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www.medjugorje.ws » Echo de Marie Reine de la Paix » Echo de Marie Reine de la Paix 138 (Mars-Avril 1998)

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138
Mars - avril 1998 -
Original Italien: cas. post. 149, I - 46100 Mantova, A. 14, n.3-4;
Tout Courrier est à adresser à: Echo de Marie, Boite Post. 4602, F - 45046 Orléans Cedex 1
Message de la B.V.Marie le 25 février:
“Chers enfants, aujourd’hui Je suis avec
vous et Je vous invite tous à nouveau à vous
rapprocher de Moi par vos prières. Je vous
appelle d’une manière particulière au re-
noncement pendant ce temps de grâce.
Petits enfants, par vos petits sacrifices,
méditez et vivez la Passion et la mort de
Jésus pour chacun de vous. Ce n’est qu’en
vous rapprochant de Jésus que vous com-
prendrez l’incommensurable amour qu’Il
a pour chacun de vous. Par la prière et par
votre renoncement, vous deviendrez plus
ouverts au don de la foi, et à l’amour envers
l’Eglise et envers les personnes qui sont
autour de vous. Je vous aime et Je vous
bénis. Merci d’avoir répondu à Mon ap-
pel”.
Vivez la passion de Jésus
par vos renoncements
Rapprochez-vous de Moi: Venez, en-
fants, écoutez-Moi!... Quand vous priez en
Me regardant dans l’Esprit Saint, et que ce
n’est ni distraitement ni par intérêt, Je suis
avec vous
et Je vous parle. Aujourd’hui Je
vous enseignerai à vivre ce temps de grâce,
temps propice à votre conversion. Mainte-
nant, en nous invitant à méditer et à vivre, à
travers les petits sacrifices la Passion et la
Mort de Jésus, notre Mère nous place face à
l’événement de la Croix; c’est le mystère
essentiel qui nous fait comprendre le vrai
sens de la vie: Nous approcher de Jésus pour
comprendre l’amour sans mesure qu’Il a
pour chacun de nous.
Dieu nous a faits, non parce qu’Il avait
besoin de nous mais parce qu’Il voulait nous
rendre participants de Son bonheur éternel;
mais l’homme s’est créé un autre but de vie,
son propre bien-être terrestre dégagé de Dieu,
qui ne débouche donc sur rien. Dans Sa
miséricorde Dieu s’est abaissé et a payé pour
nous tous, afin de nous retirer de la route
large
, nous faire connaître Son Amour sans
mesure et donc la finalité de bonheur éternel
pour lequel nous avons été créés et auquel
nous, par le péché, avons renoncé.
La Croix est le livre dans lequel les saints
lisaient toute la Vérité, la Sagesse et l’Amour
de Dieu: un Amour qui nous enveloppe et qui
nous sauve. Voici pourquoi la Madone nous
appelle à méditer - ce qui veut dire ‘mettre
au centre’ - la Passion et la Mort de Jésus, qui
donnent un sens à notre propre vie; Elle nous
invite à les vivre, c-à-d. à nous conformer à
la voie de Jésus, qui est renoncement à tout
ce qui nous entraîne loin de Dieu.
Que notre vie soit donc sous l’inspiration
de Son Amour afin que nous accueillions Son
enseignement et parcourions la route étroite,
en commençant par les petits renoncements:
à nos affirmations, discussions, lamentations,
vanités, curiosités, dépenses inconsidérées
(donner le superflu aux pauvres), gourman-
dises, et tant d’autres petites satisfactions
Message de la B.V.Marie le 25 janvier:
Chers enfants, aujourd’hui à nouveau,
Je vous appelle tous à la prière. Ce n’est
que par la prière, chers enfants, que vos
coeurs seront changés, rendus meilleurs et
plus sensibles à la parole de Dieu. Petits
enfants, ne permettez pas à satan de vous
écarteler, et de faire de vous ce qu’il veut.
Je vous invite à être responsables et
déterminés et à se consacrer chaque jour-
née à Dieu dans la prière. Que la Sainte
Messe, petits enfants, ne soit pas pour vous
une habitude, mais qu’elle soit vie. En
vivant chaque jour la Sainte Messe, vous
ressentirez le besoin de sainteté, et vous
croîtrez en sainteté. Je suis proche de vous
et J’intercède pour chacun de vous devant
Dieu, afin qu’Il vous donne la force de
changer votre coeur. Merci d’avoir ré-
pondu à Mon appel.
Priez pour changer votre coeur
et repousser satan
Dans ce message la Madone nous met en
garde contre satan qui veut nous détourner de
la prière pour faire de nous ce qu’il veut; Elle
nous invite à être responsables et décidés à le
repousser, consacrant chaque journée à Dieu
pour croître dans la sainteté.
Je vous invite tous de nouveau à la
prière. Qui ne prie pas a interrompu son
rapport avec Dieu et sa dépendance de Lui; il
se base sur sa propre suffisance, et va sur la
voie du mensonge.
Qui prie est à l’écoute de
la volonté de Dieu et demande Sa grâce pour
pouvoir l’accomplir: voici comment la prière
changera notre coeur, substituant à nos sen-
timents humains ceux de Dieu. “Tandis que
vous priez, Je puis agir dans vos coeurs”,
nous a dit une fois Marie; tandis que sans la
prière, rien ne change et tout empire.
La prière est le canal ouvert entre le ciel
et nous, par lequel passe la grâce de Dieu,
avec son Esprit qui nous donne un coeur
nouveau pour aimer Dieu et nos frères. Si
nous rencontrons le Coeur de Dieu qui nous
parle, qui nous aime, qui est miséricordieux,
notre coeur ne pourra pas ne pas changer et
Eteindre la télé
et allumer notre coeur
Le chemin vers la Sainte Pâque, à peine
commencé, est un temps de grâce qui ne peut
et ne doit pas être gaspillé; aucun temps
liturgique n’est la répétition d’un autre; aucun
Avent, aucun Carême ne sont identiques à
ceux de l’année précédente. Chacun d’eux est
une occasion nouvelle, unique et qui ne peut
se répéter, pour progresser dans l’Amour,
pour donner de l’espace à Jésus en nous.
Le Carême est un temps privilégié qui
nous appelle à méditer sur la Passion, la Mort
et la Résurrection de Jésus, et nous sommes
tous invités à en faire l’expérience. Mais pour
en cueillir (ne serait-ce qu’en infime partie) la
égoïstes auxquelles nous sommes portés.
Notre Mère ne nous demande rien de plus,
sinon de revenir à ces petits sacrifices.
Alors nous serons en mesure de renoncer
même au péché comme Elle nous dit depuis
le commencement; (au groupe de Jelena:
jeûnez du péché et des occasions qui portent
au péché, aux choses auxquelles vous êtes
attachés, jeûnez au pain et à l’eau, éteignez
le télé, ne lisez pas les journaux
).
Ensuite, quand la Sainte Vierge nous
assure qu’Elle nous aime et nous bénit, c’est
pour nous conduire à cette voie de salut
qu’est la croix de Jésus et pour que nous
puissions L’aimer de tout notre coeur et
partager toujours davantage Son amour sans
mesure. Ainsi nous serons un miroir de Jésus
et de Son Amour, rappelant les hommes à la
Vérité de la vie et au salut.
Ces sacrifices, qui découlent de la médi-
tation de la Croix nous ouvriront à tout le
reste: à une foi plus grande, à l’amour pour
notre Eglise
(souvent rudoyée), aux person-
nes qui sont autour de nous
et surtout à
‘celles qui ne connaissent pas encore l’amour
de Dieu’ et pour lesquelles Notre-Dame de-
mande incessamment de prier. Ainsi notre
coeur se dilate et devient grand comme celui
de Jésus. don Angelo
portée, qui est vitale pour chacun de nous, il
faut opérer un détachement, procéder à des
renoncements, entrer dans le silence, éteindre
la TV de nos écoutes habituelles et allumer
notre coeur en Jésus et Marie; se brancher sur
leurs ondes d’Amour, que nous pouvons cap-
ter seulement si nous devenons humbles et
d’écoute attentive, car leur Amour est infini-
ment discret et jamais envahissant; il est
immense et éternel, mais non autoritaire; il
attend avec une patience infinie d’être cueilli,
mais il ne s’impose pas.
Eteignons donc les canaux d’écoutes de
nos peurs, de nos inquiétudes, de nos occupa-
tions et préoccupations, de nos intérêts mon-
dains, de nos égoïsmes, et approchons-nous
de Jésus et de Marie pour percevoir leur
Amour afin de saisir le mystère de Résurrec-
tion que la Passion et la Mort de Notre
Seigneur opèrent, déjà en cette vie, en chacun
de nous.
Nuccio
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ne pas se conformer au Sien. Et nous trouve-
rons la confiance des enfants qui peuvent tout
obtenir de la bonté divine: Tout est possible
à celui qui croit
vraiment tout.
Et votre coeur deviendra plus sensible
à la Parole de Dieu. Dieu nous parle tou-
jours, spécialement dans la Parole annoncée
en Eglise. Qu’est-ce qui nous empêche de
l’écouter, de l’accueillir et de la goûter, et
donc de faire ce qu’elle nous dit? Sans doute
un coeur qui est rempli de tant de choses et
ne peut donc prêter attention à Dieu! L’homme
simplement raisonnable ne perçoit pas les
choses de l’Esprit de Dieu
(1 Cor.2,14). La
prière est le bon terrain dans lequel la Parole
s’enracine et porte du fruit, parce que nous y
laissons travailler l’Esprit.
Et ici, notre Mère revient à nous parler de
satan. Ne lui permettez pas de vous écar-
teler pour faire de vous ce qu’il veut.
N’oublions pas que la vie de l’homme sur la
terre est une lutte
(Jb7,1), lutte toujours plus
évidente en celui qui veut vivre pour Dieu. Et
satan, chassé par Plus Fort veut rentrer dans
la citadelle de l’âme. C’est pourquoi Veillez
et priez
répète Jésus; Priez sans jamais vous
lasser.
N’ont pas de sens dans la vie chrétienne,
la naïveté et l’optimisme béat de qui ignore
et parfois nie l’action du démon, en devenant
victime sans s’en apercevoir. “L’homme -
nous rappellent les Pères du Concile - se
trouve incapable de dominer par lui-même
les assauts du mal (si bien que chacun se sent
comme enchaîné). Mais le Seigneur Lui-
même est venu le libérer et lui donner la
force, le renouvelant dans l’intime et chas-
sant au-dehors le prince de ce monde”
(Gaudium et Spes n˚13).
Voici pourquoi “qui prie se sauve, qui ne
prie pas se damne”. C’est la raison pour
laquelle satan cherche à nous détourner de la
prière, avec toutes ses forces, ses séductions,
les prétextes (même en apparence bons); et il
a ensuite beau jeu lorsqu’il trouve l’âme
dépourvue de la défense de Dieu, parce qu’elle
ne prie pas!
Ici, Notre-Dame nous exhorte à être res-
ponsables. Responsables de quoi? De notre
vie, qui a seulement un sens parce qu’elle
appartient à Dieu; de notre vocation chré-
tienne, de tous ceux qui attendent notre té-
moignage pour s’orienter vers le bien; de
toute l’Eglise, que nous ne pouvons trahir et
au sein de laquelle nous ne pouvons être des
poids morts. Il faut être décidés parce que
nous avons en mains la clé de la vie: tout
dépend de notre vouloir.
Pour ne pas laisser notre vie sous le
pouvoir de satan, Marie nous enseigne à se
consacrer chaque journée à Dieu dans la
prière
, pour que l’adversaire ne puisse trou-
ver en nous aucun espace par où s’infiltrer.
En pratique: dans la prière du matin nous
consacrons à Dieu notre journée (p.ex. avec
la consécration de L.M.Grignon de Montfort),
nous Lui demandons Sa bénédiction (et celle
de la Sainte Vierge). Puis, c’est la rencontre
de Dieu dans la prière du soir où nous faisons
le point, pour Lui demander pardon, Le re-
mercier et nous offrir de nouveau à Lui.
Vivre la Sainte Messe - Et, une fois
encore, la Mère de Jésus nous parle de la plus
grande prière, c-à-d. de la Sainte Messe,
comme vie (et non comme habitude). L’ha-
bitude est un danger parce qu’elle peut rendre
inefficace le mystère le plus grand de la terre,
le levier qui peut mettre le monde en mouve-
ment. La Messe devient vie quand nous por-
tons dans notre existence quotidienne l’oeuvre
de Jésus, qui se renouvelle dans la Messe et
devient nôtre: donc, Son offrande totale au
Père et Son don aux hommes.
Ainsi la Messe nous rénove, nous faisant
devenir miroir de Jésus dans le monde. C’est
vrai que nous sommes faibles, mais c’est
avec Son pardon que Jésus nous accueille
toujours à la Messe. Aller à la Messe et en
repartir sans que rien ne change et sans
aucune résolution, avec nos mêmes divi-
sions, avec nos mêmes égoïsmes: voici le
scandale qui fait chuter la valeur de la Messe
auprès de ceux qui en sont éloignés, jusqu’à
leur la faire abandonner.
En vivant chaque jour la Sainte Messe,
vous ressentirez le besoin de sainteté et
croîtrez en elle. Si maintenant la Madone
parle de la Messe quotidienne, c’est parce
qu’Elle a confiance que la petite armée de Ses
enfants - demeurés par grâce les plus fidèles
- puisse viser plus haut avec décision. Ce que
la Sainte Vierge a dit une fois aux voyants
reste toujours valable: “Si vous deviez choi-
sir entre Mon apparition et la Sainte Messe,
choisissez la Messe, car dans la Messe vous
rencontrez Mon Fils”.
Puis, Notre-Dame nous assure qu’Elle
nous est proche et intercède auprès de
Dieu pour chacun de nous.
Elle dit expres-
sément “pour chacun de nous” afin que per-
sonne ne se sente moins aimé ou moins
appelé, et Elle nous explique pourquoi: “pour
que Dieu vous donne la force de changer
votre coeur”
. don Angelo
Dieu et satan
Le péché a son origine dans le désir de
l’homme de se substituer à Dieu; chaque
tentative faite dans cette direction comporte
un bouleversement du plan divin et, par voie
de conséquence, de l’ordre naturel voulu par
Dieu: on passe ainsi sous la domination de
satan, prince et principe du refus à Dieu. La
grande tromperie se déclenche: le mirage de
l’indépendance de Dieu se traduit par l’escla-
vage à satan. Non seulement l’homme ne se
conquiert pas mais il perd sa liberté, il est
entraîné par satan qui use de lui à sa guise.
Nous avons la possibilité de choisir entre
l’esprit de Vérité et l’esprit de
mensonge: dans cette possibilité de choix
réside notre liberté, et donc notre responsabi-
lité. C’est une décision que nous sommes
appelés à prendre non pas une fois pour
toutes, mais chaque jour, à chaque instant de
notre vie; c’est un choix non intellectuel mais
existentiel.
Vivre la prière, vivre surtout la Sainte
Messe signifie établir un contact réel avec
Dieu, progresser dans la sainteté et donc
permettre à l’Esprit de générer en nous Jésus,
Fils Unique de Dieu. Cette voie d’assimilation
à Dieu n’est plus un mirage car elle n’est plus
la promesse illusoire de l’esprit de mensonge
qui séduit notre orgueil, mais elle est le fruit
de la semence placée dans notre coeur par
l’Esprit de Vérité, accueillie en faisant nôtre
le très humble Fiat de Marie, et portée à
maturation par la prière et la consécration
quotidienne. Nuccio
paix ni entre Dieu et l’homme, ni dans les
familles, ni entre les peuples, il n’y a plus de
paix dans les âmes. Dieu veut faire un ex-
trême effort pour atteindre le coeur des hom-
mes et c’est pourquoi Il envoie Sa Mère.
Les invitations éplorées d’une mère, qui
nous répète quelles sont les voies du salut,
devraient trouver un écho en ses enfants. Et
pourtant les gens ne veulent plus comprendre
ni accepter les admonitions du Ciel dans le
but de transformer leur propre coeur; comme
les contemporains de Jésus, qui préféraient
rester aveugles: “Vous ne voulez pas voir
avec vos yeux, vous ne voulez pas vous
convertir pour que je vous guérisse, vous
pardonne, demeure avec vous et vous rende
heureux” (cf J.12,40).
Alors, quel objectif veut atteindre
aujourd’hui la Madone, avec ces innombra-
bles apparitions? Notre Mère semble dire: “Je
ne veux pas vous admonester davantage”
(28.1.87). Puisque toutes les remontrances
prononcées à Fatima, Lourdes, La Salette...
sont tombées à vide, ont frappé des oreilles
sourdes. Les coeurs ne se sont pas ouverts,
mais endurcis. L’homme a voulu être un dieu,
décider personnellement, créer par lui-même
un futur sans Dieu, sans éternité...
C’est pourquoi Notre-Dame cherche
aujourd’hui quelque chose de nouveau: Elle
cherche les “dix justes” (et certainement
davantage si l’on fait le rapport entre la
Sodome d’alors et celle d’aujourd’hui). Elle
cherche ces chrétiens qui veulent être le sel de
la terre et la lumière du monde.
“Vous savez
qu’aujourd’hui vous êtes le sel de la terre et
la lumière du monde” (25.10.96).
Aujourd’hui Dieu cherche ce ‘Reste fi-
dèle’ dont parlent les prophètes, ces ‘justes’
par lesquels ce pauvre monde, attiré et obs-
curci par satan, puisse encore une fois être
sauvé et guéri. Jésus Christ nous a offert
l’incroyable grâce de participer avec Marie à
cette oeuvre de rachat.
Avec Son amour infini, Notre Mère édu-
quera ces chrétiens fervents, qui vivent déjà
en ce moment dans l’amour pour Dieu et pour
le prochain et qui, comme Paul, disent; Je
complète dans ma chair ce qui manque aux
souffrances du Christ , au bénéfice de Son
corps, qui est l’Eglise
(Col.1,24). **
Marie cherche les justes
pour que Dieu ‘fasse grâce’
Pourquoi les apparitions de la Sainte
Vierge en ces temps se multiplient-elles, pour-
quoi durent-elles aussi longtemps et sont-
elles souvent accompagnées de larmes?
L’homme a perdu Dieu dans son coeur. C’est
pourquoi il a perdu la paix. Il n’y a plus de
Que toute l’Eglise
prie pour le Pape
“Seigneur, ne le laisse pas tomber dans
les mains de ses ennemis” (ainsi se termine
l’antique prière Pro Pontifice).
Que monte vers Dieu une prière inces-
sante pour le Saint Père, comme elle s’élevait
de la première Eglise de Jérusalem pour
Pierre, emprisonné. Nous savons ce que re-
présente ce Pape aujourd’hui pour l’Eglise et
pour le monde, véritable bastion pour la
défense de la vérité. Il est évident que la
Sainte Vierge l’a défendu et qu’Elle continue
à le défendre de manière prodigieuse de tant
de complices de satan qui lui tendent des
pièges. Mais Notre-Dame a besoin de nous
tous pour retenir la main des ennemis qui
trament de manière subtile contre lui: “la
main des Hérode, des Judas, des Caïphe et
des Pilate d’aujourd’hui, afin que la puis-
sance infinie de la miséricorde du Père res-
plendisse victorieuse sur le malin”. Ainsi,
l’Evêque Paul M.Hnilica nous exhorte-t-il à
prier ensemble chaque jour pour le Pape,
avec la prière composée par Léon XIII “con-
tre satan et les anges
rebelles”. La voici:
Saint Michel Archange, défendez-nous
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dans le combat. Soyez notre défense contre la
perfidie et les embûches du démon. Que Dieu
fasse sentir Son empire, nous Le supplions
humblement. Et vous, Prince de la Milice
céleste, par la puissance divine, repoussez en
enfer satan et les autres esprits mauvais qui
se répandent dans le monde en vue de perdre
les âmes.”
Faisons prier les petits - C’est encore ce
même Evêque qui s’adresse ainsi aux Fa-
milles mariales
: “Dans l’esprit du message
de Fatima et en perspective des immenses
tâches qui attendent Jean-Paul II pour le
Grand Jubilé de l’An Deux Mille, alors que
nous sommes dans l’année de l’Esprit Saint,
je vous invite à faire prier le chapelet - ou au
moins une dizaine - à vos jeunes enfants (5-
10 ans), pour le Saint Père et pour les inten-
tions de la Sainte Vierge, les 9 premiers jours
de chaque mois, tout au long de l’année, le
soir avant d’aller dormir.
Votre famille pourra présenter à Dieu
cette offrande journalière spéciale pour le
Pape. Si vous faites prier chaque soir le
chapelet (ou une dizaine) à vos petits enfants
(5-10 ans) pendant l’année entière, Dieu
vous fait une promesse comme aux trois
petits bergers de Fatima: par cette prière, Il
donnera la paix, protégera la vie du Saint
Père, mais aussi votre vie de famille, telle-
ment menacée par la télévision qui est deve-
nue, spécialement le soir, la reine de nos
maisons!
(P.M.Hnilica)
Le vent de l’Esprit Saint
souffle sur Cuba
La foule immense, l’enthousiasme des
gens, le respect et l’attention de Fidel Castro
ont accompagné le Pape dans son historique
visite pastorale à Cuba (21-26 janvier), con-
duite docilement et triomphalement sous l’ac-
tion de l’Esprit Saint. La semence jetée par le
Saint Père donnera son fruit et “rien à Cuba
ne sera plus comme avant”.
Dans l’homélie du dimanche 25 janvier,
en présence d’un million de Cubains, Jean-
Paul II a offert une synthèse de la significa-
tion de cette visite: “Je suis ici parmi vous
comme messager de la Vérité et de l’Espé-
rance”. Avant tout, il s’est adressé aux catho-
liques: “Tous, nous avons été baptisés dans
un seul Esprit pour former un seul corps (1
Cor.12,13), le Corps mystique du Christ, qui
est l’Eglise. Donc, l’Eglise à Cuba n’est ni
seule ni isolée, au contraire elle fait partie de
l’Eglise universelle répandue dans le monde
entier. Me trouvant ici parmi vous, je veux
vous apporter la bonne nouvelle de l’Espé-
rance en Dieu. Comme serviteur de l’Evan-
gile, je vous apporte ce message d’amour et
de solidarité que Jésus Christ, par sa venue,
offre aux hommes de tous les temps. Il ne
s’agit ni d’une idéologie ni d’un système
économique ou politique nouveau, mais plu-
tôt d’un authentique chemin de paix, de
justice et de liberté”.
A Cuba manquent encore ces garanties de
liberté et d’autonomie caractéristiques d’un
pays démocratique; toutefois, depuis quel-
ques années déjà a commencé le dégel entre
l’Eglise et le régime, lequel a consenti aux
catholiques une plus grande liberté d’action.
Jean-Paul II a parlé de ce difficile rap-
port Etat-religion. Il a dit la vérité dans
l’amour,
sans humilier, sans reprocher. Il
parle à “ces régimes” qui ont prétendu ré-
duire la religion à la sphère individuelle, la
dépouillant de toute influence ou importance
sociale. “L’Etat, loin de tout fanatisme ou
sécularisme extrême, doit promouvoir un
climat social serein et une législation adé-
quate, qui permette à toutes les personnes et
à toutes les confessions religieuses de vivre
librement leur propre foi, de l’exprimer dans
le cadre de la vie publique et de pouvoir
compter sur des moyens et des espaces suf-
fisants pour offrir à la vie de la nation leurs
propres richesses spirituelles, morales et ci-
viques”.
La justice que l’Eglise propose. En prio-
rité, le pape a abordé les thèmes sociaux en
indiquant l’Eglise comme “Maîtresse en hu-
manité, qui propose la culture de l’amour et
de la vie.
C’est pourquoi il est nécessaire de
continuer à parler tant qu’il y aura dans le
monde une injustice, si petite soit-elle. Il y a
toujours des personnes qui ont besoin de la
voix de l’Eglise pour que soient reconnues
leurs angoisses, leurs douleurs et leurs misè-
res: l’Eglise est avec elles et le Pape étreint
tous ceux qui subissent l’injustice”.
Il a pourtant rappelé la réalité spirituelle
de l’Eglise qui ne limite pas sa mission à la
promotion sociale de l’homme: “Pour porter
à son terme sa mission propre, l’Eglise pro-
pose au monde une justice nouvelle, la jus-
tice du Royaume de Dieu
(cf Mt 6,33).
Voici le grand changement qu’attend la so-
ciété et dont elle a besoin; on pourra l’attein-
dre seulement si, auparavant, a lieu la con-
version du coeur de chacun
, comme condi-
tion pour les nécessaires mutations de la
société.
La vérité à laquelle se réfère Jésus n’est
pas seulement la compréhension intellec-
tuelle de la réalité, mais plutôt la vérité sur
l’homme et sa condition transcendante, sur
ses droits et devoirs, sur sa grandeur et ses
limites. Cette libération ne se réduit pas aux
aspects sociaux et politiques, mais parvient à
sa plénitude dans l’exercice de la liberté de
conscience, base et fondement des autres
droits humains”.
Pour conjuguer liberté et justice sociale,
développement et solidarité, le Souverain
Pontife a rappelé que la ‘Doctrine sociale de
l’Eglise’
constitue un effort de réflexion et
une proposition qui cherchent à illuminer et
à concilier les rapports entre les droits inalié-
nables de tout homme et les exigences socia-
les”. De là l’importance de connaître cette
doctrine, de la part du laïcat catholique qui
est appelé à l’appliquer dans les divers mi-
lieux sociaux. Le Pape, souhaitant le dépas-
sement du “faux conflit entre la foi en Dieu
et l’amour et le service dû à la patrie” a cité
l’enseignement de José Marti, patriote cubain
du siècle dernier et homme de foi: “Un
peuple non religieux est destiné à mourir, car
en lui rien n’alimente la vertu”.
Le public cubain a constamment inter-
rompu le discours du Pape par ses applaudis-
sements, si bien que celui-ci a plusieurs fois
plaisanté: “Vous êtes un auditoire très actif”;
“Les applaudissements plaisent au Pape parce
qu’ainsi il se repose”; “Merci, mais mainte-
nant ça suffit, j’ai encore une page à lire...”.
Et à la fin, faisant référence au vent, il a dit:
“Ce vent est un signe de l’Esprit Saint, qui
aujourd’hui souffle sur Cuba”. L’homélie
s’est conclue par un appel à “se laisser illu-
miner par Jésus Christ, à accepter sans ré-
serve la splendeur de sa vérité”, et avec une
invocation à la “Virgen de la Caridad del
Cobre”, Reine de Cuba.
Fidel Castro aussi a suivi attentivement
la cérémonie, au terme de laquelle il a serré
chaleureusement la main du Souverain Pon-
tife. Au moment propice de la Messe, des
hommes, des femmes et des prêtres sont allés
lui souhaiter la ‘Paix du Seigneur’. Le ‘grand
leader’ de Cuba qui avait déjà prononcé des
paroles d’estime pour le Pape - par lui défini
comme un “homme exceptionnel, plein de
charisme et d’une trempe de lutteur”, a dit au
terme de la visite avoir écouté avec un pro-
fond respect “même les paroles sur lesquelles
il ne pouvait être d’accord”. Peut-être sera-t-
il resté surpris d’entendre les paroles du Pape
aux jeunes: “ Vous n’êtes pas des fils de la
révolution, mais de la résurrection”
et
encore: “N’ayez pas peur, ouvrez les familles
et les écoles aux valeurs de l’Evangile; elles
ne constituent pas un danger pour aucun
projet social”. Il aura peut-être compris que
l’Eglise n’est plus un ennemi à combattre;
elle ne l’a jamais été!
Mirko
Le courage de la vérité paie finalement.
Le Pape reste du côté de la vérité et c’est
pourquoi il ne s’est jamais tu sur l’oppression
des régimes liberticides de l’Est et, à la fin,
ceux-ci se sont écroulés. Ainsi hier, n’a-t-il
pas caché la triste situation de Cuba.
Déjà, dans l’avion qui l’emportait dans
l’île, à la demande d’un journaliste “Que
voudriez-vous entendre de Castro dans cette
visite historique?” il a répondu: “Je veux,
toujours et partout, entendre la vérité. Je veux
qu’il me dise la vérité, comme homme, comme
président... Je veux entendre aussi la vérité
sur le Pays, sur les relations entre l’Eglise et
l’Etat, sur ce qui est important. Le Président
cubain sait bien qui est le Pape, et s’il l’a
invité, cela veut dire qu’il a pensé auparavant
à ce qu’il peut dire... Nous ne devons pas
oublier que dans cette visite, il y a la Provi-
dence”. Il y a déjà quelque chose qui a bougé
à Cuba: cent prisonniers politiques ont été
libérés. Et nous en attendons d’autres. Et l’on
respire un air nouveau!...
Civitavecchia: conclusions
positives, le dernier mot
appartient au Pape
Le 19 janvier 1998 l’Evêque, Mgr
Girolamo Grillo, a convoqué les fidèles, les
prêtres, les religieux, les laïcs, pour donner
lecture d’une lettre pastorale relativement
aux lacrimations de la ‘Madonnina’. Dans
cette lettre, il fait un point positif de la situa-
tion avec un recul de 3 ans et après la clôture
des travaux de la Commission Théologique et
de l’étude de la Congrégation de la Doctrine
de la Foi. Maintenant, on ajoute que l’étude
du cas doit être poursuivi, à un niveau supé-
rieur, puisque l’événement a eu une réso-
nance internationale; en outre, tout tourne
autour de la lacrimation advenue dans les
mains d’un Evêque, qui ne peut être ‘juge et
partie’.
Toute la question, comme dit la lettre,
“réside désormais en ultime analyse dans les
mains du Pape, par l’oeuvre de ses plus
proches collaborateurs”. En même temps le
Card.Ratzinger a invité l’Evêque Grillo à
“réserver aux fidèles qui arrivent à Civitavec-
chia, poussés par des motifs de foi, ces atten-
tions et soins pastoraux nécessaires pour pro-
mouvoir une saine dévotion envers la Vierge
Marie, selon l’enseignement de l’Eglise”.
C’est donc une reconnaissance explicite qu’à
Civitavecchia se développe un mouvement
marial extraordinaire et qu’on ne peut mécon-
naître les nombreux pèlerinages et les fruits
spirituels qui en découlent.
L’Evêque a tout de suite délimité quel-
ques lignes pastorales pour mieux accueillir
et orienter spirituellement les pèlerins. Elles
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concernent le sacrement de la pénitence (très
demandé), l’adoration et la célébration
eucharistiques, la présence sacerdotale, la
diffusion d’une authentique dévotion mariale...
la construction de structures adéquates et le
tracé d’un futur sanctuaire, digne de la Sainte
Vierge.
Troisième anniversaire. la résonance de
la lettre sur les mass media a été très forte. Les
célébrations du 3ème anniversaire de la pre-
mière lacrimation, le 2 février, ont vu affluer
des milliers de fidèles de toutes les parties de
l’Italie. Le soir du 1er février, en conclusion
du grand pèlerinage pédestre parti du coeur de
la ville de Civitavecchia (8 Km, parcourus
avec foi parmi les chants et prières par envi-
ron trois mille personnes), l’Evêque a béni, à
côté de la grande croix lumineuse haute de
7,38 M., donnée par les Français de Dozulé,
une grande statue de la Sainte Vierge, calquée
sur celle vénérée à Tihalina.
Le 11 février a été célébrée la journée des
malades, avec la présence de l’Unitalsi (Union
Italienne au service des Infirmes) du diocèse
et de milliers de pèlerins. Imposante fut la
procession mariale aux flambeaux, terminée
par la bénédiction eucharistique à chaque
malade. Tous les samedis et dimanches, la
présence des pèlerins est massive et, pour
répondre aux exigences des fidèles, il a été
nécessaire de faire venir de Rome d’autres
confesseurs, en plus des 5 qui sont sur place
à demeure. don Augusto Baldini, Curé
Kibeho: un acte de réparation
de l’Evêque après les massacres
prédits par Marie
L’Evêque Misago est revenu à Kibeho
pour la fête des 7-Douleurs le 15 septembre
96. C’est un lieu sacré de grâces, par les
phénomènes surnaturels des années 80, et
maintenant un nouveau Golgotha par le sang
répandu dans les luttes fratricides entre Hutu
et Tutzi. A cette occasion il a transmis à son
peuple ce message d’espérance dans la Croix:
“Les grands maux qui se sont abattus ces
derniers temps sur le Rwanda semblent avoir
été prédits à Kibeho durant les apparitions,
vraiment comme les drames qui ont frappé
l’Eglise ces dernières années. Nous avons été
avertis. Nous n’avons pas voulu écouter. Il
nous a été demandé de nous repentir et de
nous convertir sincèrement, quand il en était
encore temps. Nous n’avons pas été suffisam-
ment prompts à accueillir des messages de
cette nature. J’ai appelé le Sanctuaire marial
de Kibeho ‘Sanctuaire de Notre-Dame des
Douleurs’ parce que les paroles dites à Kibeho
à de nombreux voyants et les faits observés
durant les apparitions, surtout à partir de
1982, étaient tous relatifs au thème de la
souffrance et de son rôle dans la vie du
chrétien. Un des messages invitait à la réci-
tation du Chapelet des Sept-Douleurs de la
Vierge Marie et nous avons tous été exhortés
à faire pénitence, à supporter les épreuves en
expiation des péchés du monde, et à partager
la passion de Jésus pour la rédemption des
hommes”.
L’Evêque rappelle l’apparition dans la-
quelle les voyants, terrorisés, assistèrent au
déferlement d’une mer de sang par les rues de
Kigali et tout le Rwanda, et évoque les
exterminations d’avril et mai 94 à Kibeho
avec, un an plus tard, les innombrables victi-
mes fauchées après la fermeture forcée des
camps de réfugiés. Combien de personnes ont
souffert jusqu’à sombrer dans un état de
prostration! C’est pourquoi Mgr Misago a >
> proposé que Kibeho devienne pour nous
tous un lieu saint qui rappelle toujours le rôle
de la Croix de Jésus et la valeur sur terre de
la souffrance dans l’existence chrétienne.
“Le disciple de Jésus - a-t-il conclu - ne
se sépare jamais de la Croix, le Fils de Marie
n’est jamais à l’abri des épreuves. Ce sont les
paroles du message reçu par les voyants de
Kibeho”.
Dans le sanctuaire se déroule
perpétuellement l’adoration du Très Saint
Sacrement, exposé dans la chapelle provi-
soire, puisque l’Eglise paroissiale a subi des
dommages très importants. Quelques grou-
pes de pèlerins ont demandé la construction
d’une basilique, mais Mgr Misago rappelle
que la Vierge n’a pas parlé d’une basilique,
mais seulement d’une chapelle, ou - mieux -
de deux chapelles, une petite et une plus
grande.
Medjugorje en prière pour
le Pape, dans l’attente du Jubilé.
Le 1er janvier 1998, les Frères et pèlerins
de Medj. ont écrit au Pape: “Très Saint Père,
du coeur de la Bosnie Herzégovine nous
voulons vous consoler par une promesse que
nous avons faite à la Reine de la Paix qui,
depuis plus de seize ans apparaît en ce lieu,
devenu un centre international de prière et de
conversion visité par des millions de pèlerins,
des centaines d’Evêques et des dizaines de
milliers de prêtres.
Sainteté, voici notre promesse: la Paroisse
de Medjugorje, en vue du désormais proche
Grand Jubilé, veut vous offrir le soutien d’une
prière quotidienne et spéciale pour Votre
Ministère Universel avec cette intention: que
Jean-Paul II ouvre la Porte Sainte du S.Noël
de 1999.
Dans Ses messages, la Madone nous a
demandé sans cesse depuis le début de prier
tous de manière spéciale pour le Pape parce
qu’Elle a un projet particulier pour Sa Sain-
teté. Aujourd’hui plus que jamais nous nous
rendons compte que cette énorme bataille
spirituelle - qu’en Bosnie-Herzégovine nous
avons expérimentée avec angoisse dans la
guerre - peut être remportée seulement avec
les armes évangéliques que Notre-Dame nous
a rappelées: la prière, le jeûne, la conversion
du coeur, la vie sacramentelle, le rosaire, la
consécration à Son Coeur Immaculé.
Conscients de notre responsabilité
pastorale, laquelle a été amplifiée par les
apparitions qui ont attiré des millions de
fidèles, nous sentons le devoir de faire prier
plus particulièrement pour vous les pèlerins
qui se rendent ici, très cher Saint Père. Nous
pensons que cette inspiration vienne vraiment
de la Reine de la Paix, qui nous demande de
mettre spirituellement Medjugorje au service
de Votre Sainteté par un ministère d’interces-
sion, afin que la grâce de la prière que tant de
coeurs ont reçue, puisse se diffuser dans le
monde, également comme contribution de
Medj. au soutien de Jean-Paul II, Pape de
Marie: qu’il puisse porter à son terme le
devoir que Dieu lui a confié”.
Un Evêque mexicain qui ne craint
pas de risquer son honneur:
“Ici se rénove l’Eglise”
Dans les premiers jours de novembre Mgr
Lazaro Perez, du diocèse de De Autlan
Jalisco, est venu en visite à Medj. avec un
groupe de pèlerins. Nous rapportons quel-
ques-unes de ses impressions: “Medj. est très
Nouvelles de la terre bénie
connu au Mexique. J’ai appris ces faits pour
la première fois il y a 15 ans. Je dois être
sincère et dire que lorsque nous, Evêques,
apprenons des nouvelles relatives à des appa-
ritions et phénomènes similaires, nous som-
mes généralement prudents dans nos déclara-
tions.
Nous craignons toujours de confirmer des
nouvelles qui pourraient se révéler fragiles et
évoluer vers le fanatisme. Dans les débuts,
c’était ma conviction personnelle. Mon grand
intérêt a commencé lorsque, de manière for-
tuite, j’ai eu connaissance du livre du théolo-
gien, P.René Laurentin, où il traitait des ap-
paritions dans le monde entier. J’ai lu ce livre
avec un grand intérêt et une phrase m’a
particulièrement frappé: ‘Nous traversons une
époque dans laquelle les jardins de l’Eglise
ne donnent plus de fruit et le moment est venu
où la Vierge vient les renouveler et leur
donner une nouvelle fraîcheur’
. Je suis alors
arrivé à la conclusion que les problèmes qui
existent dans l’Eglise ne sont pas résolus et
que, peut-être, les pasteurs en sont responsa-
bles. Et je me suis senti un des leurs.
“Nous avons besoin de saints prêtres et
pasteurs qui s’engagent à vivre selon Jésus
Christ, le Bon Pasteur, et le Saint Coeur de
Jésus”. La solution manquée des problèmes
de l’Eglise “a ouvert la porte à l’athéisme, le
sécularisme, la société de consommation, qui
ont créé une culture de valeurs en opposition
avec l’enseignement évangélique. Un ami
théologien m’a conseillé de ne pas aller à
Medjugorje, disant qu’il ne voudrait pas ris-
quer ainsi la réputation qu’il s’est acquise. Le
Père Laurentin m’a dit que de tels théologiens
se servent de la doctrine mariale pour l’ensei-
gnement, mais n’ont pas un rapport senti à
l’égard de Marie. Tout ceci m’a aidé à éveiller
en moi un grand intérêt dans mes rapports vis-
à-vis de la Vierge. Je retiens qu’il faut avant
tout porter une grande d’attention aux résul-
tats de Medj. et je puis dire avoir noté beau-
coup de bons fruits. J’inviterai mes fidèles à
venir à Medj. Dommage que ce soit aussi loin
du Mexique!”.
Mgr Perez a fait mention de sa rencontre
avec Vicka, au cours de laquelle la voyante a
redit l’importance des messages de la Vierge
quant à la conversion, le jeûne, la prière, le
pardon, la Sainte Confession. “Personnelle-
ment, je retiens ce qui suit: si la Vierge
cherche, par le Christ, à faire renaître ces
valeurs, alors ce devrait être la tâche fonda-
mentale de tout prêtre et en particulier de
nous, Evêques. Il faut montrer à nos fidèles
qu’il y a une voie de salut en ce monde,
puisque le Christ est notre voie, le Christ est
notre Sauveur; ici nous voyons que la Mère
du Christ nous invite à vivre tout ceci, qui
nous mène au salut”.
* L’association ‘Medjugorje pour les
enfants’ fondée par le pianiste suisse Mauro
Harsch en 1987, un an après sa guérison
physique et spirituelle, a célébré en octobre
dernier le 10me anniversaire de son activité.
Il s’agit de la première association de bienfai-
sance inspirée par Medj. Maintenant elle
oeuvre dans divers pays du monde et a pour
but d’apporter une aide concrète à des enfants
nécessiteux et particulièrement aux plus pau-
vres, aux orphelins, aux abandonnés. Elle a
notamment aidé - à Medj. - la réalisation du
‘Village de la Mère’, composé d’une ving-
taine de maisonnettes abritant chacune 7 or-
phelins et leurs éducateurs: de cette oeuvre
s’occupe P.Slavko. (On y accueille mainte-
nant des jeunes, abandonnées en attente de
maternité qui, sans cela, auraient avorté).
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Voyage missionnaire de Frère Ivan -
Sur invitation des missionnaires croates du
Canada et des USA, le curé de Medj., Fr.Ivan
Landeka, a passé les fêtes de Noël et du
Nouvel An parmi les centres de prière et de
culture croates. Puis, à La Haye il a visité les
détenus croates déférés à la Cour Internatio-
nale et a obtenu la permission de célébrer
Noël avec eux.
“Le personnel s’est montré très courtois -
a-t-il dit -. Les détenus, en habits de fête,
étaient bien disposés. J’ai pu parler avec
chacun et confesser ceux qui le désiraient. A
la Messe ils ont chanté les chants de la fête et
se sont distribué les lectures et prières des
fidèles. A la fin, nous avons partagé un repas
qui nous avait été préparé, leur apportant joie
et réconfort”.
5 Séminaires de jeûne et de prière,
organisés et conduits par Fr.Slavko Barba-
ric’, se tiendront à la Maison de prière ‘Do-
mus Pacis’ en préparation à la fête de Pâques,
comme c’est devenu une habitude depuis
plusieurs années. Le premier débutera le 2
mars et le dernier se terminera juste avant
Pâques. (fax 00 387 88 651 444)
Le témoignage du P. O’Caroll -
P.Michel O’Caroll, Irlandais, expert connu en
mariologie, a écrit - outre des oeuvres nota-
bles sur la Vierge Marie - un livre sur Med-
jugorje. Venu une nouvelle fois avec un groupe
important de pèlerins irlandais il a déclaré:
“Medj. est un grand don à l’Eglise d’aujour-
d’hui. Il croît et se diffuse continuellement.
C’est merveilleux de voir l’ardeur de la prière,
la foi forte du peuple et la multiplicité des
confessions et des confesseurs. L’intercession
et le pouvoir de la Vierge en ce lieu sont
évidents. Même le Pape le reconnaît. Quand
l’Evêque Kim, de la Corée du Sud, lui a dit lui
être particulièrement reconnaissant pour la
libération de l’Europe de l’Est du joug com-
muniste, le Souverain Pontife a répondu:
“Votre gratitude ne doit pas aller à moi, mais
à la Vierge de Fatima et de Medjugorje”. Ici,
je vis toujours un renouvellement de ma foi et
de l’esprit de prière”.
A la demande relative au fait qu’il y a tant
d’oppositions dans l’Eglise face à cet événe-
ment, il a répondu: “Dans l’Eglise se vérifie
une apostasie. Personnellement, comme les
autres experts marials je vois en Medj. la
continuation de Fatima... Chez nous, en
Irlande, grâce à Medj. beaucoup de personnes
ont retrouvé la foi, la prière, les sacrements (et
de manière particulière la confession). La
Vierge nous conduit à Jésus et nous ouvre à
l’Esprit Saint. Conscient de tous ces faits,
si évidents, c’est également pour moi un vrai
mystère que l’Eglise officielle n’accepte pas
tout ceci. Mais, ce ne doit pas être un pro-
blème pour nous: Nous devons chercher à
répondre aux invitations de la Gospa, et tout
le reste viendra quand la Providence le vou-
dra. Protégez Medj. C’est une espérance pour
nous tous!
(du Bulletin de Presse)
Soeur Emmanuel a passé les premiers
jours de février en Malaisie, Singapour et
Australie
pour parler du Coeur de Marie
selon l’école de Medj. En Malaisie elle a eu
la joie de rencontrer des Evêques qui ont
encouragé leurs prêtres à ouvrir leurs Eglises
pour des soirées dans l’esprit de Medj.
L’exemple d’un Evêque m’a particuliè-
rement touchée, écrit-elle: Depuis son retour
de Medj. il vit les 5 points, il pratique les 2
jours de jeûne et anime de grandes veillées de
prière dans sa Cathédrale. Le 1er vendredi du
mois il passe toute la nuit devant le Saint
Sacrement avec son peuple, priant, chantant
avec lui et l’enseignant, dans une simplicité et
une ferveur bouleversantes. Résultat, on
compte des centaines de baptêmes par an dans
sa Cathédrale.
La jeunesse des assemblées est saisis-
sante. Après les conférences, ces jeunes de-
mandaient des précisions pour mieux mettre
en pratique les demandes de Marie. Ils ne
venaient pas en ‘touristes spirituels’ mais en
pauvres, heureux de pouvoir se rapprocher de
leur Mère. En Australie, P.Tim Deeter m’a
accompagnée dans les rencontres faites dans
les Eglises et dans les écoles: son témoignage
mériterait un livre.
“Attention aux fausses voix” a dit ré-
cemment Vicka. Les voyants de Medjugorje
affirment que Marie ne leur a donné aucune
indication selon laquelle les apparitions quo-
tidiennes cesseraient bientôt, ou que les se-
crets seraient prochainement dévoilés. En
revanche, la Gospa nous invite à prier pour
Ses intentions et à vivre fidèlement ce qu’Elle
nous demande.
Et la Vierge n’a pas non plus demandé
récemment 4 jours de jeûne à cause d’une
guerre imminente. Ce sont des voix
incontrôlées émanant parfois d’un pèlerin
qui, ignorant le croate, a déformé une parole
entendue... et ainsi sont diffusées les fausses
rumeurs. Mais avec patience, la Sainte Vierge
nous invite depuis 16 ans à jeûner pour em-
pêcher les guerres. Plus seront nombreux
ceux qui vivent Ses messages et portent la
paix dans leur coeur, plus vite sera réduit à
l’impuissance l’auteur de toutes les guerres.
A la Sainte Vierge le volant de notre
vie - A Medjugorje, un prêtre âgé donna cette
magnifique image à une jeune fille qui s’in-
quiétait de ne pas connaître le plan de Dieu
sur sa vie. “Lorsque vous prenez votre voiture
la nuit pour aller d’Avignon à Marseille, les
phares n’éclairent pas les 100 km de votre
parcours. Ils n’éclairent que la portion de
route dont vous avez besoin. La Sainte Vierge
fait la même chose lorsqu’Elle vous conduit!
Elle vous emmène au Paradis, mais n’éclaire
pas tout le parcours à la fois, seulement la
portion de route nécessaire pour avancer.
Et ne vous aventurez pas à essayer de voir
1 km plus loin, vous risqueriez de rater le
virage qui est éclairé devant vous! Ne restez
pas non plus les yeux fixés sur le rétroviseur,
ne regardez pas en arrière, vous risqueriez
d’aller dans un arbre. Vivez dans l’aujourd’hui,
faites confiance à la Sainte Vierge!”.
Un an plus tard, cette jeune fille déclare:
“Ce conseil a changé ma vie, j’ai placé mon
avenir entre les mains de la Mère de Dieu, et
l’inquiétude et la peur ont fait place à la joie
profonde d’être en sécurité avec Elle. Quel-
ques semaines après ma rencontre avec ce
prêtre, Jésus m’appela à prendre un tournant
radical pour Lui. Heureusement que j’étais
dans ces dispositions, car autrement je n’aurais
pas pu accueillir Son appel, encore moins lui
donner mon ‘oui’. Je prie pour les jeunes, afin
qu’ils confient leur avenir à Marie et cessent
de se tourmenter; car s’abandonner à Elle,
c’est opter pour la sécurité! Quand vous allu-
mez le phares de votre voiture, redonnez
votre ‘oui’ à Marie pour vivre dans
l’aujourd’hui!”.
Des salles à la place des tentes. La
paroisse continue ses travaux d’aménage-
ment. Une des grandes tentes vertes a déjà été
démontée. Sur cet emplacement sera érigée
une salle de conférence modulable en 3 par-
ties, pouvant contenir des milliers de person-
nes.
Un cardinal à Medjugorje? L’Arche-
vêque de Vienne, Mgr Cristoph Schönborn, a
été fait Cardinal par Jean-Paul II le 21 février.
Le 26 septembre dernier, il permit au Père
Jozo de parler de Medj. dans sa Cathédrale,
alors archi-comble. Le P.Jozo nous rapporta
quelques bribes de sa conversation avec lui à
l’archevêché: “Il a très bien compris ce que
Medjugorje signifiait, ainsi que le mouve-
ment qui en découle.
Je lui ai fait part très ouvertement de nos
difficultés mais encore plus des fruits qui
proviennent de la Mère de Dieu, de Ses
apparitions, ainsi que des messages qu’Elle
donne ici depuis plus de 16 ans. Le Card.
Schönborn me parla du cardinal Ratzinger et
me dit que celui-ci reconnaissait l’importance
des fruits de Medj. Le prélat souligna ensuite
que presque tous les candidats qui se trouvent
dans son Séminaire ont reçu leur appel au
Sacerdoce par Medj. Je l’ai invité à venir à
Medjugorje; il me répondit que ce serait bien
qu’il y aille un jour. Puis il m’a encouragé à
travailler au service de la Sainte Vierge”.
(du Journal de Soeur Emmanuel)
Interview de Marija:
par la prière, le don de la foi
Nous rapportons succintement quelques
passages de l’interview accordée par Marija
à Alberto Bonifacio à Monza le 14 janvier.
A la demande faite à la voyante si elle a
connaissance de ce que pense le Pape sur
Medjugorje, sa réponse est très précise et
riche de témoignages qui prouvent - comme
tous le savent - un intérêt réel du Pape (nous
rappelons qu’il est d’ailleurs un fidèle lecteur
de notre ‘Echo de Marie’). Et quand Alberto
demande: “Mais, selon toi, lui personnelle-
ment croit-il à Medj.?” Marija répond: “Oui.
Oui parce qu’en diverses occasions il a dit
qu’il y croit”.
A. demande si, après plus de 16 ans
d’apparitions, son rapport avec la Sainte
Vierge a changé Marija répond par la néga-
tive, que la Madone apparaît toujours la même,
voire (si c’était possible) “même plus jeune
qu’aux premiers jours. Seulement - ajoute
Marija - maintenant nous sommes plus mûrs;
et notre croissance continue, grâce à Dieu,
avec Notre-Dame”.
Puis, elle souligne, même au moyen de
témoignages dont elle a la connaissance di-
recte, comment à travers la souffrance il est
possible de rencontrer Jésus et donc comment
la croix est réellement mystère de salut; elle
nous invite à offrir nos douleurs pour nos
frères et pour les âmes du purgatoire. Con-
fronté à la souffrance d’une soeur, Alberto
demande si l’offrande de Jésus sur la croix,
jusqu’à l’ultime goutte de son sang n’était pas
suffisante pour notre salut et pourquoi, dans
le plan salvateur Dieu demande-t-Il aussi
notre participation? Marija répond: Nous di-
sons souvent que la souffrance est un mys-
tère, mais je dis toujours: “A travers elle nous
rencontrons Jésus sur la croix”.
Combien de personnes me disent: si je
n’avais pas eu cette épreuve, je ne me serais
jamais approchée de Jésus... Nous nous la-
mentons beaucoup de la mort des êtres aimés
(ils étaient jeunes... ils pouvaient profiter
davantage de la vie...). Nous voudrions une
vie longue, mais nous ne pensons plus à
l’éternité. Prions pour les personnes qui assis-
tent les malades ou ceux qui sont dans la
peine; qu’elles les aident à offrir leurs dou-
leurs, non seulement pour eux, mais aussi
pour le prochain.
background image
A la demande relative à la durée des
apparitions, Marija a répondu qu’elle ne sait
si (et quand) elles cesseront et ajoute: “Une
fois, nous avons demandé à la Madone quand
finiront les apparitions. Notre Mère nous a
répondu: Etes-vous lassés de Moi? De ce
moment nous nous sommes dit: Jamais plus
nous ne demanderons”.
Alberto questionne: “Avec le monde qui
poursuit sa perversion (nous voyons des avor-
tements, divorces, criminalité, marginali-
sation, guerres...) selon toi, Notre-Dame con-
tinuera-t-Elle à verser des larmes ou bien des
châtiments frapperont-ils l’humanité?” Ma-
rija répond: “Moi, je dis toujours que la
Madone veut, comme une maîtresse, nous
rééduquer... Une personne qui ne met pas
Dieu à la première place dans sa vie est
capable de tout: voler, tuer, etc...” Dieu pre-
mier servi... et tout le reste suit, par voie de
conséquence.
“Voici, je pense que la Sainte Vierge est
venue pour nous rééduquer à la foi... J’ai vu
qu’Elle nous apporte vraiment Jésus, nous
indique Jésus, nous indique l’Eglise, nous
indique le groupe de prière où nous pouvons
nous rencontrer et prier ensemble, nous aider,
échanger nos expériences de la vie quoti-
dienne. Chaque jour, d’une manière ou d’une
autre, la Madone nous confronte à cette réa-
lité de la foi. Une fois, Elle nous a dit: “La foi
est un don; par la prière vous pouvez avoir ce
don de la foi”. Et Elle a ajouté: “Priez pour
avoir ce don de la foi”.
Aux jeunes: comment
répondre aux provocations
d’aujourd’hui.
Du 3 à 6 janvier, sur le thème “Regarder
Dieu avec le coeur” s’est déroulée à Numana
(An) la rencontre tenue par P.Tomislav à la
demande explicite des jeunes, présents au
nombre d’environ 300. Le fil conducteur du
congrès fut le message du S.Père en prépara-
tion à la XIIIème Journée Mondiale de la
Jeunesse.
Les jeunes, loin d’être insouciants, sont
venus avec leur fardeau de problèmes et
d’espérances, en recherche de vérités, en
attente de réponses. Mgr Angelo Comastri,
Evêque de Lorette,
est intervenu, avec “une
chaleureuse salutation à l’Esprit Saint” et son
souhait “d’accueillir le Royaume de Dieu qui
vient et d’être témoins de la vérité”. Ce prélat
fut coordinateur pour l’Italie des dernières
Journées Mondiales de la Jeunesse, qui ont
eu lieu à Paris; il a célébré la Sainte Messe du
dimanche 4 janvier.
“Répondre aux provocations” est le
thème de l’exposé fait par P.Tomislav lundi
5 janvier, dont nous présentons ici en syn-
thèse quelques points:
1. La cage: “Si on libère un souriceau
resté longtemps dans une cage, il meurt, il ne
peut vivre en dehors. Beaucoup de personnes
cherchent Dieu comme un refuge et ne réus-
sissent pas à vivre; ils se cachent dans un trou.
C’est ce qui arrive, soit à qui veut se réfugier
dans un couvent, soit à qui développe en lui
un aspect religieux, mais ne s’épanouit pas en
plénitude: on crée une cage. Les personnes
qui ne se confrontent pas aux épreuves ne se
développent pas, ne se fortifient pas. A l’in-
verse, Dieu veut donner à chacun une person-
nalité capable de soutenir le face-à-face avec
toutes les provocations de la vie et de trouver
la réponse à toutes les demandes existentielles.
Notre vie est un mystère, mais le mystère est
illuminé par l’Esprit Saint”.
Successivement, P.Tomislav illustre par
des exemples comment le manque de répon-
ses positives aux provocations de la vie con-
duit ceux qui ne consentent pas à “entrer dans
la profondeur et à s’ouvrir à la pleine vérité”
à des attitudes de renoncement et de
superficialité.
2. Quelles défenses se déclenchent pour
empêcher une réponse positive? “Rester
dans la cage n’est pas neutre, c’est un com-
portement destructif: la froideur fait partie de
la haine”. Celui qui prend ainsi position
détruit lui-même et les autres. Les personnes
fermées tendent presque toujours à justifier
ainsi leur attitude: je ne sais pas m’améliorer,
je ne sais que faire .
Mais cette expression
dénonce en réalité l’habitude et peut-être le
désir de rester incarcérées. “Marie - poursuit
P.Tomislav - ne ‘pouvait’ pas, mais Elle était
ouverte à la toute-puissance de Dieu: cette
ouverture permet de répondre aux provoca-
tions du monde. Le refus défend le mal à
l’intérieur de nous, il protège une strate ma-
lade en nous-même. Il y a trois groupes de
défenses: psychologiques, spirituelles, et
celles que satan suscite pour ne pas nous
permettre de sortir de notre prison. L’attitude
de défense peut donc favoriser l’oeuvre de
satan en nous.
3. Comment permettre que Jésus ré-
ponde en nous aux provocations. “L’Eucha-
ristie vivante: l’oeuvre de Jésus continue
jusqu’à la fin des temps! Il faut se donner soi-
même pour que Jésus agisse en nous. Donner
ses yeux pour que Jésus regarde, donner ses
pieds pour qu’Il marche... et il y a celui qui
donne tout, même sa chair et son sang. Jésus
vit dans les personnes, dans ces personnes Il
continue à pardonner, encourager, à faire
sortir de l’obscurité ceux qui y demeurent.
Nous ne pouvons pas répondre aux provoca-
tions du monde si ce n’est Jésus qui le fait en
nous. En nous, Jésus répond dans l’Esprit
Saint aux provocations de la vie... Sans
l’ouverture à l’Esprit Saint Jésus ne peut pas
non plus être conçu en nous”.
“Savoir regarder comme Marie au pied de
la croix, au-delà de la crois, au-delà de la
mort du Fils”; si les chrétiens avaient ce
regard, ils ne seraient pas écrasés par les
provocations. Je vous dis: ne fuyez pas les
épreuves: vous seriez en fuite de vous-mê-
mes, de vos proches, de lieu en lieu, comme
Caïn. Vivez l’ouverture, là où vous êtes.
D’ordinaire, les personnes fuient les épreu-
ves. Si vous êtes en Dieu, au contraire, cha-
cune de vos faillites devient une force qui
vous porte en avant et que vous ne pouvez ni
découvrir ni expérimenter quand tout vous
sourit. Dans la vie spirituelle, souvent les
personnes veulent atteindre un palier et s’y
reposer, comme Elie... s’arrêter pour définir
une spiritualité (une ‘cage’)..., et ne peuvent
plus croître car elles sont ainsi bloquées.
Une fleur dans la guitare. Le dernier
jour du congrès, un frère de la Communauté
a trouvé, entrelacée dans les cordes de sa
guitare une fleur, avec un petit billet ainsi
libellé: “Vos sourires ont vaincu nos résistan-
ces; maintenant que nous sommes plus ouverts,
nous attendons avec confiance la prochaine
rencontre afin que, mieux préparés, nous
puissions cueillir le sens de chaque parole...
Merci!
Nicola
Un ensemencement de grâces:
le voyage de P.Slavko en Pologne:
“Je suis arrivé en Pologne sur invitation
des pèlerins qui étaient allés à Medjugorje,
pour prier avec eux et les remercier de la
fatigue de leurs pèlerinages” a dit P.Slavko
qui est arrivé dans ce pays avec deux mem-
bres de la Communauté ‘Cénacle ‘, ex-toxico-
dépendants, Boris et Niksa.
La visite de ces témoins de Medj. a sus-
cité chez les Polonais un grand intérêt. Tou-
tes les Eglises où se déroulaient les rencon-
tres de prières (qui duraient environ 3 heures
et même davantage) ont attiré de grandes
foules. Dans les grandes villes, telles que
Cracovie, Poznan, Varsovie, etc... arrivaient
des alentours plusieurs dizaines de cars, et
bien d’autres en provenance de cités plus
éloignées. Outre la vingtaine de milliers de
pèlerins, il y avait ceux qui, pour la première
fois de leur vie, écoutaient les messages de
Medj. Puis, ce furent quelques millions de
personnes qui les ont ensuite entendus, par
les ondes de Radio Maria polonais.
Pour la première fois, j’ai noté en faveur
de Medj. un intérêt des mass media, jour-
naux, radio et télévision, y compris même
ceux qui ne sont pas catholiques. De la ma-
nière dont nous étaient faites les demandes,
on devinait que, pour de nombreux journalis-
tes, la question était toute nouvelle.
P.Slavko a toujours affirmé croire dans le
fait que les voyants rencontrent la Vierge et
que les messages transmis par Elle ont une
dimension prophétique. Ses argumentations
ont toujours été logiques et dépourvues de
tout aspect émotif. Il ne cherchait pas à
convaincre qui que ce soit par la force. “Pour
nous, chrétiens, ce qui est plus important que
tout est la foi en Jésus, conforme à l’Evangile
et à l’enseignement de l’Eglise” disait-il.
“Nous Franciscains, nous ne nous sen-
tons pas désobéissants ni envers notre Evê-
que ni envers l’Eglise. Venez et vous vous
convaincrez tout seuls. Medj. n’a pas été
inventée par les Franciscains. Les Franciscains
n’ont rien fait d’autre qu’accepter Medj.; ils
s’efforcent de traiter les messages avec sé-
rieux, de les prêcher et de les vivre. Les
Franciscains ont accueilli en eux-mêmes la
souffrance dont est cause Medj. L’Eglise a
adopté la meilleure position actuellement
possible face à ces événements, celle de
l’attente.
Medjugorje est une oeuvre de Dieu, parce
qu’il n’existe pas une force humaine capable
de donner tant de bons fruits spirituels dans
tout l’univers. Nous savons que le S.Père
désire venir en ce lieu béni, nous en avons eu
de nombreuses confirmations.
Rencontres non prévues dans nos projets:
celles avec deux Evêques, l’une à Cracovie,
l’autre à Koszaline, ainsi qu’une S.Messe
concélébrée à Piotrkow Trynunalski avec
l’Archevêque, et à Czestochova avec le Père
Général du couvent des Pauliniens. Sur le
mont Wawel nous avons prié auprès des
reliques de St Stanislas et de notre sainte
reine Edwige.
Rencontres avec les prisonniers de la
drogue, terminées en prière. Boris et
Niksa
ont consacré leur temps à témoigner de
leur guérison et de leur conversion, aussi bien
dans les églises durant les rencontres de
prière, que dans les écoles, dans les centres
d’éducation, et surtout dans ceux de ‘Monar’
(pour les ex-toxico-dépendants), ainsi que
dans les prisons et les maisons d’internement.
* A Medjugorje, l’Echo de Marie dans les
langues principales se trouve dans le tout nouveau
magasin Shalom à droite devant l’Eglise, et main-
tenant également à Ain Karim (dernier magasin
dans la Galerie sous l’Hôtel International, derrière
le presbytère, de l’autre côté de la rue).
background image
Ces jeunes, sympathiques et très sincères,
étaient heureux et dans chacune de leurs
interventions faisaient ressortir qu’ils consi-
déraient comme une grâce et un honneur le
fait de pouvoir partager avec les Polonais la
bonne nouvelle du grand amour et de la pitié
de Dieu.
A l’issue d’une de ces rencontres, très
fiers, ils me firent voir une poignée de bou-
cles que les jeunes portent aux oreilles (sou-
vent même à une seule)... ou dans le nez... et
même jusque dans la langue... “Regarde - me
dirent-ils - voici un autre succès de la Gospa.
Ces jeunes, auxquels nous avons parlé de
notre conversion et de la Communauté, d’eux-
mêmes ont ôté ces ornements de leurs oreilles
et nous les ont donnés en échange de la petite
médaille de la Madone, que nous leur avions
proposée”. “Et qu’en ferez-vous? ai-je de-
mandé. “Nous les offrirons à la Gospa sur la
Colline des apparitions”.
Durant une des rencontres avec les toxico-
dépendants qui purgeaient leur peine de pri-
son, Boris et Niksa, avec des paroles fortes
les mirent devant le choix à faire lors du
retour à la liberté. “Quelle alternative avez-
vous? Seulement celle-ci: la vie ou la mort!”
“Il n’est pas possible de se libérer seul de la
toxico-dépendance. Tes résolutions les plus
fermes ne valent rien sans l’appui spirituel, la
prière et l’aide de tes semblables, mais déjà
guéris - disait d’une voix dure Boris à un
jeune homme couvert de tatouages -
Moi aussi, autrefois je pensais comme toi,
et je n’y ai pas réussi. Je sais bien ce que veut
dire ‘être en prison’. Moi aussi, j’étais là-
dedans, mais la mienne était une prison mi-
litaire. Et tu vois - disait-il en étendant ses
deux mains - ces mains qui alors ne savaient
que voler, aujourd’hui font du bien. Mainte-
nant que Dieu m’a ressuscité, ce que je fais
peut seulement être une action de grâce pour
la vie. Ne vous forgez pas l’illusion que, tout
seul, vous pouvez combattre le vice. La plus
grande partie de mes compagnons, qui n’ont
pas eu la chance de parvenir dans la Commu-
nauté, sont déjà morts. Les uns se sont suici-
dés, les autres ont été tués”. “Mais, que faire
si personne ne nous veut, personne n’a besoin
de nous, personne ne nous aime?” deman-
daient les toxico-dépendants polonais. “Ce
n’est pas vrai! Vos familles sont plus blessées
par votre vice que vous-mêmes”.
“Alors, que devons-nous faire?” “Reve-
nez à Dieu, priez et créez des Communau-
tés”. La rencontre s’est terminée avec la
prière. Tous ont prié ensemble: les toxico-
dépendants prisonniers, les toxico-dépendants
guéris, et le personnel de la prison, tous
répétant à l’unisson: (...) “Et ne nous laisse
pas succomber à la tentation mais délivre-
nous du mal. Amen”.
Remercions Dieu tout-puissant et Sa Très
Sainte Mère pour le don de cette visite, pour
ce don de grâce qui est semailles de la Parole
de Dieu. Il sera difficile de dire maintenant en
Pologne que l’on n’a jamais entendu parler
de Medjugorje, la semence est tombée en
terre. Chacun de nous est personnellement
responsable de la récolte qu’elle donnera.
Que ce soit au centuple, je le souhaite à vous
tous et à moi-même. Zofia Oczkowska
A son retour, P.Slavko a dit: Pour autant
que j’ai pu en juger, la Pologne a vraiment
répondu au message de Marie. Surtout, j’ai
été très impressionné par Radio Maria polo-
nais
qui couvre tout le pays, va en Russie, en
Ukraine et même au Canada et au-delà. C’est
vraiment très important; elle se nomme “La
voix de Marie dans ta maison”. Je suis resté
deux jours à Radio Maria, parlant et priant
durant des heures et des heures, rencontrant
beaucoup de gens; j’ai pu constater que les
auditeurs sont très nombreux et prient avec
cette radio”.
A noter que l’Echo de Marie polonais,
qui a accompagné ces rencontres, est en train
de se diffuser toujours davantage, grâce aussi
à la bénédiction que nous dispense depuis le
ciel la grande âme de notre regrettée Marta
Mirckiewicz,
dont le 5 mars nous fêterons le
1er anniversaire du retour à Dieu.
Interrogez-vous sur la prière
(2)
1. Pourquoi la prière n’est-elle pas joie?
Dans un message, la Sainte Vierge a dit:
“Vivez toutes les paroles que Je vous ai
données durant ce temps de grâce, et renou-
velez la prière jusqu’à ce qu’elle devienne
joie”.
Prier est donc notre premier devoir!
Mais la prière peut-elle devenir joie? Nous
pouvons répondre par l’affirmative, parce
que la Madone le dit, et c’est donc possible.
Mais, observons un peu les personnes qui
prient.
Le dimanche, quand vous allez à la Messe
dans vos communautés, avez-vous l’impres-
sion qu’il y ait une grande joie dans le coeur
des participants? Et, en se rappelant comment
on prie dans les familles, avez-vous une pro-
fonde expérience de joie? Combien ne prient
plus, positivement jamais! Combien prient
peu, très peu. Parmi ceux qui assistent à la
Messe, beaucoup ne prient jamais, et c’est
pourquoi la Messe leur semble toujours lon-
gue, fastidieuse... le curé parle toujours trop...
Ces personnes n’ont seulement qu’un peu de
joie... Quand, à la fin, le célébrant dit: “Allez
en paix”, c’est avec soulagement qu’elles
sortent.
Où est le bonheur dans la prière? Pour
comprendre comment résoudre ce problème,
pensons simplement à ce qui se produit entre
nous: si tu aimes, tu es toujours joyeux avec
l’élu et le temps te semble court; si tu ne peux
être avec cette personne, tu es triste. A l’in-
verse, si tu n’aimes pas quelqu’un, tu ne
pourras jamais avoir de joie en étant en sa
présence. Pire, la seule pensée de devoir le
rencontrer est déjà un désagrément. Voici la
réponse à cette question: “Comment la prière
peut-elle devenir joie?”. Si nous avons dans
notre coeur l’amour de Dieu, nous aurons la
joie car la prière signifie ‘être avec Dieu’.
S’il n’y a pas l’amour, la joie n’est pas
possible. C’est pourquoi beaucoup ne prient
pas et n’ont pas le vrai bonheur. Et je vous en
supplie, ne dites jamais plus “je n’ai pas le
temps de prier” parce que ce n’est pas vrai. La
vérité est celle-ci: il n’y a pas d’amour! Alors
nous comprenons ici combien est importante
l’intention de la Madone quand Elle prie avec
Mirjana le 2 de chaque mois: Elle dit de prier
pour les personnes qui n’ont pas encore fait
l’expérience de l’amour de Dieu.
Il faut prier
pour obtenir cette grâce de l’amour.
2. La prière du coeur - Puis, Notre Mère
nous dit: “Je désire vous guider vers la prière
du coeur”.
La prière du coeur est celle faite
avec amour; c’est celle pour laquelle tu t’es
décidé par amour; alors il faut distinguer la
prière et les sentiments. L’unique chose que
nous puissions faire est d’être fidèles dans la
prière. Peu importe nos dispositions d’aujour-
d’hui ou de demain: fidélité dans la prière! Si
nous commençons à réfléchir sur ce point,
nous trouverons beaucoup d’égoïsme: “J’ai
besoin, donc je vais prier”. “Je ne ressens plus
rien, donc je ne prie pas”. “J’ai prié, le Sei-
gneur ne m’a pas exaucé, donc je ne prie
plus”.
Nos prières peuvent être athées, sans Dieu;
même en disant “Notre Père”, la prière peut
être sans Dieu. Beaucoup prient véritablement
de cette manière: j’ai besoin et je vais à Dieu,
parce que peut-être Dieu pourra me donner ce
que je désire. Je prie un chapelet. Si Dieu me
donne ce que je cherche, c’est un bon Dieu;
sinon, je ne prie plus. Ce qui revient à dire que
nous ne cherchons pas Dieu, mais nos propres
intérêts. Nous ne nous égarons pas en deman-
dant à Dieu ce qui nous est nécessaire, mais
il faut d’abord chercher Dieu.
Avant toute chose, il faut être joyeux de
cette rencontre: “j’ai été avec Dieu!” Malheu-
reusement, nous nous conduisons comme des
enfants qui vont trouver leurs parents seule-
ment quand ils ont besoin d’eux: alors, la
famille leur donne le moins possible car elle
sait bien que si elle donne tout, les jeunes ne
viendront plus. Mais si les parents voient que
leurs enfants viennent par amour, ils donnent
tout. Autrefois, on remerciait Dieu quand Il
n’avait pas donné ce qu’on Lui demandait.
Souvent, nous allons à Lui seulement
pour demander quelque chose d’urgent; mais
ensuite, quand tout va bien nous L’oublions!...
Je n’ai plus besoin de Dieu!... Et voici une
autre grande injustice que nous commettons
souvent: lorsque tout va bien, personne ne dit
“Mon Dieu, pourquoi moi?” Mais, qu’un
problème survienne, notre première question
est “Seigneur, pourquoi justement à moi?”.
Alors, dans la prière nous devons solliciter la
grâce de pouvoir changer notre comporte-
ment. Et vous constaterez que cette demande,
soutenue par le jeûne, la confession, la prière
sincère, la participation à la S.Messe, etc...
changera notre coeur et le remplira de joie et
de paix. (P.Slavko, le 16 août 1997)
Marie le guérit pour qu’il retourne
comme missionnaire du peuple
C’est le Bienheureux Bartholomée M.Dal
Monte, élevé sur les autels par J-P.II fin
septembre 97 à Bologne. Après seize années
de mission infatigable, une chute sur la glace
à Vienne en janvier 1768, parut compromettre
pour toujours la possibilité d’une reprise de
son ministère.
Suivirent de longs mois de souffrance
dans la lointaine capitale, où il évangélisa par
son exemple admirable de patience dans l’im-
mobilité forcée, la résignation dans le mal
intense et l’acceptation de ce contretemps. Il
écrivait: “Dieu a agi envers moi comme on fait
avec les méchants garçons: on les met au coin
ou à genoux, et c’est pour eux la plus grande
pénitence; il en est ainsi pour moi. Je suis
arrêté, et ceci pour longtemps. Que soit béni
Dieu qui, avec si peu, paie les fautes de celui
qui aurait mérité bien davantage”.
Il rentra à Bologne mi-mai assez faible et
certainement pas en mesure de marcher, son
pied gauche étant démis et fracturé. Une dame
élégante et de noble apparence l’avait secouru
dans la rue de Vienne au moment de l’accident
et lui avait apporté des soins qui abasourdirent
les médecins car, sans cette intervention
prompte et experte, la récupération du mem-
bre aurait été tout simplement impossible.
Le fait est que, par la suite, nul ne sut
jamais plus rien de cette dame: elle disparut
après l’aide prompte et habile, et il ne fut
jamais possible de la retrouver. L’épisode,
d’ailleurs, indique peut-être la prévenance et
la présence de cette autre Dame, qui l’atten-
dait maintenant au principal Sanctuaire marial
de Bologne sur la Colline de la Garde avec un
background image
Resp.Ing.A. Lanzani-Tip. DIPRO(Roncade TV).
acte de confiance et d’amour, pour lui appor-
ter définitivement l’assistance commencée:
La Bienheureuse Vierge de Saint Luc.
Celui qui, depuis qu’il était enfant, s’était
engagé à se rendre au moins une fois l’an en
pèlerinage au pied de l’Icone Sacrée, décida
donc en secret un matin, d’obtenir d’Elle le
remède qu’il lui fallait pour sa guérison com-
plète, afin de reprendre son apostolat itinérant.
Au prix d’un effort surhumain, il franchit
péniblement avec ses béquilles les quatre ki-
lomètres de montée qui le séparaient du Sanc-
tuaire; il se prosterna alors devant l’Icone,
célébra la Sainte Messe et Bartholomée Dal
Monte retourna en ville à pied comme il était
venu... mais avec aisance et sans aucune aide.
Le don de la vie, qui pour lui ne faisait
qu’un avec le don de l’apostolat, lui avait été
renouvelé par une intervention mystérieuse de
la Mère de Dieu, qui lui permettait ainsi de
reconduire pendant dix ans (c-à-d. jusqu’à sa
mort) son activité missionnaire. C’est avec
raison qu’il pouvait alors prier ainsi: Oui, je
suis ton serviteur, Yahvé, je suis ton serviteur,
fils de ta servante, tu as défait mes liens”
(Ps
115,16).
Comment le S.Curé d’Ars
a conquis sa paroisse
Quand le Curé d’Ars arriva dans ce pays,
proche de Lyon, celui-ci n’avait pas vu un
prêtre depuis 20 ans. Presque personne ne
parut s’apercevoir de sa présence.
Les gens n’entraient jamais dans l’église,
même pas maintenant que la porte était ouverte
et une lumière allumée. Ils travaillaient dans
les champs, même les dimanches, condamnés
à un dur labeur sans espoir de rachat. Ils
s’attardaient dans les boutiques et ateliers,
occupés seulement par les biens matériels. Ils
restaient fermés dans leurs maisons, prison-
niers d’un égoïsme familial typique des pro-
vinciaux d’alors et caractéristique des temps
d’aridité et de défiance.
Le Curé d’Ars ne sortit pas sur le parvis
pour les appeler. Il ne courut pas le long des
rues pour secouer l’indifférence de ses parois-
siens. Il ne réprimanda pas, même en douceur.
Il se souvint - ou peut-être ne l’avait-il jamais
oublié - de l’un des plus difficiles enseigne-
ments de Jésus: celui de prier et de jeûner.
S’agenouillant devant le Tabernacle il res-
tait longuement en prière; sans manger ni
dormir (ou au moins se nourrissant à peine du
minimum nécessaire pour se maintenir en vie:
quelques pommes de terre froides et à moitié
moisies, et dormant trois heures par nuit sur
des sarments ou sur le dallage). Aussi distraits
et affairés qu’ils aient été, les habitants d’Ars
commencèrent pourtant à se demander ce que
faisait leur curé et comment il vivait.
Une vieille, plus curieuse que dévote, en-
tra dans l’église. Elle le vit immobile, devant
le Tabernacle, avec sa soutane décolorée qui
tombait sur des épaules d’une maigreur sque-
lettique, la tête à peine soutenue par un cou
semblable à un fil. Une autre entra dans la
cure: la cuisine était éteinte, vide la réserve; le
lit sans matelas ni couverture. “Monsieur le
Curé, comment vivez-vous?
“Vous voyez - répondit-il - je vis”.
Et voici que, la première curiosité passée,
d’autres paroissiens entrent dans l’église.
Voyant le curé agenouillé, ils s’agenouillent.
Le voyant prier, ils prient avec lui... jusqu’aux
larmes car les prières du Curé d’Ars étaient si
pleines d’émotion qu’elles bouleversaient!
D’autres vont se rendre à la cure, avec
l’excuse d’obtenir un conseil. Et les conseils
du Curé étaient tellement bons que quelques-
uns demandaient à se confesser. Et la confes-
sion était si angélique, que les gens se sen-
taient édifiés, soulevés finalement à des hau-
teurs oubliées depuis longtemps. Ars com-
mença à changer de visage: ‘Ars n’était plus
Ars’.
En quelques années, c’était devenu le vil-
lage le plus dévot de tout le pays lyonnais.
Les nombreuses réactions
aux réponses de don Amorth
“Cher don Angelo, c’est avec plaisir que
j’ai reçu un monceau de lettres relatives à mes
réponses au sujet du troisième secret de Fatima,
de la venue intermédiaire du Christ, et de
catastrophes imminentes... Ce courrier signifie
que l’Echo a de nombreux lecteurs, qui portent
attention à son contenu; ceci doit te faire plai-
sir. Je n’ai aucune rectification à apporter à ce
que j’ai écrit, parce que je me sens la cons-
cience tranquille d’avoir dit la vérité - après
m’être bien informé - et de n’avoir pas trompé
les lecteurs, faméliques d’événements retentis-
sants.
1 - C’est en profondeur que je me suis
beaucoup occupé de Fatima et j’ai écrit de
nombreux livres avec pleine compétence. Si le
troisième secret n’a pas été publié il y a certai-
nement des motifs valables, écrits par Jean
XXIII et partagés par Paul VI et Jean-Paul II.
Mais je ne trouve pas sérieux de donner pour
avérées des causes seulement supposées ou
inventées de toutes pièces.
2 - Sur Medjugorje et comme fruit d’expé-
rience directe, j’ai écrit trois livres en collabo-
ration et plus de cent articles. Mais, là encore,
je n’ai rien voulu inventer quant aux dix se-
crets. Les rappels à la conversion et à la prière
sont continuels et chagrinés. Comme est claire
l’affirmation “avec la prière et le jeûne on peut
arrêter même les guerres”. Il est faux de donner
des spécifications que les messages ne contien-
nent pas.
3 - Que le moment que nous vivons soit très
grave, il suffit d’ouvrir les yeux pour s’en
rendre compte. D’où la parole de Dieu qui nous
admoneste à être toujours prêts car nous ne
savons ni le jour ni l’heure,
à nous stimuler à
la conversion, sinon vous périrez tous; à nous
tenir prêts à la venue du Seigneur: Viens,
Seigneur Jésus
. Et nous savons tous qu’il y a
suffisamment d’armes pour une catastrophe
mondiale.
4 - Les apparitions mariales, qui se sont
multipliées dans tout le monde en ces temps, ne
sont pas une pré-annonce de châtiments, mais
des enseignements chagrinés pour les éviter.
Ceci dans un esprit de conversion et de prière
et non par une curiosité catastrophique qui ne
convertit personne, ou avec des annonces du
type d’une venue intermédiaire du Christ, qui
n’est contenue ni dans la Bible ni dans le
Magistère de l’Eglise.
‘ECHO’ est un feuillet sérieux, qui témoi-
gne d’événements sérieux. Qui est en recher-
che de vaine curiosité doit se tourner vers
d’autres journaux. Il n’en manque pas!”
don Gabriele Amorth
Soeur Lucie, relativement au troi-
sième secret de Fatima:
En vérité, font écho
les confidences de Sr Lucie de Fatima (91 ans
et en pleine lucidité) aux Cardinaux Padiyara
(Indien) et Vidal (Philippin) rapportées par la
presse le 2 mars: “Le 3ème secret de Fatima
n’est pas fait pour être révélé, mais est destiné
seulement au Pape et à la hiérarchie ecclésias-
tique proche du S.Siège”.
Quant au contenu, elle s’est bornée à nier
que le secret regarde le Concile Vatican II, ou
les Ecritures, ou des prévisions apocalyptiques”.
Relativement à la Russie: “Gorbatchev a été un
instrument de Dieu pour la conversion de la
Russie” non dans le sens de l’adhésion au
catholicisme, mais pour le retour à la liberté de
choix. “La consécration de la Russie au Coeur
Immaculé de Marie, faite par le pape en 1984,
aurait évité une guerre atomique imminente”.
Le porte-parole du Vatican a démenti que
Gorbatchev se soit agenouillé aux pieds du
Pape pour demander pardon, mais n’a pas fait
référence au reste.
Un lecteur
nous écrit à ce propos: “A
force de penser à ces événements futurs, il est
facile de perdre de vue l’amour de Dieu et les
réalités éternelles, de ne plus Le remercier pour
les dons qu’Il nous fait jour après jour ni du
bonheur qu’Il nous prépare pour toujours. Dans
le fait de regarder sans cesse vers le futur il y
a une fuite du présent, qui est consacré
quotidiennement à l’oeuvre de Dieu. On oublie
l’immense poids de toutes les prières, souffran-
ces et oeuvres saintes, qui montent vers Dieu de
toute part selon les demandes de Notre-Dame,
et qui font contrepoids au mal, aussi envahis-
sant soit-il”.
Pour les jeunes, rencontre internationale
de prière à Medj.: Le 9ème Festival des Jeunes,
aura lieu cette année du soir du 21 juillet au matin
du 6 août. Le thème des rencontres sera: Viens,
Esprit Créateur.
Pour les prêtres se tiendra à Medj. une
retraite internationale guidée par PP. Slavko,
Cosimo Cavalluzzo et Jörg Muller du 30 juin au
5 juillet 1998 (pour informations, tél. une retraite
internationale 00 387 88 651 988, fax 00 387 88
651 888/651 444).
2 lettres parmi tant d’autres:
Du Mont des
Béatitudes (Israël): Sr Giampiera nous écrit:
Que le Seigneur vous récompense de tout le bien
que vous faites par Echo. Si vous saviez la
dévotion avec laquelle les pèlerins du monde
entier le retirent de l’emplacement où toutes les
traductions sont exposées... A ce jour il ne nous
est jamais resté un seul exemplaire! (28.01.98).
De l’Alaska: Je prie Dieu qu’Il vous guérisse
pour que vous puissiez continuer l’Echo, que je
lis et relis, de manière à nous nourrir, nous qui
habitons dans des lieux aussi isolés et qui som-
mes tant affamés de vérité et de sainteté (Nita).
* Voyages à Medjugorje - Car journalier
(très économique), partant de Trieste (à côté de la
gare ferroviaire): départ à 18h, arrivée le lendemain
matin à 8h. Retour aux mêmes heures. (tél.00 40
425 001).
* Une seule adresse pour l'édition en langue
française: Echo de Marie Reine de la Paix, B.P.
4602 - 45046 Orléans, Cedex 1 - France.
* Pour diffuser les messages et les vivre dès
leur parution vous pouvez recevoir les quelques
lignes du message mensuel dès le 27 de chaque
mois (postés le 26) et ceci en autant d’exemplaires
que vous le souhaitez; il suffit d’en faire la de-
mande à l’adresse ci-dessus.
* L’ECHO en cassettes-audio pour non-
voyants (mensuel) les personnes intéressées peu-
vent s’inscrire également à cette adresse.
L’Echo de Marie Reine de la Paix est gratuit.
L’oeuvre vit d’offrandes. CCP DIJON 4480-19 R
ou chèques. Merci d’établir les Euro-chèq.en
francs français à un seul ordre
: Echo de Marie,
Orléans - France.
Je remercie de tout coeur pour les très
nombreuses prières et marques d’affection
pour le journal ou moi-même en raison de ma
maladie. Echo est encore plus dans les mains
de Marie, qui pourvoira sans aucun doute à
travers Ses nouveaux ouvriers, à satisfaire les
attentes de Ses enfants, dispersés dans toutes
les parties du monde. Si le Seigneur le permet,
je resterai comme réviseur. Que vous par-
vienne à tous la bénédiction de Marie pour
des fêtes de Pâques de vraie résurrection, au
Nom du Père et du Fils et du Saint Esprit.
Villanova M., 3 mars 1998