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www.medjugorje.ws » Echo de Marie Reine de la Paix » Echo de Marie Reine de la Paix 129 (Septembre-Octobre 1996)

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Message du 25 juillet 1996:
Chers enfants, aujourd’hui Je vous in-
vite à vous décider chaque jour pour Dieu.
Petits enfants, vous parlez beaucoup de
Dieu, mais vous témoignez peu par votre
vie. C’est pourquoi, petits enfants, décidez-
vous pour la conversion afin que votre vie
soit vraie devant Dieu, de sorte que dans la
vérité de votre vie, vous témoigniez de la
beauté que Dieu vous a donnée.
Petits enfants Je vous invite à nouveau
à vous décider pour la prière parce qu’à
travers la prière vous pourrez vivre la con-
version. Chacun de vous deviendra dans la
simplicité semblable à un enfant qui est
ouvert à l’amour du Père. Merci d’avoir
répondu à Mon appel.
Enième invitation
à nous décider pour Dieu
La Madone ne dit rien de nouveau: Tou-
jours Elle ne nous parle que des choses essen-
tielles, mais en nous les répétant de manière
constamment nouvelle car Elle connaît nos
maladies: l’oubli et l’inconstance, favorisées
par un monde qui ne connaît plus les limites
entre le bien et le mal. Ainsi, Marie nous invite
pour la enième fois à nous décider pour Dieu.
Si on ne se décide pas, on fait toujours marche
arrière et même les dons les plus grands s’en-
volent en fumée: Qu’il ne s’imagine pas rece-
voir quelque chose du Seigneur, l’homme à
l’âme partagée, inconstant dans toutes ses
voies
(Jc 1,7).
L’invitation à nous décider, Marie la ré-
pète trois fois et ajoute: chaque jour. Chaque
jour nous devons recommencer à nous con-
vertir
(message du 25.4.96). Jésus demande à
qui veut être Son disciple de porter sa croix
chaque jour
et ne pas la rejeter. Donc, nous
devons reprendre chaque jour la lutte contre le
mal et choisir - même quand il nous en coûte
- le bien que Dieu place devant nous; nous
devons surtout couper tout lien avec le péché.
Si nous ne faisons pas ces pas de conver-
sion, c’est parce que notre vie est pleine de
compromis et d’ambiguïtés. Nous avons oublié
l’appel et les engagements de notre Baptême
qui ne laissent pas place aux incertitudes. Le
langage de Jésus est oui: oui et non: non,
tandis que le diable nous suggère des non-oui
et des oui-non, c-à-d. laisser ouverte une voie
à ses oeuvres. Même St Augustin ressentait la
séduction des passions anciennes, qui reve-
naient à l’assaut et lui murmuraient: alors, toi,
tu veux nous chasser? Et quand il les aban-
donna avec décision, commença la voie de
sainteté.
Nous décider pour Dieu signifie chercher
avant toute chose le Royaume de Dieu et sa
justice
, Sa volonté, la sainteté de toute action:
le reste (tout devient secondaire, en face de
Dieu) nous sera donné par surcroît (Mt.6,33).
Alors nous ferons l’expérience de Dieu: nous
ne nous contenterons pas de parler de Lui,
mais nous témoignerons de Lui
avec notre
vie parce que, comme Notre Mère nous le dit
toujours, les autres Le verront en nous.
Décidez-vous donc pour la conversion et
alors votre vie sera vraie devant Dieu qui
scrute les coeurs et voit les intentions secrètes.
Notre vie est vraie lorsqu’elle reflète la beauté,
c-à-d. l’ordre de Dieu, comme dit St Paul:
Nous tous qui, le visage découvert, réfléchis-
sons comme en un miroir la gloire du Sei-
gneur, nous sommes transformés en cette même
image allant de gloire en gloire, comme de par
le Seigneur, qui est Esprit
(2Cor.3,18). Notre
vie est vraie quand elle correspond à la volonté
de Dieu et se développe sur le modèle de Jésus,
ayant toujours devant nous Sa parole et non les
modèles païens de vie (les idoles) que le
monde adore et poursuit avec avidité: elles
nous rendent ténèbres, qui occultent la beauté
de Dieu en nous
.
Notre comportement mauvais dégrade et
éclipse complètement la beauté de Dieu réflé-
chie dans l’homme, cette beauté qui resplendit
dans les yeux des hommes simples comme les
colombes, en lesquels il n’y a nulle tromperie
ni malveillance, ni jugement sur les autres, et
qui regardent vers Dieu seul.
Décidez-vous pour la prière, pour pou-
voir vivre la conversion. Si nous persévérons
dans la prière, nous comprendrons ce que Dieu
attend de nous et nous recevrons la grâce pour
l’accomplir. Si la prière nous confronte sérieu-
sement avec Jésus et Sa parole, elle nous
aidera à voir clair en nous et à jeter les masques
avec lesquels nous cachons notre véritable
état, pour apparaître bons à nos yeux et à celui
des autres. Mais, y a-t-il quelque chose qui
nous empêche d’ouvrir notre coeur à Dieu
pour faire les pas décisifs de la conversion?
La Madone nous assure qu’avec la prière
nous nous convertirons et, ce faisant, nous
deviendrons dans la simplicité comme un
enfant
ouvert à l’amour du père. Et ici nous
rappelons les belles images bibliques du Père
qui soulève un nourrisson tout contre sa joue
(Osée 11), du petit enfant contre sa mère (Ps
130). La vraie conversion porte notre vie à
reposer dans les bras du Père comme des
enfants. Rappelons-nous: Si vous ne retournez
à l’état des enfants, vous n’entrerez pas dans
le Royaume des Cieux
(Mt 18). d. Angelo
Redisons souvent quelques strophes du
Ps.118, psaume de la décision pour Dieu.
Message de Marie, le 25 août 1996
Chers enfants! Ecoutez, car Je désire
vous parler et vous inviter à avoir plus de
foi et de confiance en Dieu qui vous aime
sans mesure. Petits enfants, vous ne savez
pas vivre dans la grâce de Dieu, c’est pour-
quoi Je vous appelle tous à nouveau à
porter la Parole de Dieu dans vos coeurs et
dans les pensées.
Petits enfants, placez les Saintes Ecritu-
res dans un lieu visible dans votre famille,
lisez-les et vivez-les. Enseignez vos enfants,
car si vous n’êtes pas un exemple pour eux,
les enfants s’éloignent dans l’absence de
Dieu. Réfléchissez et priez et alors Dieu
naîtra dans votre coeur et votre coeur sera
joyeux. Merci d’avoir répondu à Mon ap-
pel.
Vivez la Parole de Dieu
et soyez un exemple pour vos fils
Cette fois, Marie commence par Ecoutez,
Je désire vous parler. Elle semble s’adresser
à des enfants distraits et oublieux de Ses
continuels rappels. C’est une admonestation
maternelle si chagrinée et empressée, qu’elle
ne peut laisser indifférents. Dans cette invita-
tion se retrouve le «Ecoute, Israël» du premier
commandement de Dieu (Deut.6,4), et l’invi-
tation de la Sagesse: Venez, fils, écoutez-moi,
la crainte de Yahvé, je vous l’enseigne
(Ps33).
De fait, que veut dire Je vous invite à
avoir plus de foi et de confiance en Dieu? La
Sainte Vierge, qui connaît bien Dieu, désire
que nous ayons cette même foi en Lui (Bien-
heureuse, toi qui as cru)
parce qu’Il est tou-
jours fidèle en Ses promesses et veut seule-
ment notre bien, un bien infini, car Il nous
aime sans mesure.
Placez votre confiance en
Dieu et non dans les hommes. Rappelez-vous:
Le Seigneur est mon berger, je ne manque de
rien.
En L’ignorant, vous ne ferez que votre
malheur et sombrerez toujours davantage dans
l’agitation, la peur et le manque de paix. Marie
sait comment Dieu nous aime et ce qu’Il a
préparé pour ceux qui L’aiment
(1 Cor.2,9).
Vous ne savez pas vivre dans la grâce de
Dieu: C’est une douloureuse réalité qui nous
fait réfléchir. Vivre dans la grâce de Dieu
signifie “vivre en amitié avec Dieu, sans péché
mortel”. Cette grâce (= don gratuit), nous fait
vivre un rapport de communion filiale avec
Dieu, qui nous permet de vaincre le péché (ce
qui n’est pas possible avec nos seules forces).
Mais comment vivre dans la grâce de Dieu?
Marie répond: en portant la Parole dans vos
coeurs et dans les pensées,
comme dit le
Psaume 118,11: Dans mon coeur j’ai conservé
tes paroles pour ne point faillir envers toi.
Et l’Apôtre nous exhorte ainsi: Que la
Parole de Dieu réside chez vous en abondance
(Col.3,16); elle doit être toujours en nous et
diriger nos pensées et nos choix, comme Marie
qui gardait toutes ces choses et les méditait
dans son coeur
(Lc.2,19), exactement: en les
confrontant à la Parole de Dieu. Et Notre Mère
nous invite à porter la Parole de Dieu dans
vos coeurs
à nouveau”, car Elle nous l’a dit
tant de fois!...
De là vient l’invitation à placer les Saintes
Ecritures dans un lieu visible, dans votre
famille
(V/18.10.84). Dans le livre très (>>p.8)
Echo 130 paraîtra en novembre
Septembre - octobre 1996 - Les Douleurs et le Rosaire de Marie-Orig. Italien: c.p. 149, I -46100 Mantova
A. 12, n. 9 - 10; Tout Courrier est à adresser à: Echo de Marie, 18 Allée Thévenot, F-39100 DOLE
129
ECO di MARIA
Regina della Pace
FRANÇAIS
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Le Pape:
que d’efforts pour l’unité!
Le S.Père révèle toujours davantage sa
passion pour l’unité que le Christ veut et se
réjouit, vaillant, de courir sa carrière
(Ps 18)
dans cette direction en vue du prochain millé-
naire! Ainsi a-t-il consacré les Angelus domi-
nicaux de cet été à jeter des ponts avec l’Eglise
orientale, lui reconnaissant un patrimoine es-
sentiel pour l’Eglise entière: «Même si, dans
un point ou l’autre, persistent des dissensions,
on ne doit pas oublier toutefois qu’il y a plus
de choses qui nous unissent que de sujets de
division.
«C’est maintenant que catholiques et or-
thodoxes doivent faire un effort supplémen-
taire pour mieux se comprendre, reconnaissant
avec un nouvel étonnement de fraternité, com-
bien l’Esprit est en train d’oeuvrer dans leurs
communautés respectives, en vue d’un nou-
veau printemps chrétien» (11 août).
Le grand patrimoine
des Eglises orientales
«Les grands conciles de Nicée, de
Constantinople, d’Ephèse et de Calcédoine,
qui se tinrent en Orient dans les siècles où il y
avait pleine communion entre les Patriarches
orientaux et Rome, représentent un point in-
destructible pour l’Eglise universelle» (7
juillet). Grand «élément d’unité entre Orient et
Occident a été l’oeuvre et la vénération des
Pères de l’Eglise. La réflexion maturée dans
les traditions antiochienne et alexandrine se
rejoint avec l’Occident chrétien, générant un
échange vital de doctrine et de sainteté». Le
Pape a donc parlé de la contribution des Pères
orientaux (Basile, Grégoire de Nazianze et
Jean Chrysostome) à la vision chrétienne d’un
Dieu ineffable, mais devenu proche de nous en
Christ. Les grands Pères d’Occident (Jérome,
Ambroise, Augustin, Grégoire le Grand) ont
poursuivi le chemin dans la pénétration et dans
l’actualisation du mystère. «C’étaient des voix
différentes mais convergentes, au service d’une
unique vérité: l’oeuvre patristique fut vrai-
ment une grande symphonie de pensée et de
vie. Les Pères nous parlent encore» (21 juillet).
Dans sa réflexion sur les richesses du
christianisme oriental, le Pape a signalé le rôle
tenu par le «monachisme choix radical de
Dieu, qui a été l’âme de ces Eglises et a inspiré
aussi le monachisme occidental (St Benoît)...
Ceci s’est articulé ensuite en de multiples
formes de vie consacrée à Dieu; à l’inverse,
celle orientale a conservé une grande unité, se
distinguant par son empreinte fortement
contemplative... C’est pourquoi elle continue
à exercer une particulière fascination sur
l’homme de notre temps, écrasé par les ryth-
mes frénétiques de vie. Le monachisme lui
offre non seulement des perspectives de paix
et d’intériorité, mais aussi l’idéal d’une har-
monie profonde» (28.07).
La vénération de Marie et des Saints
«est un pont qui unit de manière vitale les
Eglises d’Orient et d’Occident, favorisant
l’échange des dons spirituels et la marche vers
l’unité. On dirait que les chrétiens d’Orient et
d’Occident rivalisent dans l’amour de la Vierge
Sainte... reconnaissant en Marie la synthèse et
le sommet de l’oeuvre merveilleuse de Dieu
pour l’homme... En Orient, la Dormition de
Marie
est la plus grande fête mariale et les
fidèles s’y préparent avec 8 jours de jeûnes et
de prières, et même davantage... L’hymne
akathistos présente Marie comme “condensé
des vérités du Christ”.
«Avec Marie les Saints représentent le
grand trésor de l’Eglise (l’Eglise unique! cela
va sans dire -ndr), aussi bien en Orient qu’en
Occident, et nombre d’entre eux sont com-
muns aux deux traditions... Rappelons St
Grégoire le Grand, qui avait été ambassadeur
à Constantinople très apprécié des chrétiens
d’Orient et appelé "Grégoire le Dialogue"
pour son oeuvre bien connue et aussi comme
inspirateur d’un programme de sainteté et de
ministère... qui indique également une capa-
cité d’écoute et une vive recherche de la com-
munion entre les frères... Complémentaires
évidemment aussi, sont les deux liturgies»
(18.08).
Oeuvres d’unité
réalisées dans le passé
Avec une liturgie en rite byzantino-
ukrainien, dans la basilique vaticane le 7 juillet,
le Pape et les Evêques orientaux ont célébré le
4ème centenaire de l’Union de Brest, qui
désigne le retour à la communion avec Rome
de la part de l’Eglise ukrainienne: «Nous ne
devons pas rester en paix tant que les divisions
persistent entre nous depuis tant de siècles, et
que nous n’avons pas cédé la place à l’unité de
tous les baptisés», a dit Jean Paul II.
Ainsi, le 18 août se sont célébrés les 350
ans de l’Union de Uzhorod, où de nombreux
orthodoxes de la Ruthénie, liés à Moscou, ont
adhéré à l’Eglise de Rome: «L’Eglise catholi-
que entière - a dit le Pape - est envahie de joie
divine, puisqu’ici furent appliquées les paroles
du Christ qui invoquait l’unité».
Même le martyre de l’Evêque d’Oran a
offert au Pape l’occasion, non de condamner,
mais d’inviter tous les frères musulmans à la
paix et à la fraternité (4 août).
L’occasion des vacances est saisie par le
S.Père pour ramener l’homme à «découvrir sa
dimension contemplative, reconnaissant les
marques de Dieu dans la nature et dans les
êtres humains» (Piève de Cadore, 21 juillet).
Dans le même temps il n’oublie aucune des
tragédies du monde, comme la tuerie de cen-
taines de Tutsi sans défense au Burundi et le
rapatriement forcé des réfugiés rwandais hutus,
qui «font sombrer le Burundi dans un abîme de
violence» (24 et 28 juillet).
Dans sa catéchèse hebdomadaire le Pape
a continué à illustrer les aspects de la virginité
de Marie qui, «en donnant Sa vie à Dieu, est à
tout jamais l’archétype de tous ceux ont choisi
de servir le Seigneur avec un coeur sans par-
tage, dans la virginité (7 août). Il a parlé aussi
de Joseph et de Marie qui, «en vue de leur
contribution au mystère du Verbe incarné, ont
reçu la grâce de vivre ensemble le charisme de
la virginité et le don du mariage» (21 août).
La santé du Pape: ok!
- «Je vois en cet
homme une grande volonté d’agir, de mainte-
nir les engagements et donc de guérir: ceci
peut vaincre le mal - a dit avec stupeur le
fameux médecin-chef de Ste Ursule de Bologne
au journal Al Corriere, le 19 août. Compte tenu
des graves opérations subies, je note toujours
en lui des récupérations exceptionnelles cha-
que fois que les troubles se présentent (comme
p.ex. l’inflammation intestinale avec fièvre de
la mi-août)». Mais aussi, une Etoile bien-
veillante le suit et le tire hors des malheurs plus
graves.
* Un homme de Marie et de l’unité - Le
jour de l’Assomption, a terminé son passage
terrestre Max Thurian, fondateur avec Frère
Roger Schutz de la communauté de Taizé.
Devenu prêtre catholique à Naples en 1987, il
fut passionné par l’unité du corps du Christ
avec la pensée et avec la vie.
Dans son livre Marie, image de l’Eglise,
qui a tant aidé à redécouvrir la place que la
Vierge Mère a auprès de tous les chrétiens,
contemplant la Femme de l’Apocalypse 12, il
avait écrit: «Cette femme, grand signe dans le
ciel, apparaît comme la réalisation de l’espé-
rance messianique, entrevue déjà dans la Ge-
nèse. C’est l’accomplissement de la promesse
de victoire faite à Eve, mère des vivants... et
Elle symbolise l’Eglise qui un jour, sera tota-
lement victorieuse des puissances du mal, du
serpent déjà blessé à mort par le Christ». Réd.
Que chercher
hors de l’Eucharistie?
Alexandrine M. Da Costa: le 13 octobre
verra l’anniversaire de cette portugaise Ser-
vante de Dieu (1904-1955). A 14 ans, pour se
défendre des mauvaises intentions d’un homme
qui s’était introduit à son domicile, elle se jeta
par la fenêtre, endommageant irréversiblement
sa colonne vertébrale. Immobilisée, elle se
consuma en un douloureux martyre. Dans la
solitude, elle se consacra au Tabernacle, pour
réparer les profanations eucharistiques et
l’abandon dans lequel est laissé le Seigneur.
Elle s’offrit comme victime pour les pécheurs
et priait: «Reçois-moi, ô Marie, comme fille
aimée et consacre-moi toute à Jésus. Garde-
moi toujours dans son Divin Coeur et dis-Lui
que Tu L’aideras à me crucifier... O Jésus,
immole-moi avec Toi à chaque moment, sur
l’autel du Sacrifice».
En 1935 Jésus lui impose de demander au
Pape la consécration du monde au Coeur Im-
maculé de Marie. Durant la guerre, elle s’offre
victime pour Pie XII et lui écrit pour le rassurer
et qu’il sache qu’il serait épargné. De mars
1942 jusqu’à sa mort, elle vivra de la seule
Eucharistie, sans s’alimenter jamais plus.
En différentes occasions, Jésus lui dit:
«Qu’on revête les nus! Qu’il y ait la modestie!
Que cessent la vanité et le gaspillage!... Péni-
tence!... Oraison, beaucoup d’oraison!... Qu’il
y ait dans les nations, de la vigilance de la part
des gouvernants... en commençant par l’Eglise
parce que le démon est en train de préparer des
choses très graves... Priez et faites confiance!
La victoire M’appartient!».
Quelques mois avant sa mort, Marie lui dit;
«Parle aux âmes! Parle de l’Eucharistie! Parle-
leur du Rosaire! Qu’elles se nourrissent cha-
que jour de la Chair du Christ, de la prière et
de mon Rosaire!».
Elle écrit, pour son sépulcre: «Pécheurs, si
les cendres de mon corps peuvent être utiles
pour vous sauver, approchez-vous, piétinez-
les jusqu’à ce qu’elles disparaissent, mais ne
péchez plus. N’offensez plus notre Jésus!».
Sa mission d’attirer des âmes à Dieu se
poursuit: nous en voulons pour preuve ses
biographies, les pèlerinages à sa tombe et les
nombreuses grâces attestées.
St François écrit dans son testament: «En
ce monde je ne vois rien d’autre que le Très
Haut Fils de Dieu, sinon son T.S. Corps et le
T.S.Sang que les prêtres consacrent et qu’ils
administrent aux autres. Et ces très saints
Mystères, au-dessus de tous les autres biens, je
veux qu’ils soient honorés, vénérés et placés
dans des lieux précieux. Et si donc je trouvais
Ses noms, paroles écrites et objets en des lieux
indécents, je veux les recueillir et je demande
qu’ils soient recueillis et placés dans un lieu
digne».
L’Ange de Fatima enseigna aux trois
voyants à répéter: «Très Sainte Trinité, /Père,
Fils et Esprit Saint
, /Je vous adore profondé-
ment /et Vous offre les Très précieux Corps, /
Ame et Divinité /de Notre Seigneur Jésus
Christ, /présent dans tous les Tabernacles du
monde, /en réparation des outrages, sacrilè-
ges, /indifférences avec lesquels Il est offensé
/et par les mérites infinis /du Coeur Immaculé
de Marie, /je vous demande la conversion des
pauvres pécheurs».
>
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Les commissions
suffisent-elles pour définir
les faits surnaturels?
La valeur de la “piété populaire”
Il a été demandé au P.Laurentin: Où en
sont les travaux de la Commission (pour
Civitavecchia)?
Il a répondu: Je pense que l’étude de la
Commission n’ait pas beaucoup d’importance.
Généralement celles-ci sont destructives, com-
posées de théologiens très rationalistes et pru-
dents, qui souvent annihilent même ce qui est
limpide et transparent. Je pense qu’il est très
difficile pour une commission de reconnaître
une apparition, parce que la conclusion n’est
jamais certaine, elle reste toujours probable.
Alors, la commission conclut ses travaux en
déclarant qu’il n’y a pas une constatation
surnaturelle, la question reste ouverte mais le
jugement est négatif.
La reconnaissance n’est pas très impor-
tante. Qu’on se souvienne du cas de la Mé-
daille Miraculeuse
de la rue du Bac, qui n’a
jamais été reconnue officiellement, et pourtant
le Pape s’y est rendu, a prié avec les Evêques
et a cru. Ainsi, le culte se poursuit. C’est
pourquoi la reconnaissance officielle n’est
pas fondamentale.
Je conseille aux Evêques
de ne pas chercher des “reconnaissances” mais
de regarder la “piété” du peuple.
Si les fruits sont bons et si les gens prient,
les Evêques ne doivent pas faire obstacle, mais
encourager comme l’a fait l’Evêque de San
Nicolas en Argentine qui, tout en restant pru-
dent, participait aux rencontres de prière avec
son peuple et faisait allusion aux apparitions,
demandant aux fidèles de suivre les conseils
célestes. C’est pourquoi je répète que la recon-
naissance officielle n’est pas importante.
D. Pourquoi les personnes ont-elles besoin
de signes, c-à-d. de phénomènes qui vont au-
delà des mystères de la foi?
R. Dans les églises orientales il y a beau-
coup d’icônes qui portent en elles une fonction
importante; elles aident à entrer en contact
avec la Vierge représentée. Dieu est invisible
mais les gens cherchent quelque chose de
tangible. La présence des miracles aide donc à
devenir plus sensibles et à développer la foi.
Dieu envoie sa Mère
pour nous réveiller
Plus que les reconnaissances officielles
valent les fruits et le “sensus fidelium”.
Combien de saints et de sanctuaires
“vénérés” avant leur reconnaissance!
C’est ce qu’a dit Daniel-Ange à Linz
(Autriche) au sujet de Medj.: «Un des signes
les plus grands de la grâce du Seigneur
aujourd’hui est qu’Il a envoyé Sa Mère à Medj.
Cela signifie qu’Il veut nous réveiller du som-
meil, qu’Il désire nous secouer.
D. Pourquoi des guerres aussi cruelles
ont-elles éclaté au Rwanda et en Bosnie, jus-
tement là où Marie apparaît? N’est-ce pas une
preuve négative?
R. C’est l’Apocalypse où nous voyons
dans le ciel la Reine de la Paix, couronnée
d’étoiles, qui lutte contre le dragon. C’est ce
qui est arrivé aussi à Bethléem, quand est né
Notre Seigneur: il y a eu le terrible massacre
des innocents.
A mon avis, la guerre est une démonstra-
tion “en creux” (“en négatif” si l’on préfère) de
la véridicité des apparitions de Medj. La Mère
du Seigneur est apparue pour la première fois
il y a 15 ans et a expliqué aux jeunes ce qui
devrait arriver. A ce moment, dans le pays
régnait la paix et les gens ont accordé peu
d’importance aux messages de Marie. Et pour-
tant Elle était venue pour leur apprendre à
éviter la guerre par la prière et le jeûne.
D. La Madone parle beaucoup de prière et
peu de l’importance de l’évangélisation...
R. A Medj. toute Son oeuvre est une oeuvre
d’évangélisation. Elle parle de beaucoup de
choses: de la foi, de Jésus, de la conversion, de
la paix: c’est l’annonce chrétienne. Et Notre
Mère nous rappelle ce que nous oublions trop
facilement: la prière continuelle. Et c’est la
base de l’évangélisation...
D. Pourriez-vous dire quelques mots pour
ceux qui s’efforcent de diffuser les messages et
sont souvent stoppés, même par les Evêques?
R. Nous devons dire à tous que ces appa-
ritions ne sont par les premières depuis deux
mille ans. Souvent, Dieu envoie du ciel Sa
Mère ou un saint pour nous rappeler les choses
essentielles, que nous oublions avec trop de
facilité. Chacun de nous sait quels résultats
découlent des apparitions, pour le peuple de
Dieu; p.ex. Lourdes, qui a même été déclaré
jour de fête, par l’Eglise. Tous, nous savons ce
que Marie a dit à Fatima et qui est advenu en
Russie. Les Papes mêmes ont invité les fidèles
PRIERE CONTINUELLE
Le manque de place nous empêche sou-
vent de vous donner des nouvelles de notre
“Prière Continuelle”, dont les engagements
restent à peu près stables: quelques change-
ments d’horaires... parfois des abandons, (heu-
reusement compensés par des engagements
qui sont souvent le fait des jeunes). Pourtant,
nous tous qui participons à cette forme
d’intercession, nous nous sentons interpellés
par la recrudescence des actes de violence,
formes larvées ou non de guerres, haines et
déchaînement de la barbarie sous toutes ses
formes. N’en serions-nous pas un peu respon-
sables, après tant d’encouragements donnés
par le Ciel, tels les engagements de paix qui
avaient couronné nos premières intercessions?
Dynamisons notre enthousiasme! Rani-
mons le feu de notre amour fraternel! Par la
Communion des Saints, aidons nos frères à
porter leur lourde croix! Et surtout gardons
notre coeur en paix, immergé dans le Sei-
gneur, lorsque nous nous présentons de-
vant Lui
pour quémander cette Paix tant
désirée!
Et s’il était nécessaire de raviver notre
courage, “prenons la place” mentalement d’un
Rwandais, d’un Tchétchène ou de tout autre
humain traqué, affamé, blessé sans espoir de
soins, sans toit, dont toute la famille a été
massacrée... Si le coeur nous manque à la
lecture de cette énumération, pensons que ce
n’est qu’en imagination, pour un instant, alors
que nos frères - nos frères qui devraient être
nos bien-aimés - vivent journellement ce cal-
vaire.
A l’aube de cette reprise d’activité, faisons
nôtre cette consigne de Notre Mère: PRIEZ,
PRIEZ, PRIEZ !
> Don Bosco à ses jeunes: «Vous voulez
que le Seigneur vous donne beaucoup de grâ-
ces? Visitez-Le fréquemment. Vous voulez
qu’il vous en donne peu? Visitez-Le peu.
Visitez souvent Jésus. Voulez-vous vaincre le
démon? Réfugiez-vous toujours aux pieds de
Jésus. Mes chers enfants, la visite de Jésus
dans le T.S.Sacrement est un moyen trop né-
cessaire pour vaincre le démon! Allez donc
souvent visiter Jésus et le diable ne triomphera
pas de vous».
Sainte Catherine de Gênes disait: «Le
temps passé devant le Tabernacle est le temps
le mieux utilisé de ma vie!».
Un Evêque de l’Uruguay: «Où est
Marie, les coeurs s’ouvrent à Jésus»
Au début de juillet un Evêque de l’Uruguay
Mgr Raul Scarone a passé deux jours à Medj.
Durant son séjour il a participé à plusieurs
célébrations en différentes langues et a béni les
fidèles présents à la Messe du soir.
«C’est ma première visite en ce lieu -a-t-il
dit à la fin -. C’a été pour moi une grande grâce.
La Providence m’a guidé ici. Je suis content
mais j’ignorais que ces événements avaient une
dimension aussi grande. Les apparitions de
Medj. sont connues dans tout l’univers. Pour
cheminer continuellement vers la sainteté nous
devons purifier nos intentions, leur donnant
Dieu seul comme motivation. C’est valable
pour chacun de nous. Moi aussi, je m’interroge
avant chaque confession: suis-je évêque parce
que je désire servir l’Eglise ou pour réaliser
seulement mes propres aspirations?
Vous tous, de cette paroisse, vous avez un
grand don: Marie. Elle peut tous nous aider
dans l’évangélisation car elle nous guide tou-
jours vers Jésus. Elle ouvre les portes des
coeurs et les portes des familles. J’ai remarqué
également ceci dans mon peuple, qui est
sécularisé et envahi par les sectes. Où il y a
Marie, les coeurs sont ouverts à Jésus. Ce qu’il
faut faire, c’est donc évangéliser avec l’aide de
Marie».
L’Evêque de Vienne: «Ici on respire la
paix et beaucoup de conversions ont lieu»
Après sa récente visite aux militaires autri-
chiens basés en Bosnie-Herzégovine, Mgr
Christian Werner,
Evêque auxiliaire de
Vienne, est venu aussi à Medj. A notre connais-
sance, c’est le cinquième Evêque qui s’est
rendu en ce lieu cette année. Il faut dire que ces
quinze dernières années sont venus à Medj.
environ 100 Evêques et dix Cardinaux.
à se rendre en ce lieu, y accomplissant aussi
des pèlerinages.
Beaucoup affirment: C’est très bien! Mais
Medj. n’a pas encore été reconnu officielle-
ment!... L’Eglise doit attendre que les appari-
tions finissent. Ceci peut être comparé au
processus de béatification. Là aussi, l’Eglise
doit attendre que le Saint ait terminé sa vie
terrestre. Cela ne signifie pas que nous ne
puissions reconnaître la sainteté d’une per-
sonne avant sa canonisation. St François était
retenu comme saint, alors qu’il était encore en
vie! Mère Teresa de Calcutta est aujourd’hui
considérée comme une sainte même si elle est
encore parmi nous et n’a évidemment pas été
déclarée Bienheureuse.
Ceci veut-il dire qu’on doive cesser de lire
ses livres ou d’écouter ce que dit Mère Teresa
parce qu’elle n’a pas encore été canonisée?
Ainsi en fut-il pour Padre Pio, pour le Curé
d’Ars etc...: des foules de personnes se ren-
daient près d’eux quand ils étaient encore en
vie. L’Eglise considère avec beaucoup de sé-
rieux le “”sensus fidelium’, c-à-d. l’instinct de
foi des populations: comment elles “ressen-
tent”, comment elles “vénèrent” le saint. Dans
le cas d’apparitions, l’Eglise reconnaît les
lieux où les personnes se rendent en pèlerinage
et où sont évidents les fruits de la foi.
Du reste, Medjugorje a été reconnu en
1991 par la Conférence Episcopale Yougos-
lave d’alors, comme lieu de culte à Marie,
ainsi qu’il en est de Kibeho au Rwanda, et de
la rue du Bac à Paris...
(Le Card.Kuharic’ de Zagreb a dit: Nous,
Evêques de la Commission, avons accepté
Medj. comme lieu de prière et Sanctuaire
(Glas Koncila, août 1993). Comment une cer-
taine presse peut-elle dire alors, que le Vatican
ait interdit les pèlerinages privés? (V/Echo
128, p.2).
background image
Nouvelles de la terre bénie
Apparitions sur les montagnes
«Soyez mes orants! Priez pour les prê-
tres!:
Le 15ème anniversaire fut célébré dans
une joie immense et une pluie de grâce tomba
sur les foules venues des 5 continents. La
Vierge marqua la fête en venant sur la monta-
gne avec 3 anges; Elle dit à Ivan combien Elle
était heureuse de nous voir en si grand nombre.
Je vous porte tous dans Mon coeur. Priez
davantage car vos prières Me sont nécessai-
res. Dans vos groupes, priez pour les prêtres.
Prier est le constant rappel de Marie, car la
prière change tout en nous (et aussi dans le
monde). Lors de la dernière rencontre avec
Ivan sur la colline, fin juillet, Notre-Dame lui
a répété: Chers enfants, ce soir Je vous de-
mande de prier. Je ne veux pas vous dire autre
chose que ceci: Priez! Soyez Mes orants!
Vicka: «Entrons dans le plan de la
Madone, non en faisant beaucoup, mais
en priant beaucoup»
- Il a été demandé à
Vicka ce que veut dire la Madone quand Elle
dit: «Vous vivez maintenant un temps de
grâces»
(25.02.96). Veut-Elle dire que nous
devons nous attendre à d’autres temps, dans
l’avenir, qui seront très durs? «Non, pas du
tout; - répondit Vicka - nous ne devons pas voir
le futur de cette façon! La Vierge veut dire par
là que maintenant, aujourd’hui-même, nous
devons profiter pleinement des grandes grâces
que son Fils et Elle-même nous accordent.
La chose la plus importante, c’est d’être
complètement dans Son plan. Tu vois, beau-
coup de gens font beaucoup de choses, même
pour Elle, mais ils ne sont pas vraiment dans
Son plan
, et cela parce qu’ils ne prient pas. Ils
font, ils font, mais sans prière. C’est seulement
par la prière que nous pouvons être dans Son
plan et alors porter du fruit. Aujourd’hui,
beaucoup de gens se focalisent sur les catastro-
phes. Non! Ils devraient plutôt collaborer avec
la Gospa pour Ses plans, et Ses plans ne sont
que Paix!»
Sr Emmanuel
Quinzième anniversaire
- Outre les nou-
velles que nous vous avons rapportées dans
notre numéro 128, signalons que la Messe
solennelle de la vigile a été présidée par P.Jozo,
et celle du 25 juin par P.Ivan Dugandzic’,
professeur d’Ecriture Sainte à l’Université Ca-
tholique de Zagreb. Le même jour a été célé-
brée la S.Messe en 15 langues pour des per-
sonnes, venues de tout l’univers.
Le 24 juin s’est déroulée la 5ème marche
pour la Paix. Après la prière et la bénédiction
au couvent d’Humac, 10 mille participants
sont partis à 7 h., précédés du Saint Sacrement
porté à tour de rôle par un Père; après 17 Km
ils sont arrivés devant l’Eglise de Medj. pour
une prière communautaire. Cette marche de la
Paix est née dans le coeur des pèlerins et amis
de Medj. en 1992, durant les jours les plus
difficiles de la guerre: elle veut être une ré-
ponse à la “non-paix”, à la violence, à la haine;
elle est une invitation à la prière pour une paix
authentique et pour la réconciliation.
du “Bulletin de Presse
Un Festival des jeunes
pour passer
“des ténèbres à la lumière”
Comme chaque année, grande fête des
jeunes, à Medj., du 31 juillet au 6 août. Mais
en cette septième édition, le Festival a changé
de nom: «Nous voulons l’appeler Rencontre
internationale de prière des jeunes,
pour qu’il
ne soit pas seulement un moment de joie et
d’allégresse, mais surtout une rencontre avec
le Seigneur» a précisé P.Slavko le soir du
premier jour, à l’Adoration eucharistique, ajou-
tant: «Ainsi, par cette semaine nous pouvons
croître ensemble dans la prière, comme nous y
invite toujours la Madone».
Des ténèbres à la lumière a été le sujet
central de cette année, mais ensuite chaque
jour a eu son propre thème, traité par un
intervenant et rappelé dans la prière de midi et
dans le témoignage des voyants qui se sont
succédés au cours de l’après-midi; le tout dans
le parc ombragé (mais peu confortable) qui
s’étend entre l’Eglise et l’école. La journée
débutait à 9 H. par le chant des Laudes et
prenait fin avec le programme vespéral des
pèlerins: Rosaire, S.Messe et bénédictions.
Combien étaient-ils? Environ 6.000 jeu-
nes venus de tout l’univers (chiffre le plus
digne de foi: communiqué par l’Office parois-
sial), qui devint 15.000 avec les pèlerins venus
à la veille du 5 août, anniversaire de la Sainte
Vierge. Cette fois, les pays de l’Est se sont
distingués: 25 cars de Tchéquie, 22 de
Slovaquie, des Roumains, Polonais, Hongrois,
et pour la première fois un groupe de Bulgares,
etc...Pour eux Medj. est en train de devenir une
providentielle maison de cure, après des dé-
cennies d’athéisme d’Etat. Egalement de nom-
breux groupes italiens, français, allemands,
autrichiens, hollandais, ainsi que de pays plus
lointains tels que le Liban, l’Afrique, l’Amé-
rique latine, la Chine, le Japon, la Corée, les
Iles Vierges!...
De là, le problème des langues! Comme
nouveauté, signalons cette année la traduction
simultanée en 9 langues; ainsi la très grande
majorité des jeunes, équipés de walkmans ont
pu suivre les discours et les prières dans leur
propre langue.
Les jeunes communautés religieuses pré-
sentes à Medj. avaient chacune un rôle dans le
déroulement du Festival: Les Béatitudes, avec
Agostino et ses amis, ont animé le chant et,
avec l’Oasis de la Paix, ont accueilli les jeunes
sur l’esplanade derrière l’Eglise. Kraljice Mira
était chargée de l’adoration continuelle, 24 H.
sur 24, accueillant les jeunes dans sa chapelle,
toujours pleine: les jeunes désiraient rencon-
trer Jésus dans le silence.
Pour le logement des pèlerins les plus
démunis, spécialement croates et des pays de
l’Est, l’IFOR (force de paix de l’ONU) avait
préparé des tentes de 600 lits, avec douches et
bains. La communauté du Très Précieux Sang
les assistait pour le service de la cuisine et de
l’animation, également avec la Kraljice Mira.
Le Festival, au jour le jour
Vendredi 2 au soir, une interminable pro-
cession avec le Saint Sacrement a parcouru les
4 fractions de Medj.: Bijakovici, Vasilj,
Miletina, Sivric’: 12 Km au cours desquels
Jésus a visité toute la terre bénie par sa Mère.
Les jeunes étaient tous présents pour cheminer
derrière le Saint Sacrement, parmi les chants et
les prières.
P.Slavko a parlé avec beaucoup de simpli-
cité et de manière concrète de la confession et
P.Müller (allemand) de la réconciliation. Et
La destination de La “Maison du Belge” à
Bijakovici semble désormais imminente, après
sa fermeture pendant tant d’années: Le proprié-
taire l’avait construite pour qu’elle serve la cause
de Marie, mais ne savait pas comment l’utiliser;
après avoir connu la Consécration - comme
l’enseigne St Louis Grignon de Montfort dans
son Traité de la vraie dévotion - il a décidé que
la maison deviendra un lieu de préparation à la
consécration au Coeur Immaculé de Marie; dans
ce but, il la confiera à une Association laïque.
Après sa visite, Mgr Werner, sollicité par
un journaliste de “Oase des Friedens”, a ré-
sumé ses impressions: «Le jour où j’ai visité
Medjugorje était un jour très calme: aussi ma
rencontre avec les petits groupes fut-elle plus
intense. Il est intéressant de noter que les
militaires qui étaient avec moi n’achetaient pas
des cartes postales, mais des chapelets. A Medj.
j’ai vécu le silence... Nous nous sommes assis
à côté de l’Eglise qui domine la place, restant
simplement dans le silence et dans la paix. Bien
qu’ayant été seulement quelques heures, nous
avons ressenti que ce lieu resplendit d’une aura
vraiment particulière.
Aussi bien pour moi que pour les militaires,
ce fut vraiment magnifique. Après la prière,
nous sommes allés dans un petit restaurant où
nous avons rencontré des gens très cordiaux.
Ils parlaient plusieurs langues et se sont immé-
diatement adressés à nous. J’ai raconté aux
militaires combien de conversions sont adve-
nues en ce lieu. On peut avoir l’opinion que
l’on veut sur les apparitions, mais demeure très
important le fait qu’ici on confesse des milliers
de personnes et qu’elles vont prier sur les
collines. Et il y a aussi autre chose: ici viennent
de très nombreux jeunes, continuellement j’ai
vu passer les franciscains avec de nouveaux
groupes de jeunes. Ce que nous avons vécu
laisse augurer de ce qui se produira ici durant
les grandes festivités. C’est vraiment un lieu de
grande grâce et de vie...». (“Oase des Friedens”,
Vienne, juillet 1996).
Un Evêque de Californie:
«Ici j’ai vu réalisé le rôle de Marie»
L’Evêque de S.José de Californie, Mgr
Pierre Dumanie, qui compte parmi ses diocé-
sains une paroisse croate, après avoir visité le
Sanctuaire de Sinj, s’est rendu à Medj. «Je suis
venu ici - a-t-il dit - poussé par les expériences
des nombreuses personnes qui, après avoir
visité ce lieu, ont développé une grande dévo-
tion à Notre-Dame. Et, de ce que j’ai vu ici,
résulte évidemment le rôle de Marie dans
l’approche des fidèles à Jésus et à la vie
sacramentelle. J’ai senti aussi dans votre peu-
ple une grande affection pour l’Eglise catholi-
que et pour le S.Père. J’ai beaucoup apprécié
tout ceci, vous devez le sauvegarder».
(du Bulletin de Presse)
* 15 mille amis de Radio Marie polonais,
(radio bien connue de nos lecteurs), en pèleri-
nage à Rome, ont été reçus avec grande joie par
le Pape qui leur a donné comme consigne d’an-
noncer courageusement l’Evangile. Radio Ma-
rie a été fondée et est toujours dirigée par P.
Tadeusz Rydzyk, assisté de 4 confrères, 3 Soeurs
et - pour la seule centrale de Torun - 200
volontaires; des centaines assurent les relais
dans tout le pays. Les auditeurs fixes sont au
nombre de 4 à 5 millions; habituellement on en
dénombre environ 8 millions, avec des pointes
atteignant 12 millions. Nos voeux et nos prières
l’accompagnent.
* Lecteurs de la Côte d’Azur et du Sud de
la France, à votre intention Radio Maria diffuse
en FM 92.5/ 94.5/ et 95.4 (Cannes): Chapelet à
3h/ 5h45/ 7h30/ 16h45/ 20h30/ 24h; Angelus 3
fois par jour, etc... Il n’est pas nécessaire de
connaître l’italien. (en cas de poste peu sélectif,
l’orienter vers le sud).
* L’écho de Marie, Reine de la Paix se
trouve à Medj. dans toutes les langues, dans le
magasin de souvenirs dit ‘des Pères’ (jouxtant la
maison paroissiale), et aussi à la Communauté
Cénacle.
Egalement aux Ed.Mir (en sortant de
l’Egl. tout de suite av.le pont, trottoir de droite).
* Au cours des mois de juin et juillet 1996,
les lecteurs d’Echo francophone ont offert pour
Echo: 50.798 Fr.
Que les généreux donateurs
veuillent bien trouver ici l’expression de notre
gratitude.
background image
l’Evangile qui est prêché
aujourd’hui à nous-mêmes et
au monde. Ne redoutons pas
notre pauvreté, mais donnons
à Jésus notre peu de ressource,
comme l’enfant qui a présente
5 pains, mais qui suivait Jé-
sus: et avec ces quelques pains
Jésus a pu rassasier une mul-
titude, et il est même resté 12
corbeilles, une abondance
aussi pour les autres...»
A la fin P.Jozo a fait distri-
buer à tous une image de
Marie, avec au verso Ses 5
principales demandes.
Dans la nuit de la Trans-
figuration, à 3 heures, le fleuve des jeunes a
gravi le Krizevac’ en priant le Rosaire et, au
lever du soleil la S.messe a débuté. A la fin de
celle-ci, P.Slavko a congédié les jeunes, les
exhortant à “parcourir la voie du pain” pour
devenir “pain rompu”, offert pour l’humanité.
Ainsi s’est achevée la semaine des jeunes,
qui fut plutôt pour certains une ouverture à une
nouvelle vie: j’ai rencontré Marie - disaient-ils
- et je viendrai toujours ici en pèlerinage!
Nicola
La foule, à la Messe de l’Anniversaire
Soeur Elvira: jeunes, vous êtes l’es-
pérance de la nouvelle humanité
- «Merci
de m’avoir donné l’occasion de proclamer
l’oeuvre de Dieu: l’oeuvre la plus grandiose, la
plus importante, et qui ne finira jamais, c’est
l’homme. Chacun de nous se trouve ici dans un
petit pays, Medjugorje, qui est devenu un
centre d’amour, de foi et de bénédiction grâce
à la présence de Marie. Nous ne sommes pas
ici parce qu’il y aurait eu de grands organisa-
teurs, mais parce que la Madone nous a invités
et a quelque chose à nous dire - presque à voix
basse - à chacun de nous...
Pensons au festival que nous vivons. Au
festival de San Remo on entend de nombreux
chants, on applaudit et finalement beaucoup
sont déçus parce que la meilleure chanson ne
triomphe pas toujours. Il n’en est pas ainsi à
Medj.: La Sainte Vierge nous veut tous ac-
teurs; comme vous seriez attentifs si, après
moi, chacun de vous était invité à parler sur
cette estrade! Et il en est ainsi: vous êtes sur la
scène de la vie où tous nous devons annoncer,
témoigner! Chacun est partie prenante, per-
sonne n’est spectateur. N’attendez pas autre
chose, soyez actifs!...
Pardonnez-nous, à nous adultes, le vide
d’idéaux et de rapports vrais - «La famille,
le monde, les autres se contentent du mini-
mum: tu travailles, tu produis, tu as un rende-
ment économique, donc tu es normal. Ils t’ont
drogué. Qui es-tu, et comment vis-tu de l’inté-
rieur? Parce que tu travailles, qu’attends-tu du
futur?... Personne ne s’en soucie! Les jeunes
dérapent, ils recherchent en dehors d’eux une
apparence, un aspect et non la substance.
Tu es fatigué des masques et tu cherches la
liberté, la joie et le sourire? Tout ceci n’est pas
quelque chose, mais quelqu’un, et c’est le
visage de Dieu! Nous ne savons pas Le recon-
naître: où sont les modèles à imiter? Nous
“matures” perdons la paix à la moindre anicro-
che. Et les jeunes regardent et disent: tu perds
la paix pour si peu? Alors, vous avez le devoir
de retourner chez vous et de mettre en crise vos
parents, qui vous donnent tout et ne vous
enseignent pas le sacrifice; qui vous disent
d’aller à l’Eglise, d’être bons, mais ne sont pas
bons entre eux, ni vraiment religieux.
C’est votre moment. Nous adultes, nous
nous sommes “dégonflés” , nous faisons eau
de toute part, avec notre fausse religiosité. Une
conversion qui ne met pas la main au porte-
l’on voyait dès les premiers jours de très
longues files assiéger les très nombreux con-
fessionnaux, multipliés à l’infini par les dé-
voués prêtres qui occupaient le moindre siège
pour dispenser le sacrement du pardon!
Le 3 au matin, Sr Elvira fondatrice de la
Communauté Cénacle, a transporté l’auditoire
par la puissance de vie qui exsude de toute sa
personne. Nous rapportons plus loin quelques-
unes de ses expressions, qui résument aussi le
climat de cette semaine.
Elle a invité à écouter les messages de
Marie pour découvrir la vie selon l’Evangile.
Puis elle a évoqué le rythme de prière et de
travail dans ses communautés de réhabilitation
des jeunes drogués, dispersées un peu partout
dans le monde (V/Echo 117, p.4). Mais, de
toute cela, ses jeunes eux-mêmes ont apporté
leur témoignage au cours de l’après-midi, ra-
contant leur expérience.
Dans la soirée de ce même 3 août le
spectacle enthousiasmant des jeunes de la
communauté Cénacle
a vu l’esplanade der-
rière l’Eglise comble comme pour le 25 juin.
Ont alterné des ballets représentant les diffé-
rents passages des jeunes des ténèbres de la
drogue à la lumière de la résurrection, avec la
lecture de passages de l’Ancien Testament et
de l’Evangile (eux aussi traduits dans toutes
les langues).
La soirée du dimanche 4 a été consacrée
à des chants à Marie. Se sont succédés sur la
scène des groupes de toutes les nations présen-
tes, pour chanter leurs hymnes à la Vierge dans
une atmosphère de grande joie, sous la brillante
mise en scène de P.Slavko. Et, pour la paix de
tous, aucune chanson n’a prévalu!
Le matin, P.Cosimo avait enseigné à prier,
avec des mots vivants et des réflexions profon-
des. «Quand tu te mets à prier, ne pas t’efforcer
de faire une belle prière. Mets devant Lui ce
qui est beau et laid en toi, parce qu’Il te veut
comme tu es. Même si tu as beaucoup de
distractions et ne réussis pas à communiquer
avec Jésus, Lui est proche de toi. Tu pourrais
te complaire dans une belle prière; la prière du
pauvre est celle qui plaît à Jésus. Tu dois être
seulement fidèle à la prière, parce que tu as
besoin de Lui; tu dois seulement te présenter
au Seigneur: Il te donnera le nécessaire
Lundi 5, fête de l’Anniversaire de Marie.
Avec sa fougue irrésistible, P.Jozo, curé de
Medj. lors des premières apparitions, a appro-
fondi le sens des 15 années de la présence de
la Madone à travers Ses messages et les pas-
sages évangéliques. «N’ayez pas peur de pren-
dre Marie chez vous, accueillez la Mère, comme
Jean... Ne craignez pas de transmettre Ses
messages
, même si on ne vous croit pas: au
début, aucun de nous n’a cru les voyants. Mais
ils n’ont pas eu peur d’aller de l’avant et ont
ainsi porté le message à tous.
Quand vous retournerez chez vous, n’ayez
pas peur de dire au monde le message de Marie
parce que, de là, part le salut des âmes: c’est
feuille, qui n’est pas charitable, qui n’est pas
alarmée par la faim dans le monde est une
fausse conversion. Les adultes reviennent à la
maison et disent: Je suis allé à Medj.... Vous,
ne parlez pas, agissez!
Vous êtes nés pour la lumière et la lu-
mière est vérité. Jeunes! Ayez le coeur du
Christ en vous! Le Pape ne le dit pas aux
théologiens, il parle aux jeunes: vous êtes
l’espérance de la nouvelle humanité, assumez
la responsabilité de répondre; nous, “vieux”, ne
le pouvons pas. Vous êtes la lumière; je vous
demande pardon au nom des parents, au nom
de l’Eglise, de l’école! Pardonnez-nous parce
que nous vous avons fait marcher dans l’obs-
curité! Vous devez être la lumière du monde:
Jésus vous le dit! Si tu n’es pas lumière, tu es
ténèbres! Si tu n’es pas dialogue, tu es mu-
tisme, tu es un cimetière! Si tu n’es pas sourire,
tu es mort! Nous avons en nous ce capital à
donner, pour faire vivre les autres. C’est un
devoir, ce n’est pas seulement “je le fais si j”en
ai envie...’.
Si tu ne te contentes pas de ce que tu es et
veux changer, demande-toi: Qui est-ce que je
veux être? non pas “Qu”est-ce que je voudrai
faire de grand?’. Je te demande: qui veux-tu
être dans ce monde, qui est marqué par ta
présence? Dieu t’a projeté dans ce monde,
alors tu dois donner une réponse.
Voici quelques conseils. Où tu iras, chez
toi, peut-être n’y a-t-il pas la paix? Alors tu dois
dire: “Je deviens paix, je me fais paix”. Où tu
vas, il y a du mensonge et beaucoup d’obscu-
rité: “Je veux être lumière, vérité”. Peut-être y
a-t-il des litiges, des tensions, voire la guerre?
La Madone dit: «arrêtez la guerre dans vos
coeurs et ensuite, aidez». Qui voulez-vous
être? En vous, bat le coeur de Jésus; Jésus a dit:
«Je suis la lumière, la voie, la vérité et la vie.
Si nous le voulons, soyons ce que Jésus a déjà
établi à l’intérieur de nous...
Je puis vous le dire, je puis même le hurler
car c’est déjà une réalité, cette rencontre avec
Dieu qui donne la vie est déjà vécue: Je vous
raconte ce qui existe déjà: Jésus présent et
vivant dans le coeur de l’homme, vous le verrez
au spectacle des jeunes, samedi soir (et cela
s’est effectivement produit).
Aucun péché si noir soit-il, aucune mort -
aussi dramatique soit-elle - ne peut nous faire
peur: nous avons Jésus, fils de Dieu. Otons-
nous l’image de ce Dieu qui nous attend au
tournant, qui nous châtie, qui nous envoie les
maux; c’est un Dieu que nous nous sommes
inventés nous, parce que nous sommes mau-
vais! Jésus nous révèle Dieu, Il a le visage de
Marie...»
Beaucoup de lumière
... et quelques ombres
1. Tandis que je contemplais le spectacle
des jeunes de Sr Elvira, j’ai demandé à Jésus,
en confidence: “Que penses-tu de tout cela?” et
j’ai perçu Sa réponse: “Ce sont tous mes en-
fants, tu sais!”. Cela m’a beaucoup ému parce
que j’ai compris combien est grand l’amour de
Jésus et de Marie et comme ils regardent les
coeurs et non les apparences.
Il y eut aussi quelques aspects du Festival,
moins positifs: L’absence de personnes très
attendues: Sr Briedge, le Général Morillon,
mais cela n’a rien changé à la substance. Puis,
malgré les recommandations répétées du
P.Slavko de porter une tenue digne, beaucoup
- spécialement les jeunes filles - avaient des
mises qui auraient mieux convenu à la plage
qu’à un lieu sacré. La chaleur - au reste non
excessive - ne pouvait être une excuse. Triste
spectacle, signe d’une conscience qui, outre la
légèreté, n’est plus sensible au dommage qu’on
peut provoquer chez les autres et ne sait plus
saisir la sacralité du rapport avec le divin.
Nicola
background image
2. Le programme extrêmement intense
n’a pas laissé des plages de silence pour
l’approfondissement des thèmes proposés
(même en groupes) et pour la prière person-
nelle. Le temps d’adoration nocturne ne pou-
vait y suppléer, notamment en raison de la
fatigue et de la nécessité de dormir.
Beaucoup ont noté que ce fut l’un des
rendez-vous habituels pour réveiller la foi, et
on n’a pas tenu compte de ceux qui chemi-
naient déjà depuis des années à l’école des
messages. Après tant de temps, Marie désire
plus certainement nous guider vers la sainteté,
que seulement réveiller la foi. J’espère qu’à
l’avenir on pensera aussi à ce type de séminai-
res, souhaité par beaucoup de jeunes.
Pietro de BS
3.
Des oeuvres pétries de prière -
Combien de jeunes sont arrivés sans savoir ce
que veut dire “prier” et pourtant ont été entraî-
nés dans ce climat et se sont associés à la masse
pour répondre avec beaucoup de naturel aux
Ave Maria. Je les ai vus prier et chanter à la
Messe du soir, recueillis parmi la marée hu-
maine. C’est un effet de la prière intense qui a
préparé et accompagné le Festival. On enten-
dait les jeunes de Sr Elvira se crier de l’un à
l’autre - même distants - d’une voix forte leurs
Ave Maria tandis qu’ils préparaient, puis dé-
montaient l’important dispositif du spectacle.
Surprenante est la joie avec laquelle les
jeunes rencontrent les visiteurs, pour les ac-
cueillir et les servir, voici ce que j’ai remarqué
lors de ma visite à leur communauté d’Ugliane:
puis ils t’annoncent qu’aujourd’hui est arrivée
la providence: un chargement de pâtes, un
camion-citerne d’eau, etc...Et tu visites ensuite
leurs constructions: il y a une vie dans ces
oeuvres, ce n’est pas un travail servile.
Ces murs ont été pétris de prière. Tout parle
de l’oeuvre de l’Esprit. Même leurs petites
maisons respirent la vie! Le sommaire amphi-
théâtre pour les réunions d’été, construit de-
vant la petite Eglise (qui était primitivement
une écurie), c’est l’oeuvre de l’Esprit, en fonc-
tion de la louange à Dieu. On pourrait dire:
partout, Dieu a les Siens. Rossano de CR
Le groupe de prière de Jelena est de
nouveau actif.
C’est une bonne nouvelle.
Jelena Vlasij a passé tout l’été à Medj. et a ainsi
pris contact avec tous les amis et amies qui ne
se réunissaient plus depuis 1991. Maintenant,
chaque mardi soir, les membres du groupe se
retrouvent près de l’Eglise. De ce groupe,
formé durant de longues années à Son école (v/
Echo 127 p.6 et 128 p.8), la Madone avait dit
qu’il «était plus puissant qu’une centrale ato-
mique». Ainsi devrait-il en être de chaque
groupe de prière, qui vit dans l’unité des coeurs.
Interrogée par quelques amis de Brescia,
Jelena a dit qu’elle sera peu présente au groupe,
en raison de ses études à Rome. A Rome elle
ne fréquente aucun groupe et ne sent pas le
besoin d’en former, car son groupe est celui de
Medj. Ces amis lui ont soumis certains problè-
mes spirituels et ont été frappés de la prudence,
de la profondeur et de la pondération de ses
réponses. Jelena a confirmé avoir encore les
locutions intérieures (dans lesquelles Marie lui
parle de manière mystérieuse), habituellement
dans les moments de plus intense prière.
Il lui a été demandé ce qu’elle pense des
périodes de désert intérieur qui surviennent
dans la prière, quand on n’y trouve plus aucun
attrait. Parfois - a-t-elle répondu - il peut s’agir
de quelque péché retenu, en raison duquel nous
ne sommes plus limpides dans notre rapport
avec Dieu, ou bien lorsque nous gardons quel-
que chose pour nous. Normalement, Dieu fait
sentir Sa présence et te donne la ferveur, spé-
cialement si tu fais un chemin spirituel ou
réponds à un appel particulier; d’autres fois, il
peut éprouver ta foi avec l’aridité.
Il lui a été demandé s’il est nécessaire de
faire appel à un prêtre spécialement préparé et
uni à Medj. pour un groupe qui veut faire un
chemin, et si tout prêtre peut être ton directeur
spirituel. Réponse: pour la confession, aucune
importance, mais comme guide il s’agit d’un
choix personnel. Ensuite, le groupe doit partir
des laïcs, même si une conduite spirituelle
qualifiée est nécessaire. Les laïcs doivent être
actifs et décidés, sans respect humain dans
l’expression de leurs désirs et aspirations pro-
pres, et non passifs face à cette direction spiri-
tuelle.
A la demande pour connaître comment
peut naître un groupe semblable au sien, elle
répond que tout cela a déjà été écrit: il faut que
chacun ait une volonté sérieuse de se rencon-
trer pour prier et lire la Parole de Dieu, comme
ils l’ont fait, eux. Puis, en priant, a crû le désir
de prier: d’une heure on est passé à 2, puis 3.
Avec cette volonté précise est venue aussi
l’aide de Marie, comme elle viendra en quel-
que groupe que ce soit, qui veut suivre Ses
messages.
Pietro
Thérèse prie
pour les intentions de Marie
et Marie résout ses problèmes
Thérèse a une fille, Véra, dont le mari mène
depuis trois ans une guerre constante contre
elle et sa belle-famille, qu’il juge “bigote”. Il
dit clairement qu’il ne croit pas en Dieu et qu’il
n’a pas l’intention de s’ouvrir à ces bêtises-là.
Thérèse part alors pour Medjugorje afin de
confier tout cela à Marie. Ce même jour, sa fille
doit se rendre chez l’avocat pour entamer une
procédure de divorce. Thérèse remue toutes
ces peines dans son coeur au cours du long
voyage en car. Elle est catastrophée de voir
Harmony, sa petite-fille, déchirée entre papa et
maman. Ils se battent et parlent de divorce
devant elle. Harmony, de son côté, ne fait que
rêver d’avoir un petit frère ou une petite soeur!
Arrivée à Medj. Thérèse entend parler du
“troc” que l’on peut faire avec la Gospa:
«Priez pour Mes intentions, a-t-Elle dit plu-
sieurs fois, et Je m’occuperai des vôtres!
»
Thérèse décide d’abandonner complètement
son problème et ses peines à Marie et lui dit:
«Occupe-toi de Véra et de sa famille et moi, de
mon côté, je vais m’occuper de prier à Tes
intentions». Ce contrat conclu, elle se rend à la
Croix Bleue où elle prie avec ferveur pour ce
que Marie demande: les incroyants, les jeunes,
les pécheurs, les prêtres, la paix dans les coeurs...
Le premier soir, un coup de fil lui apprend
que sa fille a finalement annulé son rendez-
vous avec l’avocat, car elle veut tenter une
dernière fois de sauver son couple. Les jours
passent et chaque soir, après le programme de
la paroisse, Thérèse s’échappe à la Croix Bleue
où elle intercède longuement pour les inten-
tions de Marie, dans une grande confiance. De
retour en France, elle apprend avec stupéfac-
tion que son gendre n’est plus le même.
Sa fille lui raconte qu’un soir, vers 22 H. il
regardait la télévision de son lit. Tout à coup il
l’appela; «Véra, viens vite voir! Regarde, tu
vois cette grande croix bleue au-dessus de la
télé?». Véra ne voyait rien du tout, mais son
mari insiste: «Mais si, regarde, elle y est, je la
vois!» C’est alors que Thérèse explique à sa
fille que cette Croix Bleue, elle la connaissait!
A Medjugorje, elle priait chaque soir devant
cette croix, précisément à cette heure-là.
La Gospa avait bien agréé son troc: elle
s’était occupée du gendre, tandis que Thérèse
s’occupait de Ses intentions. Depuis lors (c’était
en juin 1995), Véra et son mari ont repris le
chemin de l’église. Ils ont reçu le sacrement de
la réconciliation, ce qui n’était pas arrivé de-
puis 10 ans pour Véra et 20 ans pour son mari...
Ils prient chaque jour en famille et la petite
Harmony a une bonne nouvelle à vous annon-
cer: elle attend pour l’automne un petit frère!
Sr Emmanuel
A Medj., France
abandonne ses béquilles
P.Slavko: France arrive à Medj. le 11 avril
96 avec sa soeur et le groupe de Sr Margaret.
Mercredi 17, ses béquilles sous le bras, elle me
demande un entretien. Quand j’apprends le
motif de sa requête, je lui fixe rendez-vous pour
le 17. Elle vient, accompagnée de Sr Margaret.
France Russel, de Boston, a maintenant 43
ans. En 1980 elle fut frappée par un grave
accident de travail, à l’hôpital où elle était
infirmière: elle avait alors 27 ans. Au début, les
médecins ne se sont pas aperçus de la gravité
du mal. Mais il s’agissait d’une lésion de la
colonne vertébrale, endommageant des mus-
cles et des nerfs. Quand ils s’en rendirent
compte, commencèrent des opérations délica-
tes, 5 au total. Après la seconde, nouvelle
aggravation. Finalement, France ne réussissait
plus à tourner la tête, elle ne pouvait atteindre
la nuque avec les mains, elle ne réussissait plus
à se lever. Les médecins déclarèrent ouverte-
ment ne pouvoir plus rien faire. Depuis lors et
jusqu’à son arrivée à Medj., France a passé la
majeure partie de son temps dans les hôpitaux.
Qu’est-il advenu durant ce pèlerinage?
France -
J’ai beaucoup prié et j’ai pris part
à toutes les cérémonies du soir, à l’adoration,
aux rencontres; comme les autres j’ai écouté
les informations. Samedi 13 avril je suis allée
à Siroki Brieg. Frère Jozo a parlé et prié.
J’ai éprouvé une violente douleur au coeur
et j’ai vu comme dans un film toute ma vie et
les souffrances que j’ai endurées. J’ai pleuré et
j’ai entendu dans le coeur ces paroles: «Donne-
moi ton coeur blessé!» J’ai commencé alors à
ressentir que mon coeur guérissait. Revenue à
Medj. j’avais un très grand désir d’aller à la
Messe, de participer à l’adoration. Je me suis
sentie très tourmentée, au point que je deman-
dai à la Madone de me donner la force de
retourner à Siroki Brieg. J’ai attendu un long
moment et quand le P.Jozo m’a bénie je me suis
sentie mal, je tremblais toute, je me sentais
comme traversée d’épines.
Mais quelque chose changeait en moi, sans
toutefois que je comprenne ce qui se produi-
sait. Revenue à Medj. j’ai attendu en vain de
parler avec P.Slavko et le mardi soir je me suis
rendue au rendez-vous à la Croix Bleue. Je me
disais que la Madone avait recommandé de
prier pour les malades. Pendant ce temps le mal
de tête diminuait lentement, je pouvais porter
les mains à la nuque, et je me suis rendue
compte que je pouvais marcher...
P.Sl.- Qu’est-ce qui vous faisait le plus
souffrir avant Medj.?
F.- Après l’accident, tous mes désirs ont été
frustrés: fonder une famille, et l’appel à deve-
nir médecin car j’aime beaucoup les autres. Les
douleurs augmentaient toujours davantage et
de violents maux de tête me rendaient la lu-
mière insupportable: je vivais pratiquement
comme si j’avais été aveugle; souvent j’ai
désiré voir se terminer ma vie. Je ne réussissais
pas non plus à rester étendue et passais la nuit
sur une chaise. Avec le temps, muscles et nerfs
tombèrent malades à leur tour: je tremblais
sans réussir à me contrôler. Tout ceci me
rendait amère.
P.Sl.- Au cours de cette période, quelle
était votre position au regard de la foi?
F.- Chaque matin, avec mes béquilles
j’allais à la Messe à l’église voisine, où je
communiais, puis je récitais le chapelet. Cela
me donnait la force de vivre, mais les douleurs
background image
ne faisaient que croître, de la tête aux pieds.
P.Sl.- Quand avez-vous entendu parler de
Medj.? F.- Depuis longtemps; toujours je
désirais venir. Et plus les choses s’aggravaient,
plus je demandais à Marie la grâce de venir.
J’ai essayé plusieurs fois, mais sans résultat; à
un certain moment, j’ai compris que, si je n’y
allais pas maintenant, je n’y viendrais jamais
plus. Et puis, il a fallu surmonter le problème
de la dépense. Pourtant, je ne suis pas venue
demander ma guérison.
P.Sl.- Etes-vous convaincue maintenant
d’être guérie dans l’âme et dans le corps?
F.- Oui, en vérité je me sens dans une forme
excellente (et pour le démontrer, France s’est
levée et a descendu en courant les escaliers,
tenant ses béquilles sous le bras).
Témoignage de Sr Margaret:
P.Sl.- Vous êtes l’accompagnatrice du
groupe: connaissez-vous cette pèlerine?
S.M.- Par sa soeur, je savais qu’elle était
gravement malade. A l’aéroport nous avons dû
solliciter un service spécial. Jusqu’à aujourd’hui
midi, je ne savais pas qu’elle soit guérie. Au
repas, tout le groupe n’a fait que louer, rendre
grâce, remercier. France apparaît toute diffé-
rente. Elle est heureuse. Sa soeur ne fait que
pleurer.
P.Sl.- Qu’éprouve le guide d’un groupe
lorsqu’une personne guérit?
S.M.- C’est la 54ème fois que je viens à
Medj. J’y ai vu beaucoup de choses extraordi-
naires pour les âmes et pour les corps, des
changements de vie qui sont les choses les plus
importantes. Quand une Soeur de la commu-
nauté m’a demandé pourquoi j’allais si souvent
à Medj., je lui ai répondu: «Quand cesseront les
miracles dans les âmes et dans les corps, je
n’irai plus». Et maintenant je me sens particu-
lièrement heureuse pour France. Qu’il en soit
rendu grâces à Dieu!
(P.Sl.- A ce moment, j’ai demandé à France
quel message elle souhaiterait transmettre en
un jour aussi heureux
):
F.- Je n’ai jamais douté de l’amour de Dieu
et de la Vierge. Dieu connaît chacun de nous,
la Madone est avec chacun de nous. A tous
ceux qui viennent ici, je dirais de chercher
d’abord à rencontrer Dieu. Je voudrais que les
paroissiens et tous se rendent compte combien
est grande la grâce d’avoir ici Notre-Dame.
Pour ma part, je ne finirai jamais de remercier
pour un aussi grand don. Aujourd’hui, j’ai
passé toute la journée à l’église pour prier et
rendre grâce. Les mots me manquent pour
exprimer ce que je ressens. Je suis heureuse et
reconnaissante.
(P.Sl.- J’ai pu rencontrer ensuite la soeur
de la miraculée et elle s’est exclamée):
«Dieu est grand. J’ai pleuré toute la jour-
née. Je suis heureuse. Je ne réussis pas à me
persuader que ma soeur n’ait plus besoin de
béquilles. Je ne peux pas imaginer maman
quand elle saura tout! Maintenant je puis seu-
lement dire: Que soient bénis Dieu et la Vierge
Marie, Reine de la Paix!»
Et après ces paroles, les larmes ont déferlé
comme un torrent de printemps.
(de Glas Mira, mai 96 - trad. R.Carletti, Trieste)
L’homme d’aujourd’hui,
en fuite de lui-même,
se retrouve dans la communion fraternelle
L’homme d’aujourd’hui fuit toujours
davantage ! Il fuit les autres, il désire être
indépendant, libre, son propre maître. Les pro-
blèmes de la société, de la famille, du mariage,
reflètent toujours davantage l’incapacité de
l’homme à vivre en communion. Pourquoi?
Parce qu’il est difficile pour l’homme de ren-
contrer les autres avec leur diversité, leurs
notre bonheur et de notre vie. Plus nous aimons
les autres, plus nous possédons en nous la vie
divine; plus nous sommes capables d’aller au-
delà des limites et des faiblesses des autres, plus
l’Amour de Dieu se développe en nous avec
davantage de pureté, de force, d’intensité. C’est
vraiment en ceci que réside la valeur de la vie
communautaire: les uns par les autres devien-
nent des instruments qui donnent l’occasion de
sortir de la mort et de passer à la vie, à l’amour.
L’esprit prophétique avait déjà annoncé à
travers la mystique française Marthe Robin
(1902-1981) que ce serait aux communautés à
sauver le monde
. Vraiment, seule la commu-
nion entre les hommes se révèle comme vérita-
ble miroir de l’individu.
Seulement dans la vie communautaire,
l’homme d’aujourd’hui ne peut fuir car, ou
bien il commence à bâtir des rapports sains avec
les autres, ou bien il reste dans son isolement;
en fait, dans la communauté il n’y a pas d’autre
alternative qu’aimer ou vivre l’enfer
(Fr.
Ephraïm “Marthe Robin, aimer ou mourir”).
Seulement dans la communauté, l’homme peut
se regarder dans un miroir et être regardé dans
toute son existence, son coeur peut être travaillé
et devenir toujours plus semblable au Coeur
Immaculé de Marie. Seulement en vivant la
communion avec les autres, l’homme peut
cesser d’avoir peur
car il peut expérimenter
d’être aimé et, dans l’amour ne peut exister de
peur, dans l’amour une cuirasse n’est pas néces-
saire et peu à peu tout devient simple et naturel.
Seulement dans la sécurité de la commu-
nauté, l’homme apprend à se défaire de tout
ce dont il n’a pas besoin et à être libre
pour
accueillir le Royaume de Dieu en lui et dans
tout ce qui l’entoure; car c’est seulement dans
la communauté que l’homme peut se sentir
membre du Corps Mystique,
dans lequel,
avec chaque frère ou soeur, avec tout homme,
il peut atteindre la Plénitude.
Il est difficile de vivre et trouver une telle
communion mais, dans la dernière Cène, Jésus
nous a révélé que c’est vraiment là notre devoir:
«Quand il leur eut lavé les pieds, qu’il eut
repris ses vêtements et se fut mis à table, il leur
dit: Comprenez-vous ce que je vous ai fait?
Vous m’appelez Maître et Seigneur, et vous
dites bien, car je le suis. Si donc je vous ai lavé
les pieds, moi le Seigneur et le Maître, vous
aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux
autres. Car c’est un exemple que je vous ai
donné, pour que vous fassiez, vous aussi, comme
moi j’ai fait pour vous
(J.13,12-15).
Que signifie cette demande pour nous
chrétiens, et spécialement pour nous qui
désirons “offrir notre vie pour nos frères”?
Quel devrait être notre comportement dans la
vie quotidienne, dans notre communauté (fa-
mille, couple, fraternité, école, travail, cou-
vent...)?
Jésus nous invite vraiment à “ôter nos vête-
ments”, notre orgueil, nos désirs, nos raisons,
tout ce que nous ne savons pas accepter; Il nous
invite à “nous revêtir” de la GRACE qu’Il
déverse abondamment sur nous au moyen des
sacrements et en particulier par l’Eucharistie à
travers laquelle Il nous nourrit de Lui-même,
avec son Amour miséricordieux; ainsi, revêtus
de Grâce, nous sommes invités chaque jour de
nouveau à accueillir, pardonner, prier et nous
offrir pour tout ce qui est “malpropre” en nous,
dans les autres, dans le monde.
Le devoir que Jésus nous a laissé est grand
et difficile, mais dans le même temps “petit”
parce qu’il commence dans les situations ordi-
naires que nous vivons quotidiennement; et il
est aussi “facile” parce que Jésus ne nous l’a pas
seulement indiqué mais qu’il l’a déjà réalisé et
attend que, par la foi, nous découvrions la
Résurrection et la Vie en nous. Donc, Jésus
nous a ouvert la route de la Grâce par Sa mort;
grâce à Sa présence sacramentelle dans la Sainte
habitudes différentes, leurs limites et leur
négativité; parce qu’il est plus facile de vivre les
rapports interpersonnels superficiellement, de
temps à autre, de manière fausse mais plus
commode et pacifique. Et puis, souvent l’homme
ne désire pas voir la “poutre” qu’il y a dans son
oeil et c’est pourquoi les moindres “pailles”
dans les yeux des autres le provoquent et le
troublent tant!
L’homme d’aujourd’hui a peur ! Il a peur
de se rencontrer lui-même, de rencontrer une
personne limitée et faible, qui a besoin des
autres et d’amour, parce que la culture, la
télévision, le sport, la publicité lui offrent seu-
lement des idéaux de personnes parfaites, intel-
ligentes, belles, toutes-puissantes, qui pourtant
dans la réalité (derrière leur masque) sont limi-
tées et fragiles tout autant que lui. Là où l’homme
se refuse lui-même, il repousse du même coup
les autres et crèe de fausses images de lui et des
autres; il crèe un monde de fausses valeurs, il
recherche des comportements, attitudes et pen-
sées toujours plus artificiels.
L’homme d’aujourd’hui a perdu son
identité d’homme ! Il a perdu sa véritable
essence d’homme créé à l’image et à la ressem-
blance de Dieu; il a oublié cet homme qui est
fils de Dieu, qui sait d’où il vient et où il va, qui
est pèlerin et étranger sur cette terre, et de ce
fait... libre! Ainsi il se retrouve insatisfait,
malheureux, non-réalisé et seul, lié par ses
mille petites possessions, sécurités personnel-
les, commodités, droits, et donc mille problè-
mes, rapports et situations non résolus.
En vérité, l’homme d’aujourd’hui ne sait
pas croître et atteindre la plénitude de son
humanité !
C’est ce que Jésus Christ veut nous
démontrer par toute Sa vie, avec tout ce qu’Il a
vécu en devant affronter les mêmes difficultés
que nous rencontrons chaque jour: désillusion,
humiliations, incompréhensions, abandon, souf-
france, douleur, trahisons, moqueries, mépris,
chutes, faiblesse...
La vie de Jésus est simplement une conti-
nuelle croissance dans la foi, dans l’espérance
et dans l’amour, une croissance progressive qui
L’a conduit à la pleine manifestation de la vie
divine dans Son humanité; plénitude qui a
atteint son point culminant dans la complète
donation de soi pour les autres sur la Croix. Il
nous révèle le secret de son “chemin”: «... celui
qui voudra devenir grand parmi vous, sera
votre serviteur, et celui qui voudra être le
premier parmi vous, sera l’esclave de tous.
Aussi bien le Fils de l’homme lui-même n’est
pas venu pour être servi, mais pour servir et
donner sa vie en rançon pour une multitude»
(Mc 10,43-45).
Et Jésus nous donne ainsi la règle fonda-
mentale pour tous nos rapports, en famille, dans
le mariage, dans le travail, dans toute commu-
nauté: être serviteur! Parce que le Fils de Dieu
est apparu pour détruire les oeuvres du diable
(1 J.3,8) et sait qu’être serviteur détruit tous nos
concepts et toutes les lois de ce monde; cela
détruit le péché originel d’Adam et Eve qui ont
désiré “être comme Dieu”, être maîtres de la
vie, du bien et du mal; sont alors abattues toutes
les passions qui combattent dans nos membres
et qui sont les causes de toutes les guerres
parmi nous
(Jc.4,1).
Parce que servir veut dire anéantir le monde
de satan fait d’orgueil et de fausses idoles, et
rétablir l’éternel commandement auquel Jésus
est venu redonner vie: Tu adoreras le Seigneur
ton Dieu, et à Lui seul tu rendras un culte
(Luc
4,8). Lui qui est la Vie, désire que nous aussi
vivions: Nous savons, nous, que nous sommes
passés de la mort à la vie, parce que nous
aimons nos frères. Celui qui n’aime pas de-
meure dans la mort
(1 J.3,14).
Ainsi, regardant avec les yeux de Jésus,
nous pouvons voir comment notre prochain,
frère, soeur, mari, épouse, ami... est le miroir de
background image
Resp.Ing.A. Lanzani-Tip. DIPRO(Roncade TV).
Eglise et avec l’aide de la prière, cette route
s’élargit toujours davantage dans les âmes et
dans l’univers.
Chacun de nous doit réfléchir et examiner
où et comment il doit commencer; peut-être
devons-nous seulement changer notre façon de
regarder, commencer à voir au-delà des dé-
fauts, c-à-d. “regarder avec le coeur”. A ce
propos l’histoire qui suit nous aidera peut-être
à mieux comprendre comment notre manière de
“regarder” peut changer les choses autour de
nous.
«L’un de vous est un grand Saint»
- Le
supérieur d’un couvent se rendit auprès d’un
sage réputé. «Que cherches-tu?» lui demanda
celui-ci. Le supérieur raconta sa triste his-
toire: Autrefois, le couvent était connu pour sa
riche spiritualité; les cellules étaient pleines
de jeunes postulants et l’église résonnait du
chant des frères. Puis étaient survenus des
temps plus durs. Les gens n’accouraient plus
en masse pour alimenter leur foi, le flux des
novices s’était tari, l’église avait sombré dans
le silence. Etait restée seulement une poignée
de frères, qui vaquaient à leurs tâches, le
coeur gonflé de tristesse
. Et le supérieur venait
demander: «Est-ce à cause de notre péché,
que le couvent est réduit à ce triste état?».
«Oui» - répondit le sage - «un péché d’igno-
rance». «Et de quel péché s’agit-il?». «Un de
vous est un grand saint, sous de fausses appa-
rences, et vous ne le savez pas». Après avoir
dit cela, le sage congédia le supérieur et, de
nouveau, se retira en prière et en contempla-
tion.
A son retour, le supérieur réunit les frères
et les informa de ce qu’il avait appris. Incré-
dules, ils se regardèrent l’un l’autre: Un grand
saint? Ici? Incroyable! Mais puisqu’il paraît
qu’il est là incognito...! Comment se fait-il que
nous ne l’ayons jamais reconnu?... Qui cela
peut-il être?... Au couvent, tous ont des dé-
fauts: Frère cuisinier? Certes, parfois il est un
peu nerveux, mais qui ne le serait en devant
courir tout le jour, et cuisiner en s’efforçant de
ne mécontenter personne! Frère Portier? Lui
aussi ne manque pas de défauts... quelquefois
il est trop lent... mais comment ne pas s’aper-
cevoir qu’il est toujours prêt à accueillir qui-
conque a besoin d’aide! Frère Supérieur? Lui
aussi a certainement ses limites, mais il ne
ménage pas sa peine pour aller au-devant des
nécessités de tous, et il est riche de compré-
hension et prêt à pardonner les erreurs de tous
les frères.
Et ils continuèrent à prendre en considéra-
tion les comportements de chacun, à s’obser-
ver dans leurs attitudes quotidiennes. Ainsi se
mirent-ils à traiter chacun avec respect et
considération. «On ne sait jamais...peut-être
est-ce lui...» pensaient-ils en leur for intérieur,
lors de leurs rapports confraternels. Le résul-
tat fut que l’atmosphère du couvent devint
toute vibrante de joie parce que les coeurs des
frères irradiaient l’esprit de l’Amour.
Soeur Paula
* Un nouveau livre du P.Slavko: “Suis-
moi avec le coeur” Ce guide - spirituel et
pratique - fera connaître au pèlerin de Medj.
l’essentiel des faits et l’aidera à s’approcher au
mieux (spirituellement et physiquement) des
lieux de prière: Eglise, Colline des apparitions,
Krizevac... Ce livre est aussi un guide pour
“prier avec le coeur” selon le désir de Notre
Mère. (souvenons-nous que la Sainte Vierge a
prié pour que le P.Slavko reste à Medj. pour
guider les pèlerins)
Vendu dans la librairie des Pères francis-
cains (à droite en sortant de l’église), ce livre
existe actuellement en croate, en italien et en
anglais; sa traduction en français ne saurait
tarder.
Un SOS des porteurs d’aides
Ayant compris que Marie, présente ici, ne
fait qu’un avec les enfants déshérités de ces
terres, nombreux sont ceux qui vont à Medj.
avec leur participation financière ou une aide
matérielle. Après la visite aux réfugiés ou aux
localités dévastées, j’ai entendu des personnes
avouer: «Nous étions venus pour donner, mais
nous avons reçu bien davantage»; ou bien:
«J’étais venu à Medj. pour demander beaucoup
de choses à Dieu, mais maintenant, je dois
seulement remercier». Toute rencontre avec les
pauvres, enrichit et transforme, anéantissant
les illusions de notre bien-être: et ainsi se
prépare aussi une vraie rencontre avec Jésus
dans les Sacrements (le sait bien, celui qui
écoute les confessions!).
Nous rapportons ici - en la résumant - une
lettre d’Alberto Bonifacio, qui résume la diffi-
cile situation de nombreux volontaires, porteurs
d’aides en Bosnie:
«Maintenant que les armes
se taisent, beaucoup pensent qu’il n’y a plus
besoin de rien. Les mass media ne montrent plus
comment on s’efforce de survivre dans les camps
de réfugiés ou dans les zones lointaines les plus
dévastées: les spectateurs sont las de voir ces
choses et de mettre la main au portefeuille! Mais
à l’intérieur du pays il y a des situations hallu-
cinantes, où les gens ont besoin de tout. (...)
Vers la fin mars, nous avons commencé à
aller à l’extrême nord de la Bosnie, à Gracanica
où vivent 60 mille musulmans (˚); nous avons
trouvé 160 catholiques et grâce à eux nous
avons pu assister aussi de nombreux centres de
réfugiés signalés par les autorités locales. Ce
sont des milliers de veuves et d’orphelins de
tous âges, dont les maris ou pères ont été mas-
sacrés à Srebrenica, Bratunac, etc... Ils man-
quent de tout: à ces pauvres mamans, souvent
bien désespérées, nous nous efforçons de don-
ner un peu d’espérance et de confiance dans une
situation qui, actuellement, ne laisse entrevoir
aucun avenir. Et nous aidons ces pauvres catho-
liques abandonnés, à maintenir vivante leur foi.
Nous espérons parvenir bientôt aux malheureux
qui vivent dans la périphérie de Tuzla...
Le 31 mai, escortés par des soldats de l’IFOR
de Sarajevo, nous avons commencé à porter des
aides à quelques milliers de réfugiés serbes en
Bosnie: à Sokolac nous avons prié avec le doyen
des popes, dans sa belle Eglise.
Des écoles multi-ethniques ont été ouvertes
par l’Eglise catholique à Sarajevo, Tuzla et
Zenica, pour aider les jeunes d’ethnies et de
religions différentes à étudier ensemble, comme
contribution au dialogue et à la paix; mais
combien d’argent est nécessaire pour les équi-
pements! L’Evêque Sudar, auxiliaire de Sara-
jevo, en appelle à notre générosité. Et, dans ce
but nous prions pour que beaucoup de «Chers
enfants»
entendent clairement l’invitation pres-
sante de Marie T.S., Reine de la Paix: «Ils n’ont
plus de pain, ni de maisons, surtout ils n’ont plus
d’amour!». Pourrons-nous encore feindre de ne
pas entendre la voix de cette Mère?
(˚) Nous vous rappelons qu’A.Bonifacio porte
ses aides à toutes les ethnies sans distinction; le
passage traitant des réfugiés serbes en est une
illustration. Nous espérons que cette lettre
permettra aux porteurs d’aides français d’enre-
gistrer une recrudescence de dons qui - dans
notre pays également - ont eu tendance à dimi-
nuer fortement.
* Pour diffuser les messages et les vivre dès
leur parution vous pouvez recevoir les quelques
lignes du message mensuel dès le 27 de chaque
mois (postés le 26); il suffit d’en faire la demande
à l’adresse ci-dessus. L’ECHO en cassettes-audio
pour non-voyants
les personnes intéressées peu-
vent s’inscrire également à cette adresse.
L’Echo de Marie est gratuit. L’oeuvre vit
d’offrandes: CCP DIJON 4480-19 R ou chèques.
Merci d’établir les Euro-chèq.en francs français à
un seul ordre: ECHO DE MARIE, 18 allée Thévenot
- F-39100 DOLE.
A Humac, début de la marche de la paix
>> connu, Récits du pèlerin russe, il est écrit
que le démon redoute jusqu’au lieu où se tient
la Sainte Ecriture, qui est le signe de l’impor-
tance qu’on lui donne. La Parole de Dieu est
celle qui le confond: avec elle, Jésus a vaincu
toutes les tentations. C’est pourquoi satan la
craint. Il ne suffit pas de la tenir bien rangée
dans un placard.
Observons ici qu’en nous, catholiques, il y
a généralement une certaine prévention dans
nos confrontations avec les Saintes Ecritures, à
la différence des protestants qui se forment sur
la Bible. Il est vrai qu’il la lisent sans tenir
compte de la conduite de l’Eglise, à qui Jésus
a confié l’interprétation droite. Mais nous,
nous sommes sous la conduite de l’Eglise qui,
aujourd’hui, nous l’offre abondamment, spé-
cialement dans la liturgie, et nous invite à la
méditer. Et tout le nouveau catéchisme se base
sur elle.
Sans une formation scripturaire, associée à
une connaissance ecclésiale approfondie, il est
facile de se fixer dans une vision restreinte ou
unilatérale, ou de s’arrêter à des éléments mar-
ginaux. La Bible est la source de la vraie piété;
et même les messages de Marie ne font que
répéter avec des mots simples - comme nous ne
cessons de le souligner - la Parole de Dieu (V/
notre choix en Echo 94 p7 et 101 p4).
Lisez-la et vivez-la car il serait inutile de
la connaître, même jusqu’à en devenir experts,
si ce n’était pas pour la vivre. Et, instruisez vos
enfants
des Saintes Ecritures. Celui qui les a
créés est le même qui leur enseigne comment
vivre par Sa loi, source d’une vie heureuse. Et
dans le premier commandement cité, il est
répété: Que ces paroles que je te dicte
aujourd’hui, restent dans ton coeur! Tu les
répéteras à tes fils, tu les leur diras aussi bien
assis dans ta maison que marchant sur la route,
couché aussi bien que debout!...
(Deut.6,6).
Avons-nous fait de même envers nos enfants?
C’est pourquoi, malgré le baptême et quelques
pratiques extérieures, ils s’acheminent vers
l’athéisme.
Réfléchissez et priez, nous admoneste-t-
Elle encore. Si nous écoutons Sa parole et la
mettons en pratique,
et pas seulement comme
des auditeurs, qui s’abusent eux-mêmes
(Jc
1,22), nous sentirons Dieu dans notre coeur,
comme s’Il naissait
pour la première fois.
C’est ce que nous vous souhaitons à tous
d’obtenir, par les mérites des Douleurs de
Marie et soutenus par Son Rosaire, dans la
bénédiction de Dieu sur nous et sur nos fa-
milles.
MEDJUGORJE - Office d’information
387.88.65.1988. Off.paroissial 387.88.650.206/
88.651333; fax 387.88.651444. Internet d’Echo:
http//www.eclipse it/medjugorje
Cars journaliers pour Medj. départ de Trieste
à 18h depuis la gare routière (immédiatement à
gauche en sortant de la gare ferroviaire). Arrivée
à Medj. le lendemain matin à 8h. Retour de Medj
aux mêmes heures (18h - 8H). A-R 180.000 Lires,
soit env. 600 FF.