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www.medjugorje.ws » Echo de Marie Reine de la Paix » Echo de Marie Reine de la Paix 183 (Septembre-Octobre 2005)

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Message du 5 juillet 2005
“Chers enfants, aujourd’hui encore, je
vous invite à remplir votre journée de
prières courtes et ardentes. Lorsque vous
priez, votre cœur est ouvert, et Dieu vous
aime d’un amour particulier et vous don-
ne des grâces spéciales. C’est pourquoi,
profitez de ce temps de grâce et consacrez-
le à Dieu plus que vous ne l’avez fait jus-
qu’à présent. Faites des neuvaines de jeû-
ne et de renoncements afin que satan soit
loin de vous et que la grâce soit autour de
vous. Je suis proche de vous et j’intercède
devant Dieu pour chacun de vous. Merci
d’avoir répondu à mon appel.”
Comme jamais auparavant
Parmi les décombres d’un monde qui
s’écroule, comme des ombres indemnes qui
glissent à travers des scénarios de mort désor-
mais quotidiens nous ne savons plus faire autre
chose maintenant que confirmer les raisons de
notre modus vivendi (manière de vivre, n.d.r.),
même quitte à lui sacrifier d’autres vies
humaines, en perpétuant la spirale de haine et
de violence en un crescendo insensé. Pourtant,
tandis que les puissants de ce monde remplis-
sent nos journées de proclamations et de
menaces de mort que nous accueillons passi-
vement comme si elles étaient des paroles de
vie, une voix nous indique l’unique route de
salut: remplissez votre journée de prières
courtes et ardentes.
Prières, pas menaces.
Prières, c’est-à-dire entretien avec Dieu en qui
s’apprend l’amour pour Lui et pour le pro-
chain, dans lequel résident les raisons de la
paix et du respect réciproque, les racines de
notre humanité.
Prier c’est rester le coeur ouvert devant
Dieu, respirer Son Amour. Quand vous
priez votre coeur est ouvert et Dieu vous
aime d’un amour particulier et vous don-
ne des grâces spéciales.
La prière est le
canal ordinaire à travers lequel on atteint Son
amour et pleuvent sur nous Ses grâces. Sans
prière il n’est pas possible de pardonner et
encore moins d’aimer ses propres ennemis,
ses adversaires, les maladies, les souffrances,
les adversités et tout ce qui nous préoccupe
ou nous contredit. Il n’est même pas possible
non plus d’aimer nos amis et même pas nous
mêmes. Dans la prière, quand elle est prière
authentique, prière du coeur, les raisons de
nos divisions s’effacent et la miséricorde
prend leur place. Le frère n’est plus disséqué
dans ses valeurs et dans ses défauts mais
accueilli dans la totalité de son image divine,
et aimé en elle, comme a fait et continue à le
faire Jésus. Et cela vaut aussi à l’égard de
nous mêmes. Moi, pécheur, je dois cesser de
me cacher derrière mes péchés pour trouver
en eux une excuse confortable à mon refus
de rencontrer Dieu! Moi, malade, je dois ces-
ser de pleurer sur mon sort et ainsi détourner
mes yeux du Crucifix! Moi, jeune, je dois
cesser d’appeler vie la dissipation afin d’évi-
ter la rencontre avec le Vivant! Moi, homme
ou femme je dois cesser de trouver dans mon
succès ou dans l’adversité les raisons qui
m’empêchent de me retrouver en Lui!
Si nous manquons la rencontre avec Dieu
nous avons gaspillé notre vie. La rencontre
peut te changer la vie comme Zachée (Lc 19,
1-10), comme Marie Madeleine, mais elle
n’est pas toujours décisive (Mt 19, 22).
Même celui qui a suivi Jésus, qui a été son
disciple, peut être sommé de passer en arriè-
re
(J.6, 66). Pourtant Le rencontrer est néces-
saire, c’est essentiel. Nous parents, nous édu-
cateurs, nous responsables de la transmission
de la foi nous devons promouvoir, surtout
avec l’exemple, la rencontre d’amour total
de la créature avec son Créateur. Profitez de
ce temps de grâce et consacrez-le à Dieu
plus que vous ne l’avez jamais fait jusqu’à
présent.
Dédier à Lui ce temps de grâce
signifie l’utiliser pour notre conversion.
Comme jamais auparavant nous sollicite
Marie et dans Ses paroles on recueille
l’anxiété de la Mère. qui voit le temps se fai-
re bref et connaît l’urgence du repentir. Les
jours viendront où l’Époux leur sera enlevé
et alors ils jeûneront
(Mt 9, 15b). Depuis le
début de Ses apparitions à Medjugorje
Notre-Dame nous a invités à la prière et au
jeûne. Aujourd’hui Elle parle de neuvaines
de jeûne et de renoncements.
C’est un
appel que nous devons prendre au sérieux et
ne pas minimiser; il faut s’engager comme
jamais jusqu’à présent:
que les personnes
seules, familles, groupes et communautés se
mobilisent pour répondre à cette invitation.
Ainsi satan, qui éprouve tant de répulsion
pour chaque sacrifice d’amour, sera loin de
nous et la grâce sera autour de nous,
c’est-
à-dire avec nous et avec qui est dans notre
coeur.
Nuccio Quattrocchi
Message du 25 août 2005
“Chers enfants, aujourd’hui encore, je
vous invite à vivre mes messages. Dieu vous
a fait don de ce temps comme d’un temps
de grâce. C’est pourquoi, petits enfants,
mettez à profit chaque instant et priez,
priez, priez. Je vous bénis tous et j’intercè-
de auprès du Très-Haut pour chacun de
vous. Merci d’avoir répondu à mon appel.”
Vivez mes messages
Déjà dans le message du mois dernier
Marie nous a invités à remplir notre journée
de brèves et ardentes prières. Ce sont les
prières qui jaillissent d’un coeur ouvert à
Dieu. Ce sont des étincelles qui s’élèvent
d’un feu d’amour, jets d’eau qui s’élèvent
d’une source vive. Ce ne sont pas de longs
discours ni des raisonnements raffinés et
subtils, mais les battements de coeur de
l’âme qui contemple l’Amour. Ainsi la priè-
re est la mélodie qui exprime la communion
entre le Créateur et sa créature. Et cette com-
munion n’est pas réservée à quelques-uns,
mais ouverte aux multitudes (Mt 26,28).
Comment y prendre part? Marie est avec
nous vraiment pour cela: pour nous aider à
trouver la voie, nous soutenir, nous encoura-
ger, intercéder pour nous. Depuis que, toute
jeune fille, Elle exprime son Fiat à Dieu (Lc
1, 38), depuis que Jean l’accueille comme
Mère (J 19, 26), Marie est le canal de la pré-
sence de l’Esprit dans la créature humaine.
Maintenant il est facile à chaque homme de
renaître d’En-Haut (J. 3, 3). Le salut est là,
proche de nous, à notre portée.
Dieu vous a fait don de ce temps comme
d’un temps de grâce C’est pourquoi, petits
enfants, mettez à profit chaque instant et
priez, priez, priez. Ce temps est celui où
Marie nous visite, nous invite, nous sollicite.
C’est un temps extraordinairement long par-
ce qu’il prépare des événements décisifs
pour l’humanité. Dans l’attente, peut-être
quelques-uns de nous se laisseront-ils
prendre par le sommeil, mais ce n’est pas
très important; ce qui compte c’est d’avoir
avec nous l’huile pour la lampe parce qu’à
notre réveil il n’y aura pas le temps de s‘en
procurer (Mt 25, 1 - 13). C’est un temps qui
ne peut pas être gaspillé, au contraire nous
devons mettre à profit chaque instant. Le
temps se fait court: consacrons-le à Dieu
plus que nous ne l’avons fait jusqu’à présent
(cfr. message précédent). Il ne suffit pas de
prolonger le temps de notre prière, il faut
vivre la prière. Rien ne sert de paraître justes
devant les hommes si, à l’intérieur, nous
sommes pleins d’hypocrisie et d’iniquité
(Mt
23, 28). Il faut vivre les messages de Marie,
c’est-à-dire les transformer en vie. Ou, enco-
re mieux, permettre que notre vie soit trans-
formée par eux. C’est possible et c’est même
relativement facile si nous nous abandon-
nons à Dieu comme Notre Mère nous l’a tant
de fois demandé.
S’abandonner à Dieu veut dire s’en
« … Priez de façon spéciale devant la
croix d’où viennent de grandes grâces. »
(mess. 12 septembre 1985)
Sept-octobre 2005
Edité par Eco di Maria, C.P.
27 31030 Bessica (TV)
(Italie) - Tel/fax 0423.470331
A. 21, n. 9-10; Sped.a.p. art.2,com.20/c,leg.662/96 filiale di Mantova, Autor. n. 13 del tribun.MN: 8.11.86
Edition francaise: veuillez adresser tout courrier à notre secrétariat (adresse pag. 8)
183
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remettre à Lui. Avec conscience, avec joie,
avec pleine confiance. Mais est-il vraiment si
difficile de s’en remettre au Père de toute
bonté, au Dieu de la miséricorde? Jésus, Fils
de Dieu, Dieu lui-même, s’en est remis aux
hommes par amour et nous, nous craindrions
de nous confier au Dieu de l’Amour? Vivons
les messages de Marie et nous découvrirons
vivante la parole de Dieu en nous, et rien ni
personne ne nous séparera de l’amour de
Dieu, en Christ Jésus
(Rm 8, 35-39) parce
que Christ sera vivant en nous.
Notre-Dame nous bénit et intercède
devant le Très-Haut pour chacun de nous.
Cela signifie que le salut pour chacun de
nous est certain, et seulement notre refus
obstiné peut le compromettre. Il est encore
temps, peut-être à peine temps… Décidons-
nous pour Dieu
comme tant de fois Elle nous
a exhortés. En chaque prêtre qui accueille
notre confession, c’est Jésus Lui-même qui
nous pardonne et nous accueille. En chaque
Sainte Messe c’est Jésus qui nous atteint et
nous donne Sa Vie, Corps et Sang. Même le
plus petit dans le royaume des cieux est plus
grand que Jean-Baptiste
(Mt 11, 11). Donc,
dans le plan du salut du monde, le plus petit,
le plus insignifiant parmi les hommes est -
s’il laisse le Christ vivre en lui - infiniment
plus important que tous les puissants de la
terre. Voici la réalité du Royaume. Prends
conscience de la royauté à laquelle tu es
appelé et la Vie éclora en toi et autour de toi.
N.Q.
L’union de Pierre avec son troupeau, la
vocation au sacerdoce, la participation des
catholiques divorcés à l’Eucharistie sont des
questions brûlantes et débattues que le Saint-
Père, Benoît XVI, dans une rencontre d’été
avec les prêtres a su affronter avec une juste
précaution et une profonde sagesse paternel-
le. “Dans l’histoire de l’Église et sous des
formes différentes - a dit le Pape - il y a tou-
jours eu des problèmes qui nous tourmentent
réellement: que pouvons-nous faire? Je vou-
drais répondre que le Pape n’est pas un
oracle, et il est infaillible en de très rares
situations, comme nous le savons, donc je
partage ces questions. Mais tous ensemble
nous voulons affronter les problèmes à
travers la souffrance, parce que la souf-
france est la voie de la transformation
et
sans elle rien ne se transforme. C’est le sens
de la parabole du grain tombé en terre.”
Se référant à la crise de vocations en
Occident, le Pape a expliqué que dans le
monde occidental “il y n’a plus évidence de
la nécessité de Dieu, encore moins du
Christ. C’est pourquoi il devient difficile de
croire, et s’il est difficile de croire il est
d’autant plus difficile d’offrir sa vie au
Seigneur pour être ses serviteurs. C’est cer-
tainement une souffrance particulière à
notre heure historique, dans laquelle les
grandes Eglises apparaissent généralement
comme moribondes. Par contre grandissent
les sectes qui se présentent avec la certitude
d’un minimum de foi. Nous devons dépas-
ser ce tunnel avec patience, dans la certitude
que le Christ est la réponse et que, à la fin,
Sa lumière apparaîtra de nouveau.”
Parlant des catholiques divorcés
remariés, Benoît XVI a dit « qu’est parti-
culièrement douloureuse la situation de
ceux qui étaient mariés à l’Eglise - ayant
contracté un mariage par tradition, sans être
vraiment croyants - et qui, par la suite, dans
un nouveau mariage non valide, rencontrent
la foi et se sentent exclus du sacrement (de
l’Eucharistie).»
Le Pape a rappelé que quand il était
Préfet de la Congrégation pour la Doctrine
de la Foi il a invité les différentes
Conférences épiscopales à faire des études
sur le sujet d’un “sacrement célébré sans
foi” afin de comprendre ’s’il serait possible
de rencontrer en cela un motif invalidant en
raison de la carence d’une dimension fonda-
mentale’. ‘C’est un problème très difficile –
a-t-il dit – qui nécessite une analyse appro-
fondie”
.
(des Services d’information du Vatican)
Benoît XVI
S’IL EST DIFFICILE DE CROIRE,
IL EST DIFFICILE D’OFFRIR SA VIE AU CHRIST
La mort de Frère Roger
Comme un agneau immolé
Vraiment là, dans ‘son’ Taizé. A cette
heure même, celle de la prière du soir, dans
la grande église de la Réconciliation. C’est
bien lui, le vieillard aux yeux d’enfant et au
coeur pur d’agneau. C’est bien dans cet
habit blanc monacal, témoin et compagnon
d’infinis moments de paix, que le rouge du
sang a signé son « martyre ». C’était le 16
août qu’une jeune Roumaine dans un
moment de folie, a assassiné Frère Roger,
l’homme du dialogue, l’homme
aimé de tous.
Surprise, douleur, stupéfaction
ont envahi l’église remplie de
2500 personnes recueillies en
prière, comme c’est le cas d’ordi-
naire à Taizé, petit village de
Bourgogne où accourent des
jeunes du monde entier pour ren-
contrer Dieu et les frères. C’est là
qu’en 1940, Roger - un jeune
Suisse de religion protestante -
avait fondé « une petite commu-
nauté, fragile, suspendue à une espérance
folle: la réconciliation des chrétiens et de
tous les hommes ».
Avec le temps, elle a
grandi et maintenant elle compte une centai-
ne de frères, provenant de 25 pays différents
et de diverses confessions chrétiennes, prêts à
réaliser une « Parabole de communion », à
travers une existence simple et pauvre, qui
d’ailleurs n’accepte pas de dons pour vivre à
fond l’Evangile. « Du début du printemps
jusqu’à la fin de l’automne, toutes les
semaines, des jeunes de divers continents
arrivent sur la colline de Taizé et, se rendant
aux sources de la confiance en Dieu, entre-
prennent un pèlerinage intérieur qui les
encourage à construire des relations de
confiance entre les personnes ». En fait, dans
cette écoute réciproque entre jeunes du mon-
de entier on découvre que peuvent s’ouvrir
des parcours d’unité, tout en respectant les
diversités de cultures et de traditions chré-
tiennes—comme le constatent ici les moines.
Grande intuition qui accompagne l’ac-
tuel effort oecuménique de l’Eglise ;ou plu-
tôt le précède, tout en étant exempte d’une
quelconque prétention de supériorité et de
pouvoir. Une réalité qui ne lie personne à
elle-même et ne promeut aucun « mouve-
ment » , mais invite à vivre , chacun dans
son quotidien, ce qu’il a découvert dans le
silence de la contemplation et dans la ren-
contre avec les autres, eux-mêmes engagés
dans la même recherche de l’es-
sentiel.
C’était donc des jeunes qui
comme d’habitude entouraient
Frère Roger. Et c’est juste à la
veille des JMJ qu’il est mort, lui,
comme un grain de blé, pour
qu’en eux puisse naître un fruit.
C’est le commentaire de Benoît
XVI : « Cette si triste nouvelle
me frappe d’autant plus qu’hier
même, j’avais reçu de lui une
lettre très émouvante et affec-
tueuse, où il me disait qu’il était de tout son
coeur avec le Pape et avec tous ceux qui
étaient à Cologne » pour la Journée
Mondiale de la Jeunesse, rendez-vous
auquel le vieux religieux ne pouvait partici-
per, pour raison de santé, mais où il était «
présent spirituellement ». Dans cette même
lettre Frère Roger avait exprimé sa volonté
de venir à Rome, ajoutant encore que « tou-
te la communauté de Taizé veut cheminer
ensemble avec le nouveau Pape ».
Le doigt de Dieu a voulu écrire sa der-
nière phrase d’amour pour ce fils qui, pen-
dant tant d’années l’avait servi avec un sou-
rire très doux et une extrême détermination.
Lui qui dans une pénombre pleine de silen-
ce, prononçait de courtes prières en diverses
langues, comme des flèches minuscules
destinées à enflammer les coeurs. Lui qui,
dans la polyphonie des chants faisait de
Christ, l’unique point de convergence du
regard de chacun. A lui, Dieu a écrit en
employant son propre sang sur son aube
blanche, mais des paroles destinées à nous
tous, comme a su le dire Diego Garlaschelli:
«Le mystère de l’amour libre et sans défen-
se qui se laisse tuer, comme Jésus sur la
croix, de nouveau nous bouleverse. Oui, ce
qui est arrivé à Frère Roger fait réfléchir de
nouveau sur ce mystère, sur le choix libre de
Dieu—amour qui choisit une chair humaine
fragile, fragile à en mourir, comme lieu pri-
vilégié de sa manifestation. Dieu-Amour
qui s’incarne dans un Dieu-homme fragile
qui ne se soustrait pas à la mort. Frère Roger
est maintenant uni à Christ, dans le partage
de Son propre destin d’amour libre blessé à
mort. Prophète de paix et de non-violence
violemment blessé».
Nous sommes unis à toi, Frère Roger, par-
ce que tu es uni à Christ. Ce n’est que dans la
communion avec Lui que toi et nous pouvons
trouver la paix et nous réconcilier avec le
mystère d’un amour libre qui a été frappé.
Stefania Consoli
ANNEE DE L’EUCHARISTIE
Le monde a besoin
d’âmes réparatrices
A ceux qui souffrent il est recomman-
dé vivement l’assistance à la Sainte
Messe avec attention et ferveur, et qu’ils
participent fréquemment à la Sainte
Communion...
Le monde a besoin d’âmes réparatrices
et aucune adoration ne peut être plus bel-
le et plus précieuse que celle donnée par
les souffrants, quand ils enlacent avec
amour et avec joie leur lourde croix.
(Osservatore Romano - 2 Septembre 2005)
2
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Les jeunes invités du Pape
Il les a rencontrés avec amour et anxiété
ces jeunes, invités d’« un autre Pape », et
justement dans son pays natal—
l’Allemagne—qu’il visite aujourd’hui pour
la première fois en tant que Benoît XVI.
Il les a rencontrés avec le souri-
re et les bras ouverts, comme pour
les embrasser tous ensemble:
jeunes qui venaient de 190 pays
pour vivre, avec lui, les journées de
la JMJ, la Journée mondiale consa-
crée à eux et qui sait se faire
entendre en échos de joie dans tous
les points de la planète.
La comparaison avec Woytila
était inévitable, mais le pape
Ratzinger a étouffé tout embarras
possible par son humilité de plus en
plus désarmante qui conquiert les
coeurs et par une sagesse très pro-
fonde qu’il n’étale pas, mais mani-
feste de façon équilibrée et paternelle pour
justifier la Vérité et dissiper les nuées de
mensonges qui se concentrent sur le monde.
«Aujourd’hui, c’est à moi qu’il revient de
recueillir cet extraordinaire héritage spiri-
tuel que le Pape Jean-Paul II nous a laissé.
Lui, il vous a aimés; vous, vous l’avez com-
pris et vous l’avez sans cesse rajeuni avec
l’élan de votre âge. Maintenant tous
ensemble nous avons la tâche de mettre en
pratique ses enseignements. J’adresse un
salut particulier à ceux qui sont venus de «
l’Orient », comme les Mages...Je salue aus-
si avec affection ceux d’entre vous qui ne
sont pas baptisés, ceux qui ne connaissent
pas encore le Christ ou ne se reconnaissent
pas dans l’Eglise. C’est justement à vous
que le Pape Jean-Paul II a envoyé une invi-
tation particulière à cette rencontre».
LES JEUNES COMME LE CHRIST
Oui, vraiment, Benoît XVI n’a pas chan-
gé de route: son regard est tourné vers tous,
comme son prédécesseur, pour «récapitu-
ler» toute l’humanité dans ce Christ qu’il
représente de manière visible et vers lequel
il ne manque jamais de recentrer notre atten-
tion, souvent distraite par d’éphémères
lueurs mondaines: «Chers Jeunes, le bon-
heur que vous cherchez, le bonheur que
vous avez le droit de goûter a un nom, un
visage: celui de Jésus de Nazareth caché
dans l’eucharistie. Lui seul donne plénitude
de vie à l’humanité! Avec Marie, dites votre
« oui » à ce Dieu qui veut se donner à
vous. Je vous répète ce que j’ai dit au début
de mon pontificat: « Qui fait entrer le
Christ dans sa propre vie ne perd rien, rien,
absolument rien de ce qui rend la vie libre,
belle et grande... ».
Mais ce que le Saint Père demande aux
jeunes, n’est pas une adhésion momentanée,
allumée par l’enthousiasme de l’événement,
mais une décision forte et courageuse qui
sait passer indemne à travers toutes les situa-
tions de la vie: «Dans ces journées je vous
invite à vous engager sans réserve à servir le
Christ, coûte que coûte. La rencontre avec
Jésus vous permettra de goûter intérieure-
ment la joie de sa présence vive et vivifiante
pour en témoigner ensuite autour de vous».
LES JEUNES COMME LES SAINTS
Il ne faut pas aller pourtant trop loin
dans le temps pour trouver des exemples
lumineux capables de nous montrer le che-
min, nous rappelle encore le Saint Père:
«Les bienheureux et les saints ont été des
personnes qui n’ont pas cherché obstinément
leur propre bonheur, mais qui, simplement
ont voulu se donner après avoir été rejoints
par la lumière du Christ. Ce sont eux qui
nous indiquent ainsi la route
pour devenir heureux, qui nous
montrent comment réussir à être
des personnes vraiment
humaines». Paroles d’un père,
paroles d’un maître qui désire
pour les nouvelles générations
un chemin de pureté et de vraie
victoire au nom de la liberté
authentique: «les saints sont les
vrais réformateurs. C’est seule-
ment des saints, seulement de
Dieu que vient la vraie révolu-
tion, le changement décisif du
monde». Et il ajoute avec force:
«L’absolutisation de ce qui n’est pas absolu
mais relatif s’appelle totalitarisme. Il ne libè-
re pas l’homme, mais lui enlève sa dignité et
le rend esclave. La vraie révolution consiste
uniquement à se tourner sans réserve vers
Dieu qui est la mesure de ce qui est juste et
en même temps l’amour éternel. Et quoi
donc pourrait nous sauver sinon l’amour?»
LES JEUNES COMME LES MAGES
Journées intenses, parfois fatigantes,
parsemées d’événements en plus de 20
centres autour de Cologne, la ville qui
accueillait les JMJ. Mais ça valait la peine,
parce que les jeunes ont écouté des paroles
de vérité qui les mettront en garde contre les
illusions des faux pouvoirs qui veulent gou-
verner la terre. Comme les Mages qui:
«entrés dans la maison, ont vu l’enfant et
Marie, sa mère et, se prosternant l’ont ado-
ré.» (Mt 2,11)
«Chers amis, conclut le Pape, ce n’est
pas une histoire lointaine. C’est une présen-
ce. Ici, dans la sainte hostie, Jésus est devant
nous , parmi nous. Comme alors, il se voile
mystérieusement dans un silence sacré et,
comme alors, c’est ainsi qu’il devoile le vrai
visage de Dieu. Il s’est fait pour nous grain
de blé qui tombe en terre et meurt et porte
du fruit jusqu’à la fin du monde (cf. Jn
12,24). Il nous invite à ce pèlerinage inté-
rieur qui s’appelle adoration. Mettons-nous
maintenant en route pour ce pèlerinage et
demandons-lui de nous guider. »
LES JEUNES COMME PAIN VIVANT
Dans l’année dédiée à l’eucharistie,
c’était bien normal d’expliquer clairement le
sens profond de ce don que le Seigneur nous
a laissé. Le Pape l’a fait dans l’homélie du
dimanche Le Corps et le Sang du Christ nous
ont été donnés pour que nous-mêmes nous
soyons transformés à notre tour. Oui, c’est
nous-mêmes qui devons devenir Corps du
Christ, consanguins avec Lui.
L’adoration devient ainsi union. Dieu
n’est plus seulement en face de nous, com-
me le Tout Autre. Il est en nous et nous
sommes en Lui. Sa dynamique nous pénètre
et, à partir de nous, elle veut se propager aux
autres et s’étendre au monde entier, pour
que son amour devienne réellement la
mesure dominante du monde... ».
Rédaction
J . M . J . 2 0 0 5
Ces mots sur l’Église
m’accompagneront
Dans ses bagages, Augustin, un jeune
Italien, a rapporté avec lui quelques paroles
qui constitueront sûrement un programme
important à suivre, de même que pour beau-
coup de jeunes comme lui, qui, pendant deux
jours, ont assiégé la colline de Marie.
«La colline de Marienfeld, c-à-d.
“Champ de Marie” en l’honneur de la
Sainte Vierge
a constitué pour la Veillée et
la Messe avec le Pape une structure capable
de recevoir plus de huit cent mille per-
sonnes. Le Souverain Pontife a parlé de l’É-
glise qui peut être, dit-il, “également criti-
quée”; il la définit comme un filet qui retient
des bons et des mauvais poissons; c’est un
champ avec le bon grain et avec l’ivraie; il a
rappelé comment Jean-Päul II avait deman-
dé pardon pour les choses négatives arrivées
au cours de l’histoire à cause de l’agir et du
parler d’hommes d’Église. Cependant
Benoît XVI ajoute qu’il est consolant que
dans l’Eglise figure de l’ivraie, puisqu’avec
nos défauts nous pouvons espérer être enco-
re à la suite de Jésus qui est venu appeler
spécialement les pécheurs.
L’Église - a-t-il dit encore - est une
famille humaine maïs elle est en même
temps la grande famille de Dieu, au moyen
de laquelle Il forme un groupe de commu-
nion et d’unité qui embrasse le monde
entier. Il y a motif d’être heureux d’apparte-
nir à cette famille, heureux d’avoir des frères
et amis dans le monde entier; vraiment en
des occasions comme celles de Cologne on
expérimente combien il est beau d’apparte-
nir à cette famille vaste comme le monde qui
comprend ciel et terre et qui concerne passé,
présent et avenir.
Mais la clé de voûte des paroles adres-
sées par le Pape aux jeunes est constituée
par la nécessité de prendre la route indiquée
par les Rois Mages, qui suivirent le Dieu
vrai, réel, qu’ils trouvèrent à Bethléem; ils
arrivèrent pour adorer un Roi et découvri-
rent un enfant né dans une pauvre mangeoi-
re; les Mages étaient partis de l’Orient pour
rencontrer un Roi qui puisse remettre en
ordre le monde et s’attendaient donc à trou-
ver une personne qui ait “pouvoir”, maïs ils
découvrirent que le pouvoir de Dieu n’est
pas celui des hommes; il est différent, Dieu
exerce le pouvoir à travers l’amour.
Dieu est donc différent de la manière
dont nous l’imaginons souvent: dans notre
monde Dieu n’entre pas en concurrence
avec le pouvoir terrestre; il n’oppose pas ses
divisions aux autres divisions, “Au pouvoir
bruyant et tyrannique de ce monde, Il oppo-
se le pouvoir de l’amour, qui succombe
sur la Croix,
et cependant constitue la réali-
té nouvelle, divine, qui s’oppose à l’injusti-
ce et instaure le Royaume de Dieu.” Et c’est
vraiment quand les Mages comprennent
cela, que commence leur chemin intérieur,
quand ils comprennent qu’ils doivent chan-
ger leur idée sur Dieu, sur l’homme et sur le
pouvoir et que pour cela ils doivent aussi
changer eux-mêmes; la manière d’agir de
Dieu est différente de ce que nous imagi-
nons et de comment, parfois, nous voudrions
l’imposer même à Lui. Devenir différents,
dans cette dynamique, signifie apprendre le
style de Dieu pour parvenir à être de
Dieu
, qui est le Dieu de l’amour, de la véri-
té, du droit, de la miséricorde, du pardon. Le
but à poursuivre est celui d’être instruments
3
Echo 183
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Le Festival en chiffres
« Nous sommes venus pour l’adorer »
(Mt 2,2) a été le titre de cette 16° Rencontre
Internationale de Prière des Jeunes -
Mladifest -qui s’est déroulée à Medjugorje
du 1
er
au 6 août. Cette Rencontre avec le
même thème que les JMJ a été une des
formes de préparation à celle du Pape.
Le Mladifest a commencé avec le salut
de bienvenue en 20 langues, lundi 1° août,
avant la messe du soir, célébrée par le curé
de Medjugorje Fra Branko Rado-(qui vient
d’être nommé en Suisse et sera remplacé par
Fra Ivan Sesar, naguère curé à Medjugorje,
il y a quelques années). Cette année se sont
rassemblés quelque 30 000 jeunes de 52
pays du monde. La rencontre était traduite
simultanément en 15 langues.
Le programme de chaque jour commen-
çait à 9 h., par la prière du matin, suivie de
relations, témoignages, présentations de
communautés de prière et mouvements à
l’intérieur de l’Eglise. 500 prêtres partici-
paient, qui, la journée entière, étaient à dis-
position pour les confessions. Un choeur et
un orchestre de 90 éléments, avec musiciens
et chanteurs de 20 pays du monde ont
accompagné le programme de la rencontre
avec musique et chants. Le Rosaire et la
prière des fidèles ont été récités en 24
langues et la communion a été donnée à
quelque 90 000 participants.
Le Ministre Général de l’Ordre des
Frères Mineurs, Fra José Rodriguez
Carballo, ces mêmes jours en visite officiel-
le aux Franciscains de service à Medjugorje,
s’est adressé aux jeunes, vendredi 5 août, par
une réflexion sur le sens de la vie avec Jésus-
Christ dans l’Eglise. En concélébration avec
325 prêtres, dont le Dr.Fraime Samac-
membre de la Définitorie Générale-le Père
Général a ensuite présidé l’Eucharistie.
Mercredi soir, malgré la pluie, a eu lieu la
procession avec la croix à travers la paroisse,
pendant laquelle les jeunes portaient des
cierges allumés, des drapeaux et des écri-
teaux avec le nom de leurs pays. Le cortège
était long de presque 3 kilomètres et la pro-
cession se concluait par une demi-heure
d’adoration devant l’autel extérieur. Jeudi
soir, la Communauté du «Cénacle» a fait la
présentation musico-scénique du «Pain de
Vie»; le vendredi, dernier soir du Mladifest,
après la messe et l’adoration, c’était l’envoi
avec musique et chants. Les jeunes, en disant
le Rosaire, sont montés sur le Krizevac pour
y attendre l’aurore et célébrer, à 5 h. du
matin, la messe festive de la Transfiguration
de Jésus présidée par Fra Ljubo Kurtovic.
Du Bulletin de Presse
de la présence de Dieu dans le monde, et
pour faire cela il est nécessaire de savoir ‘se
perdre soi-même’ parce que, paradoxale-
ment c’est vraiment en se perdant qu’il est
possible de se trouver soi-même.
Remarquable aussi l’exhortation du
Souverain Pontife à ne pas se construire un
Dieu privé sur mesure: il faut au contraire
suivre et adorer le Dieu qu’offrent les
Saintes Écritures, ces Écritures que la tradi-
tion de l’Église s’est toujours efforcée de
transmettre, même au prix de toutes les
erreurs que les représentants de l’Eglise ont
pu avoir commis au cours de l’histoire. »
Agostino Sollecchia
Nouvelles de la terre bénie
Nous sommes venus de tous les points
de la terre, nous sommes venus ici en tra-
versant beaucoup de pays, nous sommes
venus ici en renonçant aux commodités du
monde... nous sommes venus pour l’adorer!
A 2000 ans de distance des Mystérieux
Mages d’Orient qui ont vu l’Enfant avec
Marie sa Mère, le coeur de tout homme est
encore à la recherche de l’étoile de vérité et
de justice, mais aujourd’hui surtout le coeur
des jeunes a soif de la vraie vie.
Nous sommes venus ici au festival des
Jeunes, couverts de masques, ces masques
qui nous donnent l’impression d’être sans
défauts, sans taches, parfaits en tous points.
Notre chemin extérieur était fini, nous
étions arrivés au but, mais maintenant devait
commencer le pèlerinage intérieur et ainsi,
face à l’eucharistie nous avons laissé tomber
tout ce qui nous empêchait d’être libres, de
voler. La liberté d’être nous-mêmes, la joie
de découvrir que Dieu nous aime comme
nous sommes, la beauté de nous sentir par-
donnés, aimés et accueillis entre ses bras...
ont été les incomparables joies que Dieu
nous a données en ces jours et qui mainte-
nant nous font sentir leurs effets.
Dans l’esplanade de Medjugorje
résonnaient les paroles de Jésus: « Je suis
avec vous tous les jours ! » et ce cri arrivait
de partout, dans tous les coins du coeur et de
l’esprit comme s’il voulait venir rencontrer
notre misère qui porte à ne plus espérer,
dans les moments difficiles des épreuves.
Les jeunes ne doivent pas craindre! Jésus
n’est pas un fantasme, il est vivant! Nous
savons que les disciples croyaient le
connaître surtout quand il faisait des
miracles, mais ils n’étaient plus capables de
le reconnaître pendant la tempête. A ce
moment-là tout pour eux s’y opposait: le
vent, la pluie, la mer; ils croyaient que Jésus
était loin d’eux, que peut-être il était irrité,
qu’il les avait oubliés; aucun de ceux qui
étaient dans la barque n’arrivait à rassurer les
autres. Cependant Jésus souffrait pour eux en
les voyant ainsi et il est arrivé juste au
moment où leur foi était à la limite. Tant
d’entre nous ont vécu la même histoire, tant
d’entre nous ont été sur cette barque et ont
essayé de se sauver par leurs propres forces,
oubliant Dieu, mais finalement ici à
Medjugorje nous avons entendu la même
voix qui nous invitait à ne pas avoir peur, ni
de la vie, ni de Lui. Pendant un témoignage,
Yvan nous a dit: «Soyez vous-mêmes la for-
ce de Medjugorje! Vous qui avez appris à
prier vous devez prier à la maison, vous
devez servir d’exemple, sinon il n’y aura plus
de différence entre un chrétien et un athée.»
Chaque jour du festival a servi à ali-
menter notre foi et jusqu’à la plus petite
chose, comme un battement des mains est
devenu un instrument dans les mains de
Dieu pour nous faire proclamer: « Tu es le
ressuscité, tu es le Christ! »Tout était là
pour nous, comme un fruit prêt à manger,
pour que nous puissions croître dans la foi,
dans l’amour et dans l’espérance. Marie,
avec toute l’Eglise, a voulu que des dizaines
de milliers de jeunes s’agenouillent devant
son Fils pour qu’ils puissent le voir de leurs
yeux et jouir de sa présence.
Ces mêmes jeunes provenant de tous les
points du monde, qui ont passé ces jours en
adoration, prières et chants, se sont rassem-
blés le dernier jour du festival au pied de
la croix blanche du Krizevac, autour du
sacrifice eucharistique
comme si toute
l’humanité se reconnaissait dans l’apôtre
Jean et était réunie dans un unique but: por-
ter le salut jusqu’aux confins du monde. De
cette nuit de la montée au Krizevac, au long
des sentiers tortueux de la pente, à travers
obstacles, chutes, arbustes épineux et à la
seule lumière des petites torches, nous
sommes passés à l’aube d’un jour nouveau
en recevant l’eucharistie. Dans cette atmo-
sphère, deux garçons embrassaient une icône
représentant le baiser de Pierre (Eglise
d’Occident) et André (Eglise d’Orient) com-
me si les deux avaient parcouru dans le
brouillard de la nuit le même calvaire et
s’étaient reconnus et embrassés fraternelle-
ment seulement sous la croix à la lumière du
Christ ressuscité. Marie, nous te remercions
pour nous avoir appelés dans ce lieu de grâ-
ce et de miséricorde; aide-nous à persévérer
dans la foi et face aux épreuves de la vie,
enseigne-nous à crier comme S. François: «
Tu es mon Seigneur, mon Dieu et mon tout.»
Alessandro Mancinai
Jeunes, volez vers le Christ !
Leurs témoignages...
Medjugorje, 5 août 2005
J’ai appris !
Quand j’ai été invitée à participer au
XVI Mladifest je ne savais rien de
Medjugorje. C’est tout juste si je savais
l’histoire des voyants, des apparitions, des
messages du 25 de chaque mois...
J’imaginais un pèlerinage lointain et épui-
sant, fait de formules interminables à répéter
et dépourvu de vraie dévotion.
Je n’ai jamais été si heureuse de m’être
trompée ! Maintenant que je suis ici, je
réussis à voir à tout instant la sérénité et la
paix que je cherche depuis si longtemps. J’ai
laissé les inquiétudes et la peur du lende-
main pour vivre (ou au moins essayer de
vivre) pleinement le don que Dieu Père m’a
fait: la foi.
J’ai appris à me mettre à genoux, à baisser
la tête; j’ai redécouvert la joie du pardon de
Dieu et la force inépuisable qui vient de la
prière. Et la présence palpable de Dieu et de la
« Gospa » est source d’énergie pour moi et,
je crois, pour tous les jeunes ici rassemblés.
J’ai appris à louer le Seigneur non avec
des paroles vides, mais avec des chants de
joie. C’est le début d’un chemin, d’une rou-
te faite de petits pas. Et alors je laisse les
attentes, les ambitions, les prétentions sur
ma vie, parce que je sais que le Père a en
réserve pour moi une vie beaucoup plus bel-
le que tout ce que je pourrais espérer.
C’est vrai...C’est vraiment Marie qui
appelle à Medjugorje; elle nous appelle pour
nous faire rencontrer son Fils: bonne route !
Elisa
Je voudrais dire mon oui
Le départ pour cette semaine spéciale est
4
background image
Quel style donnons-nous
au pèlerinage ?
Don Enzo Berlingieri
La Vierge nous demande souvent l’humi-
lité quand nous nous arrêtons pour nous
demander: où vais-je ? comment vais-je ?
avec qui vais-je ? Il faut de l’humilité pour
mettre la marche arrière et se remettre sur la
bonne voie. Il faut de l’humilité pour attri-
buer à Dieu tout le mérite et la victoire, en
reconnaissant nos limites, la faiblesse humai-
ne, le besoin de nous renouveler sans cesse.
Ce sont des réflexions que j’ai mûries
depuis quelque temps, surtout depuis que la
Vierge nous a exhortés à préparer le 24
ème
anniversaire de ses apparitions. Ce sont des
réflexions que je voudrais partager avec tous
ceux qui, prêtres, religieux et laïcs, ont été
appelés par la Vierge dans l’aventure par-
ticulière qui s’appelle Medjugorje.
C’est depuis quelque temps que la Gospa
nous invite à « rénover » ; Elle qui voit,
écoute, observe, cherche à nous aider à
répondre d’une meilleure manière à ses
appels. Il y a le risque, même dans le
sacré, de s’habituer, de s’adapter, de ne
pas ressentir la joie des nouveautés com-
me aux premiers temps;
ou de tout réduire
à notre rythme, à nos habitudes, à nos fai-
blesses, au ‘dévotionnisme’ ou à une reli-
gion puérile...Une fois j’ai demandé au jeu-
ne curé de Mostar de cette époque s’il avait
jamais été à Medjugorje. Il m’a répondu en
prenant ses distances : « Une chose est
d’aller, une autre est de croire ».
Aux guides des pèlerinages je voudrais
suggérer de laisser de côté pendant quelque
temps programmes, horaires, dates de pro-
chains pèlerinages, de s’asseoir dans un lieu
solitaire et de demander pardon au Seigneur
de nos manquements, des obstacles mis,
même de bonne foi, au travail de la Vierge. «
Aidez-moi et je vous aiderai », dit Marie.
L’avons-nous toujours aidée, Elle? Peut-être
avons-nous mis en avant, vu que tout allait
bien, notre succès personnel, notre égocentris-
me, notre avantage tant spirituel que matériel?
Nous souhaitons tous que Medjugorje
ne devienne pas un lieu de pèlerinage où
l’aspect touristico-commercial prévau-
drait.
Medj. n’est pas tant un voyage qu’une
étape, une oasis. Le vrai voyage la Vierge
demande de le faire face à l’Eucharistie et
dans les familles. Comment se distinguer
d’un simple opérateur touristico-religieux
ou d’un organisateur du sacré? Quel soin
prend-on des pèlerins sincèrement touchés
par la grâce à travers Marie, entre un pèleri-
nage et un autre ? Quel est le rôle des
prêtres ? En 24 ans, les opérateurs de pèle-
rinages, guides avec plus ou moins d’expé-
rience, prêtres accompagnateurs se sont-ils
rencontrés pour prier ensemble ?
S’acceptent-ils comme collaborateurs de
Marie, ou sont-ils « rivaux en affaires »?
Où allons-nous, comment y allons-nous,
pour qui y allons-nous ?
Personnellement de tout coeur je remer-
cie et je bénis tous ceux qui, comme pion-
niers et encore maintenant, continuent à se
donner pour porter les âmes à la source de
grâce qu’est Medjugorje. Que le Seigneur
les récompense pour toutes leurs fatigues et
leur zèle. A tous ceux-ci une grande exhorta-
tion pour que, avec humilité ils recommen-
cent encore, en luttant contre la fatigue, l’ha-
bitude et la routine avec l’arme du Rosaire,
du pardon et du renouveau en Dieu.
arrivé à un moment de chan-
gement dans ma vie; ce fut
une occasion de rompre avec
une réalité qui me coinçait,
qui ne m’allait pas: je n’avais
plus la force de vivre mon
quotidien. Je suis donc venue
demander aide pour pouvoir
dire mon oui—ce oui difficile
à vivre—désireuse de pouvoir commencer
un chemin de foi vive qui me fasse ouvrir le
coeur à l’amour de Dieu et à son projet sur
moi.
Je ne m’attendais pas du tout à trouver
qu’ici à Medjugorje, tout puisse aller dans
ce sens; or même l’air, le soleil, la pluie qui
m’ont caressée dans ces journées, me par-
laient de l’amour profond de cette Vie qui
m’aime tant. « Demande et il te sera donné
» dit l’évangile. C’est ce que je demande à
Marie: qu’elle réussisse à transmettre la joie
et le changement que tous pourront faire,
sans me faire oublier avec le temps tout ce
que j’ai vécu ici.
Anna
Je ne dois pas craindre la tempête
Medjugorje m’a réchauffé le coeur avec
le soleil, séché les larmes avec le vent, lavé
l’âme du péché avec la pluie. Près de Marie,
ce que j’ai cru grand, pour toi devient petit,
et ce qui était petit est maintenant ce qui
seul compte. Le vent de mon inquiétude ne
s’est pas calmé, mais maintenant je sais que
sur la barque du Seigneur, je ne dois
craindre nulle tempête.
Stefano
Ici, Dieu est ressuscité !
Par hasard, on arrive ici à Medjugorje.
Ce n’était pas un projet, ce n’était pas le cou-
ronnement d’un itinéraire entrepris depuis
longtemps; c’était seulement pour faire plai-
sir à une chère vieille amie. Et ici j’ai trouvé
un climat étrange avec tout ce silence dont
on a perdu l’idée, chez nous à Milan. Et j’ai
pensé que je ne pouvais pas moins faire que
de parler un peu avec Lui, malgré les doutes
et les mille choses que je ne partageais pas
dans ce que d’autres me disaient.
Ce fut une fête, une grande fête, et les
gens s’y aimaient, vraiment. Je cherchais un
sentiment vrai et sincère et je l’ai expéri-
menté. Je n’avais jamais assisté à une messe
comme ça... Je voyais des gens qui mar-
chaient, qui grimpaient sur les pentes, et
tous ces visages divers m’ont paru sem-
blables, m’ont paru sereins. Ici, Dieu est res-
suscité. Il n’est pas mort comme chez nous,
dans des discours pleins d’égoïsme et d’in-
tolérance, dans des comportements exaspé-
rés, dans la nervosité et l’insatisfaction.
Je crois en l’amour, qui est à la base de
tout. J’espère que cette paix ne changera
jamais, ici à Medugorje... Je souhaite qu’el-
le s’exporte.
Francesca
N’aie pas peur
Tu pars pour Medjugorje et tu es inquiet;
ça ne va pas, tu es triste et tu voudrais renon-
cer au voyage. Mais maintenant que le car
est à deux pas de cette ville bénie, voilà que
ton coeur exulte et la paix commence à t’en-
vahir. Mais la particularité de ce lieu, on la
comprend les jours suivants...Plus tu parles
avec la Vierge et plus Elle parle avec toi.
Tout ce qui t’angoissait avant de partir
s’évanouit peu à peu, trouve une solution, se
transforme en joie. Maintenant,
tu comprends que les peurs,
c’est toi qui te les crées et qu’il
suffit d’avoir confiance et de
laisser la Vierge et son Fils
Jésus te prendre par la main. Ta
vie alors a une autre lumière,
une lumière de vraie sérénité.
«Quelqu’un t’a parlé person-
nellement et t’a dit: «Je t’aime et je suis
toujours avec toi; n’aie pas peur.»
Voilà ce qui m’est arrivé dans ce Festival.
C’est beau de changer de vie, de changer
de coeur et de se sentir aimé. Et c’est beau
que ce changement arrive aussi aux garçons
de ton âge, ces garçons dont tu pensais qu’il
n’y en avait plus. Ca c’est ce que m’a donné
le Festival: un amour infini. Dieu existe et si
tu n’en es pas encore conscient c’est que tu
n’as jamais compris de quel grand Amour il
s’agissait.
Lidia
Je voulais voir
Au début, peut-être à cause de la fatigue,
je suis restée un peu déçue de l’atmosphère
que je trouvais; peut-être aussi espérais-je «
des choses sensationnelles », des signes
palpables. Maintenant je me rends compte
que du sensationnel il y en a eu beaucoup!
La Vierge, dans son silence amoureux et
doux, a rempli ou plutôt fait déborder mon
coeur d’amour.. Je voulais voir, je voulais
toucher; mais l’amour et la joie ne se tou-
chent pas: ils se sentent !
Chaque jour qui passait, je sentais croître
en moi le désir fort d’adorer Jésus dans le
pain consacré. Mais pas seulement. Aussi
dans le sourire de l’autre, dans le ciel étoilé,
dans les chants joyeux des jeunes qui, ici ras-
semblés, adoraient Dieu. C’est ça le vrai
miracle, la vraie apparition. Si la Vierge
n’était pas ici vraie et présente, comment tout
ceci serait-il possible? Comment pourrait-on
sentir flotter dans l’air tout cet amour?
La merveille de Medj. c’est aussi que,
même avec des milliers de personnes de tant
de pays, on sent battre un seul et unique
coeur, qui semble accélérer son battement
chaque jour qui passe, jusqu’à éclater de
joie.
Loredana
Ce qui compte c’est la foi
J’ai vécu dans un monde, où même sans
le vouloir, on en revient toujours à considé-
rer les apparences, les manières de faire... Ici
j’ai appris que ce qui compte le plus c’est la
foi, parce que c’est d’elle que l’on prend la
force, la sève vitale pour aller de l’avant et
tout ce qui vous oblige à un sacrifice vous
rend heureux. J’ai appris qu’il faut ouvrir
son coeur au monde qui nous entoure, en lui
transmettant le plus possible nos sentiments
et nos émotions, sans tomber dans l’aridité et
nous habituer à la routine d’une vie souvent
dépourvue de sens: si nous faisons tout tour-
ner autour du travail et des choses superfi-
cielles, un grand désert s’ouvre en nous!
Pendant ces jours j’ai entendu tant de
beaux discours sur l’amour, l’amitié, sur le
refus de vivre à la suite des « idoles » par-
ce qu’elles nous éloignent de la foi. Des dis-
cours sur la sincérité, la bonté; et je les gar-
derai tout au fond de moi, cherchant le plus
possible à mettre en pratique ces enseigne-
ments dans la vie de tous les jours, suivant
une route que j’espère bien ne jamais aban-
donner.
Natalia
5
background image
Elle nous invite à la confiance en Dieu en
nous donnant des sursauts de grâce qui frei-
nent nos intempérances et nos prises de posi-
tion et qui nous font comprendre, une fois
pour toutes, que Dieu, si on gâte ses projets,
ne nous détruit pas la fête; s’il dérange nos
sommeils, il ne nous enlève pas la paix.
Ainsi, une fois que nous l’aurons finalement
accueilli dans notre cœur - comme Marie -
tout notre être sera brillant de lumière. Alors
nous comprendrons que, au fond, toute la
vie, suspendue entre les brumes du vendredi
et les attentes du dimanche de résurrection,
ressemble tellement au samedi saint, jour où
se fait la lessive des linges mêlés de larmes
et de sang que l’on fait sécher au soleil du
printemps pour qu’ils deviennent nappes
d’autel.
Sr. M. Luisa , dominicaine
RECOMMANDEE A MARIE
Je voudrais partager l’expérience de «
soutien » et de joie que je reçois de la lectu-
re de l’Echo qui me conduit chaque fois, au
coeur, dans le pèlerinage à Medjugorje...
Marie n’est pas du tout lointaine, ce n’est
pas la petite image sur la commode de la
chambre, mais vraiment ‘avec ses paroles elle
devient plus que jamais actuelle, présence
vivante dans ma journée’. Et ainsi s’agripper
à Elle, à ses messages, rend le chemin vers
l’époux une très belle aventure, comme une
danse, transposant les gémissements de toute
souffrance - même la plus petite et la plus insi-
gnifiante - en rythmes de fête. Les difficultés
- si vous les regardez à la lumière de ses
paroles - au fond du coeur ne m’apparaissent
plus comme des salles obscures, mais devien-
nent le vestibule obligé par où l’on passe pour
déposer les bagages: et en fait, on ne danse
sûrement pas avec une penderie à la main!
Avec ses messages Marie veut me rendre
plus vigilante au passage de Dieu dans ma
vie, mystère d’écoute et d’offrande au sein
même de la Parole; mystère d’accueil total et
sans réserve de ses dons d’amour, de chacun
de ses dons. C’est vrai qu’il faut toujours
tout remettre aux mains de Dieu, parce que
Lui sait te comprendre et te prendre comme
tu es et c’est très beau de pouvoir le faire à
travers les mains de Marie.
Notre-Dame parle de « conversion quoti-
dienne » qui implique de mettre dans mes
mains tendues vers Elle tous les « fantasmes
« du passé: les vieux liens et les traumatismes,
les complexes, les blessures et les obsessions
que notre histoire personnelle a laissés nous
hypothéquer le présent. Et peut-être, lui don-
ner cette boue sera déjà un peu comme «
m’exercer » à l’accueil parce que ce sera lui
céder, dans la joie ou la peine une partie du sol
le plus inviolable, intime et obscur de ma vie
intérieure; en donnant une demeure stable au
Seigneur dans les salles les plus secrètes de
mon âme pour être guérie, sans ressentir aucu-
ne violation de domicile.
Marie qui, depuis des années continue à
parler, se montre à nous et nous attend, nous
aide ainsi à cultiver la patience. Elle qui a été
Vierge de l’attente au commencement et
Mère en attente à la fin: l’attente de Lui, pen-
dant neuf interminables mois; l’attente du
jour où son Fils quitterait la maison pour n’y
jamais plus revenir; l’attente de l’ « heure
», l’unique pour laquelle elle n’a pas su frei-
ner l’impatience et de laquelle, avant le
temps, à Cana, elle a fait déborder la charge
de grâce sur la table des hommes. L’attente
de son dernier râle à Lui, cloué sur la croix;
l’attente du troisième jour, en veillée solitai-
re, devant le rocher. Attendre: c’est aimer à
l’infini... Cela signifie se décentrer, faire de
la place dans nos pensées aux pensées de
Dieu, offrir volontiers à la germination du
Verbe non seulement l’esprit, mais parfois,
même le physique sans se considérer expro-
prié de quoi que ce soit.
Marie nous dit qu’elle nous suit et nous
soutient, nous introduisant dans le mystère
où s’énamourent Créateur et créature, où l’
amour humain devient divin et l’amour divin
se fait humain. Pour nous parfois cette com-
position reste encore une entreprise com-
plexe à l’issue parfois désastreuse, avec ses
innombrables chutes. C’est comme l’eau
d’une citerne: très limpide, oui, mais avec
tant de détritus au fond qu’il suffit d’un rien
pour que les dépôts se mêlent à nouveau et
que les eaux deviennent troubles. Chez Elle,
au contraire, cette fusion humano-divine
devient naturelle.
Père Jozo:
Vivons
les messages
avec humilité!
Vivre les messages de la
Reine de la Paix dans l’humi-
lité est une condition fonda-
mentale pour produire des
fruits. Les messages sont
comme le grain: le grain a besoin d’être
semé. Mais auparavant doit être préparé le
terrain et la terre nourrie et cultivée. Le grain
que nous ne semons pas ne germera pas, ne
grandira pas, ne donnera pas de fruits…
Les messages de la Reine de la Paix ne
sont pas une nouvelle théorie sur l’Église,
sur la foi en Dieu; ils sont un appel auquel il
est nécessaire de répondre. Les messages ont
leur but et leur signification seulement dans
la vie d’un croyant et d’un pèlerin. Si nous
refusons de les vivre ils sont des pensées
inutiles et un appel sans réponse. Nous ne
nous acquitterions pas de notre dette envers
la Reine de la Paix si nous nous contentions
de répandre ses messages: ce serait seule-
ment une propagande qui pourrait être com-
parée à la publicité si fréquente dans le mon-
de de la consommation et de la politique, et
même une manipulation des autres. Notre
Mère met ses messages dans nos coeurs pour
qu’ils soient vécus dans l’humilité.
L’humilité est la condition et le climat
pour la croissance et pour une récolte
abondante.
L’humilité est une vertu qui
orne la Vierge de Nazareth. Son service
humble au Seigneur et au prochain est l’in-
vitation adressée à chaque personne, à
chaque chrétien. Les plans de la Sainte
Vierge se brisent contre notre arrogance
comme les flots contre un récif. L’humilité
est la voie unique et sûre montrée par Jésus
et par sa vie. Les Saints l’ont tenue présente
à eux-mêmes comme le but le plus élevé.
Nombreux sont ceux qui ont choisi une
voie plus facile et large et ont accepté les
messages pour en parler, et même pour juger
les autres ou les critiquer comme chrétiens
désobéissants. La Sainte Vierge ne nous per-
met pas de discuter, d’entrer en polémique
avec les autres. Elle nous appelle à les vivre
dans l’humilité et à les témoigner dans notre
quotidien.
Les fruits des messages sont selon la
bonté de l’arbre… Avec notre vie nous
devenons un signe pour ceux qui sont loin de
Dieu et de son amour! Quand il n’y a aucune
signalisation sur une route, le passant com-
mence à douter d’avoir choisi la bonne direc-
tion. Un signe sur la voie, éclairé par la sain-
teté et mis en valeur par l’humilité est impor-
tant. Ce signe est toujours sécurité.
La voie la plus brève vers Dieu est le
service humble. Tous ont besoin de nous.
Quand nous écoutons Marie, soyons comme
Jésus à Nazareth qui a été obéissant et sou-
mis à sa Mère; c’est pourquoi il a grandi en
sagesse, en savoir et en grâce devant Dieu et
devant les hommes! Ecoutons la Mère et
décidons-nous à vivre tous les messages
dans l’humilité. De cette manière nous
répondrons à l’appel grandiose que nous
avons reconnu à Medjugorje.
(p. Jozo Zovko, d’après un enregistrement
Je me suis laissée mettre à zéro
Je suis venue à Medjugorje, invitée par
une amie. C’était la seconde ou troisième
invitation. Et puis j’avais tant de demandes et
de curiosités qui attendaient une réponse...
J’enseigne la religion catholique et fréquem-
ment il arrive que des élèves me demandent
des explications sur les apparitions de la
Vierge et autres phénomènes. En outre j’avais
toute une liste d’intentions, de prières, de
grâces à demander; avant tout pour moi et
pour ma famille et puis pour les nombreuses
personnes qui se sont recommandées à mes
prières. Des personnes qui vivent les souf-
frances les plus diverses: maladies, sépara-
tions, problèmes de toutes sortes. Je suis donc
partie avec l’esprit de quelqu’un qui attaque
un voyage touristico-religieux, plutôt qu’un
pèlerinage, portant avec moi une série de
choses à demander et à voir et qui attendaient
une réponse rationnelle... et je suis arrivée
dans un lieu totalement différent!
A Medjugorje, on ne parle pas: on écoute!
On ne donne pas: on reçoit! Medjugorje c’est
la PAIX. Ici c’est le silence qui parle. Le
silence vous prend, vous transforme, vous
change, vous conduit à l’intérieur de vous-
même, le silence vous met à zéro. J’ai vécu
ici un bouleversement de ma vie, de mes pro-
grammes, à 360°. Je me suis sentie interro-
gée, mise à nu, au tu et à toi avec moi-même,
avec mon moi le plus profond, affrontée à des
propositions radicales qui m’interpellaient.
Ce qu’était jusque-là ma vie ne se révélait
pas « bon pour la poubelle », mais ce n’était
pas la vraie vie (se procurer une existence
commode: belle voiture, belle maison, surtout
belle présence ; et, bien sûr, se garder honnê-
te, respecter le prochain, vivre les valeurs
humaines et chrétiennes...). A Medjugorje,
j’ai entendu l’invitation à repartir à zéro.
Repartir régénérée. Oui, je me suis sentie
régénérée. Au début c’était un peu la panique:
47 ans, une famille avec trois fils assez
grands, une situation solide... Ce n’est pas
facile de se dire: change de route! Mais
Quelqu’un m’assurait qu’avec son aide
c’était sûrement possible. Alors, dans mon
moi profond j’ai murmuré: fiat voluntas tua!
Je remercie la Vierge qui a daigné entrer dans
ma faiblesse sans regarder à ma personne,
tantôt ambitieuse, tantôt superficielle. En se
greffant dans ma vie, elle est en train de
m’amener à Jésus. Maintenant, comme un
bambin qui s’apprête à aller pour la première
fois à l’école primaire, je commence mon
chemin, partant des petites choses de chaque
jour, avec des petits pas, attentive à me main-
tenir bien accordée aux fréquences justes.
Francesca de Padoue
6
background image
S. Nicolas de Tolentino
Une étoile toujours allumée
Le 10 septembre on célèbre la fête litur-
gique de S. Nicolas de Tolentino, un saint
très connu et vénéré chez les Augustins.
Cette année est le sept centième anniver-
saire de sa mort
, survenue en 1305. De
nombreuses célébrations ont donc marqué
les étapes de cet itinéraire annuel de prépa-
ration à la fête solennelle, surtout dans la
basilique qui conserve son corps (en Italie,
province de Macerata).
S.Nicolas est communément invoqué
comme protecteur spécial des âmes du
purgatoire.
L’Eglise en outre a approuvé
l’emploi des « panini », petits pains bénits
selon un rite particulier et distribués aux
fidèles pour le salut de l’âme et la santé du
corps. Mais ce sont là seulement quelques
aspects qui caractérisent la figure de S.
Nicolas. Ils s’insèrent dans un panorama
plus ample de sainteté, où l’âme, touchée
par la grâce, répond à l’amour de Dieu Père
et se décide de tout son être à suivre les
traces du Christ crucifié et offert par amour.
T
OUT
P
ETIT
,
IL VOYAIT
J
ÉSUS DANS L
’H
OSTIE
La naissance de Nicolas fut obtenue par
l’intercession de S. Nicolas de Bari, vers qui
les parents, qui ne pouvaient avoir d’enfants
se tournèrent pour lui demander cette grâce.
A la suggestion d’un ange, ils se rendirent à
Bari, dans la basilique du saint. Aussitôt leur
apparut en songe S. Nicolas, qui leur confir-
ma qu’ils auraient un fils à qui ils devraient
donner le nom de Nicolas, et qui serait reli-
gieux, prêtre et saint.
Le bébé naquit et fut élevé chrétienne-
ment par les parents dans la communauté
paroissiale. Avec grand plaisir il participait
aux offices divins et avec un désir ardent il
écoutait la parole de Dieu. Un jour, assistant
à la messe, alors que le prêtre élevait, serré
entre ses mains, le corps du Seigneur, l’en-
fant vit, dans l’hostie consacrée, bien claire-
ment, un très bel enfant, lumineux, le visage
et le regard pleins de joie.
P
ÊTRE AU
S
ERVICE DE LA
M
ISÉRICORDE
Voulant quitter le monde et toutes les
choses qui passent, pour être complètement
au service de Dieu et de l’Eglise, S. Nicolas
entra tout jeune chez les ermites de S.
Augustin. Ordonné prêtre, sa prédication
simple et transparente, unie à ses vertus
humaines et chrétiennes, en firent bien vite
un point de référence pour la ville de
Tolentino, où il resta trente ans. Humble ins-
trument de la miséricorde de Dieu, il passait
beaucoup d’heures au confessionnal exhor-
tant au repentir et au pardon réciproque.
T
RANSFIGURÉ SUR L
’A
UTEL
Avec grande dévotion il célébrait chaque
jour la Sainte Messe, après s’être confessé
pour être digne d’accueillir le Seigneur dans
ses mains et dans son coeur, et s’offrir avec
lui dans la Passion pour le salut de l’huma-
nité. Les gens le voyaient se transfigurer,
devenir pour ainsi dire une seule chose avec
le calice et l’hostie. Il sentait le Christ vivant
dans ses mains. Et quand il descendait dans
les rues de Tolentino pour visiter et récon-
forter les pauvres et les malades, c’était la
présence du Christ en lui qui convertissait
les cœurs.
L’
EUCHARISTIE
,
S
OURCE DE
P
URETÉ ET DE
L
IBERTÉ
L’eucharistie lui avait enseigné à être un
disciple doux et humble de coeur, à com-
battre l’orgueil et les désir du monde pour se
donner complètement aux frères. C’est ce
qui fait de S. Nicolas un ascète autant qu’un
apôtre. En fait, radicalisant la vie de sacrifi-
ce et de pénitence de la règle, il mortifiait
ses sens et son corps pour en faire un instru-
ment docile de l’âme désireuse de monter
vers les sommets les plus hauts. Il voulait se
dépouiller de tout, être libéré des choses
pour être libre de se donner à Dieu.
I
L PROTÈGE TOUT LE
P
URGATOIRE
Nicolas sentait très forte son union avec
tout le corps mystique du Christ: l’Eglise
encore en chemin sur la terre, l’Eglise glo-
rieuse du ciel et celle qui se purifie au
Purgatoire. C’est surtout à cette dernière
qu’est lié le nom de S. Nicolas, suite à une
vision qu’il eut avant de rejoindre Tolentino.
En songe lui apparut l’âme du confrère Fra
Pellegrino qui purgeait sa peine au purgatoi-
re. Il lui dit qu’il serait libéré de ce supplice,
avec une multitude d’âmes qui imploraient
secours, si S. Nicolas célébrait pour elles la
Messe des Défunts. Il fit ce qui lui était
demandé : il commença tout de suite à
implorer le Sauveur pour tous ces gens de
foi profonde. Une semaine plus tard revint
en songe Fra Pellegrino pour le remercier.
Depuis lors notre saint pria toujours et beau-
coup pour les défunts. Cet épisode a inspiré
plus tard une pieuse pratique, l’usage du
septénaire de S. Nicolas : sept jours de
messes et prières spéciales en suffrage pour
les défunts. A Tolentino on solennise aussi
le dimanche qui suit sa fête liturgique, dite
du pardon, à laquelle est concédée une
indulgence plénière.
La tâche de notre saint a toujours été liée
à la reconstruction de l’unité de l’Eglise qui
se réalise dans la Communion des saints.
Comme le péché trouble l’harmonie de
l’univers, de même toute oeuvre bonne
transmet la vie de Dieu à toute âme sur la
terre ou au purgatoire.
L
E
P
AIN QUI L
A
G
UÉRI
A l’origine de la dévotion des pains bénits,
il y a un autre épisode. Pendant une grave
maladie S. Nicolas, craignant une interven-
tion du démon, invoqua comme toujours
l’aide de la Vierge Marie et de son Père
Augustin. Ceux-ci lui apparurent en songe
et la Vierge lui suggéra de manger un bout
de pain bénit, trempé d’eau. C’est ce qu’il
fit et il fut guéri. Cela devint une pratique de
lui et de ses confrères sur les infirmes et, par
cette dévotion, Dieu a accordé beaucoup de
grâces au cours des siècles. Ces guérisons
miraculeuses et d’autres attribuées à S.
Nicolas sont seulement une confirmation de
sa sainteté. L’amour des autres qui lui brû-
lait le coeur le poussait à employer ce don
avec générosité, soulignant toujours que le
miracle est un acte de foi et de total abandon
au Seigneur à qui seul il faut rendre gloire.
C
OMME L
’É
TOILE DE
B
ETHLÉEM
Quelques signes célestes ont annoncé à
S. Nicolas que sa mort approchait; entre
tous l’étoile qu’il vit en songe s’arrêter sur
sa ville natale et puis sur l’oratoire de S.
Augustin. Un confrère l’aida à comprendre
le sens de la vision qui se répéta plusieurs
fois: l’étoile symbolisait la sainteté de
Nicolas; de là à peu de distance, sur le lieu
où s’arrêtait l’étoile, on allait trouver l’em-
placement de sa tombe, bénie du monde
entier comme source de prodiges, de grâces
et de faveurs célestes pour toute la chrétien-
té. La même étoile s’en fut ensuite le précé-
der à l’autel où il célébrait la messe et se
retirait en priant.
Après sept cents ans cette étoile brille
encore; Nicolas continue à intercéder pour
nous, pour nous conduire à la source de
l’amour où tout commence et à qui tout fait
retour.
Chiara Piccinotti
Les lecteurs écrivent…
G. Della Vedova de l’Australie: “Merci
pour l’écho que je reçois régulièrement.
Mes
deux filles et moi l’aimons beaucoup...
J’ai presque 95 ans, donc je ne pense pas
être ici-bas encore longtemps. S’il vous
plaît, priez pour moi. Peut-être serez-vous
intéressés d’apprendre que j’ai trouvé mon
premier Echo dans une église, à Milan, il y a
de nombreuses années.
P. Ambrogio Sainaghi de Cuenca,
Equateur: je vous envoie mes cordiales
salutations et ma reconnaissance pour l’en-
voi fidèle de 30 copies d’ÉCHO. Je l’envoie
à chacun de nos Missionnaires salésiens de
la région Amazonienne. Je remercie la
Sainte Vierge qui nous éduque depuis tant
d’années et nous accompagne.
Silvana de l’Argentine: Écho arrive
toujours au bon moment, ses messages sont
des baumes d’amour, médecine adéquate
pour guérir l’âme, fidèle visite qui arrive
tendrement, en vol empreint de douceur, jus-
qu’à ces terres lointaines du sud de la
Patagonie, Argentine. Toujours actuel, avec
une nouveauté de vie pleine, de joyeuse
espérance, souffle pour la résolution quoti-
dienne de nos problèmes.
Il est à signaler qu’en ces temps diffi-
ciles que nous vivons, l’arrivée d’Écho, avec
son très précieux contenu, se fait intermé-
diaire palpable de Marie, dont la présence
arrive dans toutes les familles, avec son
savoir et sa paix. J’élève mes prières au
Très-Haut afin qu’Il vous comble de Ses
dons les meilleurs, vous tous, responsables
d’Echo et de tout ce qu’implique son minu-
tieux travail dans votre engagement quoti-
dien, plein de constance, afin que ce maté-
riel soit utilisé et son existence garantie, et
qu’avec simplicité jour après jour il se revê-
te de beauté en nous pénétrant de son
influence céleste et de ses fruits de grâce.
7
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INTERNAUTES:
UNE NOUVEAUTE IMPORTANTE
En allant sur le site www.ecodimaria.net il est
possible de s’inscrire au ‘Mailing-List’ pour
recevoir les nouvelles et être informés sur les
prochaines éditions. En outre, toujours sur ce
site et afin de nous aider à contenir les
dépenses postales vous est proposée l’édition
de l’Echo pdf. que vous pourrez enregistrer,
vous permettant de renoncer (provisoirement
ou à titre définitif) à l’édition sur papier telle
que vous la receviez jusqu’alors (et qu’il vous
sera loisible de reprendre sur simple deman-
de). Merci.
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16
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L
A RENCONTRE ANNUELLE DE L
’E
CHO
Une grâce transformante
Une grâce qui vous saisit, vous bouscule
et peu à peu vous change; vous fait sortir
d’une condition de limites pour
endiguer en vous la vie et vous
insérer dans un espace existen-
tiel vaste, souple et à la fois
dense et vigoureux.
On dirait la description d’une
extase destinée à Dieu sait quel
« élu »; et pourtant c’est ce qui
est arrivé à nous tous présents à
la rencontre annuelle des tra-
ducteurs et collaborateurs de
l’Echo à Medjugorje. Tous
ensemble réunis dans le baiser
de Marie.
Effectivement c’est de son coeur que sort
avec force et pureté cette grâce capable de
vous transformer en peu de jours, de changer
votre manière de penser, d’agir, de créer des
liens, de considérer le passé et de regarder
l’avenir. Une manière d’être qui vous fait pas-
ser des étroits confins du raisonnement
humain au grand développement de vie que
donne la touche de l’Esprit
Mais seulement si vous la laissez faire...
Oui, c’est là le problème. Parce que ce qu’on
vient de dire peut sembler une sorte de
magie, une des si nombreuses qui aujour-
d’hui se réalisent par techniques et trucs
quand on apprécie mal le poids de notre
humanité et d’un monde toujours plus
oppresseur. Ou encore une sorte de drogue
qui vous enlève un instant la morsure de la
souffrance, mais vous la fait rebondir enco-
re plus amère et douloureuse.
Il faut au contraire être bien conscient
que seule l’action de l‘Esprit-Saint nous
garantit l’authenticité de ces expériences de
grâce qui ne sont pas l’illusion d’un
moment, mais pénètrent les strates les plus
profondes de notre être. Et les changent. Et
les sanctifient. Et les élèvent. Mais qui
demande aussi notre adhésion volontaire,
parce que la grâce qui se propose nous lais-
se libres de l’accueillir ou de la refuser pour
pouvoir agir en nous. Donc ni spectateurs, ni
sujets passifs, mais protagonistes d’une grâ-
ce opérante et transformante: collaborateurs
de l’Esprit.
Nous étions cent cette fois. Nous
sommes arrivés à Medjugorje de 15 pays,
fortement décidés à faire un pas en avant,
comme individus et comme famille; une
famille que Marie a formée de façon mysté-
rieuse autour de ce petit journal qui s’en va
dans tous les coins du monde. Un journal
qui, pour le moment, vit de grâce parce
qu’elle est vraiment providentielle la façon
dont l’Echo rejoint des réalités aussi
diverses et les réunit toutes dans le même
Esprit. Providentiels aussi les moyens et les
instruments dont l’Echo se sert.
C’est dans cet étonnement que nous nous
rencontrons chaque année et dans l’admira-
tion de l’oeuvre que Dieu continue à réaliser,
matériellement d’une part, mais beaucoup
Lettre d’un distributeur de l’Echo
Je m’appelle Gennaro, peut-être
connaissez-vous mon nom puisque je figure
dans la liste des distributeurs d’Écho depuis
de nombreuses années – ce dont j’ai toujours
été honoré Je désire collaborer avec ce pro-
jet de Notre-Dame jusqu’au dernier instant
en répondant à son appel comme Elle-même
l’a dit: “Chers enfants, sans vous je ne peux
pas oeuvrer dans le monde… soyez mes
main tendues.”
Mon service a commencé presque en
même temps que la fondation de notre grou-
pe de prière dont je suis animateur. Le grou-
pe vient de célébrer ses vingt ans de vie et
continue son chemin parce qu’il est guidé
par Marie, j’en suis certain!
Se servant de notre faiblesse Elle donne
force et vigueur à toutes les activités qu’Elle
retient comme essentielles pour la réalisa-
tion du salut. Nous nous décourageons sou-
vent devant les obstacles que satan place sur
notre route, mais Marie est infatigable dans
l’exhortation et dans l’invitation à notre
devoir. Ce sens du devoir vous l’avez de
manière intense et, quand m’arrive le paquet
d’Écho c’est un exemple pour moi. Je vous
admire pour tant d’amour envers Elle et
nous désirons vivement rivaliser toujours
davantage avec vous sur cette voie.
Gennaro Caccavale de Nola (I)
plus spirituellement en chacun de nous,
appelés à vivre, de manière de plus en plus
responsable, notre appartenance au Coeur de
Marie et la participation active au sacrifice
du Christ. C’est cela le moteur du journal.
Le thème qui, cette fois, a accompagné
les journées de la retraite, a été : «
Contempler le visage du Père ». Un visage
qui s’est montré avec générosité dans tous
ses traits et linéaments pour devenir fami-
lier, intime et connu.
Comme toujours les réflexions du P.
Tomislav, rythmées par la prière sur les
monts, entourées d’un climat d’écoute et de
silence, animées par un travail de partage en
groupe se sont élevées sur l’autel comme
une offrande agréée vers le Père, avec nos
vies, dans la célébration eucharistique.
Jours de grâce profonde par conséquent,
capables de transmuer les choses les plus
simples en portions de ciel. De contempler,
de goûter, de donner. Et surtout de faire cou-
rir entre les lignes de ce journal, pour que
tous ceux qui le lisent puissent être visités
par les ruisseaux de grâce qui jaillissent du
Coeur Immaculé de Marie. Une grâce
capable de faire de nous des créatures
neuves et pleinement réalisées.
Stefania Consoli
Au-delà de toute expectative
Ici les coeurs s’ouvrent
et les peurs disparais-
sent. Sans comprendre
clairement le pourquoi,
ils en cueillent les fruits:
paix, joie, confiance,
abandon et un coeur qui
se dilate envers les
autres, du plus voisin au plus lointain, dans
une grande embrassade avec chaque person-
ne, sans distinctions.
Il semble ici que Marie veuille répéter
les miracles qui s’opérèrent visiblement en
Palestine. La pêche aussi semble se répéter
de manière humainement inexplicable, et
elle est vraiment miraculeuse, au-delà de
toute expectative. L’invitation à puiser à cet-
te abondance et à la transmettre aux autres
est adressée à chacun, surtout à nous qui
avons connu cette grâce.
Pietro Squassabia
Au cours des mois de juin, juillet et
août 2005 les lecteurs francophones ont
envoyé 8.238 euros. Notre journal remercie
tous les généreux donateurs.
L’Echo de Marie Reine de la Paix est
gratuit. L’oeuvre vit d’offrandes.
* L’ECHO en cassettes-audio pour
non-voyants (mensuel): les personnes inté-
ressées peuvent s’inscrire à l’adresse ci-des-
sous:
ENVOYEZ TOUT COURRIER
A NOTRE SECRETARIAT
Vilanova-M., le 14 septembre 2005
Resp. Ing. Lanzani - Tip. DIPRO (Roncade TV)
Que nous bénisse
Dieu Tout-Puissant,
le Père,
le Fils et
le Saint Esprit.
Amen
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