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www.medjugorje.ws » Echo de Marie Reine de la Paix » Echo de Marie Reine de la Paix 165 (Septembre-Octobre 2002)

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Eco di Maria
Regina della Pace

Français 165

 



Message de la B.V.Marie le 25 juillet 2002, fête de St Jacques, patron de la paroisse:

"Chers enfants, aujourd'hui je me réjouis avec votre saint Patron et je vous invite à être ouverts à la volonté de Dieu, afin que la foi grandisse en vous et à travers vous dans les personnes que vous rencontrez dans votre vie quotidienne. Petits enfants, priez jusqu'à ce que la prière devienne joie pour vous. Demandez à vos saints Protecteurs de vous aider à grandir dans l'amour envers Dieu. Merci d'avoir répondu à mon appel"

Ouverts à la volonté de Dieu

"Que Ta volonté soit faite, sur la terre comme au ciel" répétons-nous dans la prière du Notre Père. Les paroles sont celles que Jésus nous a enseignées, mais la signification que nous leur donnons est-elle la même? Est-ce le même esprit qui anime notre prière? Ta volonté, Père, est à désirer, à rechercher, à aimer; non à subir, non à redouter. Elle doit être accueillie avec joie parce que faire Ta volonté, c'est réaliser notre vie, exalter et non humilier notre dignité. Que s'accomplisse, Père, Ta volonté sur la terre comme au ciel, c-à-d. avec la même perfection, dans la pleine communion avec les anges et les saints. Ouverts à la volonté de Dieu, sans réserve, sans conditionnements, en complet abandon confiant, en union avec nos saints. Expérimenter l'amour de Dieu avec eux, par leur intercession; nous réjouir avec eux. Aujourd'hui, nous dit Marie, je me réjouis avec votre saint Patron, l'Apôtre St Jacques, patron de la paroisse de Medjugorje, frère de St Jean et fils de Zébédée. Ce furent de grands saints que ces Apôtres Jacques et Jean, mais eux aussi durent croître dans la compréhension de la volonté et de la sagesse de Dieu: "Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire?" Ils lui disent: "Nous le pouvons." "Soit, leur dit-il, vous boirez ma coupe; quant à siéger à ma droite et à ma gauche, il ne m'appartient pas d'accorder cela, mais c'est pour ceux auxquels mon Père l'a destiné" (Mt 20, 22-23).

Ouverts à la volonté de Dieu pour que croisse en nous la foi et non seulement en nous, mais aussi dans les personnes que nous rencontrerons dans notre vie quotidienne, et qu'ainsi vienne Son règne, que prenne forme et se réalise le projet de Dieu sur chacun de nous. Que vienne en nous Ton Esprit, o Père, pour ouvrir notre intelligence à la compréhension de ce que le Christ nous a révélé (J.14, 25-26), pour ouvrir notre cœur à l'Amour, pour élever notre âme à la communion avec les saints. Demandez à vos saints Protecteurs de vous aider à grandir dans l'amour envers Dieu. Si seulement nous étions un peu plus humbles, peut-être saurions-nous cueillir une parcelle de l'amour infini de Dieu, souvent si difficile à comprendre pour les savants et les sages de ce monde. Comment comprendre la valeur de la souffrance, de la défaite, de la douleur, de l'humiliation, dans un monde qui idolâtre bien d'autres valeurs? C'est pourtant vraiment par Sa Passion et Sa mort que le Christ a sauvé le monde! Le sacrifice du Christ est la preuve de l'amour de Dieu pour les hommes. Ce mystère, révélé depuis deux mille ans, reste encore en partie voilé: il attend d'être pénétré par la vie du Christ en nous. En même temps, le sacrifice du Christ donne la preuve de l'amour de Dieu pour ce même Jésus et c'est, peut-être plus encore, un mystère qui nous demeure entier: il attend que la vie du Christ en nous grandisse jusqu'à nous permettre de reconnaître dans notre Croix l'amour du Père.

Donne-nous, o Père, de croire en la parfaite identité entre Ton amour et Ta volonté. Donne-nous de nous abandonner à Toi avec une infinie confiance. Nous Te le demandons au nom de Marie; accorde-lui de nous obtenir cette grâce qu'Elle implore pour nous par Sa présence à Medjugorje. Nous n'en sommes pas dignes et nous ne sommes pas non plus en mesure de faire les pas décisifs d'abandon à Ton amour miséricordieux; mais notre absolue incapacité nous autorise à reporter seulement en Toi, en Jésus et en Marie, toute notre espérance!

Nuccio Quattrocchi

 

Une foi encore plus forte

Aujourd'hui encore je suis avec vous dans la prière pour que Dieu vous donne une foi encore plus forte.Combien de fois Marie nous répète-t-elle qu'elle est avec nous!Nous aussi nous disons volontiers à quelqu'un qui nous est cher:"Je suis avec toi", mais souvent cette affirmation est l'expression d'une solidarité générique et peut-être seulement pour la forme. Mais même quand cette solidarité que nous exprimons est sincère, son effet est toujours limité, parce que notre humanité l'est elle-même. Au contraire quand Marie nous dit:Je suis avec vous,cette affirmation revêt un pouvoir proprement impensable. Seule notre volonté libre peut en limiter les effets; seuls nous pouvons fermer notre âme à l'action de Sa grâce. Quelle terrible responsabilité ! Nous ne pouvons cependant pas nous retrancher derrière les difficultés de la vie pour diminuer cette responsabilité personnelle, parce que, il n'est pas un événement, si tragique soit-il, qui puisse nous empêcher de vivre la foi. Et même c'est souvent dans les difficultés que germe la foi. Implorons de Dieu ce don de la foi. Pas cette foi qui se réduit à lui demander la solution de nos problèmes selon notre attente, mais cette foi qui change notre vie. "Que le Dieu de Notre-Seigneur Jésus-Christ vous donne un esprit de sagesse et de révélation pour une plus profonde connaissance de Lui. Qu'Il puisse vraiment illuminer les yeux de votre esprit pour vous faire comprenndre à quelle espérance Il vous a appelés". (Eph.1,17-18)

L'espérance à laquelle nous avons été appelés c'est Christ Jésus et Sa vie en nous. La foi nous permet d'adorer le Père en Jésus.(Jn 4,23-24). Marie qui a reçu de l'Esprit-Saint le don d'engendrer Dieu en l'homme et qui est ainsi la Mère par excellence est avec nous dans la prière.. Quel don extraordinaire il y a là et quelle puissance a la prière faite avec elle! Mais attention: elle est avec nous dans la prière pour que Dieu nous donne une foi encore plus forte. Et c'est justement ce dont nous avons besoin: un besoin absolu et urgent. Notre foi est petite et nous ne sommes même pas conscients de n'être pas prêts à demander à Dieu le don de la foi. Que de choses inutiles nous lui demandons et nous oublions de demander l'unique chose dont nous avons un besoin bien réel: la vraie foi!

Nous pensons prier, parler avec Lui et, en fait, nous ne faisons peut-être que parler à nous-mêmes. Nous pensons l'écouter Lui et, en fait, nous n'écoutons peut-être que nous-mêmes. O Marie, toi qui sais ce que veut dire: avoir Dieu dans le coeur, dans l'esprit, dans l'âme , obtiens-nous la grâce de lui faire, en nous, toute la place qu'Il mérite. Que Christ vive en moi par ton intercession, ô Mère, que Christ soit en moi reconnu et adoré spécialement dans mes maladies, mes souffrances, mes humiliations, pour que soit béni en moi Son sacrifice. Que notre âme expérimente la paix qui vient de Jésus.(Jn 14,27) et le monde trouvera la joie d'être avc Dieu. Merci, Mère, parce que tu es avec nous!

N.Q.

 

Le Pape était avec eux

Toronto, juillet 2002. Elle était d'abord prévue pour les jeunes, mais au fil du temps, elle est devenue de plus en plus populaire, au point de se transformer en un rendez-vous à ne pas manquer. Elle, c'est la JMJ, la rencontre que le Pape a consacrée aux jeunes du monde entier et qui, tous les deux ans, rassemble, en un lieu de la planète, un nombre immense de coeurs juvéniles battant à l'unisson pour exprimer leur amour du Dieu unique. Cette fois encore l'attente n'a pas été déçue. Avant tout, l'espérance immense, qui, pour lui, était presque une certitude, s'est réalisée: le Pape y était. Il y était, malgré son âge, malgré sa maladie, malgré sa fatigue...Il y était parce qu'il voulait y être, à tout prix, au milieu de ces jeunes qui lui redonnent la fraîcheur, l'enflamment d'enthousiasme et lui rendent jusqu'à la santé.

Il était avec eux à l'ouverture: "Souvent même sans vousconnaître, je vous ai présentés, un par un, au Seigneur, dans ma prière. Il vous connaît depuis toujours et il vous aime d'un amour personnel" a dit le Pape pour commencer. Il était avec eux, grâce au micro, pendant que la grande croix des JMJ traversait les artères commerçantes de Toronto. " L'esprit du monde est plein d'illusions, plein de parodies de bonheur. La machination la plus gigantesque, la plus grande source de malheur est l'illusion d'atteindre à la liberté en se passant de Dieu", commente encore le Saint-Père avec un suprême réalisme; puis il encourage: N'ayez pas peur de suivre Christ sur la voie royale de la Croix. C'est aux moments difficiles de l'Histoire de l'Eglise que le devoir de sainteté acquiert sa suprême urgence. Et la sainteté n'a pas d'âge. La sainteté c'est vivre dans l'Esprit-Saint.'

Il était avec eux le samedi soir, à Downsview Park où un demi-million de jeunee l'attendaient anxieusement pour prier avec lui, chanter avec lui, écouter ce qu'il avait à leur dire et puis répéter avec ardeur::"Jean-Paul II, nous t'aimons."

Il était avec eux finalement à la messe de clôture, le dimanche matin quand il a adressé au "peuple des Béatitudes" les paroles susceptibles de l'accompagner dans sa mission quotidienne:Le nouveau millénaire a été inauguré par deux scénarios opposés: celui d'une multitude de pèlerins venus à Rome, au Grand Jubilé, franchir la Porte Sainte qui est Christ, Sauveur et Rédempteur de l'homme, et celuidu terrible attentat terroriste de New York, reflet d'un monde où semble prévaloir la dialectique de l'inimitié et de la haine, rappelait avec amertume le successeur de Pierre. "La question qui s'impose est dramatique: sur quelles fondations faut-il construire la nouvelle époque historique qui émerge des grandes transformations du 20.ème siècle? Suffira-t-il de miser sur la révolution technologique en cours qui semble reposer uniquement sur des critères de productivité et d'efficacité? Non, la réponse est claire au coeur des jeunes: ils sont venus pour témoigner devant le monde que Dieu offre continuellement de nouvelles occasions de guérison et de salut, même lorsque les maladies qui nous affligent paraissent incurables. Ils sont venus là parce qu'ils ont entendu l'appel à devenir les constructeurs d'une nouvelle civilisation à l'enseigne de la liberté et de la paix.

Laissez-moi, Chers Jeunes, vous confier mon espérance: ces bâtisseurs, c'est ce que vous devez être, répète avec force le Saint-Père; mais il invite aussi à bien choisir le matériau pour construire, dans la cité humaine, la cité de Dieu: seul Christ est la pierre angulaire sur laquelle vous pouvez construire solidement l'édifice de chacune de vos vies." Il est grand l'amour qui unit le Pape au coeur des jeunes, immense l'espérance qu'il met en eux; elle est profonde la foi qu'il veut leur communiquer pour qu'ils puissent , sans hésitation, sans honte, être témoins de l'amour de Dieu:"N'attendez pas d'être plus âgés pour vous aventurer sur la voie de la sainteté. La sainteté est toujours jeune, comme éternelle est la jeunesse de Dieu."

 

P. ANDRÉ CABES, mariologue et professeur au Séminaire catholique de Toulouse, a dirigé durant de nombreuses années "l'Ecole de l'Evangile" à Lourdes, dans laquelle on offre aux jeunes la possibilité de discerner leur propre vocation à la lumière de la Parole de Dieu. Par la suite il a fondé la Communauté mixte "Notre-Dame de l'Aurore", le rameau apostolique de la Communauté monastique de Jérusalem. Fort de cette expérience et accompagné de la grâce que Marie continue à diffuser à Lourdes, p. André s'adresse aux jeunes afin qu'ils redécouvrent dans leur propre pauvreté la joie d'être aimés.

MARIE, plus jeune que le péché

Un jour, un homme se présentant comme athée, demanda à la petite Bernadette de Lourdes de lui raconter les apparitions. Bernadette finissait par être excédée d'avoir toujours à raconter la même chose, mais elle lui dit simplement: "Monsieur, puisque vous êtes un grand pécheur, je vais vous montrer le sourire de la Sainte Vierge". C'est un sourire de naissance, un sourire d'humilité, qui laisse passer Dieu. Ce fut un des arguments les plus convaincants pour l'Evêque de Tarbes, chargé de juger des apparitions: le témoignage de Bernadette. "Avez-vous vu cette enfant?" pouvait-il dire à ses conseillers après l'avoir interrogée. Marie ne garde rien pour elle, elle partage le plus secret de sa vocation aux tout petits: "C'est parce que j'étais la plus pauvre que la Sainte Vierge m'a choisie!" Bernadette, soumise à la pression des autorités civiles cherchant à la convaincre de faux témoignage, se contentait de répéter ce qu'elle avait à dire: elle déjouait les pièges en ne les voyant pas, elle laissait passer la simple lumière de la vérité.

Trop souvent, nous cherchons à convaincre de l'extérieur. Dieu nous apprend à communier à la recherche et à l'attente de nos frères, de l'intérieur même de leur propre coeur. Telle est la méthode de la grâce, elle ne s'impose pas, elle n'écrase pas, elle révèle l'autre à lui-même. Sans doute ce regard était celui du Père Kolbe, enfermé pour y mourir dans le bunker de la faim, au camp de concentration d'Auschwitz. Quand les gardiens venaient enlever les morts, le Père les regardait simplement: "Ne nous regarde pas avec ces yeux-là!" C'étaient des yeux qui ranimaient en eux une flamme que leur coeur glacé ne pouvait plus supporter. Le Père les invitait à renaître. Ainsi le père de l'enfant prodigue accueillant son enfant à son retour d'une vie de débauche. Il ne le juge pas, il l'embrasse et le restitue à sa dignité de fils: Les regards les plus beaux sont ceux qui espèrent en vous, ceux qui vous voient tels que Dieu vous porte dans son coeur.

Marie s'est laissé regarder de cette façon. Marie ne cherche pas à se mettre en avant, même quand l'ange vient lui confier la mission d'enfanter le Messie. Elle répond simplement: "Je ne connais point d'homme! Je ne connais que Dieu!" Alors Dieu peut agir en personne, et le fils de David sera le fils de Dieu! Jeune aujourd'hui, veux-tu laisser se poser sur toi ce regard qui t'espère? Veux-tu te laisser aimer? Quelles que soient tes souffrances, quels que soient tes échecs, demain est toujours à naître. Au fond du trou noir où peut s'enfoncer ta vie, il t'est offert un sourire. Au creux de la fange où tu risques de t'enliser, une source veut jaillir. Il t'est demandé une seule chose, c'est d'y croire. Car l'amour ne s'impose pas, il a besoin d'une petite faille dans ton coeur. Ne regrette pas de n'être pas parfait: Dieu se charge de ta sainteté. Mais il ne peut pas le faire sans toi. Alors, prends la main qui t'est tendue. Elle est celle d'un mendiant d'amour. Dieu a tendu la main à Marie, parce qu'il voulait venir en notre monde et qu'il cherchait une porte qui s'ouvrirait. Il a tendu la main à la femme de Samarie, au bord d'un puits, à l'heure la plus chaude du jour: il avait soif de son désir, il a su réveiller son attente. Jésus poussera sur la croix son dernier cri: "J'ai soif!" Entendras-tu résonner ce cri au fond de tes entrailles? Tu as soif toi aussi d'un amour vrai, du vrai bonheur. Ton coeur ressemble au coeur de Dieu, tu as besoin d'aimer. Ton coeur ressemble au coeur de Marie, elle a su se laisser aimer. Entre simplement dans la grâce de cette rencontre unique. Laisse s'éclaircir la boue, laisse fondre les duretés, qui t'étouffent encore. Tu es un pauvre comme Bernadette, un pauvre comme Marie, un pauvre comme un Dieu au coeur blessé. Quel que soit ton âge, souris simplement, tu deviens plus jeune que ton péché, tu vas vivre la joie de ta naissance, la vraie. Tu ne vas plus vers la mort, tu entres dans la vie.

P. André Cabes

 

A Medjugorje témoins de joie

Sourire aux lèvres, regard serein, gestes calmes et harmonieux, cœur ouvert… Voici ce qu'avaient en commun les jeunes de 25 nationalités réunis à Medjugorje du 31 juillet au 6 août pour participer à la XIII édition du Festival qui leur est dédié. Le thème de la rencontre - "Avec Marie, témoins de la paix et de la joie" - devenait une réalité visible et palpable sur chaque visage: c'était celui de qui se sent profondément aimé, accueilli par Dieu et les autres. Le visage de qui, petit à petit découvre soi-même à la lumière de la grâce et apprend à s'accepter pour ce qu'il est, et comme tel à s'aimer.

Le climat de sérénité et de joie qui enveloppait les 15.000 jeunes témoignait qu'ils se sentaient les bienvenus dans le Coeur de Marie. Tout enfant se sent bien auprès de sa mère, et il est encore plus proche d'une telle Mère, qui aime d'un amour si grand, si profond, si pur! L'amour de Marie les avait attirés ici en ces chaudes journées estivales où de grandes grâces spirituelles leur étaient réservées. Son amour les a raccompagnés chez eux où les attendait la vie de tous les jours, cette quotidienneté qui se transforme parfois en routine mais que, désormais, ils verront teintée des coloris de l'amour. Le plus grand don que l'on reçoit généralement à Medjugorje est vraiment la conversion du cœur, une transformation intérieure qui nous aide à vivre chaque événement de manière nouvelle, et qui nous enseigne à regarder le monde et les créatures avec les yeux de Dieu.

C'est cela qui rendait serein le regard des jeunes réunis au Festival, c'est cette certitude qui faisait resplendir leur sourire. Et, comme d'une source d'eau fraîche et très pure, de tous les cœurs jaillissait la joie, exprimée par les chants, le rythme, la danse, la volonté de faire la fête parce qu'on se retrouve entre amis et qu'on se sent chez soi. Pourtant, tout ceci n'avait aucune ressemblance avec l'enthousiasme vide et le divertissement momentané présenté par les 'lumières factices du monde'. Il s'agissait plutôt d'une joie exprimant une profonde gratitude qui comble tout l'être, un bonheur qui sait se faire prière, adoration, silence intérieur et paisible abandon dans les bras amoureux de Dieu Père. Et c'est l'Eglise vivante qui se constitue avec naturel, sans formalité excessive, sans structure rigide, par la seule force de la Grâce de l'Esprit. C'est l'Eglise faite de jeunes qui cherchent à Medjugorje le soulagement d'un monde qui court, qui exige, qui provoque, qui leurre et qui déçoit. D'un monde qui les veut différents de ce qu'ils sont et reproduction de modèles 'globalisés', de modèles de perfections feintes, qui provoquent seulement le vide intérieur, la solitude, le sens d'être inadéquat… ou au contraire agressivité, compétition et arrivisme.
A Medjugorje, aux côtés de la Reine de la Paix, il n'y a pas de place pour tout cela. Le monde reste au-dehors et l'on entre dans le Cœur de Dieu. Ici les jeunes écoutent, prient et se donnent. C'est la Mère qui pourvoit au reste, la Mère qui les a appelés et qui désire les accompagner sur les routes de leur vie.

Stefania Consoli

 

Les voix du Festival

Comme pour chaque édition, cette année aussi le Festival des jeunes à Medjugorje a accueilli diverses personnalités, plus ou moins connues, qui par leurs témoignages - traduits simultanément en 17 langues - ont illuminé le chemin de ceux qui étaient venus pour trouver un itinéraire à entreprendre ou de ceux qui, au contraire, cherchaient seulement une confirmation. Ont prêté leur concours au Festival des prêtres, religieuses, couples, parents, laïcs et, naturellement, les voyants.
P.Léo Maasburg
, engagé dans l'évangélisation des pays de l'est européen, après qu'en 1982 le Pape ait consacré le monde au Cœur Immaculé de Marie, a raconté comment, avec un Evêque il ont concélébré une messe au Kremlin et consacré ainsi à Notre-Dame l'URSS d'alors.
Avec les jeunes il a en outre partagé son expérience d'assistant spirituel auprès de Mère Teresa, tandis qu'elle se rendait dans divers continents pour l'ouverture de nouvelles Maisons. Avec elle il était présent à Moscou et en Arménie où P.Léo séjourna plusieurs mois, devenant ainsi le premier prêtre 'officiel' en Union Soviétique.

P.Maurizio de Sanctis, plus connu comme 'Père Nike', prêtre passionniste, a témoigné de sa conversion survenue à Medjugorje il y a une dizaine d'années; comment il a ressenti l'appel au sacerdoce pour lequel il a abandonné sa très aimée carrière de danseur professionnel: "Il n'y a pas de destinée plus belle que d'être prêtre, et peut-être le plus grand péché que nous commettions, nous les consacrés, c'est de ne pas dire qu'être consacré est vraiment merveilleux! Il y a une parole très éloquente avec laquelle Dieu me dit personnellement "Je t'aime", et cette parole est la Croix de Jésus. Quand, à 14 ans, je tombai éperdument amoureux d'une fille, sur le premier arbre que je trouvai je gravai un gigantesque cœur transpercé, avec nos deux noms inscrits à l'intérieur. Dieu aussi, qui s'est énamouré de moi, a réalisé un signe concret avec lequel Il m'exprime son amour: la Croix de Jésus. Par elle Il me dit: Je t'aime…"

P.Pavol Hudak, slovaque, de retour des Journées mondiales de la Jeunesse à Toronto, a parlé aux jeunes sur un thème qui les bouleverse particulièrement, important pour leur croissance et leur vocation future: l'amour. "Je veux vous apporter le message de l'amour; l'amour divin, l'amour de Marie, l'amour humain… L'homme est né par l'amour et pour l'amour. Le jeune, en particulier, aspire à l'amour et le porte en lui comme un grand idéal. Les jeunes amoureux doivent être un don l'un pour l'autre, et s'ils réussissent à se respecter réciproquement, il seront beaux et heureux… En Slovénie nous sommes en train de construire un centre pour les jeunes. Il en vient des milliers et ils vivent là une profonde conversion. Près de ce lieu se trouve la tombe d'une jeune fille, morte à 16 ans pour défendre sa pureté. Les jeunes y viennent prier pour le don de la vocation et de l'amour pur".
P.Peter Dugandzic et Sr Ana Katharina, convertis l'un et l'autre à Medjugorje, ont mis en lumière dans leur témoignage la façon dont le Seigneur les a conduits d'un premier réveil de la foi à l'appel à la vie consacrée. Un parcours marqué par une lutte importante avec soi-même, qui conduit ensuite à une paix profonde quand on réussit à dire 'oui' à Dieu.

Père Karl Walner, cistercien autrichien, présent au Festival à Medjugorje, a traité sur un mode un peu ironique mais facilement compréhensible, ce qu'aujourd'hui le Pape confie aux jeunes comme mission:

 

ETRE LES SAINTS DU TROISIEME MILLENAIRE

"Ce thème est très vaste - commence le jeune moine - mais je veux néanmoins tenter de vous dire comment faire pour devenir saints! Avant tout nous devons clarifier la signification de cette définition pour que vous ne pensiez pas devoir devenir comme ces statues de plâtre qui emplissent les églises, ou bien rester là, dans quelque coin, les mains jointes et les yeux dévotement tournés vers le ciel… Je désire expliquer un peu le mot saint. Aujourd'hui, tout le monde veut la même chose: être beau. La sainteté n'est pas très populaire, mais la beauté, si! La beauté extérieure a développé une véritable et propre industrie et est devenue aujourd'hui un grand idéal, mais aussi une vaste duperie. Il me plairait que tous deviennent beaux, pas seulement de l'extérieur mais aussi de l'intérieur. C'est cette beauté que l'Eglise nomme sainteté. Etre saint signifie alors diffuser sa propre beauté intérieure.

Quelques jours avant mon ordination sacerdotale, j'ai rencontré la femme la plus belle du monde: Mère Teresa de Calcutta. Je fus surtout frappé par son visage profondément marqué de rides, pourtant d'elle émanait une force spéciale, une force qui provenait de son lien avec Dieu. Un 'Salon de beauté'. Il a plu à Dieu de nous donner un lieu où devenir plus beaux et où se purifient nos cœurs: la confession. Que vos péchés ne vous attristent pas, même s'il vous semble que vous y retombez sans cesse. Apportez-les continuellement au confessionnal et permettez que Dieu œuvre en vous. Il n'existe en ce bas monde aucun saint qui ait pu dire: "Voilà! Maintenant je suis tellement saint que je n'ai plus besoin de me confesser". Au contraire, plus l'homme est proche de Dieu, plus lui pèsent ses péchés, même les plus petits. Donc, si nous confessons nos péchés, ils ne constituent plus un obstacle sur la route vers Dieu, mais plutôt un moyen pour cheminer sur cette voie.

Trois conseils pour devenir saint. Le premier, c'est d'être entêté. Ensuite autoritaire; enfin impertinent… Naturellement, il s'agit surtout d'un 'saint entêtement'. Cette qualité est utile, même en amour. Je crois en fait qu'il n'existe pas d'amour au premier regard, il existe seulement à première vue 'l'entrée en amour', un feu du cœur qui brûle d'enthousiasme. C'est déjà une belle chose, mais il est indispensable qu'en grandissant il devienne amour. Tout ceci demande du temps, un engagement et une lutte quotidienne; nous dirons: de la persévérance. Il se produit la même chose dans notre rapport avec Dieu. Dans la parabole du semeur, Jésus dit que si le grain tombe sur une terre peu profonde, il se flétrit immédiatement. Vous devez alors savoir que Medjugorje commence après Medjugorje. Ici vous êtes pleins d'enthousiasme, mais quand vous serez à la maison, vous devrez réaliser avec opiniâtreté ce que la Madone vous demande.

Tous les saints étaient têtus. Dans l'Ancien Testament nous lisons comment le Patriarche Jacob - père d'Israël - lutta toute la nuit avec l'ange du Seigneur. A l'aurore l'ange tenta de partir, mais Jacob le retint en disant: "Je ne te laisse pas tant que tu ne m'auras pas béni". Quand je devins prêtre, cette Parole me fut très utile, parce que pour devenir prêtre il faut vraiment être têtu! Au long du chemin on passe par d'innombrables croix, petites et grandes; souvent on pense que Dieu nous a complètement abandonné. C'est le moment de dire: "Je ne te laisse pas tant que tu ne m'auras pas béni!".

Non seulement courageux, mais parfois autoritaires. Nous sommes appelés à être vraiment enthousiastes de Dieu et à avoir une telle force intérieure jusqu'à la montrer, même à l'extérieur. Pourquoi nous, chrétiens, vivons-nous une espèce de complexe d'infériorité? Pourquoi sommes-nous si peureux quand nous devons témoigner de notre foi? Nous devons être reconnaissants à notre Pape Jean-Paul II qui donne à l'Eglise tant de bienheureux et de saints. D'eux, on peut clairement voir que bien qu'ils aient été en chair et en os, avec beaucoup de péchés et de faiblesses, ils furent pourtant si grands dans leur courage de témoins de la foi. Nous devons faire preuve de la même autorité que St François quand il sut restituer à son père tout ce qu'il possédait. Le courage du Curé d'Ars qui faisait la pénitence à la place de ceux qu'il confessait. L'autorité d'un St Maximilien Kolbe qui a offert sa vie pour un père de famille.

Vivre la 'sainte impertinence'. Quand nous rencontrons des personnes qui vivent selon les modèles que le monde propose, nous nous demandons si vraiment nous sommes normaux; nous allons à l'Eglise quand désormais presque plus personne n'y va… Nous prions alors que les autres considèrent vaine la prière… Nous nous efforçons de pardonner et d'être humbles quand les autres vivent en égoïstes… Il nous semble être dans l'erreur, simplement parce que le monde nous montre comme il est en tout normal de vivre sans Dieu. Mais c'est lui qui est vraiment dans l'erreur! Il faut prier pour obtenir la grâce de ne pas avoir honte de montrer notre foi. Aurions-nous peur de paraître fous? Mais c'est ce qui peut nous arriver de mieux! Jésus disait à ses disciples: "Bienheureux quand on se moquera de vous, quand on vous persécutera!". Dans ma vie j'ai toujours vu comment la courageuse confession de sa propre foi a le pouvoir de transformer les autres et de battre en brèche cette fausse idée que l'homme d'aujourd'hui peut être heureux sans Dieu. Qui en est convaincu s'illusionne. C'est alors le moment de faire fonctionner notre 'sainte impertinence' pour lui montrer la route pour atteindre le vrai bonheur.

Les vêtements de l'Empereur. Beaucoup connaissent le conte de cet empereur tellement vaniteux qu'il commanda pour une certaine occasion un vêtement qui puisse couper le souffle à tous ses sujets. De mauvaise foi, le tailleur lui proposa des habits confectionnés 'avec un tissu particulier qui apparaîtrait invisible aux yeux des personnes stupides'. En réalité, le vêtement n'existait même pas et, dans l'illusion d'endosser des habits extraordinaires (et dans la certitude d'être vraiment intelligent lui-même) l'empereur finit par se présenter à ses sujets vêtu seulement de sa lingerie intime. Personne n'avait le courage de le dire pour ne pas risquer d'apparaître sot, préférant ainsi se convaincre que le roi avait vraiment des vêtements. L'illusion dura jusqu'à ce qu'un enfant clame la vérité, donnant ainsi le courage - aux autres aussi - de reconnaître avoir été abusés.

Nous aussi, vivons aujourd'hui dans un monde fait de géniales tromperies. La vie sans Dieu, sans prière, sans sacrement, que l'on nous propose belle et attrayante n'est en réalité qu'un mensonge. Nous devons alors être suffisamment impertinents, comme l'enfant du conte, et dire au monde: "Vous aussi marchez nus! Venez, croyez en Jésus et en Marie, et vous trouverez le bonheur".

(d'une traduction)

 

"Moi, moniale cloîtrée"

"Merci d'avoir répondu à mon appel!" Marie remercie toujours; cela m'avait frappée, mais c'est seulement maintenant que je comprends! Quelle que soit la circonstance qui nous conduit à Medjugorje, nous avons été appelés. Et moi, moniale cloîtrée qui par suite de problèmes de santé a été conduite à ce lieu saint - avec toutes les permissions requises, évidemment - et hébergée dans une maison de prière de la nouvelle Communauté de vie contemplative "Reine de la Paix, complètement Tiens…", avec une immense gratitude je me demande encore à qui je dois ce bonheur que la Mère de mon Seigneur m'ait appelée à Elle. Très fort était mon lien affectif avec la Mère de Dieu qui, quelques fois s'était faite présente dans ma vie, même de manière sensible, et c'est peut-être pourquoi je n'éprouvais pas le besoin de la chercher. Mais, dans la sensation de me trouver dans un tunnel obscur tandis que mon existence entière était compromise - y compris ma vocation religieuse - je me confiai de nouveau à Elle en lui remettant ma santé de manière particulière.

J'avais vaguement entendu parler des faits qui se produisaient à Medjugorje, mais ils ne m'attiraient pas particulièrement; j'étais cependant curieuse de connaître un événement aussi significatif de notre temps, comme il en est pour les différentes réalités de l'Eglise d'aujourd'hui dont seulement des échos parviennent aux monastères. Arrivée à Medjugorje, son amoureuse prévenance maternelle m'a enveloppée comme jamais et, sous son manteau de lumière et de paix, comblée de joie. A sa lumière nous voyons la lumière. A la lumière de l'expérience qui a redonné vie à ma vie, lumière aux pas de mon errance et des yeux pour voir le vécu des frères et des sœurs, j'ai pris conscience que Medjugorje est vraiment la maison de Marie, un lieu privilégié et saint de rencontre avec la Mère de Jésus, avec Celle qui se fait guide maternel pour nous conduire à Lui. L'unique centre est en fait Jésus Eucharistique, tout tourne autour de Lui, Agneau immolé et ressuscité.

Quelle indifférence dans notre société, après des siècles de christianisme! Même dans nos églises et maisons religieuses on peut vivre dans une condition de médiocrité, dans la tiédeur de la routine et dans une prière qui n'engage pas le cœur! Pourtant, la soif de spiritualité n'est pas totalement étouffée par les nombreux appels séduisants du monde. Medjugorje est un centre de spiritualité, où l'on fait l'expérience de la prière silencieuse et où l'on peut rentrer en soi-même jusqu'à atteindre dans l'intime de son propre cœur ce lieu sacré où Dieu est plus intime à nous que nous-mêmes et redécouvrir l'image qui y est imprimée à l'intérieur. Dans la rencontre avec Jésus et Marie, miroir limpide, et à la lumière de la Parole, on peut relire sa propre existence et dans l'intime désert du cœur, notre fragilité humaine rencontre la puissance de l'amour de Dieu et en est entraînée jusqu'à être projetée dans les espaces infinis de son projet de salut. A la clarté de l'Esprit de Dieu on prend conscience de l'exigence d'être lumière, et la confession sacramentelle devient un lieu de conversion et de grâce pour une nouvelle route.

Nombreux sont ceux qui, après cette expérience deviennent instruments comme St François aimait à se définir, cœur grand et palpitant, qui attire un nombre important à la liberté de Fils de Dieu, hors de l'esclavage du péché qui nous opprime, et de toutes les tombes où notre fragilité humaine nous tient enfermés.
A Medjugorje, Jésus et Marie proposent la pureté du coeur dans la manière de vivre et la relation vis-à-vis des autres et cette citadelle est devenue image de l'Eglise vivante où tous se rencontrent frères parce que fils d'un même Père, avec une seule Mère; une immense Maison-Famille qui surpasse les limites territoriales et culturelles pour s'ouvrir à chaque fils et fille qui répond à l'appel de la Mère.
Une Mère qui donne à pleines mains ce qu'elle a accueilli du Ciel et conservé dans son cœur, une Mère qui demande et recherche des collaborateurs.
Et moi je me suis sentie représentante de tant de femmes qui n'ont pas l'opportunité de vivre de l'intérieur l'expérience de Medjugorje et me suis demandée comment cela se fait-il?.. Peut-être que ce présent témoignage est une réponse…

Elle, Jeune Femme veut traverser l'océan des siècles et des institutions pour rejoindre, avec toute sa fraîcheur notre réalité d'Ordres anciens, gardiens du précieux trésor de la tradition et, bien que 'vieillis', capables de porter en leur sein des fruits d'amour et d'indiquer au monde que Jésus est le Seigneur! Par sa présence et à travers ses messages (qui ont une incroyable force transformante) Marie peut être un nouveau guide pour notre chemin personnel et communautaire, Elle peut nous conduire, nous aussi comme ces millions de pèlerins, à travers les ténèbres de ces temps, à la Lumière sans déclin et à la Paix sans trouble ni fin.
"Chers enfants, Je vous invite à comprendre l'importance de ma venue et le sérieux de la situation. Je désire sauver toutes les âmes et les conduire à Dieu/ C'est pourquoi, prions afin que se réalise complètement tout ce que j'ai commencé. Merci d'avoir répondu à mon appel!"
"Petits enfants, vous vivez dans un temps où Dieu vous donne de grandes grâces, mais vous ne savez pas les utiliser. Vous vous préoccupez de tout le reste, et peu de l'âme et de la vie spirituelle. Réveillez-vous du sommeil profond de votre âme et dites OUI à Dieu avec toute votre force. Décidez-vous pour la conversion et la sainteté. Je suis avec vous, petits enfants, et je vous invite à la perfection de votre âme et de tout ce que vous faites. Merci d'avoir répondu à mon appel!"
Nous ne sommes pas forcément des personnes converties parce que nous sommes consacrées, chaque jour son amour exige de nouvelles réponses d'amour, de foi, d'espérance. Chaque jour est un temps de conversion à l'Evangile.

Sr Franca (moniale agostinienne)

 

 

Vivre dans la liturgie avec Marie

Dans un message donné à la Paroisse la Madone affirme que "ce temps, à travers Moi, est uni d'une manière spéciale au Ciel" (Mess.25.5.96) et dans un précédent message: "Je vous invite, chers enfants, à bien comprendre l'importance de ma venue et la gravité de la situation. Je veux sauver toutes les âmes et les offrir à Dieu" (Mess.25.8.91).

En fait, c'est le temps où tout le Ciel veut descendre parmi nous et en nous. Avec Marie, primeur de l'Eglise céleste, aujourd'hui présente dans le monde de manière spéciale avec son corps glorifié, descendent parmi nous tous les Anges, les Archanges, tous les Saints, afin que l'œuvre de salut qui prend sa source dans la mystère pascal du Christ, s'accomplisse pleinement dans tout l'univers, réalisant le grand horizon de lumière prophétique annoncé par le Livre de l'Apocalypse: "Puis je vis un ciel nouveau, une terre nouvelle… Et je vis la cité sainte, Jérusalem nouvelle, qui descendait du Ciel, de chez Dieu; elle s'est faite belle, comme une jeune mariée parée pour son époux" (Ap. 21,1-2).

C'est pourquoi Marie nous appelle aujourd'hui à une nouvelle communion, vivante et vécue, avec l'Eglise céleste, qui resplendit déjà de la lumière de l'Amour pur de Dieu qui illuminera la nouvelle création: "Le trône de Dieu et de l'Agneau sera dressé dans la ville et les serviteurs de Dieu l'adoreront, ils verront sa face et son nom sera sur leur front" (Ap.22,3). Marie nous guide "vers un nouveau temps, temps que Dieu vous donne comme une grâce pour le connaître encore davantage" (Mess.25.1.93). En fait, Elle désire engager Ses enfants toujours plus pleinement par un "oui" inconditionnel à Ses appels, à l'offrande de leur vie pour le salut du monde, dans le triomphe de son Cœur Immaculé annoncé à Fatima et actualisé à Medjugorje. "Je vous invite … de telle sorte qu'avec votre aide, tout ce que je voulais réaliser à travers les secrets que j'ai commencés à Fatima, puisse être accompli" (Mess.25.8.91); "C'est pourquoi, chers enfants, aidez mon Cœur Immaculé à triompher dans un monde de péché" (Mess.25.9.91).

C'est pourquoi aujourd'hui comme jamais, Notre-Dame appelle ses enfants à une décision nouvelle pour Dieu et à une conversion radicale du cœur pour accueillir la route de la plénitude de vie en Dieu Un et Trine, qui nous est offert de manière spéciale par Elle en ce temps: le chemin royal de l'amour sacrifié de l'Agneau, qui est déjà pleinement vécu par les anges et les saints dans le ciel, et qui veut aujourd'hui descendre sur la terre pour "la revêtir de vêtements de salut, la draper dans un manteau de justice" (Is.61,10). En ce temps la Sainte Vierge nous appelle à devenir réellement chair et sang spirituel de la véritable épouse de l'Agneau qui, pleinement ressuscitée dans la gloire de l'amour trinitaire, resplendit sans ride et sans tache devant son Seigneur: "Prions, petits enfants, pour tous ceux qui ne désirent pas connaître l'amour de Dieu, même s'ils sont dans l'Eglise. Prions pour qu'ils se convertissent afin que l'Eglise ressuscite dans l'Amour" (Mess.25.3.99). Elle désire que - accueillant le courant d'Amour pur de Dieu qui se déverse aujourd'hui de manière extraordinaire sur le monde à travers son Cœur Immaculé, vraie "Porte orientale du Temple" (Ez.47) - notre vie s'unisse toujours plus étroitement à la liturgie de l'Eglise céleste, qui célèbre dans l'éternité l'offrande pascale de l'Agneau immolé au Père, seule capable de rouvrir au monde le livre de la Vie (Ap.5), scellé par le péché et la rébellion de l'homme à la paternité de Dieu.

Voici pourquoi, dès les premiers messages la Reine de la Paix nous a éduqués, avec sagesse et une maternelle pédagogie, à entrer graduellement dans une parfaite communion avec l'Eglise du Ciel. C'est d'ailleurs une expérience commune à beaucoup de pèlerins de Medjugorje, parmi les plus ouverts et les plus sensibles, que cette perception particulièrement vive et concrète de la tonalité spirituelle des TEMPS LITURGIQUES propres; l'intensité est telle qu'elle semble parfois impliquer les éléments naturels de la création. Ainsi est-il souvent donné de percevoir, par les seuls sens de l'âme et sans aucune médiation rationnelle, la tendresse inexprimable du Temps de Noël, la force et la douceur affligée de l'amour offert et sacrifié dans le Temps du Carême, l'ineffable joie lumineuse spirituelle de Pâques, et à la Pentecôte la force vibrante d'irrésistible lumière incréée.

De telles expériences intérieures ne sont pas rares et trouvent ponctuellement écho et confirmation dans les messages que la Reine de la Paix offre depuis Medjugorje au monde, dont les contenus sont pour ainsi dire scandés et 'ourdis' de la tonalité propre à chaque Temps liturgique, jusqu'à en constituer presque en arrière-plan une trame de grâce fondante. Ainsi, dans le Temps du Carême, notre Mère exhorte la Paroisse: "Ce soir, je vous appelle tout particulièrement: durant le Carême, honorez les plaies de mon Fils. Plaies qu'Il a reçues à cause des péchés de cette Paroisse. Unissez-vous à mes prières pour la Paroisse, pour que Ses souffrances soient supportables" (Mess.22.3.84); "Chers enfants! Ce soir Je vous prie de vénérer le Coeur de mon Fils Jésus. Apportez des réparations pour la blessure infligée au Cœur de mon Fils. Ce Cœur est blessé par toutes sortes de péchés" (Mess.5.4.84). Des références analogues reviennent dans la presque totalité des messages donnés dans les Temps de Pâques, de Pentecôte, de l'Avent, de Noël, de la Solennité de l'Annonciation, de tous les Saints, lors de la Fête de l'Exaltation de la Sainte Croix, et de l'anniversaire des Apparitions.
Dernièrement aussi, dans la Fête de St Jacques Apôtre, Patron de la paroisse de Medjugorje, la Madone nous exhorte de manière explicite à une plus intense et concrète communion avec le Ciel, par un rapport vivant et conscient avec les Saints que Dieu a placés de manière spéciale à nos côtés: "Chers enfants, aujourd'hui je me réjouis avec votre saint Patron … Demandez à vos saints Protecteurs de vous aider à grandir dans l'amour envers Dieu" (Mess.25.7.02). C'est en effet le temps où le Père "riche en miséricorde" (Eph.2,4), à travers la présence spéciale de Notre-Dame dans le monde, désire "approcher définitivement Ses fils de la Jérusalem céleste et de myriades d'anges, réunion de fête, et de l'assemblée des premiers-nés qui sont inscrits dans les cieux… de Jésus, Médiateur d'une Alliance Nouvelle et d'un sang purificateur plus éloquent que celui d'Abel" (Heb.12), les appelant à vivre dès à présent avec Marie "un ciel nouveau et une terre nouvelle" (Ap.21,1), les associant toujours plus étroitement à la réalité de grâce de son Assomption au Ciel et de son couronnement sur la terre, pour les conduire à une existence pleinement transfigurée dans le pur amour de Dieu; qu'Il devienne signe et instrument de salut pour toute la création afin de pouvoir réellement "demeurer parmi les hommes", pour qu'ils "soient Son peuple et qu'Il soit leur Dieu" (Ap.21,3).

Giuseppe Ferraro

 

 

En communion entre nous et avec les saints

"Chers enfants, aujourd'hui je me réjouis avec votre saint Patron…. Demandez à vos saints Protecteurs de vous aider à grandir dans l'amour envers Dieu" (Mess.25.7.02).
C'est un lumineux rappel de notre Mère à tourner notre regard vers le Ciel et à reconnaître ces amis que le Seigneur même nous donne pour apprendre à marcher vers Lui.

Nous tourner habituellement vers les saints n'est pas un acte de simple dévotion, mais un acte de foi et plus encore un climat de foi: la certitude que celui qui chemine ici sur la terre, marche avec tous ceux qui sont dans le Ciel. C'est une réalité à laquelle nous pensons peut-être trop peu, car cueillir les réalités de l'invisible signifie aller au-delà de l'enchantement, - voire de la tromperie - du visible, de ce que l'on voit, de ce que l'on touche. Nous nous sommes habitués à cette vie faite de sensations immédiates et, si quelqu'un nous disait de vivre en communion avec les anges, avec les saints, avec la Vierge Marie, ce serait comme s'il nous proposait de vivre dans les nuages; mais en réalité, la vie est celle qui vient de ces personnes, et les vrais vivants, ce sont eux. Même Jésus, parlant à ses adversaires, dit que Dieu est le Dieu des vivants, car il est le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, qui sont en Paradis; Il est le Dieu des vivants non pas tant pour ta vie que pour celle de ces vivants qui sont au Ciel.

Dieu aime nous voir tous ensemble, les créatures dans le Ciel et celles qui sont encore sur la terre. Dietrich Bonhoeffer, pasteur protestant mort dans l'ultime période de la seconde guerre mondiale, arrêté comme responsable d'une communauté, recteur d'un séminaire et auteur entre autres d'un beau livre intitulé "La vie commune", disait qu'une des choses dont les chrétiens devaient remercier le Seigneur était l'occasion où Lui pouvait les rassembler tous ensemble, parce que dans le monde il est difficile d'être chrétiens, il est difficile de respirer l'esprit de la prière, l'esprit de la foi. C'est toujours un très grand don pour les chrétiens que celui de pouvoir se réunir. Lui, qui avait fait l'expérience de ces années sombres de la guerre où il fallait résister à toute la violence du nazisme, comprenait combien il était difficile de retrouver un climat de paix, d'amour, de foi. Le Seigneur nous rassemble comme Il a fait pour ses premiers disciples: c'est dans la pédagogie de l'Evangile, dans la volonté de Jésus, et s'il y a quelqu'un qui lui dit "oui", il se trouve inévitablement en communauté, dans une communauté. C'est vrai que le dialogue avec le Seigneur est personnel, que la réponse est personnelle, mais elle est toujours dans la communauté, dans l'Eglise. Comme l'Eglise n'est pas une abstraction, mais une communauté, l'Eglise est là où Jésus a dit: "Où deux ou davantage sont réunis en mon Nom, je suis là, au milieu d'eux".
Jésus même a rassemblé ses premiers disciples en une communauté, les prenant de diverses extractions, avec des expériences de vie variées; Il les a fait devenir 'sa communauté' et a commencé avec eux son œuvre de formation. Nous, nous pensons que la formation consiste à bien étudier un livre… à emplir son esprit de nombreuses idées… tout ceci s'appelle 'instruction' 'endoctrinement', mais pas 'formation'.
Comme dit le mot 'formation, cela signifie 'prendre une forme': quand les enfants se trouvent à la plage, ils jouent à remplir de sable des petits moules pour faire des pâtés représentant un poisson… une étoile, etc…Comment le sable prend-il cette forme? Il prend la forme de qui le contient. Donc, la formation chrétienne signifie prendre la forme du Christ en restant avec Lui, sans une nécessaire opération d'endoctrinement, de lavage de cerveau ou de retournement de sa propre personnalité. Chacun va avec le Christ et y demeure comme il est; et petit à petit, comme l'argile dans la main du potier (cfr.Jer.) qu'est le Seigneur, il se forme en Lui.

Jésus a rassemblé ses amis (comme Lui-même les a appelés) pour les former, et pour les former Il les a fait vivre avec Lui. Il ne s'est pas lassé de leurs faiblesses, de leurs difficultés à comprendre: et l'une des choses qu'ils ne réussissaient pas à comprendre était vraiment cette position de Jésus serviteur. Tous attendaient le moment où devrait se répartir le pouvoir. La chose la plus difficile à prendre est cette forme de Jésus serviteur. Même Jacques et Jean, à la demande: "Pouvez-vous boire le calice que je dois boire?" ont répondu: "Certainement, nous sommes disposés à tout, pourvu qu'il y ait pour nous une place à la droite et une à la gauche". S'il nous est demandé à chacun de nous si nous voulons commander, nous répondrons 'non' à tout coup… mais de fait, ce n'est pas exact: Personne ne veut être serviteur car il est plus facile d'être servi que de servir, que ce soit dans les petites ou les grandes choses: p.ex. dans notre vie si un autre décide pour nous et nous contraint à agir, à penser… Souvent nous n'acceptons pas d'être serviteur parce que l'autre n'a aucune raison de prétendre à ce service.

La formation de Jésus consiste à s'efforcer de former les siens à l'amour mature, qui consiste non à être servis mais dans le service; celui-ci n'est pas l'amour qui cherche soi-même, mais l'amour qui donne. C'est ce que nous trouvons dans les livres même les plus simples de psychologie: tous disent que l'amour mature est oblatif. Dans la langue grecque nous trouvons deux termes qui indiquent l'amour: eros, qui n'indique pas simplement une chose mauvaise, mais l'amour de l'autre avec avantage pour soi-même, et agape (terme utilisé souvent par Jean), qui indique l'amour tourné vers la croissance, la promotion de l'autre. Nous nous demandons: " Mais en faisant ainsi, ne nous vidons-nous pas, ne nous appauvrissons-nous pas?". Non, parce que l'agape mature fait mûrir celui qui le donne, il fait croître l'autre, tandis qu'il élimine tous les éléments qui rendent l'amour fermé, égoïste, et permet une pleine ouverture. La bonne volonté ne suffit pas pour l'obtenir, pas plus que les propositions, mais il y faut la Grâce, sans laquelle rien n'est possible. Alors, nous devons nous immerger dans cet événement, pour qu'il devienne événement pour nous et nous entraîne de telle manière que nous recevions la grâce de servir nous aussi un peu, en commençant à nous libérer de l'instinct d'être servis.

Don Nicolino Mori

 

Il est saint l'Indien qui a contemplé le visage de Marie

Mexico .31 juillet . "Comment était Juan Diego?Pourquoi Dieu a-t-il fixé son regard sur lui? se demande le Saint-Père au jour de la canonisation du voyant qui, en 1531 a eu l'apparition de la Sainte Vierge, ouvrant la vie à ce sanctuaire le plus fréquenté du monde. "Dieu a choisi ce qui, dans le monde, est sans naissance et méprisé, continue le Pape, ce qui n'est pas pour réduire à rien ce qui est, afin qu'aucune chair n'aille se glorifier devant Dieu.(1,Cor.1.28) Juan Diego, en accueillant le message chrétien sans renoncer à son identité indigène, a découvert la vérité profonde de la nouvelle humanité, dans laquelle tous sont appelés à être fils de Dieu. C'est de cette façon qu'il a facilité la rencontre de deux mondes et qu'il est devenu le protagoniste de la nouvelle identité mexicaine. Le visage métis de la Vierge exprime sa maternité spirituelle qui englobe tous les Mexicains."

 

 

Le mariage de Jelena

"Frères, exercez l'amour"(S. Augustin)

C'est avec l'invocation des saints, par le chant des litanies qu'a commencé la célébration du mariage de Jelena Vasilj et Massimiliano Valente, le 24 août dans l'église de la Reine de la Paix, à Medjugorje. Plus de 500 invités, la plupart venus de l'étranger; remplissaient, unis aux paroissiens, l'église de Saint Jacques. "Que le Seigneur vous protège depuis son sanctuaire, qu'il vous soutienne depuis Sion. Qu'il réalise les désirs de votre coeur et confirme pleinement votre projet": ainsi s'exprimait l'antienne d'ouverture proclamée par le célébrant, Fra Dragan Rùzi. La messe, particulièrement soignée du point de vue liturgique, était embellie par les voix splendides d'une chorale italienne(Vicenza) et par quelques solistes qui contribuaient ainsi à rendre l'atmosphère encore plus sacrée et plus solennelle.

"Le vin et la harpe réjouissent le coeur, mais plus encore l'amour de la sagesse. La flûte et la harpe agrémentent le chant, mais mieux encore une voix mélodieuse. Toujours agréable la rencontre de deux amis, mais plus encore celle de l'homme et de la femme "(Eccli.40;17-27). La conscience qu'ils en avaient remplissait le coeur des deux époux quand ils ont choisi ce texte du Siracide. Ils ont voulu ainsi rappeler aux participants la valeur d'un saint mariage totalement tourné vers Dieu et vers sa grâce. ,la valeur d'une union qui, parce que fondée sur Dieu, renvoie à l'autre d'une manière profonde et responsable. "Très Chers, aimons-nous les uns les autres parce que l'amour vient de Dieu. Celui qui aime est engendré de Dieu; celui qui n'aime pas n'a pas connu Dieu parce que Dieu est amour (1, Jn 4, 7-21): voilà ce qu'empruntait à Jean la seconde lecture.
Oui, l'amour était bien le leitmotiv qui revenait sans cesse dans cette liturgie nuptiale. "Comme le Père m'a aimé, ainsi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour": telle était l'exhortation de Jésus dans l'évangile et, de même, l'homélie invitait directement les époux à "vérifier continuellement la qualité de leur amour. Bien que fort et pur, comme un verre de cristal, s'il allait tomber il se briserait. Evaluez la qualité de votre relation en relisant l'hymne à la charité de Saint Paul (cf. 1 Cor.l3, 1), disait encore Fra Dragan , et, au lieu du mot charité, mettez vos noms: Jelena est patiente, Massimiliano est généreux. Jelena n'est pas envieuse, Massimiliano ne se vante pas...". Le sourire imprimé sur leurs visages radieux témoignait qu'ils avaient accueilli avec joie la mission de former une nouvelle famille et qu'ils la réaliseraient de façon responsable.
Témoins du mariage , la voyante Marija et son mari, Paul, qui vont bientôt accueillir dans leur foyer leur quatrième enfant. ***

Et nous avons reconnu l'amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru. Dieu est amour, celui qui demeure dans l'amour demeure en Dieu et Dieu en lui. (1 Jn 4,16).C'est ce verset que Jelena Vassilj a choisi pour annoncer son mariage: une parole qui exprime l'essentiel: Dieu est amour. Cette certitude doit être à la base de toute vocation pour qu'elle porte des fruits de sainteté. Dans une interview, Jelena det Massimiliano racontent comment ils se sont sentis appelés à vivre la Charité en fondant une famille.

 

Un appel constant à la charité

Jelena, tu te trouves face à un événement important de ta vie--le mariage-- qui a débuté, s’est développé et maintenant va se réaliser. Comment as-tu vécu tout ce parcours?

Jelena. Il y a eu un moment dans ma vie, avant que je rencontre Massimiliano, où je ne savais pas exactement dans quelle direction aller. Au tout début, j'étais certaine de vouloir me marier, et puis est venue une période de réflexion où j'ai aussi pensé à la vie religieuse. En fait, je crois bien que les deux vocations sont très belles et, si j'ai choisi la vocation du mariage, cela n'implique pas que je méconnaisse l'attrait de l'autre vocation. Je crois que, dans les deux cas, il faut se consacrer à Dieu, seuls ou en couple et, dans le mariage, on ne mène pas une vie qui nous engagerait moins que celle d'un religieux. Les deux vocations impliquent une offrande de soi. Découvrir cette route a été une surprise même pour moi.

Après avoir constaté la naissance de l'appel au mariage, comment en as-tu accompagné la maturation?
J.
Avant tout je sentais que la présence de Massimiliano, cette personne si spéciale, m'aidait à croître. C'est comme si, dans ma vie, avait manqué la dimension de la croissance humaine parce que, quand on est seul, on peut en un certain sens, même ne pas grandir, alors qu'en couple, ou on grandit ou la relation devient vraiment impossible. Il s'agit d'un appel constant à la charité, au don de soi. A mesure que nous cheminions ensemble, je sentais que cette vocation me réalisait dans le sens de ma maturation .

Quels ingrédients as-tu employés pour alimenter cette croissance?
J.
Je serai très franche. Avant tout, la prière, surtout personnelle. Il y a quelque chose que Dieu seul peut nous donner par la prière. Parfois mon égoïsme me poussait à me tourner vers Massimiliano, dans l'espoir d'être aidée par lui à résoudre les problèmes, à me libérer des peurs. Mais lui n'a pas secondé mes attentes et j'ai donc compris que je serais seule dans mon parcours de croissance.
Si la prière fait défaut, inévitablement la relation dégénère, nous devenons béquilles l'un pour l'autre, lui le devient pour moi ; je le deviens pour lui et à la fin nous marchons les jambes tordues. La prière est aussi l'unique véritable espace personnel. . Souvent les femmes d'aujourd'hui pensent que se créer un espace pour soi, c'est par exemple aller retrouver les amies tout en considérant le mari seulement comme une personne dont on dépend, une personne capable de résoudre vos problèmes. Au lieu que les deux s'accompagnent, ils cherchent d'une certaine façon à se fondre et, en fin de compte, ils s'étouffent l'un l'autre. Et la relation se brise. La prière est un chemin personnel, mais aussi communautaire. C'est important d'invoquer continuellement la vie de Dieu entre les conjoints parce que ce sera celle-là, la vie qu'ensuite ils donneront. Finalement je crois que la pureté est une clef importante, car lorsque nous vivons selon nos sens, selon notre plaisir, nous sommes plus exposés à la discorde, au conflit. La protection de la pureté n'est pas un point d'arrivée, c'est-à-dire l'engagement à la maintenir jusqu'au mariage, mais un point de départ. Satan ne peut s'infiltrer dans ce qui se maintient pur; qui donc vit la pureté se maintient dans la paix. Le démon emploie la concupiscence comme un des moyens pour attaquer le couple. Cela ne veut pas dire nécessairement tomber dans le péché d'impureté, mais je pense que d'autres péchés aussi peuvent être la conséquence de cette faiblesse.

Dans l'Ecriture on parle de l'âme qui, comme une épouse ornée de joyaux va à la rencontre de l'Epoux. Ton âme a toujours tendu à l'union avec Dieu, avec l'Epoux qui prend aujourd'hui la ressemblance concrète du jeune que tu vas épouser. Comment vis-tu cette dimension sponsale?
J.
En réalité il n'y a qu'un Epoux, Christ, et puis il y a le mari. Mon âme est liée au Christ autant que l'est celle de Massimiliano. C'est justement pour cela qu'il y a le sacrement , parce que c'est Christ qui nous lie, Christ qui nous épouse.
Peut-être pourrai-je mieux répondre à cette demande après le mariage mais je sens déjà que ce sacrement contient une grâce spécifique qui m'introduira encore plus avant dans le mystère de Dieu. Tout fait partie du projet du salut de Dieu et le mariage n'en est pas seulement un appendice, mais il est au coeur du mystère du Salut d'autant plus que chaque couple imite la Très Sainte Trinité qui est plénitude de communion. C'est dangereux de penser au mariage comme à quelque chose qui n'appartient qu'à nous deux parce que, nous oublions ainsi qu'en réalité, c'est Christ qui nous attire l'un vers l'autre.

Dieu t'a fait un don destiné à l'humanité et que tu as toujours mis à la disposition des âmes qu'Il t'envoyait. Comment penses-tu que cette richesse puisse continuer à te maintenir disponible à tous après le mariage?Beaucoup en effet craignent que, une fois mariés, les voyants se renferment chez eux.

J. Mon premier pèlerin c'est Massimiliano. La charité reste toujours la même; donc c'est impossible de l'exercer envers les pèlerins et d'en priver celui qui m'est proche. L'unique devoir c'est d'aimer. Si cela suppose être disponibe à tant de peronnes, tant mieux, mais je ne pense pas qu'on puisse rien changer du moment que mon mari lui aussi reçoit le même amour que je donne à ceux qui écoutent mes témoignages. Je crois que ce serait une schizophrénie de penser qu'il n'existe qu'une mission publique sans une mission cachée et féconde.

Massimiliano, veux-tu nous dire comment tu as vécu ta rencontre avec Jelena, votre parcours ensemble et la nouvelle étape qui vous attend?

Massimiliano. Quand nous nous sommes connus il, s'est passé quelque chose de bien spécial. Moi aussi, en partant de ma conversion, survenue il y a 10 ans, j'ai fait le point, grâce à un discernement sur ma future vocation. Nous avons en tout cas découvert que nous pouvions nous accompagner réciproquement dans la vie spirituelle sans exclure l'appel vers Dieu. Nos points de départ sont très distants, caractérisés par une spiritualité différente, mais cela a même favorisé une sorte de complémentarité entre nous.Le rôle de Jelena a été fondamental pour ma croissance spirituelle; si je pense à ce que j'étais il y a quelques années par rapport à aujourd'hui, je ne me reconnais presque plus et ça c'est positif.

Tu partages ce que Jelena indiquait ci-dessus comme "ingrédients" des fiançailles?
M.
Oui, même si c'est peut-être injuste de généraliser des appréciations. Je voudrais au moins souligner un point qui me semble fondamental sur le chemin d'un couple et c'est de ne pas se fier à soi seul, mais aussi à un bon directeur spirituel. Je reconnais que si nous ne l'avions pas eu , à cette heure peut-être nous ne serions pas là.Il n'est pas dit en effet que des personnes de foi et qui prient arrivent à reconnaître que leurs problèmes dérivent d'égoïsmes réciproques.

Avoir près de soi une "personne publique" ne t'empêche pas de la voir en même temps comme une "affaire" personnelle.
M.
Pour moi Jelena est d'abord un "affaire personnelle", car sa dimension publique n'enveloppe ma vie que de façon marginale et ma contribution est relative. Elle est sûrement plus une fonction de soutien dans les moments qui lui sont difficiles, mais je crois que de tels dons ne suffisent pas tout seuls. On ne peut pas penser qu'une fois donnés, ils pourraient être suffisants sans une vie de prière et de foi, et ceci vaut aussi pour le couple. L'importance de la mission confiée par Dieu à Jelena ne l'exempte pas du devoir de croître en vertu. Face à son don j'ai toujours cherché à me mettre dans une optique d'aide, mais aussi de réalisme, parce que cela ne nous fait nullement fuir ce que doit être la Charité réciproque.

Jelena, tu as toujours transmis aux autres la valeur de la contemplation . Jusqu'à quel point la vois-tu compatible avec les engagements de la famille?
J.
La tentation des engagements existe si on pense que l'on n'est qu'un corps, mais quand on se rend compte que l'on est corps et esprit, alors on se comporte différemment. Je dois admettre que, dans ma vie aussi, il y a eu des périodes où je priais peu, et, grâce à Dieu j'en suis sortie. Aujourd'hui je me rends compte que quand je ne prie pas, je me sens mal. J'espère donc que tous les deux, nous pourrons toujours sentir l'exigence de la prière. Seule la prière nous donnera la force d'aimer vraiment. Sans l'aide de Dieu, on se met toujours à la première place et c'est un désastre. Si nous cessons de prier, nous sommes perdus.

En plus des participants à votre mariage, le Ciel aussi sera invité. Quels sont les saints dont vous vous sentez proches dans cette circonstance?
J.
Avant tout, la Vierge, notre vraie Mère. C'est elle qui nous guide et, dans ces jours, je sens très fort sa présence. Mais même du point de vue pratique, les saints se sont bien manifestés jusqu'à nous faire des cadeaux: Saint Augustin nous a donné la chorale, Padre Pio, le photographe. Je sens que non seulement ils sont présents à notre dévotion, mais surtout à ces moments extraordinaires de notre vie.

M. Surtout Sainte Françoise Romaine, un grand modèle, non seulement pour nous qui arrivons de Rome, mais pour tous. Elle a été appelée à se sanctifier dsans le mariage et à créer en même temps l'Ordre des Oblates. Et puis un serviteur de Dieu, Umberto Mori, père de famille qui s'est particulièrement distingué comme chrétien dans le monde du travail . Et puis, je ne peux pas ne pas citer le Bienheureux Escriva de Balaguer, fondateur de l'Opus Dei, qui a joué un grand rôle dans ma conversion et ma formation chrétienne. Ses écrits aident à comprendre la sanctification qui se réalise dans les voies ordinaires de notre vie.

(Interview de Stefania Consoli)

 

* Comme déjà signalé antérieurement, a eu lieu début juillet à Medjugorje la rencontre annuelle consacrée aux prêtres du monde entier. Cette année, ils étaient 483, provenant de 36 pays. "Ce qui m'a le plus frappé c'est le climat de profonde communion qui s'est créé entre nous, raconte Don Enzo Berlingeri, quand nous nous sommes confessés les uns aux autres, après avoir fait le chemin de croix que Fra Jozo avait dirigé sur le mont Krizevac. L'union de tant de prêtres attire incontestablementune grâce très intense. La Vierge naguère les a définis "ses fils préférés" et les a exhortés à lui être particulièrement proches:"Les prêtres n'ont pas besoin de vos critiques; ils ont besoin de vos prièrs et de votre amour". Naturellement Marie qui est Mère, sait que eux aussi ont besoin d'être guidés dans leur ministère: "(Prêtres), je vous invite à prier le rosaire. Invitez tout le monde à prier le rosaire. Avec le rosaire, vous vaincrez toutes les difficultés que Satan veut infliger à l'Eglise catholique." Et encore:: "Quand vous prêchez, laissez les concepts philosophiques ou théologiques que le peuple pourrait ne pas comprendre; que vos paroles soient simples et viennent du coeur."
Enfin, la Vierge souligne l'importance du grand, du puissant trésor remis entre les mains des prêtres pour notre bien à tous: la bénédiction . "La bénédiction des prêtres est plus grande que la mienne. Si les prêtres savaient ce qu'ils donnent quand ils bénissent, ils béniraient jour et nuit."

Red

 

Août à Medjugorje

Un prêtre d'Angleterre exhortait les fidèles lors d'une messe en anglais: "Ayez confiance et priez...priez...priez...parce que c'est ainsi qu'on obtient. Je me suis converti grâce aux prières de mes paroissiens qui en avaient assez de moi parce que je ne disais pas le chapelet et que je n'avais aucune dévotion à la Vierge. Ils se sont donc mis à prier pour moi. Et 70 d'entre eux m'ont poussé--il les fallait bien tous! ajoute-t-il en riant--dans un avion pour Medjugorje, pendant que 200 autres continuaient à prier chez eux. Eh bien, ils ont obtenu les fruits espérés, parce que, dans ce premier voyage, je me suis converti. Donc priez, avec ouverture de coeur, comme demande la Gospa, de façon détachée et disponible à la volonté de Dieu. Mais priez avec insistance et grande confiance. "

 

Le Pape au p. Jozo "Je te bénis"

Il n'a pas été peu surpris quand un groupe de pèlerins polonais lui ont remis la bénédiction apostolique envoyée par Jean-Paul II qui, entre autres--invoque sur le frère franciscain "une nouvelle effusion de grâces et de faveurs célestes et la continuelle protection de la Bienheureuse Vierge Marie. Ecrite de sa main, la bénédiction du Pape arrive à un moment où le p.Jozo semble particulièrement attaqué dans sa mission de diffusion des messages de la Reine de la Paix. Un geste de tendresse de la part de Dieu qui ne manque jamais d'encourager ses disciples.

 

Les lecteurs écrivent

P.Diego Cancia de Rapallo(I.)

Quand j'ai reçu le dernier Echo, je l'ai lu d'une traite; il m'a beaucoup plu et m'a rempli de joie, car la joie est son grand point. J'ai commencé à le diffuser à mes fidèles qui l'apprécient beaucoup. Les offrandes que je vous remets , je les ai reçues pour des bonnes oeuvres. Or votre oeuvre est une oeuvre excellente et autant que je peux, je la soutiens et l'encourage. Merci encore et que la Vierge vous bénisse!

Mirella Fino de Bari (I.)

Merci pour la bénédiction et la richesse spirituelle qui arrivent chez moi avec votre précieux bulletin, instrument de paix et de foi.

Les Soeurs missionnaires de la Charité de Rome(I.)

Nous sommes les Missionnaires de Madre Teresa, nous vous sommes toutes très unies, surtout par la prière et la pensée. Merci de tout coeur pour ce que vous réalisez pour le monde entier en faisant connaître le message de la Vierge. Notre prière sera toujours le signe de notre gratitude.

Soeur Veronica Wolf du Tyrol (A.)

Toutes les fois que je reçois l'Echo, je suis heureuse et je le passe aux autres soeurs pour leur donner de la joie à elles aussi. Que l'Esprit-Saint fasse aussi fructifier votre travail à l'avenir.

P. LucaBonavigo du Japon.

Il y a déjà si longtemps que je reçois votre chère revue au Japon, pays de ma mission depuis 37 ans. Je vous en suis très reconnaissant.

P. Carlo Matiussi de l'Uruguay

Merci pour votre bullatin très bien rédigé et mes félicitations pour votre apostolat.

 

 

 

Les traducteurs de l'Echo réunis à Medjugorje

Les traducteurs de l'Echo de Medjugorje, avec les membres de la Rédaction, se sont réunis fin août à Medjugorje, pour prier ensemble, réfléchir sur la mission d'édition que la Sainte Vierge leur a confiée et programmer une nouvelle année à la lumière de l'Esprit-Saint pour que notre bulletin porte toujours de nouveaux fruits de croissance et de conversion. Hélas, tous n'ont pas pu être présents, pour cause d'empêchements personnels (nous rappelons que l'Echo est traduit en 15 langues). En particulier la prière communautaire s'est élevée vers la Vierge Marie,en faveur des centaines de milliers de lecteurs qui reçoivent l'Echo dans le monde entier,lui présentant, pendant la montée du Krisevac, leurs besoins et leurs intentions.

 

Au cours des mois de juin et juillet 2002, les lecteurs d'Echo francophone ont envoyé: 4353 enros. Que les généreux donateurs veuillent bien trouver ici l'expression de la gratitude des bénéficiaires.

L'Echo de Marie dans les langues principales se trouve à Medj. dans les magasins Miriam et Shalom, à droite devant l'Eglise; également à Aïn-Karim, dernier magasin de la Galerie sous l'Hôtel International, dans la rue qui est en face de l'Eglise.
Voyages à Medjugorje - Car journalier (très économique), partant de Trieste (à côté de la gare ferroviaire): départ à 18h, arrivée le lendemain matin à 8h. Retour aux mêmes heures. (tél.00 40 425 001). Par mer traghetto d'Ancone, lundi, mercredi, vendredi à 21h; samedi à 22h. (fax 00 202 628, ag.Mauro) et (00 202 296, ag.Morandi).

Une seule adresse pour l'édition en langue française:

"ECHO DE MARIE REINE DE LA PAIX - B.P.4602 - F-45046 Orléans Cedex 1.

* L'ECHO en cassettes-audio pour non-voyants (mensuel) les personnes intéressées peuvent s'inscrire à cette adresse.

L'Echo de Marie Reine de la Paix est gratuit. L'oeuvre vit d'offrandes.

CCP DIJON 4480-19 R ou chèques.

Un seul ordre: ECHO DE MARIE,

B.P.4602 - F. 45046 ORLEANS CEDEX 1.

Echo s/Internet : www.medj.org/

E-mail Echo franc.: echodemarie@net-up.com

 

Original italien: Eco di Maria. Cas.Post.149 - Mantova (Italie)

Autorizz.Tribunale di Mantova n.13 - 8.11.86. Resp.Ing.A. Lanzani-Tip. DIPRO

(Roncade TV).