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www.medjugorje.ws » Echo de Marie Reine de la Paix » Echo de Marie Reine de la Paix 154 (Novembre-Décembre 2000)

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Eco di Maria
Regina della Pace

Français 154

Novembre - décembre 2000


Message de Marie le 25 septembre 2000:

"Chers enfants,aujourd'hui Je vous invite à vous ouvrir à la prière. Que la prière devienne joie pour vous. Renouvelez la prière dans vos familles et créez des groupes de prières, ainsi vous ferez l'expérience de la joie dans la prière et la communion. Tous ceux qui prient et sont membres de groupes de prières sont ouverts à la volonté de Dieu dans leur coeur et témoignent joyeusement de l'amour de Dieu. Je suis avec vous, Je vous porte tous dans Mon coeur et vous bénis de Ma bénédiction maternelle. Merci d'avoir répondu à Mon appel.

Formez des groupes de prière!

Dans le message du mois dernier, Marie nous stimulait à travailler davantage pour Dieu et son Royaume.Aujourd'hui Elle nous invite à nous ouvrir à la prière. S'ouvrir, car si l'on n'ouvre pas son coeur, son esprit et son âme à la rencontre avec Dieu, la prière (qui est rencontre avec Lui) ne se réalise pas, n'existe pas. Inutiles sont les holocaustes et les sacrifices si le coeur est loin (Ps.50,18). Prier, c'est demeurer en présence de Dieu, se laisser inonder, imprégner, transformer par son Amour, et ainsi travailler pour Lui et pour son Règne. Prier, c'est se reconnaître don de Dieu et s'offrir en don à Dieu, sur le modèle de Jésus et de Marie. Alors, dans la prière s'accomplit le miracle d'accueillir Dieu dans le monde, qui s'ouvre alors à Sa présence et à Son action.
L'Evénement qui a radicalement changé l'histoire de l'homme, la venue de Dieu dans l'humanité, a été possible par le Fiat de la Vierge: "Me voici, je suis la servante du Seigneur, qu'il me soit fait selon ta parole" (Luc 1,38). Maintenant que Dieu s'est incarné, maintenant que le coeur de l'homme est temple de Dieu, nous aussi pouvons et devons prononcer notre fiat à Sa volonté. Surmontons la défiance et la peur, héritage du premier péché de l'homme; s'ouvrir à Dieu, s'abandonner à Lui, ce n'est pas perdre la vie mais la sauver (Luc 9,24), ce n'est pas s'exposer à je ne sais quelle aventure mais se fonder sur le roc (Luc 6,47-48); ce n'est pas s'abaisser mais se libérer sur des ailes d'aigle (Es.19,4), ce n'est pas souffrir mais offrir. En fait, en Dieu, avec Dieu et par Dieu qui nous aime comme une mère, et même bien davantage (Is.49,15), ni la persécution ni le martyre ne parviendront jamais à éteindre l'alleluia de nos coeurs. Nous devons tout rapporter, orienter vers Dieu pour que tout nous revienne béni et sanctifié; de la prière résulte ainsi un échange de dons, un rapport concret d'amour: que la prière devienne votre joie.

Une relation de véritable amour ne peut s'attiédir dans la répétitivité et l'automatisme, mais doit être toujours nouvelle. Renouvelez la prière dans vos familles et formez des groupes de prière: c'est la suggestion agissante faisant suite à l'invitation du mois dernier à travailler davantage; Marie ne nous invite pas à des techniques raffinées de productivité ou de formation de l'opinion publique, à l'invention de formules sophistiquées, mais seulement et simplement à la prière. Depuis de nombreuses années, avec une infinie patience Elle nous indique la voie, nous encourage à la suivre, nous apporte des sugestions concrètes, nous assure de Son aide. Notre Mère nous a enseigné à prier avec le coeur, donné le goût de la prière personnelle, nous a appelés à la prière en famille, à l'écoute de la Parole, à la centralisation de la S.Messe; Elle nous a encouragés à l'abandon confiant en Dieu... Aujourd'hui est ajoutée l'invitation à former des groupes de prière et il me semble que c'est la première fois que, dans les messages adressés à la paroisse de Medj. et donc aussi à nous (v/message du 6.2.1986), apparaît explicitement cette invitation. Comme Elle le fait souvent, Notre-Dame motive Son appel: ainsi vous ferez l'expérience de la joie dans la prière et la communion; à la joie, plusieurs fois indiquée comme composante et fruit de la prière, Marie ajoute maintenant la communion; que la prière soit une expérience concrète de joie et de communion avec Dieu et avec les frères: Où deux ou trois sont réunis en mon nom, dit Jésus, Je suis au milieu d'eux (Mt 18,20). Nous devons croire profondément à cette Présence et nous laisser transformer par Elle.

Et encore: Tous ceux qui prient et sont membres de groupes de prières sont ouverts à la volonté de Dieu dans leur coeur et témoignent joyeusement de l'amour de Dieu; la prière requiert, et en même temps produit l'ouverture du coeur à la volonté divine; elle est simultanément semence et fruit; la prière accepte de faire l'expérience de Dieu et donc d'en donner un joyeux témoignage. N'est-ce pas un fruit magnifique?
Au nom de Marie, forts de Sa bénédiction maternelle, avec la certitude d'être tous dans Son Coeur, accueillons Son invitation, formons des groupes de prière; ce ne seront ni nos forces, ni nos capacités humaines, ni nos vertus qui nous permettront de réussir; mais, dans la mesure où nous saurons être de petits et humbles instruments dans Ses mains, nous pourrons voir les grandes choses qu'Elle fera par nous et à notre place; nous apprendrons à reconnaître, à louer, et donc à témoigner de l'Amour de Dieu.
Que notre coeur se réjouisse, que soit forte notre espérance: le monde est dans les mains de Marie et Son Coeur Immaculé triomphera. ***

 

 

Message du 25 octobre 2000:

Chers enfants, aujourd'hui Je désire vous ouvrir Mon coeur maternel et vous inviter à prier à Mes intentions. Avec vous Je désire renouveler la prière et vous inviter au jeûne que Je désire offrir à mon Fils Jésus pour l'arrivée d'un temps nouveau, d'un temps de printemps. En cette année jubilaire, beaucoup de coeurs se sont ouverts à Moi et l'Eglise se renouvelle dans l'Esprit. Je me réjouis avec vous et Je remercie Dieu pour ce don; quant à vous, petits enfants, Je vous appelle: priez, priez, priez jusqu'à ce que la prière devienne joie pour vous. Merci d'avoir répondu à Mon appel.

Marie nous conduit au printemps

Un message de joie et d'espérance, c'est celui que notre Maman nous adresse aujourd'hui: c'est une invitation à collaborer avec Elle, avec la conscience de l'engagement et de la responsabilité qu'une telle tâche comporte, mais aussi avec la certitude que son Coeur Immaculé triomphera. Aujourd'hui Je désire vous ouvrir Mon coeur maternel et vous inviter tous à prier à Mes intentions. Unis à Elle, réfugiés dans Son Coeur maternel, nous pouvons être certains que notre contribution, si minime soit-elle, ne sera jamais insignifiante. Chacun de nous est réellement unique, irremplaçable devant Dieu; partant de là, notre réponse d'amour à Dieu est une fleur personnelle, que nul n'est en mesure de cultiver à notre place. L'invitation de Marie est adressée à tous; que personne ne s'estime exclu, se juge indigne ou incapable! Accueillons tous son appel: petits ou grands, jeunes ou vieux, proches ou lointains, saints ou pécheurs; dans le Coeur Immaculé il y a place pour tous, il suffit de se décider, il suffit de Lui faire confiance.

Notre-Dame ne nous révèle pas Ses intentions, pour lesquelles Elle nous demande de prier, mais nous invite à collaborer avec Elle: Avec vous Je désire renouveler la prière et vous inviter au jeûne que Je désire offrir à mon Fils Jésus pour l'arrivée d'un temps nouveau, d'un temps de printemps. Collaborer avec la Madone pour la venue d'un nouveau temps, pour un radical changement du monde. Quelle tâche serait plus grande que celle-là? Existe-t-il au monde une charge plus importante, plus prestigieuse? Tous nous sommes appelés à ce devoir et tous nous pouvons y apporter notre contribution; physiquement sains ou infirmes, cultivés ou ignorants, libres ou esclaves, riches ou pauvres. Ce qui représente de la valeur aux yeux du monde n'en a pas toujours pour Dieu: on peut même dire que les deux échelles sont souvent totalement inversées (cfr Mt 5,3-12). Marie a besoin de prière et de jeûne; c'est cela qu'Elle veut présenter à son Fils Jésus pour obtenir la venue d'un nouveau temps, un temps de printemps. Depuis le cinquième jour de Sa venue à Medjugorje Notre-Dame recommande, presque à chaque apparition, la prière; celle-ci est indispensable pour vivre la communion avec Dieu, pour puiser à la source de salut qui a été ouverte au monde par le sacrifice du Christ. Dès le sixième jour la Gospa recommande souvent le jeûne. Prière et jeûne sont les sentiers de la voie qu'Elle nous invite à parcourir, mais il faut rappeler qu'il s'agit d'un chemin à accomplir selon Ses enseignements, qui ne doivent pas être réduits à une pratique religieuse et extérieure.

Nous avons récemment parlé de la prière en commentant les derniers messages (v/les précédents Echo). Pour ce qui concerne le jeûne, rappelons qu'il s'agit certainement de s'abstenir de nourriture (les jours indiqués à Ivan le 14.08.84: mercredi et vendredi) mais cela ne suffit pas (Lc 18,12); comme déjà pour la prière, Marie demande le jeûne du coeur (message du 20.09.84). Le jeûne est donc une abstinence de nourriture, mais c'est surtout une sobriété de vie, une abstinence de tout abus, avidité, excès, luxure. Le jeûne est renoncement au superflu, partage fraternel (relire le superbe chapitre 58 d'Isaïe).

Le jeûne est le détachement de nos biens propres, de nos préoccupations, de tout ce qui empêche notre ouverture complète à Dieu et à Son action de grâce; prière et jeûne sont des armes puissantes pour vaincre le mal et le Malin (Mt 17,21).

La Sainte Vierge nous fait partager Sa joie: en cette année jubilaire, beaucoup de coeurs se sont ouverts à Moi et l'Eglise se renouvelle dans l'Esprit. Ce sont les signes du printemps spirituel à la naissance duquel Marie nous invite; finalement, les coeurs s'ouvrent, l'Eglise se laisse renouveler par l'Esprit. Notre Saint Père s'est dépensé sans réserve pour que l'Eglise vive une nouvelle Pentecôte, et que la civilisation de l'amour triomphe dans le monde; j'estime que Marie pense avant tout à lui quand Elle dit Je me réjouis avec vous. Accueillons l'invitation de notre Maman: réjouissons-nous et remercions Dieu avec Elle; c'est le chant du Magnificat que Marie veut élever à Dieu avec nous; honorons ce chant par notre vie; que celle-ci devienne une incessante liturgie de louange et d'action de grâce, qu'elle soit prière devenue joie pour nous.

Nuccio Quattrocchi

 

 

En Christ est le salut!

"Dominus Jesus": au-delà du relativisme religieux

Le 5 septembre dernier, la Congrégation pour la doctrine de la foi a présenté la 'déclaration' Dominus Jesus, intervenant ainsi d'autorité sur un argument qui, au cours de cette dernière décennie, fut l'objet de vifs débats théologiques: Jésus Christ est-il l'unique voie de salut?

Il s'agit d'une déclaration, c-à-d. d'un prononcé qui n'enseigne pas de doctrines nouvelles mais confirme ce que le Magistère a déjà affirmé précédemment . Etant un document doctrinal expressément approuvé par le Pape, il a une autorité universelle, c-à-d. qu'il doit être accueilli 'avec foi' par tous les croyants.

- Contenus -

La déclaration propose à nouveau la doctrine catholique traditionnelle, qui reconnaît:

La pleine et définitive révélation de Jésus Christ (n°5-8). Cette affirmation s'oppose à la thèse qui soutient le caractère limité et imparfait de la Révélation chrétienne, qui doit être complétée par d'autres religions: donc, le mystère de Dieu ne serait pas pleinement manifesté par le Christianisme, mais est également présent dans d'autres religions.

Le Dominus Jesus repousse ces positions comme contraires à la foi de l'Eglise et réaffirme qu'en Christ est la plénitude du mystère de Dieu: Jésus Christ ne peut être considéré comme un visage parmi d'autres, qu'aurait assumés Dieu au cours de l'histoire.

L'unicité et l'universalité du salut du Christ: tous sont sauvés par le seul Jésus Christ dans le mystère de la Très Sainte Trinité. Egalement, les fidèles des autres religions qui sont sauvés, le sont par le moyen du Christ (même s'ils n'en sont pas conscients) et non grâce aux actes de culte présents dans leurs religions respectives.

L'Eglise du Christ est valable dans l'Eglise Catholique, gouvernée par le successeur de Pierre et par les Evêques en communion avec lui. Les Eglises qui, tout en n'étant pas en parfaite comunion avec l'Eglise Catholique, restent unies à elle par des liens très étroits, tels que la succession apostolique et l'Eucharistie valide, sont de véritables Eglises particulières. C'est pourquoi est aussi présente et agissante en elles l'Eglise du Christ.

Ceci est valable pour l'Eglise Orthodoxe. Par contre, les Anglicans et les Protestants, qui n'ont pas conservé l'épiscopat valide et la substance authentique et intégrale du mystère eucharistique, ne sont pas des Eglises au sens propre: toutefois, les personnes baptisées dans ces communautés sont incorporées par leur baptême au Christ et, pour cela, sont dans une certaine communion, quoiqu'imparfaite, avec l'Eglise (n°17). Pour les non chrétiens, le salut du Christ est accessible, en vertu d'une grâce qui, bien qu'ayant une mystérieuse relation avec l'Eglise, ne les introduit pas formellement en elle (n°20).

- Motivations du document -

L'Eglise répète quelques vérités de foi, réagissant à certaines positions théologiques erronées, diffuses dans des secteurs toujours plus vastes du monde catholique. En particulier il s'agit de la théologie du pluralisme religieux qui considère la révélation chrétienne à l'égal de celle des autres religions, et en conséquence réduit le Christ au rôle d'un sauveur - non le Sauveur - comme d'autres 'sauveurs' (p.ex. Mahomet, Bouddha, Confucius, etc... qui, évidemment, ne sont pas expressément nommés dans le document du Vatican). Ainsi on tombe dans le relativisme religieux qui estime qu'une religion vaut l'autre.

Le même dialogue inter religieux (c-à-d. avec les autres religions) et celui oecuménique (à savoir avec les autres confessions chrétiennes) risque d'être compromis lorsque manque une affirmation claire de l'identité propre. L'Eglise reconnaît que sont présupposées dans le dialogue l'égale dignité des personnes et le respect de la liberté de conscience, mais elle ne peut accepter l'égale dignité des doctrines. Le chrétien est semblable à un mendiant qui dit à un autre mendiant où, ensemble, ils peuvent trouver à manger. Le chrétien sait où trouver le pain, non parce qu'il est meilleur que l'autre, mais parce que cela lui a été révélé.

Il faut préciser qu'en fait ce document ne soutient pas qu'il n'y ait pas de salut pour les fidèles des autres religions, mais qu'en elles-mêmes ces religions ne sont pas salvatrices: les non-chrétiens qui sont sauvés le sont par le Christ, comme nous tous. Toutefois, reste pour nous mystérieuse la manière dont le salut du Christ leur est communiqué puisqu'ils sont étrangers à la Parole de Dieu et aux Sacrements: le Concile Vatican II se limite à affirmer que Dieu le donne par des voies connues de Lui (n°21).

- Réactions -

Le cardinal Cassidy, responsable du Dicastère oecuménique, a précisé que le texte est adressé au monde académique et non au monde oecuménique et inter religieux; il s'agirait donc d'un document interne. Toutefois la déclaration a suscité diverses réactions critiques, aussi bien de la part des représentants de diverses religions, que dans le camp des autres confessions chrétiennes. Même du côté catholique d'aucuns manifestent quelque perplexité surtout relativement au ton de certaines expressions, dans un moment déjà particulièrement difficile du dialogue oecuménique. Les anglicans et les protestants voient mises en discussion les notables avancées oecuméniques obtenues en ces années de dialogue, surtout au regard du concept d'Eglise qui leur serait nié.

Répondant à ces craintes, le Pape a rappelé que l'engagement de l'Eglise catholique pour le dialogue oecuménique est irrévocable, et durant l'Angelusdu 1er octobre il est intervenu en parlant d'une déclaration qui me tient à coeur, qui exprime la même passion oecuménique qui est à la base de mon encyclique Ut unum sint (Qu'ils soient Un).

Mirco Trabuio

 

 

Chronique du Jubilé

Chers amis aînés...

Le Jubilé du Troisième Ageque nous célébrons aujourd'hui, revêt une importance particulière si l'on considère la présence croissante des personnes âgées dans la société actuelle. Célébrer le Jubilé signifie avant tout recueillir le message du Christ pour ces personnes, mais en même temps constituer un trésor du message d'expérience et de sagesse dont elles-mêmes sont porteuses en cette période particulière de leur vie. Pour beaucoup, le Troisième Age est celui on l'on réorganise sa propre vie, tirant profit de l'expérience et des capacités acquises.

On ne peut que commencer avec les paroles mêmes adressées le 17 septembre par J.P.II à tous les anciens qui, avec lui, ont célébré ce jour-là leur propre Jubilé, un message d'espérance qui invite chacun à vivre pleinement et dignement cette étape importante de la vie. C'a été aussi un appel à toute la société à laquelle le Pontife dit qu'on peut faire encore plus pour prendre davantage conscience des exigences des personnes âgées, pour les aider à exprimer au mieux leurs capacités, pour faciliter leur insertion active dans la vie de l'Eglise, surtout pour faire en sorte que leur dignité de personnes soient toujours et partout respectée et valorisée.

Pourtant, très souvent, une fois atteinte cette période de la vie, l'homme se bloque face aux diverses situations de souffrances qu'il doit affronter; mais, rappelant la description du Serviteur souffrant de Yahvé (cfr.Is 50,5), le Pape exhorte: La souffrance ne peut pas ne pas faire peur! Mais c'est vraiment dans la propre souffrance rédemptrice du Christ que réside la vraie réponse au défi de la douleur, qui pèse tant sur notre condition humaine.

Dans notre monde actuel, dans lequel sont souvent exaltées la force et la puissance, les anciens ont donc la mission de témoigner les valeurs qui comptent vraiment au-delà des apparences, et qui restent pour toujours valables parce qu'elles sont inscrites dans le coeur de tout être humain et garanties par la Parole de Dieu.

(Nous vous rappelons que 'ECHO DE MARIE' existe en cassettes audio pour les personnes non ou mal voyantes - s'adresser à Orléans)

 

Dans le Jubilé, la place d'honneur est pour Marie

Une primauté, celle de Marie, enracinée dans l'humilité issue de son rapport privilégié avec l'Esprit Saint, ne la soustrait pas, au cours de sa vie terrestre, à la fatigue de la condition humaine.Ce portrait profondément humain de la Vierge de Nazareth a été brossé par Jean-Paul II dans la célébration en Place St Pierre en conclusion du XXème Congrès mariologico-marial international qui s'est déroulé près du Sanctuaire du Divin Amour (Rome) du 15 au 24 septembre. Dix jours d'étude intense et de prières consacrées à la Madone, où théologie mariale et piété populaire se sont rencontrées et vivifiées réciproquement, dans un climat fortement oecuménique. Deux cents intervenants provenant de 36 pays de tout l'univers, ont développé le thème "Le mystère de la Trinité et Marie", pour ébaucher les traits de cette Mère que Jésus nous a donnée de la Croix, une créature très humble de laquelle, toutefois, on ne parlera jamais assez.
Dans son amour ouvertement déclaré pour Marie, le Pape a voulu consacrer un ample chapitre du Jubilé à Celle qui, avec son humilité suit de tout près celle de son Fils;se déclarant Servante du Seigneur, en fait Elle se consacre totalement au service du Fils divin. C'est en cette primauté -continue le Souverain Pontife - la clé pour 'lire' Marie, Laquelle vit en plénitude la réalité quotidienne de tant d'humbles familles de son temps.

Le lien inséparable qui unit Marie à Jésus, nous conduit alors à vivre cette célébration des deux mille ans de la naissance du Christ comme une commémoration dédiée à la Vierge. C'est pourquoi nous devons souhaiter - souligne le Pape - que parmi les fruits de grâce, à celui d' un plus grand amour pour le Christ, nous soit accordé aussi celui du renouvellement de notre piété mariale.Toutefois existent certaines conditions fondamentales qui rendent authentique et vraiment 'chrétienne' la dévotion mariale: elle doit être solidement fondée sur l'Ecriture et la Tradition, valorisant avant tout la liturgie et extrayant d'elle une sûre orientation pour les manifestations plus spontanées de la piété populaire.
Des paroles pleines de sagesse, adressées aussi aux milliers de pèlerins réunis sur le parvis de St Pierre pour fêter le Jubilé mondial des sanctuaires marials, justement placé en conclusion de ce congrès: une assemblée bariolée, reconnaissable par les étendards représentant les divers sanctuaires d'origine. Cette dévotion - termina J.P.II dans son homélie - doit être capable de remonter toujours à la source de la grandeur de Marie, se faisant incessant Magnificat de louange au Père, au Fils et à l'Esprit Saint.

** Au Congrès mariologico-marial, René Laurentin, théologien français et expert bien connu en mariologie, a présidé la table ronde sur la présence de Marie dans les diverses cultures du monde.

Interviewé par un quotidien italien sur l'importance de la Madone dans ce Jubilé, il en a souligné la valeur à partir justement du Totus Tuus du Pape, exemple éloquent de son abandon personnel à la Mère de Dieu.

D. Aujourd'hui, comment annoncer le Christ à travers Marie? En quelle manière la Vierge est-Elle présente dans l'évangélisation?

R. "Marie a une position centrale et universelle, même si elle est discrète dans l'Evangile: comme seule cause humaine de la naissance terrestre du Fils de Dieu. Elle fut présente à toute l'enfance du Christ, à toute Sa vie cachée jusqu'à 30 ans, à la Croix, à la Pentecôte; par son Assomption Elle est la figure eschatologique de l'Eglise".

D. Quel est le rôle de Marie dans le dialogue oecuménique?

R. "C'est difficile à dire: La Mère de Dieu demeure un signe de contradiction oecuménique; paradoxalement, malgré notre foi commune et notre égale ferveur, j'ai rencontré parfois plus de difficultés avec les orthodoxes qu'avec les protestants. Ici, au Congrès, j'ai rencontré un luthérien - aujourd'hui Evêque missionnaire - qui a fondé un ordre en l'honneur de Marie après une 'locution' de la Vierge reçue il y a plus de 10 ans dans l'Eglise de Jésus de Rome. Espérons une nouvelle surprise de l'Esprit Saint et de Marie, sur la base si riche et pas assez comprise de l'Evangile, au-delà des excès et des particularités qui ont déformé la merveilleuse figure de Marie".

(extrait de 'Avvenire')

 

** L'icône de Marie Trône de la Sagesse,

a parcouru durant deux semaines toute la Russie. Bénie le 10 septembre en place St Pierre, en conclusion du Jubilé de l'Université, cette icône moderne en mosaïque a été confiée par le Pape à l'Archevêque d'Athènes qui à son tour, une semaine plus tard, l'a remise à la délégation de l'Eglise Russe.

La sainte image a 'pèleriné' en divers lieux de Moscou et le 24 septembre dans l'Eglise cathédrale de l'Immaculée où, par une consécration solennelle, l'Archevêque T.Kondrusiewich a illustré les trois motivations de ce pèlerinage: la croissance de la dévotion mariale dans le monde; l'extension de la culture chrétienne, en particulier dans les écoles, dans les Instituts de culture et dans les Universités; une pastorale scolaire et universitaire plus incisive. De la capitale, l'icône est passée à St Pétersbourg où, entre autres, dimanche 1er octobre a débuté le 1er Congrès international de Russie sur le Rosaire. Un périple donc de grande signification religieuse et culturelle pour la nouvelle Russie catholique.

Stefania Consoli

 

1500 Evêques autour de Marie

Le spectacle de tant d'Evêques réunis, venus de toutes les parties du monde, ne s'était pas vu depuis les temps du Concile Vatican II. Notre rassemblement d'aujourd'hui reporte mon esprit à ces années de grâce dans lesquelles se sentit forte, comme un frémissement d'une nouvelle Pentecôte, la Présence de l'Esprit de Dieu.

Samedi 7 octobre, par ces mots le Pape a commencé le discours d'ouverture du Jubilé des Evêques, réunis aux pieds de la Vierge de Fatima, venue tout exprès du Portugal. En ce jour, liturgiquement consacré à Notre-Dame du Rosaire, le chapelet des mystères glorieux a été récité par un Evêque, un Cardinal et une famille de chacun des cinq continents, avec - pour le 5ème mystère - une liaison spéciale et symbolique qui a permis d'entendre résonner en place St Pierre la voix de Sr Lucie de Coïmbra et de ses consoeurs du Carmel.
Au terme du Rosaire, le S.Père a apporté le commentaire suivant: Notre oraison a réuni la famille humaine autour de Marie. Dans le contexte du Jubilé nous avons voulu exprimer la reconnaisssance de l'Eglise pour la maternelle sollicitude que Notre-Dame a toujours montrée envers Ses enfants. Il n'y a pas de siècle ni de peuple dans lequel Elle n'ait fait sentir Sa présence, apportant aux fidèles (spécialement aux petits et aux pauvres) lumière, espérance et réconfort.Puis il ajoute: En particulier, notre prière de ce soir se place dans la lumière du message de Fatima, dont les contenus aident notre réflexion dans l'histoire du XXème siècle. Avec ces paroles, le Souverain Pontife a anticipé l'Acte de consécrationqu'il accomplit le jour suivant - dimanche 8 octobre - ensemble avec les Evêques, au terme de la Célébration Eucharistique.

Au cours de l'homélie il avait expliqué que l'image vénérée de la Vierge de Fatima, que nous avons la joie d'accueillir parmi nous, nous aide à vivre l'expérience du premier collège apostolique réuni en prière au Cénacle avec Marie, la Mère de Jésus.Et c'est avec cette collégialité que les Evêques ont prononcé l'Acte de Consécration du IIIème millénaire et de l'humanité à Marie, un grand événement ecclésial placé comme sceau du Jubilé. Nous en rapportons ci-après quelques passages qui révèlent l'authenticité d'un appel sincère et confiant d'enfants qui ont besoin d'aide.

"Acte de confiance"

Aujourd'hui, par la voix du successeur de Pierre, à laquelle s'unit celle de nombreux Pasteurs rassemblés ici de toutes les parties du monde, l'Eglise cherche à se réfugier sous Ta protection maternelle et implore avec confiance Ton intercession face aux défis de l'avenir. (...)

Aujourd'hui, nous voulons Te confier l'avenir qui nous attend, Te demandant de nous accompagner sur le chemin. Nous sommes les hommes et les femmes d'une époque extraordinaire, aussi exaltante que riche de contradictions. Aujourd'hui, l'humanité possède des moyens de puissance inouïe: elle peut faire de ce monde un jardin, ou le réduire à un amas de cendres. Elle a acquis des capacités d'intervention sur les sources mêmes de la vie: elle peut en user pour le bien, dans le cadre de la loi morale, ou bien céder à l'orgueil aveugle d'une science qui n'accepte pas de limite, au point de bafouer le respect dû à tout être humain. Aujourd'hui plus que jamais, l'humanité est à une croisée de chemins. Et, une fois encore, le salut est entièrement et seulement, ô Vierge Sainte, dans Ton Fils Jésus. (...)

O Mère, Toi qui connais les souffrances et les espérances de l'Eglise et du monde, assiste Tes enfants dans les épreuves quotidiennes que la vie réserve à chacun et fais que, grâce aux efforts de tous, les ténèbres ne l'emportent pas sur la lumière.

A Toi, aurore du salut, nous confions notre marche dans le nouveau millénaire, afin que, sous Ta conduite, tous les hommes découvrent le Christ, lumière du monde et unique Sauveur, qui règne avec le Père et l'Esprit Saint pour les siècles des siècles. Amen.

Nicola Bertani

 

La famille: don et bénédiction de Dieu au monde

Du 11 au 15 octobre s'est déroulé à Rome le Jubilé des Familles qu'on a justement voulu faire coïncider avec la célébration de la IIIème Journée mondiale qui leur est dédiée (un rendez-vous triennal commencé à Rome en 1994, poursuivi à Rio de Janeiro, et dont le prochain est prévu à Manille).

Ce Jubilé nous invite, par certains aspects, à revenir en arrière en esprit, en revivant le scénario inoubliable de la capitale envahie par les jeunes. Les chiffres sont sans commune mesure: bien que les cinq continents soient représentés, on n'atteignait pas les deux millions de pèlerins! Mais le sérieux des thèmes traités et l'enthousiasme de la réponse ont créé un fil conducteur entre les deux Jubilés. Tous les deux se placent devant le monde comme signes vivants d'espérance et comme réponse affirmative à la culture de la vie. En fait, s'il est vrai que le futur et l'espérance du monde ce sont les jeunes, il est aussi vrai que ceux-ci, avant d'être un tissu social, appartiennent à une famille. Celle-ci, comme l'a rappelé le Pape et comme il a déjà été dit lors du Concile, trouve son couronnement dans l'éducation, au-delà de la procréation de la descendance. (Gaudium et Spes n°48).

Sûrement, la grande attention portée par le Pape et tous les responsables de la Pastorale familiale à ce Jubilé, est due à la préoccupation avec laquelle, dans ces dernières années, on regarde la famille; ces soucis sont alimentés par les dures attaques qu'encore aujourd'hui elle reçoit du monde et de la culture laïque. Le concept de famille comme noyau indivisible, comme lieu de formation aux valeurs fondamentales, comme cercle qui favorise la croisance harmonieuse de l'individu en lui fournissant un climat de sécurité et d'amour, apparaît dans notre temps toujours davantage comme une utopie, voire comme une idée gênante de laquelle il faut se libérer car elle interpelle directement la responsabilité de chacun.

On dirait que parfois les enfants sont ressentis davantage comme une menace que comme un don... Les enfants ne sont pas un 'accessoire' dans le projet d'une vie conjugale. Ils ne sont pas une 'option' mais un don très précieux. Avec ces mots le S.Père a jeté un faisceau de lumière sur un argument brûlant; et en même temps il a voulu réveiller les consciences en exhortant les adultes à ne pas avoir peur des enfants, faisant peut-être allusion à une peur plus profonde qui est dans l'homme, la peur de la responsabilité d'aimer et de se faire don à l'autre. L'être humain n'est pas fait pour la solitude, il porte en soi une vocation relationnelle... En vertu de cette vocation, il grandit dans la mesure où il entre en relation avec les autres, se retrouvant pleinement "dans le don sincère de soi"(Gaudium et Spes n°24).
"C'est pourquoi l'homme laissera son père et sa mère et s'unira à son épouse et tous les deux seront une seule chair" (Gn 2,24). Le S.Père commente ainsi la Parole de Dieu: Une seule chair!... Le terme biblique 'chair' n'évoque pas seulement le physique de l'homme, mais son identité globale d'esprit et de corps. Ce que les conjoints réalisent n'est pas seulement une rencontre corporelle, mais une véritable unité de leurs personnes, unité si profonde qu'elle va jusqu'à les rendre en quelque sorte un reflet du 'Nous' des Trois Personnes divines.

La dignité élevée à laquelle sont appelés les conjoints réside dans la nature sacramentelle de leur union. En fait le mariage est un sacrement et, continue le Pape, dans le mariage sacramentel les conjoints s'engagent à témoigner au monde l'amour fort et indissoluble avec lequel le Christ aime l'Eglise. Aux femmes il demande d'être source de vie et non de mort; aux conjoints est dévolue la mission de proclamer la valeur de la famille et de la vie sans lesquelles il n'y a pas de futur digne de l'homme.
Halte aux équivoques! Le Pape souligne la nature oblative du mariage qui exclut toute forme d'égoïsme et d'individualisme et invite à une responsable et généreuse ouverture à la vie.
Les enfants sont le fruit de cette ouverture! Ils sont vraiment le printemps de la famille et de la société comme ce fut la devise de ce Jubilé.

Agnese Rubino

 

La faute d'être chrétiens

"La Constitution de la République Populaire Chinoise reconnait le principe de la liberté religieuse, mais le gouvernement cherche à limiter la pratique religieuse aux organisations reconnues, et à étudier et contrôler tous les groupes religieux. Il existe plus de 180 millions d'adhérents à des organisations religieuses variées, avec une grande diversité de croyances et de pratiques; la plus grande partie professe des fois orientales, mais il y a aussi des millions qui adhèrent au christianisme. Toutefois, depuis le début de l'année on enregistre une intensification déterminée de la répression religieuse". C'est ce qu'on lit dans le Rapport International 2000 sur la liberté religieuse dans le monde, une véritable dénonciation documentée de la situation dramatique de ceux qui désirent vivre leur propre foi selon les principes de la liberté évangélique.

Le gouvernement permet d'oeuvrer librement seulement aux Eglises chrétiennes affiliées à l'Association patriotique catholique, contrôlée par le gouvernement même; mais en réalité, comparativement, l'Eglise catholique non officielle fidèle au Saint Siège compte un nombre beaucoup plus important de fidèles.

"La Chine - continue le rapport - a jusqu'à présent refusé d'établir des relations diplomatiques avec le Vatican; les évêques de l'Eglise officielle ne sont pas consacrés à Rome, qui toutefois les reconnaît souvent, mais non officiellement. La croissance d'Eglises non enregistrées continue à provoquer de l'hostilité dans les autorités locales qui voient dans un tel phénomène une menace à l'ordre constitué. Dans quelques régions, les autorités de sécurité pratiquent des arrestations et jusqu'à des abus physiques pour molester des personnalités religieuses et des fidèles. Beaucoup de consacrés sont incarcérés en raison de leur foi: de telles "disparitions" ont pour objectif celui de les contraindre à adhérer à l'Eglise officielle contrôlée par le régime".

Dans ce climat s'inscrit la canonisation des 120 martyrs chinois célébrée le 1er octobre à St Pierre, considérée par Pékin comme "une déformation et un mépris de l'histoire", une tentative par le Vatican d'exalter le colonialisme, allant jusqu'à parler de "crimes énormes" commis par les nouveaux saints (nombre d'entre eux furent victimes de la révolte des boxer, qui pour le gouvernement représente un épisode anti-impérialiste).

Des sessions idéologiques pour les prêtres et les évêques, des menaces au clergé de l'Eglise officielle, un long fleuve d'articles sur les plus grands quotidiens: ce sont les pas d'une véritable campagne ciblée anti-canonisation. Des évêques et des prêtres de l'Eglise officielle (qui ont demandé l'anonymat) dans divers diocèses de la Chine Populaire ont reçu des pressions pour qu'ils "évitent de parler en public" de la canonisation durant les messes dominicales du 1er octobre.

Mais le Saint Père ne s'est pas laisse intimider par cette accusation dénuée de fondement: L'Eglise est reconnaisante aujourd'hui à son Seigneur, qui la bénit et l'inonde de lumière avec la splendeur de la sainteté de ces fils et filles de la Chine - affirme le Pape dans son homélie - l'Année Sainte n'est -elle pas le moment le plus opportun pour faire resplendir leur héroïque témoignage? Et il ajoute ensuite résolument: la présente célébration n'est pas le moment opportun pour formuler des jugements sur ces périodes historiques; on pourra et on devra le faire en un autre lieu. Aujourd'hui, avec cette solennelle proclamation de sainteté, l'Eglise entend seulement reconnaître que ces martyrs sont un exemple de courage et de cohérence pour nous tous et font honneur au noble peuple chinois!

C'est un geste qui veut témoigner de la grandeur d'un martyre qui a uni ensemble chinois et étrangers, laïcs et prêtres, femmes et hommes de tous âges, y compris des enfants. Tout ceci est signe que la foi chrétienne sait dépasser les frontières nationales et raciales.

La petite Ste Thérèse (dont la fête est célébrée justement le 1er octobre), dans son 'Histoire d'une âme' écrivait: "Je compris que l'Eglise a un coeur et que ce coeur brûle d'amour, je compris que seul l'amour fait agir tous ses membres et que si l'amour était venu à s'éteindre, les Apôtres n'auraient jamais pu annoncer l'Evangile et les martyrs auraient refusé de verser leur sang. Je compris que l'amour est tout et embrasse tous les temps et tous les lieux, puisqu'il est éternel".

Enfin, le Saint Père, tourné vers tous les catholiques en Chine, a fait écho à cet appel à l'amour: Je désire vous assurer encore une fois que je prie chaque jour pour vous. Puissent les Saints Martyrs vous réconforter et vous soutenir pour que, comme eux, vous puissiez donner un courageux et généreux témoignage de votre fidélité à Jésus Christ et d'un authentique amour pour votre peuple.

Stefania Consoli

 

 

Les martyrs, salut pour les chrétiens de toutes générations

Dans le martyre chrétien se poursuit la victoire du Christ sur la mort et sur le péché des hommes. Les martyrs d'aujourd'hui apportent le salut du Christ aux hommes de leur génération. Le martyr, nouvel Agneau de Dieu, enlève le péché du monde, rend actuel le salut. Chaque peuple, chaque génération est sauvée par ses martyrs. Tous les peuples et les générations peuvent et doivent se glorifier de leurs martyrs car ils les sauvent dans le don au Christ de leur vie et dans le pardon des péchés. Origène, avec une profonde vérité, a écrit: s'il n'y avait plus de martyrs, je doute que nous soient remis nos péchés.
Un prêtre anonyme

"Après cela, je vis une grande foule que personne ne pouvait compter, de toute nation, tribu, peuple et langue; ils se tenaient devant le trône et devant l'Agneau, avec des vêtements blancs et des palmes à la main (...) Ce sont ceux qui viennent de la grande tribulation, ils ont lavé leurs robes, et ils les ont blanchi dans le sang de l'Agneau". (Ap.7,9; 13)

 

 

Ste Lucie, la pureté de la lumière

Le 13 décembreest traditionnellement considéré ceomme le jour le plus court de l'année (solstice d'hiver), quand les lumineux rayons du soleil font place brusquement à l'obscurité du soir. C'est ce jour que l'Eglise a choisi pour fêter une sainte que la tradition lie justement à la présence de la lumière dans la vie des hommes. (En Suède les fillettes portent des bougies allumées pour participer aux célébrations de la vénérée Lucie). Jetons un bref regard sur sa vie pour comprendre l'origine de cette tradition.
Lucie naît et vit à Syracuse (vieille ville de Sicile) au temps de la persécution chrétienne. La mère de Lucie souffre d'hémorragies (comme l'hémorroïsse de l'Evangile de Luc) et cherche auprès de la science et des médecins réponse et guérison, mais en vain. Pourtant elle ne se décourage pas. Inspirée véritablement par l'épisode évangélique, elle décide de se rendre avec sa fille Lucie à Catane sur la tombe de Ste Agathe, cette jeune martyre qui avait offert sa vie au Seigneur pour défendre sa virginité.
Certaines que Jésus continue à oeuvrer dans le monde à travers Ses saints qui Le représentent sur cette terre, mère et fille se mettent à prier devant la tombe de la martyre. Leur foi est récompensée... Agathe apparaît à Lucie et lui dit: "Lucie, ma soeur et vierge du Seigneur, pourquoi me demandes-tu à moi ce que toi-même tu peux accorder? Ta foi a été de grande utilité pour ta mère qui est déjà guérie. Et, de même que par moi a été comblée de grâce la ville de Catane, ainsi par toi sera préservée la ville de Syracuse, parce qu'il a plu au Seigneur Jésus Christ que tu aies conservé intacte ta virginité".La mère guérit, mais Lucie reçut dans son coeur une nouvelle lumière: comprendre la puissance de la virginité, la beauté d'être épouse vierge de Jésus, Modèle des vierges. Non seulement elle comprit, mais elle décida de demeurer vierge, tout en sachant bien que son fiancé ne comprendrait pas!

Comme elle l'avait prévu, celui-ci ne partagea pas son choix et tenta par tous les moyens de l'en dissuader, mais en vain. Certain d'avoir perdu pour toujours Lucie, il la dénonça au procurateur comme chrétienne; celui-ci, entendant cette affaire, pensa pouvoir convaincre Lucie de revenir sur ses intentions en portant la fillette dans une maison de prostitution pour l'introduire dans les plaisirs de la chair. Comme elle ne voulait pas y aller d'elle-même, il tenta d'utiliser la force mais ne réussit pas à la faire bouger, même pas d'un pouce! Le procurateur n'en crut pas ses yeux et décida d'user de la manière forte: il fit venir une paire de boeufs puissants, mais les animaux ne réussirent pas à vaincre la résistance de cette enfant, emplie d'une puissance mystérieuse bien plus forte. A ce point, le procurateur devint furieux, fit préparer un bûcher enduit de poix et enrichi de résine et ordonna que Lucie soit brûlée vive. La jeune sainte s'adressa ainsi aux personnes présentes: "Je prierai le Seigneur Jésus Christ afin que ce feu ne me moleste pas: puis moi qui ai foi dans la Croix du Christ, je démontrerai que j'ai obtenu une prolongation de cette lutte afin de faire voir aux croyants en Christ la vertu du martyre; et aux non-croyants j'ôterai l'aveuglement de leur orgueil". C'est ce qui arriva: Lucie sortit indemne des flammes et ne fut pas non plus défigurée par l'huile bouillante que la fureur du procurateur fit verser sur elle.

Elle mourut décapitée, consommant les célestes épousailles avec Celui qui avait conquis son coeur de vierge et pour Lequel elle s'était gardée pure. Renommée dans tout l'univers, recherchée par les peintres, elle est représentée de toutes les manières; parmi d'autres, on note qu'elle porte chastement en main un plateau contenant ses deux yeux. Elle est, en fait, protectrice de la vue; certainement de celle physique, mais, surtout, de la vue spirituelle.
Oui, parce qu'il est dit: "Bienheureux les purs de coeur car ils verront Dieu". Sa virginité lui a permis de voir Dieu déjà sur cette terre et lui a donné de Le contempler maintenant pour l'éternité d'où elle nous invite et intercède afin que nous puissions être un jour nous aussi, avec elle et profiter du Jour qui ne connaît pas de déclin.

Lino Frau

 

* Manille - Plus le temps passe, plus la situation empire. L'escalade de violence dénoncée par les Evêques s'est intensifiée au cours des trois derniers mois, s'acharnant sur les civils. "Des gens innocents continuent à mourir, nombre d'entre eux parmi les femmes et les enfants, mais personne n'en parle, même pas les mass media" affirme dans un colloque avec Fides Mgr Romulo Valles, Evêque de Kidapawan, diocèse de Mindanao, au beau milieu du conflit. "La situation est très loin de la normalité. Violence et mort semblent très proches, prêtes à faire irruption à tout moment. Je me demande si nous réussissons à comprendre vraiment la terreur dans laquelle vivent les civils de cette zone!" s'exclame Mgr Valles.
Pendant ce temps, dans l'île toute proche de Jolo le gouvernement, après l'offensive lancée le 16 septembre, a imposé le black-out de l'information et des communications, avec interdiction d'accès aux médias et aux journalistes.

* Indonésie/Moluques - La situation continue à être dramatique dans les Moluques où on est en train de réaliser la purification ethnique islamique, contre la minorité chrétienne, loin des yeux des observateurs internationaux.
L'agence Fides rapporte un nouvel et dramatique S.O.S. de la part de la communauté chrétienne d'Ambon: "Le conflit dans les Moluques dure désormais depuis vingt mois et ne finira pas, sinon avec l'anéantissement définitif de la présence chrétienne sur les îles. Depuis l'année dernière ont été rayés 75% des chrétiens de l'île. Les guérilleros - continue le communiqué - sont assistés par une partie des forces de l'ordre. Ils disposent d'équipement militaire et sont beaucoup plus nombreux que les chrétiens qui - de plus - n'ont plus de bateaux pour s'enfuir... Ils n'ont pas le choix: ou renier leur foi, ou être massacrés" écrivent les leaders, alarmés. "La communauté chrétienne demande encore une fois au Conseil de Sécurité des Nations Unies et à la Commission ONU pour les Droits de l'Homme d'intervenir pour ramener la paix". Et résonnent ces paroles alarmantes: "Aidez-nous, chaque nuit et chaque jour nous prions Dieu afin que notre appel touche les coeurs de ceux qui peuvent faire quelque chose pour venir à notre aide. Une force internationale est notre unique espérance de vie, si nous voulons rester sur notre terre".

 

* Israël - Les appels pour que la Terre Sainte soit 'terre de pais'.

La Terre Sainte doit être la terre de la paix et de la fraternité, Dieu le veut! a affirmé J.P.II dans l'appel lancé lundi 2 octobre, au terme de l'audience aux pèlerins venus à Rome pour les canonisations.
Le Patriarche latin de Jérusalem, Michel Sabbah, dans sa lettre aux fidèles, souligne que "la route pour calmer la situation consiste à comprendre que les Lieux Saints ne peuvent être touchés ni sujets d'aucune tractation: la Cité Sainte devrait être la ville de la réconciliation, après avoir établi en elle la justice". Les Patriarches et les Chefs des Communautés chrétiennes de Jérusalem ont rendu publique une déclaration dans laquelle ils réaffirment la position déjà exprimée: il est nécessaire "d'assurer la liberté de mouvements, d'accès, de culte et de prière" comme il est nécessaire de "mettre fin aux violations contre tous les Lieux Saints de Jérusalem".

 

 

"Revenez à la primitive ferveur"

La "Femme" combat le "dragon"

L'Eglise, même dans les documents les plus autorisés du Concile Vatican II, ne cesse de rappeler aux croyants que : "L'histoire humaine toute entière est en fait parcourue par une lutte effroyable contre les puissances des Ténèbres; lutte commencée dès l'origine du monde, et destinée à durer, comme dit le Seigneur (cfr. Mt 24,13. 13,24-30 et 36-43) jusqu'au dernier jour... Inséré dans cette bataille, l'homme doit combattre sans relâche" (Gaudium et Spes, 37). Elle affirme encore, dans le document conciliaire fondamental sur l'Eglise, que "les écrits aussi de l'Ancien Testament... lus dans l'Eglise et compris à la lumière de l'ultérieure pleine révélation, pas à pas mettent toujours plus clairement en lumière la figure d'une femme: la mère du Rédempteur. Sous cette lumière elle est déjà prophétiquement annoncée dans la promesse faite aux géniteurs tombés dans le péché, relative à la victoire sur le serpent (cfr.Gn 3,15). (Constitution dogmatique "Lumen Gentium, 55").
Depuis les premières semaines des apparitions à Medj. la Madone révèle que le sens spirituel profond de Son extraordinaire présence en ce lieu se place dans le cadre de la grande lutte apocalyptique en cours, aujourd'hui plus que jamais, entre la Lumière de l'Amour de Dieu et les puissances des ténèbres : "Un grand combat est en cours entre mon Fils et satan. Les âmes des hommes en sont l'enjeu" (mess.02.08.1981). Par la suite Elle nous répète qu'une implacable lutte spirituelle est en cours entre Elle, la "Femme revêtue de soleil" et "le dragon" qui "se déchaine contre la femme qui venait de mettre au monde l'enfant mâle" (Ap. 12,13) : "Partout où Je me manifeste et avec Moi mon Fils, tout de suite arrive aussi satan" (mess. 28.01.1987).

Medj. n'est pas un lieu de dévotion émotionnelle, mais un espace de grâce dans lequel bat son plein un combat sans merci entre la descendance de la Femme et "l'antique serpent", qui tente sans se lasser de "Lui mordre le talon"(Gn 3,15); cette lutte demande un choix radical pour Dieu, contre satan.
Marie appelle en fait ses enfants à s'unir à Elle avec décision dans cette rencontre décisive entre les fils de lumière et les puissances des ténèbres : "C'est pourquoi, mes chers petits enfants, priez et témoignez par votre vie que vous êtes Miens et que vous M'appartenez. Car satan, dans ces jours agités désire séduire le plus d'âmes possible" (mess. 25.04.1992). C'est pourquoi Elle demande de renouveler, avec une décision plus profonde et inconditionnelle, la consécration au Coeur Miséricordieux de Jésus à travers son Coeur Immaculé : "J'invite tous ceux qui m'ont dit 'oui' à renouveler leur consécration à mon Fils Jésus, à son Coeur et à Moi-même, de telle sorte que nous puissions vous prendre plus intensément comme instruments de paix dans ce monde sans paix" (ibidem).

Marie démasque résolument les trames sournoises de l'ennemi. Ainsi, Elle avertit les membres du groupe de prière qu'Elle a constitué et guidé: "Attention! Cette période est dangereuse pour vous, le démon cherche à vous détourner de votre chemin. Ceux qui se donnent à Dieu subiront des attaques" (mess. à Jelena 26.07.1983) et quelques semaines plus tard, Elle répète : "Satan enrage contre ceux qui jeûnent et se convertissent" (15.08.1983).
La Vierge nous rappelle aussi que le démon s'emploie à affaiblir les âmes, tentant de s'emparer de leur joie spirituelle qui découle d'une plénitude de communion avec le mystère pascal du Christ : "En ces jours vous avez pu ressentir la suavité de Dieu, dans le renouveau de cette paroisse. Satan veut travailler encore plus fort pour vous ravir chacune de vos joies. Par la prière vous pouvez le désarmer complètement et mettre votre bonheur en sécurité" (mess. 24.01.1985).
Le 'prince de ce monde' ne se limite pas à tendre des pièges aux âmes particulières, mais également se déchaîne avec une rage violente contre les communautés spirituelles suscitées ou ravivées par la présence spéciale de la Reine de la Paix, là où, dans la lumière du mystère de l'Eglise, resplendit plus visiblement la gloire de la Très Sainte Trinité. C'est pourquoi il multiplie aussi ses attaques contre la paroisse de Medj. : "Satan lutte sournoisement contre cette paroisse et vous, chers enfants, vous vous êtes endormis dans la prière" (mess. 17.01.1985). "En ces jours satan se manifeste de façon particulière dans cette paroisse. Priez... afin que toute action de satan finisse à la gloire de Dieu" (mess. 07.02.1985).

La colère de l'ennemi se déverse aussi de manière spéciale sur la famille, 'petite Eglise domestique', lieu où par excellence naît et croît la communion d'amour et le bien précieux de la vie, où brille le signe de l'amour trinitaire. Marie révèle les desseins occultes de l'adversaire, assurant de Sa spéciale protection ceux qui se confient à son Coeur Immaculé dans une prière ardente : "Satan veut susciter le désordre dans vos coeurs et vos familles. Petits enfants, ne lui cédez pas Vous ne devez pas lui permettre de vous diriger, ni vous, ni votre vie.

Je vous aime et J'intercède pour vous auprès de Dieu. Petits enfants, priez " (mess. 25.01.1994).

Notre Mère indique aussi certains signes non équivoques, révélateurs de la présence active de l'ennemi: "Toute perturbation vient de satan" (Jelena 15.08.1983). "Satan est enragé contre vous, il cherche avant tout à vous précipiter dans la confusion" et Elle met spécialement en garde ses enfants, de certaines fermetures du coeur qui facilitent de manière particulière l'oeuvre de désagrégation de satan : "... ne laissez pas satan agir dans vos vies par des malentendus, des incompréhensions et le fait de ne pas vous accepter les uns les autres" (mess. 25.01.1990).

Face à l'oeuvre dévastatrice que l'ennemi déploie sans mesure dans les âmes, Marie lance un cri de maternelle souffrance aigüe, qui semble s'élever de l'abîme d'amour de Son coeur blessé, appel destiné à déchirer le voile de torpeur spirituelle où se sont laissés glisser de nombreux coeurs, parmi les appelés à Son grand plan de salut : "Je vous appelle tous d'une manière spéciale à la prière et au renoncement. Maintenant comme jamais auparavant satan désire montrer au monde son visage honteux, par lequel il veut tromper le plus de gens possible et les mener sur le chemin de la mort et du péché. C'est pourquoi, chers enfants, aidez mon Coeur Immaculé à triompher dans un monde de péché" (mess. 25.09.1991). (à suivre)

Giuseppe Ferraro

 

 

Exorcisme et discernement

Au cours d'une conférence, don Gabriel Amorth, l'exorciste bien connu du Vatican nous a entretenus d'une question très importante pour la vie des chrétiens, surtout en ce temps où lumière et ténèbres s'affrontent de manière évidente.

Le thème abordé 'Exorcisme et discernement' peut être synthétisé en trois points.

1. L'existence du démon. Avant tout il faut cadrer le problème de l'existence du démon, mis en discussion par un bon nombre de théologiens rationalistes, qui voudraient interpréter satan seulement comme un mythe ou un symbole du mal en général. A ces savants, nous rappelons l'enseignement du Catéchisme de l'Eglise Catholique: quand, à la fin du 'Notre Père' nous disons "mais délivre-nous du mal", par 'mal' s'entend la personne du Malin, non le mal en général (CCC n°2851).

Le Pape Paul VI dit, relativement au diable: Satan est un agent pervers et de perversion... ce n'est pas seulement un démon, mais une terrible pluralité.Donc, satan est une personne, et même une pluralité de personnes; il comprend tous les anges qui, ayant refusé d'obéir à Dieu, sont devenus des démons, c-à-d. rebelles et maudits. A l'appui de cette doctrine de l'Eglise, il est opportun de rechercher dans la Bible quelques passages d'où émerge que l'existence de satan est clairement révélée dans l'Ecriture; en outre, on peut comprendre que parler du démon signifie parler indirectement du Christ, puisque la Bible affirme que Jésus est le Sauveur, venu nous libérer du pouvoir du Malin. "Satan est libre, intelligent et doté d'esprit d'initiative".

2. L'action du diable. Son activité principale, que nous pouvons définir comme ordinaire, consiste à tenter l'homme au mal, cherchant à le faire s'éloigner de Dieu. C'est pourquoi il ne suffit pas seulement de 'croire en Dieu' - ce qui est le propre de 90% de nos contemporains - mais il est nécessaire de faire la volonté de Dieu. "Au cours de mes 45.000 exorcismes - raconte ironiquement don Amorth - je n'ai jamais rencontré un diable qui ne croie pas en Dieu. Croire ne sert à rien; il faut plutôt faire ce que Jésus nous a dit de faire" (cfr Jc 2,14-20; Mt 7,21).

A cette action tentatrice du démon nous sommes tous soumis, et pour toute notre vie, comme cela s'est produit aussi pour Jésus et Marie; c'est pourquoi il est nécessaire de veiller, de fuir les occasions de péché et surtout de prier, car seuls nous perdons la lutte contre satan, tandis que nous en serons vainqueurs si nous nous unissons au Christ dans l'oraison.

Il existe aussi une activité extraordinairedu démon, qui consiste en son pouvoir d'occasionner des troubles particuliers, exceptionnels; cela se produit quelquefois par notre propre faute, mais aussi parfois par celle d'autrui. Nous pouvons classifier ces maux selon 4 catégories, bien qu'il n'existe pas un langage commun parmi les exorcistes pour décrire les phénomènes démoniaques.

* possession: le diable entre dans le corps humain et se manifeste par des gestes et des paroles. Dans un tel cas, qu'il soit bien clair que satan ne peut jamais se rendre maître de l'âme.

* vexation: le démon frappe une personne avec des souffrances et des maléfices, agissant sur le plan de la santé, des affections ou/et du travail. C'est un cas très difficile à discerner car souvent ces maux proviennent de satan mais d'une manière indirecte, non évidente, jusqu'à sembler provoqués par des phénomènes naturels. Pourtant, les personnes frappées, souvent incomprises des prêtres et Evêques peu instruits de ces faits, tournent alors leur recherche d'aide vers des mages; les problèmes se compliquent alors ultérieurement car toute magie tire son efficacité du royaume des ténèbres. C'est une illusion stupide de penser que la magie dite 'blanche', celle qui semble poursuivre une finalité de bien, puisse utiliser le pouvoir du Malin pour devenir bénéfique et éliminer le mal. La magie est toujours noire, toujours maléfique, même quand elle est présentée comme 'bonne'.

* obsession: il s'agit de troubles donnés à l'homme, qui frappent sa sérénité intérieure, son équilibre psycho-émotif. Satan agresse en causant des perturbations, angoisses et tourments intimes.

* infestations:on entend ces maléfices qui frappent également les choses et les animaux. Le Catéchisme de l'Eglise Catholique affirme qu'on peut faire des exorcismes aussi aux choses (CCC n°1673), et, de fait, il arrive parfois de devoir exorciser des maisons ou des lieux. Tous ces maux particuliers - qui toutefois n'ont jamais de pouvoir sur l'âme - se reçoivent pour 4 motifs:

a) par libre initiative du démon.Dieu, en vertu de la liberté accordée à chaque créature, tolère que satan opère le mal, même si le mal n'est pas la volonté du Seigneur. Sa non-intervention immédiate ne représente pas pour autant une permission de Dieu au mal. Les motifs de cette volonté divine nous échappent en partie; pourtant, nous savons que le Tout-Puissant a le pouvoir de transformer le mal en bien.

De nombreux saints ont été frappés de possessions, vexations, obsessions, et se sont sanctifiés à travers ces épreuves: Padre Pio, le Curé d'Ars, Ste Gemma... N'oublions pas la valeur de la croix. Les maux sataniques, offerts en sacrifice à Dieu, ont un énorme pouvoir de rédemption.

b) par la fréquentation de lieux dangereux:mages, cartomanciennes, groupes sataniques, séances de spiritisme.

c) par la persistance dans le péché grave.Avec le temps, on 's'endurcit' dans le péché et le mal creuse plus profondément ses racines en nous.

d) par les maléfices: c'est la cause la plus commune, qui regarde 90% des cas et ne dépend pas de celui qui subit les maux. 'Maléfice' signifie un mal fait avec l'aide du démon. Qui peut le faire? Non pas tous mais seulement les mages réellement en contact avec le diable. On connaît diverses formes de maléfices: envoûtement, enchaînement,'mauvais oeil'... Sont coupables de tels maux celui qui ordonne les maléfices et celui qui les fait.

3. L'autorité que le Christ a conféré à l'Eglise afin qu'elle chasse satan. Jésus a donné ce pouvoir, d'abord aux Douze, puis à 72 disciples; enfin, Il l'a étendu à tous les croyants: "Voici les signes qui accompagneront ceux qui croient: en mon nom ils chasseront les démons" (Mc 16,17).

Pourtant, aujourd'hui l'exorcisme peut être fait seulement par un prêtre autorisé par son propre Evêque, et avec la permission de l'Evêque du lieu. Toutefois, chaque fidèle peut réciter des prières de libération, pour soi-même et pour les autres, sans qu'il soit besoin de l'autorisation de l'Evêque, lequel peut au maximum prohiber la forme publique ou le lieu où ces implorations sont faites.

La finalité de ces prières est la même que celle de l'exorcisme, c-à-d. chasser satan; mais tandis que l'exorcisme est la prière officielle et publique faite au nom de l'Eglise - et c'est pourquoi elle est intrinsèquement plus efficace - la prière de libération reste toujours une prière privéequi, dans quelques cas peut quand même donner de grands résultats.

En fait, au temps de Ste Catherine, il est arrivé qu'on lui amène les cas de possession les plus difficiles; Catherine, qui n'était pas prêtre mais qui était sainte, réussissait à les libérer. Ainsi en fut-il de St François, St Léopold Mandic et de tant d'autres saints qui, bien que n'étant pas exorcistes, ont libéré de nombreux possédés. En règle générale, le pouvoir de chasser les démons dépend de la foi et de la prière.

Massimiliano Curletti

 

 

"J'estime que 99% des Evêques ne croient plus à l'action extraordinaire du démon".

Voici ce que répond don Amorth à un journaliste:

D. Que fait l'Eglise, face au déferlement de ce phénomène (satanique)?

R. Elle est complètement absente! Depuis 300 ans on a cessé de faire des exorcismes dans l'Eglise latine (il n'en est pas de même dans l'Eglise orthodoxe et dans certaines confessions protestantes). C'est pourquoi les prêtres et Evêques, n'ayant jamais vu d'exorcisme, n'en parlent jamais; ayant évacué de la foi catholique telle qu'elle est enseignée dans les séminaires la présence personnelle du diable, ils n'y croient plus. J'estime que 99% des Evêques ne croient plus à l'action extraordinaire du démon.
Il suffit de voir le nouveau rituel exorciste préparé par le Saint Siège: il a été fait par des personnes complètement incompétentes, et qui ont peur des exorcismes. "S'il n'y a pas la certitude de la présence de satan, on ne fait pas d'exorcisme", dit le nouveau rituel. Mais c'est absurde: satan se cache, il se camoufle de toutes les manières. L'ancien rituel romain enseignait la prudence, pour ne pas confondre des maux psychiques avec des infestations diaboliques, mais il enseignait aussi les trucs que le démon utilise pour camoufler sa présence.
Je dirai plus: Le nouveau rituel interdit de faire des exorcismes en cas de maléfices: mais les cas de maléfices représentent 90% de tous les cas d'infestation diabolique. Selon le nouveau rituel, donc, il ne faudrait jamais pratiquer d'exorcismes!
Incroyables sont ces réformes liturgiques qui partent de la présupposition que l'Eglise s'est fourvoyée durant des siècles. Oui, satan est partout. Et il peut oeuvrer à sa guise car ceux qui le gênent le moins, ce sont les prêtres! Réd.

 

Je suis avec vous...

La présence de Marie dans la vie du chrétien revêt une grande importance, spécialement dans la vie des consacrés.

Elle nous introduit dans la vie simple, familière, avec une surprenante facilité. Ni paroles, ni gestes, mais seulement une conduite sereine, empreinte de dignité, jusque dans la maison en accomplissant les plus humbles tâches, avec un coeur prompt à répondre à toute attente, avec une attention tendre et gentille envers les proches...

Qui vit en présence de Marie interprète avec amour chaque pensée, chaque demande, chaque désir du coeur des frères. Délicate, Elle 'impose' avec Son attitude hautement spirituelle et donnée en silence, le chemin et la pratique de toutes les vertus. L'"Invisible" et le visible alternent dans son coeur de femme appelée à accomplir une mission qui la dépasse et la transcende. Elle seule la connaît... mais jusque dans sa profondeur? Elle ne s'en préoccupe pas: la volonté de Dieu surpasse toute autre pensée et préoccupation. Elle répète, avec un incessant et croisant amour du service: "Me voisi, je suis la servante du Seigneur, qu'il me soit fait selon ta parole..."

Regarder Marie, 'étudier' Marie, c'est la vraie 'sagesse' pour qui entend surmonter toutes les embûches qui font obstacle dans le chemin spirituel d'une âme... même consacrée. Marie a appris à ses dépens et a partagé en tout le chemin de l'humanité: agréable et désagréable, travaux, préoccupations et contrariétés; épreuves de tout genre. (...)

Notre-Dame est toujours 'actuelle' pour le chemin de la foi et de la sainteté. Elle, 'Le Chantre' du Magnificat, est une claire lumière pour tous, mais bien davantage pour les consacrés.

(des écrits de Carmelo S.Anna - Carpineto)

 

Marie nous accompagne sous la Croix

La fête du Nom de Marie a été solennellement célébrée le 8 septembre. Le père Ivan Sesar, nouveau curé de Medj. a présidé la messe du soir en concélébration avec 70 prêtres.
Comme chaque année, la solennité de l'exaltation de la Sainte Croix a été célébrée le premier dimanche après le 8 septembre (cette année, le 10). Comme à l'accoutumée, des flots de pèlerins sont venus à Medj. déjà au cours de la nuit. Nombreux sont ceux qui, traversant des centaines de kilomètres, sont venus à pied, certains même pieds nus.

Mais tous ne connaissent pas l'histoire du Krizevac et de sa croix... A environ un km de Medj., à vol d'oiseau, se dresse le mont Krizevac. A son sommet (520 m.) le curé de l'époque et ses paroissiens érigèrent en 1934 une croix en béton armé haute de 8,56 m. A l'intersection des bras de la croix, ils ont gravé ces mots: "A Jésus-Christ, Rédempteur du genre humain, en signe de la foi, de l'amour et de l'espérance, en mémoire des 1900 ans de la Passion de Jésus".C'est devenu une tradition que l'on y célèbre la Messe le premier dimanche suivant la fête du Nom de Marie, en mémoire de la Croix Glorieuse. Ce n'est pas en raison de sa beauté naturelle ni de la célèbre croix qui y est érigée que le Krizevac attire autant de pèlerins, mais parce que les hommes ont compris que la route qui conduit à la paix passe par la croix. Combien ont trouvé sur cette colline la paix et le chemin vers Dieu! Gravissant le sentier escarpé, presque infréquentable, jusqu'à la croix du Krizevac, ils méditent la Via Crucis, s'arrêtant auprès des 16 reliefs en bronze représentant les stations, érigés tout au long du chemin. La Gospa figure sur chaque station. Elle a accompagné Jésus, Elle nous accompagne aussi sur le chemin de croix de notre vie.

P.Slavko, missionnaire en Angleterre

Juif converti au catholicisme à Medj., Bernard Ellis ressentit la nécessité de la mise en route d'une rencontre annuelle de prière et la proposa immédiatement aux pèlerins anglais: l'idée fut acceptée en 1990 et depuis, chaque année s'organise une rencontre de prière le dernier lundi d'août. A son retour, P.Slavko nous a confié ses impressions: "Cette 10ème rencontre de prière s'est déroulée près du sanctuaire le plus ancien d'Angleterre, à Walsingham. Les priants étaient nombreux. Comme à Medj. nous avons commencé par la prière du Rosaire, suivie de la S.Mese, l'adoration et la prière pour les guérisons.
Le 26 août j'étais dans la paroisse de Ste Marguerite d'Ecosse, où le curé a organisé dans sa paroisse l'adoration quotidienne de 10 à 22H. Espérons que de plus en plus de personnes seront disposées à donner à Jésus une heure de leur temps et à rester avec Lui une heure dans l'adoration.

En lien avec la rencontre annuelle des pèlerins de Medj. il y a aussi la rencontre des jeunes Youth 2000 à laquelle ont participé environ 1500 jeunes de toute l'Angleterre et de l'Ecosse.
J'ai passé l'après-midi du 27 avec ces jeunes, donné une conférence et animé l'adoration. Le thème - comme celui de la rencontre des jeunes à Medj. et à Rome - était: "le Verbe s'est fait chair et Il a habité parmi nous". Nous pouvons rendre grâce à Marie, Reine de la Paix, pour tous ces enfants qu'Elle rassemble autour d'Elle; ils vivent généreusement et avec dévouement Son programme de prière".

* Du 15 au 18 septembre, P.Slavko a tenu quelques rencontres de prière en Belgique et en Allemagne. Le 16 septembre s'est déroulée la rencontre habituelle près du sanctuaire national de Beauraing, où la Madone apparut au début des années 30, invitant de manière particulière à la prière pour la conversion des pécheurs.
Ont suivi les 'Journées mariales' de Fulda, où règnait une atmosphère de prière très intense. Ces rencontres démontrent que l'esprit de prière de Medj. a conquis de nombreuses personnes dans cette zone du monde et porte avec lui les fruits de la conversion; il prédispose les fidèles a aller à Jésus par Marie, entrant ainsi avec assurance dans le nouveau millénaire.

* Les représentants d'une vingtaine de pays d'Amérique Latine se sont donnés rendez-vous à Medj. du 20 au 26 septembre à l'ocasion de la XIIème rencontre internationale de la paix. Le thème était: "Célébrons avec Marie le Grand Jubilé". De tels centres se sont fait jour dans toute l'Amérique Latine comme des lieux de recueillement de tous ceux qui ont compris l'importance de l'appel de Marie à Medj. Leur activité consiste surtout dans la diffusion des messages et dans l'organisation de groupes de prière et des pèlerinages. De manière particulière émerge l'exigence d'une croissance spirituelle de chacun dans le vécu des messages de la Madone, ainsi que la nécessité de diffuser les messages aux autres et de constituer et guider des groupes de prière. C'est un encouragement et un bon exemple pour tous de la manière dont on peut travailler ensemble pour diffuser le message de la paix.

** Attention! Selon les ultimes dispositions en matière de visas et de passeports, il faut maintenant se munir d'un passeport pour entrer en Bosnie et en Herzégovine. La carte d'identité n'est plus suffisante, mais seulement réservée aux habitants de la République de Croatie.

(du Bulletin de Presse)

 

 

Lors d'une conférence à Medj. cet été, Marija partagea des paroles de la Vierge, peu connues et pourtant très importantes :

Beaucoup viennent à Dieu pour demander la guérison physique, mais certains vivent dans le péché. Ils ne réalisent pas qu'il leur faut d'abord rechercher la santé de l'âme, qui est la plus importante, et se purifier. Ces personnes devraient d'abord se confesser et abandonner le péché.

Marija précisa que beaucoup plus de guérisons seraient accordées par Dieu si l'on faisait les choses dans le bon sens:

1/ D'abord se confesser et renoncer sincèrement au péché.

2/ Puis, implorer la guérison.

Ici, à Medj., beaucoup de réconciliations s'opèrent et l'on constate combien ce message est vrai: Beaucoup de maladies disparaissent lorsque la santé de l'âme est restaurée.

* Vicka a fêté ses 35 ans le 3 septembre; elle irradiait d'une joie incroyable. En effet, pour leur annniversaire, la Gospa embrasse toujours les voyants: "C'est une expérience impossible à décrire" nous a dit Vicka. Il est significatif que la Sainte Vierge aime tant célébrer les anniversaires. Ce jour-là en particulier, Elle remercie Dieu d'avoir créé cet enfant-là et exprime plus que jamais son admiration pour la beauté et la grandeur du don de la vie!

du Journal de Soeur Emmanuel

 

 

Les lecteurs écrivent

Donatella, de Nice de Sicile: "C'est avec beaucoup de retard que j'ai eu connaissance de votre revue mensuelle Echo de Marie, Reine de la Paix. Je l'ai lue avec beaucoup d'intérêt car, dans chaque article étaient incluses des vérités profondes et beaucoup de douceur particulièrement dans la lettre de don Angelo".

P.Carlo, de Buenos Ayres: "Par le moyen de l'Echo je suis informé des messages de la Madone et de tous les événements de Medj. C'est une richesse extraordinaire qui m'arrive tous les deux mois. Je vous remercie beaucoup. Je pense que la naissance au ciel de don Angelo a laissé un grand vide... mais je suis certain qu'il intercède pour vous tous et pour les lecteurs de l'Echo; qu'il vous bénisse et vous protège du ciel, avec notre chère Maman Marie, Jésus, le Père et tous les saints".

Trois lecteurs de l'Albanie: "Nous avons suivi avec la crainte au coeur les derniers pas de don Angelo dans cette vie terrestre. Quelle force d'âme! Il n'était pas difficile de découvrir de Qui lui venait tant de force! C'était un 'guerrier d'amour' privilégié de notre Mère céleste". (Teresa)

"Nous avons prié pour lui (mais mainternant c'est lui qui prie pour nous). En même temps, comme beaucoup, nous avions peur qu'avec la disparition de don Angelo viennent pour l'Echo des jours difficiles, tenant aussi du fait que notre cher petit journal n'accepte aucune compromission. Un petit journal, comme s'il était écrit par le Pape même!" (Gjoni D.)

"Maintenant nous sommes certains: Echo de Marie, par le vouloir de notre Mère, continuera sa route... Même si, souvent nous passons le journal d'une maison à l'autre, nous ne demandons pas pour l'instant d'autres exemplaires; nous faisons nous-mêmes des photocopies; ceci pour ne pas augmenter les dépenses de l'unique journal que nous recevons gratis. Un remerciement de la part du peuple albanais à la rédaction de l'Echo et à ses bienfaiteurs". (Mattia P.)

Antonion de Reggelli (FI): "Un souvenir très cher et priant à notre bien-aimé don Angelo qui, du paradis, suit votre travail... et le mien, pour la petite distribution de ces feuillets. J'ai inclus dans une cassette les trois lettres qu'il m'a écrites et je les garde comme un cher souvenir".

P.Remo, du Mozambique: "Très chers amis, depuis longtemps je suis et lis avec plaisir l'Echo de Marie; je suis tellement content d'apprendre les belles nouveautés que vous publiez. J'ai visité Medj. il y a trois ans durant mes vacances... J'en suis revenu très content et surpris d'y voir tant de dévotion. Je suis missionnaire au Mozambique depuis 35 ans et ici, dans la mission, la Madone est très vénérée. Chaque fois que je visite quelque communauté chrétienne, je distribue beaucoup de chapelets.

Sr Diletta de Mocalana (PG) - Merci pour votre fidélité dans l'envoi de l'Echo de Marie tout au long de ces années, et surtout pour sa richesse spirituelle, fruit de la Madone et du don de chacun de vous. Ensemble nous continuons à prier pour toutes les intentions de notre Maman pour tous les coeurs.

Roberto - Je n'ai connu que depuis peu votre petit journal. Je suis de plus en plus convaincu qu'il est un grand instrument dans les mains du Seigneur pour atteindre les âmes... Je prierai toujours pour cette mission que vous poursuivez de manière admirable, malgré les épreuves et les obstacles!

 

 

Echo s/Internet: http//www.eclipse.it/medjugorje
E-Mail de Mantoue: ecodimarianmelink.it

E-mail en France: echodemarie@net-up.com

 

Jésus naît...dans la crèche!

"C'était le jour de Noël 1223 lorsque François d'Assise réalisa son intime désir: 'représenter l'Enfant né à Bethléem: en quelque sorte voir avec les yeux du corps l'incommodité dans laquelle il s'est trouvé par le manque de tout ce qui est nécessaire à un nouveau-né, comment il fut allongé dans une mangeoire et comment il avait froid sur le foin, entre le boeuf et l'âne'." (Sources franciscaines - 468).
Née par la volonté de St François, la crèche est entrée dans notre vie et en fait partie tout naturellement, comme toutes les choses simples, celles qui ont la saveur de l'enfance, à la chaude atmosphère familiale.
Admiratifs, nous la regardons et nous découvrons que nos dimensions réelles s'évanouissent; comme par enchantement nous nous trouvons intégrés dans ce petit monde fait de carton, de colle, de plâtre et de verre... mais aussi de pierres, de mousse, de bois... dans ce monde où artifice et réalité se rejoignent et se fondent, où la nature et les inventions humaines s'allient pour former de nouvelles harmonies. Un peu comme en ce temps où la nature divine entra dans celle humaine pour lui redonner sa dignité et sa valeur, pour renouveler l'ancienne alliance.
Devenus donc, non plus spectateurs extérieurs mais participants de la scène, acteurs, interprètes et protagonistes, nous sommes appelés à participer à l'événement de Bethléem, d'une manière unique et originale, chacun selon sa propre manière d'être.
La fantaisie, l'art, l'habileté artisanale se mettent ainsi au service de l'âme: un don de valeur pour ceux qui désirent, comme François, "regarder Jésus avec les yeux du corps".

Stefania Consoli

Au cours des mois d'août et septembre 2000 les lecteurs d'Echo francophone ont offert 30.713 Fr.F.Que les généreux donateurs veuillent bien trouver ici l'expression de notre reconnaissance.

* A Medjugorje, L'ECHO DE MARIE dans les langues principales se trouve dans le tout nouveau magasin Shalom à droite devant l'Eglise, et maintenant également à Ain Karim (dernier magasin dans la Galerie sous l'Hôtel International, derrière le presbytère, de l'autre côté de la rue).

* Voyages à Medjugorje - Car journalier (très économique), partant de Trieste (à côté de la gare ferroviaire): départ à 18h, arrivée le lendemain matin à 8h. Retour aux mêmes heures. (tél.00 40 425 001). Par mer traghetto d'Ancone, lundi, mercredi, vendredi à 21h; samedi à 22h. (fax 00 202 628, ag.Mauro) et (00 202 296, ag.Morandi).

 

Que l'attente du Seigneur qui vient et ne tarde pas, ravive notre désir de prière.

Une joie humble et profonde ainsi que la simplicité des rapports entre les croyants seront des signes qui nous confirment dans le chemin.

Nous remercions ceux qui, dans le silence et souvent le sacrifice, contribuent à la rédaction, la réalisation et l'expédition d'Echo.

Que Dieu nous bénisse.

  Don Alberto

Villanova Maïardina, 1er novembre 2000


 

EDITIONS ETRANGERES:

albanaise: Sender Prendushi, L.Heroj Rr Skenderbeg nr 98, Shköder (Albanie)

allemande: Echo Mariens cas.post.149, I-46100 Mantova

anglaise: Echo of Mary. cas.post.27,I-31030 Bessica Treviso

brésilienne::Servos da Rainha C.P.02576,70279-970 Brasilia DF

catalane: Amics de Medj. c.Carme 11 baixos, E-08700 Igualada-Catalogna

espagnole: Eco de Medj.cas.post.149, I-46100 Mantova

grecque: Sr Despina de la Ste Croix 69 rue Epirou, Agia Paraskevi, 15341 Athènes

hongroise: Fraternitas 1399 Budapest P.F.701/85 (Hongrie)

néerlandaise: Int.Medj.Comité afd Nederland-Belgie, Misericordplein 12C, 6211-XK,Maastricht (Hollande)

polonaise; Echo Maryi - 30-960 Krakôw Skr.pocz 188 - Polonia

portugaise::Gilberto Correia rua de Brito 24,P-4915 Vila Praia de Ancora

roumaine: Ecou din Medjugorje c.p.41-132 Bucarest (Roumanie)

russe: Dom Marii, Ul Remisova 5 a/28, 113186 Moscou (Russie)

suédoise: Carlo Frizzo,Vultejusvagen 21, 16857 Bromma (Suède)

 

DISTRIBUTEURS: En Suisse: Nora Künzli, rue Caressaa,CH-686Rancate,O91/6463469 (versements:Banque Raiffeisen, Eco di Medj.CH-6862 Rancate cc.69-1079 0). Au Canada: Joseph Bozzo, 652 Vaugham Mills Rd Woodbridge (Ontario) L4H 1H6. En Australie: (toutes langues) Medjugorje Sentinel P.O.Box 746, Pennant Hills, NSW 2120.

 

UNE SEULE ADRESSE POUR L'EDITION EN LANGUE FRANCAISE

"ECHO DE MARIE REINE DE LA PAIX - B.P.4602 - ORLEANS CEDEX 1 -France.

* Pour diffuser les messages et les vivre dès leur parution vous pouvez recevoir les quelques lignes du message mensuel dès le 27 de chaque mois (postés le 26) et ceci en autant d'exemplaires que vous le souhaitez; il suffit d'en faire la demande à l'adresse ci-dessus.

* L'ECHO en cassettes-audio pour non-voyants (mensuel); les personnes intéressées peuvent s'inscrire également à cette adresse.

L'Echo de Marie Reine de la Paix est gratuit. L'oeuvre vit d'offrandes.

CCP DIJON 4480-19 R ou chèques.

Merci d'établir les Euro-chèq.en francs français à un seul ordre: ECHO DE MARIE, B.P.4602, F-45046 Orléans Cédex 1

 

Original italien: Eco di Maria. Cas.Post.149 - Mantova (Italie)

Autorizz.Tribunale di Mantova n.13 - 8.11.86. Resp.Ing.A. Lanzani-Tip. DIPRO

(Roncade TV).