ses enfants. Elle connaît la nécessité salvatrice de la croix et de la souffrance, et elle nous invite à accepter avec amour les croix que la vie entraîne. Jésus porte la croix par amour pour nous, nous devons le suivre, avec nos croix, par amour. Le Vendredi Saint, le 5 avril 1985, la Mère de Dieu a dit : « N’ayez pas peur de porter la croix, mon Fils est là et il vous aidera. ». Marie nous invite à prier devant la croix aussi souvent que possible et à méditer les souffrances du Christ, et elle nous promet que, ainsi, nous recevrons des grâces particulières. Au cœur de nos peines, la croix deviendra pour nous une joie, pas une joie sentimentale ou affective, mais une profonde expérience de la foi.

Pour conclure ces réflexions, je voudrais attirer votre attention sur les personnes qui se mettent au service des malades, non seulement les médecins et les infirmiers, mais aussi tous ceux qui sont présents quand on a besoin d’eux. L’Évangile nous dit que Marie, avertie par l’ange, s’est rendue auprès de sa cousine Elisabeth qui, elle aussi, attendait un enfant. Marie, toute jeune, savait bien que sa cousine âgée avait besoin de son soutien. Et elle partit en hâte vers la maison d’Elisabeth. Le récit nous fait comprendre que la joie de pouvoir aider donne des ailes à ses pas. Nous tous, nous pouvons devenir des personnes disponibles à aider avec joie : si nous sommes bien-portants, nous pouvons nous mettre au service, et si nous sommes malades, nous pouvons offrir nos souffrances en union avec le Christ. La souffrance reçoit ainsi une force salvatrice, porteuse de grâces. Les personnes qui portent la croix peuvent s’unir à Marie qui dit dans un message : « Je suis avec vous et votre souffrance est aussi la mienne. Merci d’avoir répondu à mon appel. » (25.4.1992)

Kurt Knotzinger, 1996

Kurt Knotzinger estné en 1928 à Vienne, Autriche. Après des études de théologie et de musique, il est engagé pendant douze ans comme prêtre de paroisse. Depuis 1966, il est aumônier et professeur de théologie au Séminaire et au Lycée à Sachsenbrunn, archidiocèse de Vienne.

Kurt Knotzinger, 1996

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Afin que Dieu puisse vivre dans vos cours vous devez aimer.