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www.medjugorje.ws » Echo de Marie Reine de la Paix » Echo de Marie Reine de la Paix 191 (Janvier-Février 2007)

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Message du 25 novembre 2006:
“Chers enfants, aujourd’hui encore, je
vous invite: priez, priez, priez. Petits
enfants, quand vous priez, vous êtes
proches de Dieu et Il vous donne le désir
de l’éternité. C’est le temps où vous pou-
vez parler davantage de Dieu et faire plus
pour Dieu. C’est pourquoi, ne résistez pas
mais permettez-Lui, petits enfants, de
vous guider, de vous changer et d’entrer
dans votre vie. N’oubliez pas que vous
êtes des voyageurs sur le chemin vers
l’éternité. C’est pourquoi, petits enfants,
permettez à Dieu de vous guider comme
un berger son troupeau. Merci d’avoir
répondu à mon appel.”
Pèlerins vers l’éternité
En tout système de communication à dis-
tance, l’un des principaux problèmes consis-
te à protéger le message des dommages que
pourraient lui apporter les interférences ou
dérangements subis pendant la transmission.
Aujourd’hui la science et la technique sont
aptes à assurer des protections satisfaisantes
qui permettent. en cas de dommages peu
graves, de reconstruire le message original.
La communication entre l’homme et
Dieu n’a pas besoin de supports technico-
scientifiques: elle est immédiate et passe à
travers un canal privilégié: la prière.
Pourtant même ce canal n’est pas exempt
d’interférences plus ou moins graves. La
protection dans ce cas ne peut pas être assu-
rée par des codes mathématiques ou des ins-
truments physiques raffinés, mais elle doit
être cherchée dans la profondeur de notre
âme, où aucun dérangement ne peut pénétrer
parce qu’endroit réservé simplement à Dieu.
Alors, si notre prière jaillit de la profondeur
de l’âme, Dieu est à côté de nous. Petits
enfants, quand vous priez vous êtes
proches de Dieu et Il vous donne le désir
de l’éternité.
Quand la finalité de la prière
est à l’éloge de nous mêmes, (serait-ce à tra-
vers Dieu), comme par exemple la prière du
pharisien en Lc 18, 9-14 elle ne peut pas
nous élever à Dieu, alors qu’à l’inverse, y
parvient celle du publicain. Dans l’abandon
que Marie nous enseigne, dans l’abstinence
des bruits du monde, dans le jeûne des auto-
satisfactions et de tout ce qui remplit le
ventre et vide l’âme, notre prière coulera
sans perturbations, atteindra Dieu et puisera
en Lui la paix et l’amour. Car même les bat-
tements de notre coeur peuvent nous déran-
ger; abaissons, comme Jean, notre tête sur le
Coeur de Jésus de façon à ne plus entendre
les nôtres mais seulement les battements de
Son Coeur. Et ainsi mes pensées se perdront
dans les Siennes, mes désirs, mes raisonne-
ments et mes affections, tout de moi en Lui
jusqu’à pouvoir dire avec S. Paul : « Ce
n’est plus moi qui vis, mais le Christ qui vit
en moi (Gal 2, 20). Et ce désir sera de plus
en plus fort, de plus en plus présent, de plus
en plus pur: Est-ce que ce n’est pas le désir
d’éternité
dont Marie nous parle? N’est-ce
pas le cadeau de Dieu et le fruit de la prière
qui Lui est agréable? Parce que l’éternité
n’est rien d’autre que la vie en Dieu et celle-
ci est l’assimilation en Jésus, qui doit com-
mencer dans cette vie sur cette terre.
C’est le temps où vous pouvez parler
davantage de Dieu et faire plus pour Dieu.
C’est le temps dans lequel l’Église nous
appelle à attendre Noël, la naissance de
Jésus, la venue de Dieu dans l’humanité.
C’est le temps dans lequel la liturgie nous
invite à méditer sur la caducité de tout ce qui
nous entoure, pour nous aider à concentrer
chaque attente et chaque espoir sur
l’Evénement qui, unique, nous ouvre le che-
min vers l’éternité
. C’est le temps dans
lequel nous devons laisser tomber notre
propre version du ciel, nous libérer de
chaque idole. Ainsi libres et légers nous
pourrons parler de Dieu, témoigner qu’Il est
le seul Seigneur. Nous pourrons ainsi faire
davantage pour Lui, l’accueillir dans le petit
qui naît aux marges du monde, le reconnaître
dans l’homme refusé par les habitants des
immeubles, le servir dans la femme ignorée
de qui écrit l’histoire. Mais tout ceci nous ne
pourrons pas le faire tout seul. Il faut laisser
opérer Dieu en nous, nous abandonner à Sa
grâce. C’est pourquoi, ne résistez pas mais
permettez-Lui, petits enfants, de vous gui-
der, de vous changer et d’entrer dans
votre vie. Permettez à Dieu de vous guider
comme un berger son troupeau.
Nuccio Quattrocchi
Message du 25 décembre 2006:
“Chers enfants, aujourd’hui encore je
vous apporte Jésus Nouveau-né dans les
bras. Lui qui est le Roi du ciel et de la ter-
re, Il est votre paix. Petits enfants, person-
ne ne peut vous donner la paix comme
Lui qui est le Roi de la paix. C’est pour-
quoi adorez-Le dans vos coeurs, choisis-
sez-Le et vous aurez la joie en Lui. Il vous
bénira de sa bénédiction de paix. Merci
d’avoir répondu à mon appel.”
Jésus notre paix
Maintenant comme chaque année à
Noël, Marie nous apporte Jésus. Elle est
Celle qui donne à Dieu un corps d’homme.
Dans Son sein virginal Dieu se fait homme.
Il n’est pas seulement grâce de réconcilia-
tion. Il est beaucoup plus, infiniment plus:
c’est le miracle de la nouvelle création.
Maintenant l’homme peut s’adresser à Dieu
en l’appelant Père. Maintenant l’homme
n’est plus une simple créature de Dieu, bien
que faite à Son image (Gen 1, 27), mainte-
nant il est élevé au rang de fils (J. 1, 12).
Chers enfants, aujourd’hui encore je vous
apporte Jésus nouveau-né dans les bras
nous dit Marie, et ce n’est pas limité à toutes
les fois qu’Elle s’est présentée aux voyants
avec l’Enfant dans ses bras à Noël: ‘aujour-
d’hui encore’ mais c’est un aujourd’hui long
de plus de 2000 ans; il date de la naissance
de Jésus et Elle ne fait pas autre chose que
nous mettre en contact avec Lui. Alors Elle
nous l’a donné et nous le donne encore, et
maintenant comme alors nous pouvons l’ac-
cueillir ou le refuser, l’adorer ou le maudire;
et puisque rien n’existe sans Lui (cfr J. 1, 3)
toute action, toute activité, toute pensée est
acceptation ou refus du Christ Jésus: il y n’a
pas d’autre possibilité. Devant Jésus l’abs-
tention n’existe pas: qui n’est pas avec Lui
est contre Lui
(Mt 12, 30).
Il est le Roi du ciel et de la terre, C’est
notre paix. Et c’est tout à fait exact. Jésus est
notre paix,
mais pas notre fournisseur de
paix. En Lui nous aurons la paix dans la plé-
nitude du terme mais pas en dehors de Lui.
La vie en Christ, la vie chrétienne n’est pas
un marché, c’est-à-dire ce n’est pas un
endroit d’échange de biens de consommation
mais une communion avec Dieu et avec les
frères, donation gratuite de soi, abandon
inconditionnel à l’amour. Jésus est notre paix
(Eph. 2, 14) et cela ne signifie pas une vie
tranquille, sans souffrances, sans douleurs,
sans problèmes, sans humiliations; nous ne
pouvons pas nous attendre à une vie confor-
table parce que la vie de Jésus n’a pas été
confortable. Je vous laisse la paix, je vous
donne ma paix. Pas comme la donne le mon-
de, moi, je vous la donne
(J. 14, 27).
C’est la paix de la communion étroite
entre Père et Fils et c’est la vraie paix, la seu-
le qui ne dépend pas des événements alterna-
tifs de la vie. L’homme ne peut pas trouver la
CHANT DES BERGERS
“Notre Père qui es aux cieux
regarde ton troupeau,
qu’il reste entier et tien.
Que soit sauvée ta propriété
Sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui
les pâturages de demain,
ramène l’égarée et nous te l’offrirons
et ne permets pas les guets-apens
mais sauve-nous des loups. Ainsi soit-il”
Erri de Luca
Janvier-Février 2007
2006
Edité par Eco di Maria, C.P.
47 31030 LORIA (TV)
(Italie) - Tel/fax 0423.470331
A. 23, n. 1 - 2 Sped.a.p. art.2,com.20/c,leg.662/96 filiale di Mantova, Autor. n. 13 del tribun.MN: 8.11.86
Edition francaise: veuillez adresser tout courrier à notre secrétariat (adresse pag. 8)
191
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paix s’il fait abstraction de son origine divi-
ne et vice versa; seulement en Dieu il peut
reposer, c’est-à-dire trouver la paix. Petits
enfants, personne ne peut vous donner la
paix comme Lui qui est le Roi de la paix
.
Cessons de demander la paix à qui ne peut
pas nous la donner, arrêtons-nous de la cher-
cher là où nous ne pouvons pas la trouver.
Retourne, mon âme, à ton repos, car le
Seigneur t’a fait du bien. Il a gardé mon âme
de la mort
(le vraie, celle qui chasse Dieu
hors de sa propre vie), mes yeux des larmes,
et mes pieds des faux pas (Ps. 114 (116)).
C’est pourquoi adorez-Le dans vos
coeurs, choisissez-Le et vous aurez la joie
en Lui.
Accueillons Jésus, adorons-le dans
notre coeur, pas avec des mots, pas avec des
proclamations, mais en nous, là où en nous
bat la vie, dans le coeur. Battement après bat-
tement de cœur, Son Coeur remplacera le
nôtre dans le silence et dans le recueillement,
sur le modèle de Marie. Imitons la simplicité
de la Mère, mettons nos pas dans les siens.
Secouons la poussière de notre humanité,
rendons-la à la terre et nous serons libres,
purs dans l’esprit comme Dieu nous a donné
la joie d’être.
Il vous bénira de sa bénédic-
tion de paix.
Nous serons capables de faire
des aspérités de notre vie un calvaire de gloi-
re et de résurrection pour nous et pour ceux
qui nous entourent. Ce n’est pas en défen-
dant nos idées que nous construisons le
Royaume, mais en accueillant dans l’humili-
té divine du Christ qu’elles soient mises en
Croix; si elles viennent de Dieu elles ne res-
teront pas la proie de la mort mais elles se
transformeront en gloire éternelle.
N.Q.
ne nous sauve pas de notre humanité, mais à
travers elle; il ne nous sauve pas du monde,
mais il est venu dans le monde pour que le
monde soit sauvé par Lui.”
Nous devons “renaître!”
“Si Jésus n’était pas né sur la terre, les
hommes n’auraient pas pu naître au Ciel.
Justement parce que Christ est né, nous pou-
vons ‘renaître’! Marie, qui serra dans ses bras
le Rédempteur à Bethléem, souffrit Elle aussi
un martyre intérieur. Elle partagea sa passion
et dut, une fois encore, le prendre dans ses
bras, lorsqu’il fut décloué de la croix. À cette
Mère, qui a connu la joie de la naissance et le
déchirement de la mort de son divin Fils,
nous confions tous ceux qui sont persécutés
et souffrent, de différentes manières, pour
témoigner et servir l’Évangile.”
La rédaction
Benoît XVI
“Avons-nous encore besoin
d’un Sauveur?”
Le ‘temps liturgique’ proposé par
l’Eglise en cette période nous fait cheminer
avec Jésus à travers les sentiers de la
Palestine dans cette vie ‘publique’ qui cul-
minera sur le sommet du Calvaire – ‘heure’
où l’Agneau de Dieu prendra réellement sur
lui les péchés du monde pour les anéantir sur
la Croix. Mais ceci, son parcours salvateur, a
un début précis – Noël – un événement qui
ne peut être circonscrit dans les quelques
jours de la fin de décembre, quand les lumi-
naires et les crèches nous le rappellent; ce
doit être un point de départ quotidien dans
notre réflexion sur le mystère du Christ. Et
alors nous reprenons quelques pensées du
Pape Benoît XVI qui ont vraiment su, en ces
journées de Noêl, indiquer dans sa juste
lumière la signification pronfonde de la
venue de Jésus, petit Emmanuel.
Dieu nous enseigne à aimer les petits !
Dieu s’est fait petit afin que nous puis-
sions Le comprendre, L’accueillir, L’aimer;
la parole éternelle s’est faite ainsi petite pour
entrer dans une mangeoire. Elle s’est fait
petit enfant afin que la Parole de Dieu
devienne compréhensible pour nous. Ainsi
Dieu nous enseigne à aimer les petits, les
faibles. L’enfant de Bethléem dirige notre
regard vers tous les enfants, particulièrement
les enfants souffrants et abusés dans le mon-
de, ceux qui sont nés comme ceux qui ne le
sont pas. Vers les enfants qui, comme soldats
sont introduits dans un monde de violence;
vers les enfants qui doivent mendier; vers les
enfants qui souffrent la misère et la faim;
vers les enfants qui n’expérimentent aucun
amour. En tous, c’est l’enfant de Bethléem
qui est mis en cause, c’est le Dieu qui s’est
fait petit.”
Le Don entre les dons
“Dieu, pour nous, s’est fait don. Il s’est
donné lui-même. Pour nous Il est entré dans
le temps. Lui, l’Eternel qui est au-dessus du
temps, il a assumé le temps, il a tiré notre
temps bien haut, près de lui. Noël est deve-
nu la fête des cadeaux pour imiter Dieu qui
s’est donné lui-même à nous. Parmi les
nombreux cadeaux que nous achetons et
recevons, n’oublions pas le vrai don: nous
donner réciproquement un peu de nous-
mêmes! Nous donner réciproquement du
temps. Offrir notre temps pour Dieu. Ainsi
se dissout l’agitation: la joie naît, la véri-
table fête est créée.
Pour vivre, l’homme a besoin du pain,
fruit de la terre et de son travail. Mais il ne
vit pas seulement de pain. Il a besoin de
nourriture pour son âme: il a besoin d’un
sens qui remplisse sa vie. La mangeoire des
animaux de la crèche est devenue le symbo-
le de l’autel sur lequel se trouve le Pain qui
est le Christ même: la vraie nourriture pour
nos coeurs. Et nous voyons encore une fois,
comme Il s’est fait petit: dans l’humble
apparence de l’hostie, d’un petit morceau de
pain, Il se donne lui même à nous”.
Un ‘Sauveur’ pour l’homme est-il encore
nécessaire?
Mais un ‘Sauveur’ a-t-il encore valeur et
sens pour l’homme du troisième millénaire?
Pour l’homme qui a atteint la Lune et Mars
et se dispose à conquérir l’univers; pour
l’homme qui explore sans limites les secrets
de la nature? A-t-il besoin d’un Sauveur
l’homme qui navigue dans l’océan virtuel
d’internet et, grâce aux plus modernes avan-
cées technologiques des mass media a main-
tenant rendu la Terre, cette grande maison
commune, un petit village global? Il se pré-
sente comme un auteur sûr et autosuffisant
de sa propre destinée, cet homme du vingt-
et-unième siècle!”.
Il semble, mais il n’est pas ainsi…
“On meurt encore de faim et de soif, de
maladie et de pauvreté en ce temps d’abon-
dance et de consommation effrénée. Il y a
encore celui qui est esclave, exploité et
offensé dans sa dignité; qui est victime de la
haine raciale et religieuse. Il y a celui qui
voit son propre corps et celui de ceux qui lui
sont chers, spécialement les enfants, marty-
risés par l’usage des armes, du terrorisme et
de toute espèce de violence dans une époque
où tous invoquent et proclament le progrès,
la solidarité et la paix pour tous… Et que
dire de l’homme qui, dépourvu d’espérance,
est contraint à quitter sa propre maison et sa
patrie pour chercher ailleurs des conditions
de vie digne d’un être humain? Que faire
pour aider le malheureux qui est trompé par
des prophètes de bonheur facile, qui se trou-
ve marcher dans le tunnel de la solitude et
finit souvent esclave de l’alcool ou de la
drogue? Que penser de qui choisit la mort en
croyant exalter la vie?”.
Un poignant appel au secours
“Comment ne pas entendre que vraiment
du fond de cette humanité jouissante et
désespérée se lève un poignant appel au
secours? Notre Sauveur est né dans le mon-
de, parce qu’il sait que nous avons besoin de
Lui. Notre époque actuelle post moderne a
peut-être encore plus besoin d’un Sauveur…
Qui peut la défendre sinon Celui qui l’aime
au point de sacrifier sur la croix son Fils pre-
mier né comme Sauveur du monde? Christ
L’HOMME,
CŒUR DE LA PAIX
Une fois encore, Elle vient nous parler
de paix, Elle qui en est la Reine. Elle ne se
fatigue pas, n’en démord pas parce qu’Elle
sait la valeur de ce bien fondamental pour
l’existence humaine, où elle est pourtant si
rare, si absente, si difficile à maintenir. La
paix est un don qui vient d’En Haut, elle est
Jésus lui-même, mais la responsabilité de la
conserver est notre tâche, elle est le fruit de
notre engagement, d’une ferme volonté de
vivre la paix et de la transmettre. Les anges
dans la nuit de Bethléem la chantaient à «
tous les hommes de bonne volonté » ; elle
est donc liée intimement à la naissance du
Sauveur, cette paix que nous cherchons tous
et que nous perdons continuellement; c’est
Lui qui nous la procure, mais nous, pourquoi
la gaspillons-nous ?
«Je suis profondément convaincu qu’en
respectant la personne, on promeut la paix »
déclare le Saint Père dans son Message
pour la Journée mondiale de la Paix 2007,
sur le thème: La personne humaine, coeur de
la Paix. «C’est là un engagement qui revient
au chrétien, appelé à être infatigable opéra-
teur de paix et intrépide défenseur de la
dignité de la personne humaine et de ses
droits inaliénables».
C’est donc à la personne dans toutes ses
composantes d’être non seulement le desti-
nataire, mais le centre même de la paix, le “«
lieu » en somme où la paix se génère et
désire habiter. Donc en défendant l’hom-
me, on défend la paix elle-même,
non pas
un bien externe, mais la créature humaine
dans son intégrité et sa dignité: « C’est jus-
tement parce qu’il est créé à l’image de Dieu
que l’être humain , sans distinction de race,
de culture et de religion a la dignité de per-
sonne; il n’est pas seulement quelque chose,
mais quelqu’un, capable de se connaître, de
se posséder, de se donner librement et d’en-
trer en communion avec d’autres personnes.
C’est pour cela qu’on le respecte, qu’aucune
raison ne peut jamais justifier que l’on dis-
pose de lui à volonté, comme s’il était un
objet », souligne le Pape. « Qui jouit d’un
plus grand pouvoir politique, technologique,
ou économique ne peut s’en prévaloir pour
violer les droits de ces autres qui sont moins
fortunés. C’est en fait sur le respect des
droits de tous que se fonde la paix. L’Eglise,
qui en est consciente, se fait protectrice des
droits fondamentaux de toute personne ».
Quels sont ces droits qui portent en eux
le germe de la paix ? Avant tout, la vie elle-
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Un coeur enflammé
pour Marie
Lui, il l’avait dans le coeur et il réussissait
à enflammer le coeur de ceux qui l’aidaient
dans ses oeuvres. Nous parlons de saint
Bernard de Chiaravalle (1091-1153), un des
premiers moines cisterciens, troisième Père
du moyen-âge et dernier Père de l’Eglise dans
l’ordre chronologique. Il fut un phare de
lumière spirituelle qui illumina toute l’Europe
occidentale du 12ème siècle. En fait Bernard
sut récupérer de manière originale et géniale
la pensée chrétienne qui l’avait précédé.
Docteur marial
Parmi les docteurs de l’Eglise, il est connu
comme le docteur marial, mais ce n’est pas
pour avoir tellement écrit sur la Vierge, ou
parce qu’il aurait révélé de nouveaux aspects
théologiques dogmatiques sur la Vierge de
Nazareth. A vrai dire, les écrits de Bernard
consacrés à Marie sont peu nombreux et rares
aussi les allusions à la Mère du Christ dans
l’ensemble si riche de son oeuvre. Cependant
tous ses écrits et toute sa vie sont imprégnés
d’Elle: même quand Bernard n’en parle pas,
Marie est toujours présente, par exemple dans
les écrits où elle exhorte les frères au silence,
à l’humilité, à la pureté de coeur, à l’obéissan-
ce filiale, toutes vertus qui, selon le saint, non
seulement brillent en Marie, mais dont elle est
la dispensatrice.
Ce qui lui a valu le titre de docteur
marial, c’est donc son coeur enflammé pour
Marie, sa tendre et très suave dévotion
envers la Mère du Sauveur. Des sermons
qu’il a prononcés sur elle, l’Eglise a tiré pas
mal de pages célestes et pleines de piété pour
la liturgie sacrée. La tradition de conclure la
journée de prière par le Salve Regina ou une
autre antienne mariale est une de ses idées. Il
avait tellement confiance en sa puissante
intercession qu’il affirmait : «Dieu a voulu
que nous n’obtenions rien qui n’ait passé
par les mains de Marie.»
Dans son idée, «
elle est notre médiatrice» et c’est par elle que
nous recevons l’Esprit qui «nous inonde et
nous envahit.»
Montrant la Source
Ses « Louanges à la Vierge Mère » sont
parmi les plus célèbres, non parce qu’elles
disent quelque chose de nouveau sur la
Vierge, mais parce que, à leur tour elles
enflamment le coeur pour elle, la rendent
vivante, présente, palpable à ceux qui lisent
ses homélies. Il admire la foi de la Vierge,
s’enthousiasme pour son humilité, se laisse
étonner de sa pureté radieuse.. Mais tout
cela avec un but unique: porter les coeurs à
s’abreuver dans cette fontaine qui irrigue les
jardins.»
Son style vif, fleuri, abondant et senten-
cieux a une douceur capable d’attirer l’âme
du lecteur, de l’enchanter et de l’élever jus-
qu’au coeur de la Mère. Il est suave au point
d’alimenter et de diriger la dévotion vers
elle, et d’amener l’âme à la suivre. Parce que
la Mère est l’étoile qui guide vers Jésus,
l’acqueduc qui communique les grâces
jaillissant de la Source. C’est elle qui distri-
bue les bienfaits de Dieu et restaure
l’Univers. C’est d’elle que, dans une homé-
lie du milieu de sa vie, Bernard écrit : « In
te et per te et de te benigna manus omnipo-
tentis quidquid creaverat recreavit » « En
toi et par toi la main secourable du Tout-
puissant recrée tout ce qu’il a créé. »
Le mystère du « Fiat »
C’est justement pour ce motif que
Bernard contemple Marie, pour apprendre à
se laisser restaurer et recréer par Dieu. C’est
en contemplant ce que Dieu a fait en Elle par
l’Incarnation, oui c’est de cette re-création,
qu’il arrive à dire: « Toute âme, même plei-
ne de péchés, engagée dans le vice, esclave
des passions, prisonnière de l’exil... condam-
née et privée d’espérance... peut pourtant
revenir à elle-même au point non seulement
de dilater son esprit à l’espérance du pardon,
de la miséricorde, mais même d’oser aspirer
aux noces du Verbe, de ne pas craindre de
sceller le pacte d’alliance avec Dieu, de ne
pas hésiter à se mettre sous le joug d’amour
avec le roi des anges »
comme Marie.
C’est dans les « Louanges à la Vierge »
et à travers Marie que Bernard décrit le mys-
tère de Dieu et celui de l’homme, le mystè-
re du « Fiat » par où commence la relation
homme-Dieu et peut envahir l’âme du chré-
tien, la rendant féconde de Dieu. Deux
figures apparaissent particulièrement desti-
nées à nous aider à dire notre « Fiat » à
Dieu: la figure de la Vierge comme étoile et
comme divine amante.
L’étoile de la mer
Marie est l’étoile de la mer, le guide de
tout homme, le guide de l’histoire parce
qu’elle est l’humanité parfaite: étant le som-
met de l’humanité, elle rassemble en elle
l’histoire humaine. L’homme n’est plus seul
dans sa recherche de Dieu, il n’est plus
abandonné à l’insécurité de la mer dans
l’obscurité de la nuit: un point solide est
apparu au ciel: la Mère. « Oh, qui que tu
sois, toi qui dans le déroulement des choses
de ce monde, plus que marcher sur la terre
ferme as l’impression d’être ballotté entre
marécages et tempêtes, ne détourne pas les
yeux de la lumière de cette étoile. Si se
lèvent les vents des tentations, regarde
l’étoile, invoque Marie... dans les périls,
dans les angoisses, dans les incertitudes,
pense à Marie, invoque Marie. Qu’elle ne
quitte jamais tes lèvres, ni ton coeur. Et pour
que tu puisses obtenir l’aide de sa prière,
n’abandonne jamais l’exemple de sa vie
recueillie en Dieu.»
Les embûches d’une activité excessive
Sur ce point, Bernard insiste: il peut
vivre et aimer comme Marie, celui qui prie
comme Marie, qui vit continuellement
recueilli en Dieu. Pour cela, dit le saint, il
faut se garder des dangers d’une activité
excessive, quels que soient la condition et
l’emploi que l’on occupe - même si c’est le
gouvernement de l’Eglise !- parce que «
les multiples occupations conduisent sou-
vent à la dureté de coeur; elles ne sont
autres que souffrance de l’esprit, perte de
l’intelligence, dispersion de la grâce. »
C’est un message très actuel que le pape
Benoît, le 20 août de cette année - fête de S.
Bernard - a repris, l’adressant surtout aux
prêtres et aux consacrés: « Combien il est
utile aussi pour nous ce rappel au primat de
la prière! Que S. Bernard nous aide à le
concrétiser dans notre existence, lui qui a su
harmoniser l’aspiration à la solitude et au
repos (...) avec l’urgence des missions
importantes au service de l’Eglise. Ce désir
difficile de trouver l’équilibre entre l’inté-
riorité et le travail nécessaire, confions-le à
l’intercession de la Vierge que Bernard,
depuis sa petite enfance, a aimée d’une
dévotion tendre et filiale qui lui a mérité le
titre de « docteur marial ».
Cristina Palici
ILS ONT PAYE DE LEUR VIE
En 2006, ont été assassinés au cours de
leur travail missionnaire, 24 prêtres, reli-
gieux et laïcs. C’est l’agence Fides qui le
signale parlant de l’ensemble du personnel
ecclésiastique qui a trouvé une mort violen-
te ou a sacrifié sa vie de manière consciente,
sans se soustraire à son engagement de
témoignage et d’apostolat.
L’Afrique est le continent qui a enregistré
l’année passée le plus grand nombre de vic-
times, suivi de l’Amérique, sans en exclure
l’Asie et l’Océanie. Il s’agit cependant d’une
liste provisoire à laquelle il faudrait ajouter
tous ceux que l’on ne connaîtra jamais.
De ces témoins de la foi le Saint Père a
dit: «hommes et femmes qui, dans tous les
coins de la planète souffrent et aussi paient
de leur vie leur foi au Christ...Ces catho-
liques qui conservent leur fidélité au siège
de Pierre, sans céder à des compromissions,
parfois aussi au prix de grandes souffrances.
(...) Toute l’Eglise admire leur exemple et
prie pour qu’ils aient la force de persévérer,
sachant que leurs tribulations sont source de
victoire, même si, sur le moment, elles peu-
vent sembler un échec».
même, aujourd’hui toujours plus menacée
dans toutes ses dimensions, depuis l’état
embryonnaire dérobé au mystère intime du
sein de la femme et manipulé par les froids
instruments de laboratoire, jusqu’à la mort
qu’on prétend régler comme on veut, éven-
tuellement en se la donnant, d’autres fois en
l’exorcisant à travers des jeunesses artifi-
cielles « Pour ce qui concerne le droit à la
vie - écrit Benoît XVI - c’est un devoir de
dénoncer le massacre qu’on en fait dans
notre société : sans parler des victimes des
conflits armés, du terrorisme et des formes
variées de violence; il y a les morts silen-
cieuses provoquées par la faim, l’avorte-
ment, l’expérimentation sur embryons et
l’euthanasie. Comment ne pas voir en tout
cela un attentat à la paix?
Autre élément qui continuellement per-
turbe le délicat équilibre de la paix: l’intolé-
rance envers les autres fois religieuses, cause
de la majorité des conflits en acte dans ce
temps. L’Eglise revendique donc le droit à la
liberté religieuse de chacun:
«Il y a des
régimes qui imposent à tous une unique reli-
gion, et par ailleurs des régimes indifférents
qui alimentent non une persécution violente,
mais un mépris culturel face aux croyances
religieuses. Dans tous ces cas, un droit
humain fondamental n’est pas respecté, avec
de graves répercussions sur une atmosphère
de paix». Nous avons indiqué deux compo-
santes importantes chez l’homme, qu’il faut
protéger pour protéger la paix elle-même. Le
Pape dans son message en cite beaucoup,
entre autres «les injustes inégalités encore tra-
giquement présentes dans le monde comme
l’accès aux biens essentiels: nourriture, eau,
maison, santé; ou aussi les inégalités persis-
tantes entre homme et femme dans l’exercice
des droits humains fondamentaux».
La liste est longue. Nous nous arrêtons là,
laissant à la conscience de chacun de décou-
vrir les milieux où la paix est en péril pour
que chacun s’en fasse le défenseur passion-
né, responsable du bien que Marie, Reine de
la paix demande pour nous et que, à l’inver-
se, l’homme brise en toute superficialité. Et
comme dit notre Souverain Pontife : « La
paix est à la fois un don et un devoir », don
à invoquer par la prière, devoir à réaliser avec
courage sans jamais se fatiguer.
S.C.
3
Echo 191
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Nouvelles de la terre bénie
JOUR DE L’AN
A MEDJUGORJE
Climat de fête, de recueillement, de joie
intérieure. Atmosphère de grâce et de prière,
comme c’est d’ailleurs toujours le cas à
Medjugorje, dans cette terre choisie et
modelée par Marie pour réaliser son projet
de renouveau de l’Eglise et de l’humanité.
En toutes périodes de l’année à Medjugorje,
on arrive à des grâces particulières et origi-
nales, à des dons qui ont toujours un parfum
nouveau et varié.
Pourquoi passer spécialement le Jour de
l’An ici à Medjugorje ?
Je voudrais que parlent les personnes
mêmes que j’ai rencontrées pour en témoi-
gner, que l’on voit leurs visages qui expri-
ment si bien l’unicité du don céleste que l’on
reçoit dans ces très saints jours: visages
pleins de gratitude et d’enthousiasme, mais
aussi d’espérance et d’attente.
Se sentir chez soi, se sentir en famille.
C’est le désir qui renaît dans les coeurs en ce
saint temps. Et ici la Mère nous accueille
tous dans son étreinte, faisant sentir aux
âmes cette chaleur particulière qui est le
fruit unique de Sa présence. C’est pourquoi
dans cette terre bénie de Medjugorje, on res-
te lié par des souvenirs et des sentiments qui
touchent les sphères les plus profondes de
notre être et qui font naître l’envie de reve-
nir, justement et surtout en ces jours pour
que la créativité de Dieu et la générosité de
la Vierge nous rénovent.
Sous la mante de la Vierge, sont présents
beaucoup de jeunes en ce passage d’année,
mais pas eux seulement: les familles, les
vieillards, les tout petits et les gens de tous
pays... Tout dans la veillée se passe de façon
si recueillie que seule la grâce céleste peut
l’expliquer. A 22 heures commence une
longue adoration pour sanctifier les der-
nières heures de l’année qui finit. La prière
commune conduit les coeurs à présenter à
Dieu avec confiance tous les maux et les
biens vécus dans le passé pour qu’ils puis-
sent être récapitulés en Christ, et, avec cette
liberté, entrer dans la nouvelle année, unis
spirituellement à toute l’Eglise céleste, forts
dans la décision personnelle de suivre Jésus
par la voie étroite, en communion les uns
aux autres, unis en Dieu et à Dieu.
A minuit, ce ne sont pas les « coups »
mondains qui annoncent l’avènement d’un
nouveau jour, mais les cloches festives des
deux campaniles, connus désormais presque
du monde entier. Et tout de suite commence
la sainte Messe présidée par le curé Yvan et
concélébrée par plusieurs dizaines de
prêtres. Après la célébration, encore des
chants festifs et autour de l’église dont notre
Mère est Reine, dans le froid de l’hiver et
l’obscurité de la nuit, chacun est heureux de
pouvoir transmettre au plus grand nombre
d’âmes possible la paix et la chaleur que
Dieu lui a mis dans le coeur. Il y a des bai-
sers, des mains serrées, des mots, mais par-
fois un seul regard permet à deux âmes de se
rencontrer, de se communiquer Dieu. Plus la
joie se transmet et plus elle grandit... Dans
l‘obscurité nocturne cette lumière tout inté-
rieure brille encore plus fort et le froid hiver-
nal cède la place à la chaleur qui émane de
tous. Il y a bien peut-être là un avant-goût de
la joie céleste.
Francesco Cavagna
Pourquoi
êtes-vous venus ?
Fabio, 24 ans
Ici on réacquiert la valeur d’être un hom-
me dans toute sa dignité. Ceci grâce à la
communion en Dieu avec nos frères. Celle
qui s’expérimente ici est la vraie union. En
discothèque on est tous ensemble, mais on
se sent seuls. Ici on peut goûter la vraie joie.
Claudia, 33 ans
Je pense sincèrement que c’est l’endroit
le plus adapté pour finir l’année, avec la pos-
sibilité de faire un contrôle, de trouver un
peu de silence pour me raffermir en paix et
faire le point de ma vie. Commencer l‘année
avec la Vierge est une bonne garantie.
Anja, 19 ans
Moi aussi je suis venue pour trouver la
paix; pour moi ça a été quelque chose de
nouveau de pouvoir passer le Jour de l’An
en Eglise avec une compagnie me permet-
tant de partager quelque chose à propos de
Dieu.
Isabella, 54 ans
Pourquoi je suis venue ? Pour avoir cet
« élan » et commencer l’année avec la
Vierge, pour être avec Jésus et avec Marie.
Virgilio
Je suis ici parce que je vois comme une
chose très positive d’attendre la nouvelle
année avec Marie; pour moi et surtout pour
mes enfants. Je pense qu’en tant que père
j’ai tant de choses à dire à mes enfants, mais
finalement c’est toujours le Seigneur qui
parle à leur coeur. Je suis reconnaissant
qu’en ces lieux on puisse vérifier cette
ouverture du coeur.
Mario, 28 ans
Je veux passer le nouvel an en paix, en
simplicité avec Dieu. Je voulais une compa-
gnie, mais pas comme celles qu’on trouve
dans le monde... Ici j’ai trouvé des personnes
avec qui je puis partager vraiment ce que je
suis, parce qu’elles aussi cherchent Dieu.
Loris, 36 ans
J’avais plus de raisons de ne pas venir
que de venir, mais finalement je suis content
d’être ici. C’est Marie qui m’a appelé; j’en
suis sûr.
Cristina, 22 ans
J’ai pris cette décision parce que je vou-
lais passer un nouvel an différent et non dans
mon habituel café, plein de confusion et au
milieu d’une compagnie superficielle. Je ne
m’attendais pas à ce que cette expérience
change ma vie. Je sens que tout est changé:
ma manière de penser, ma manière d’être.
Luca, 29 ans
Je suis venu ici pour connaître Dieu et la
Vierge, pour chercher à prier de façon plus
profonde.
D
ANS L
ANNÉE
QUI VIENT DE NAÎTRE
Le temps comme un don
« Ne nous lamentons pas et ne murmu-
rons pas contre notre temps, ô mes Frères »
(S. Augustin, Discours Caillau-Saint-Yves
2,92).
C’est ainsi qu’Augustin,
évêque
d’Hippone, exhorte ses auditeurs à ne pas
regarder le passé en pensant qu’il a toujours
été meilleur que le présent. Et il continue:
«Quelle est vraiment la chose nouvelle et
insolite dont souffre en notre temps le genre
humain et dont n’ont pas souffert nos pères?
Pouvons-nous affirmer que nous souffrons
tant et des malheurs incomparables à ceux
de nos pères? Et on va trouver des hommes
qui se lamentent de leur temps, convaincus
que seul le temps passé avait du bon. Mais
on peut être sûr que si ces mêmes hommes
pouvaient revenir à l’époque des ancêtres,
ils ne manqueraient pas de se lamenter tout
autant. A vrai dire, si tu trouves bon le temps
passé, c’est tout simplement parce que ce
temps n’est plus à toi.»
Je pense que nous nous retrouvons tous
dans cette façon de raisonner et je me
demande si vraiment il y a eu un temps où
les humains ne se sont pas
lamentés du temps présent.
Quand on se dispose à vivre
une nouvelle année, la premiè-
re chose à faire c’est de regar-
der celle qu’on vient de passer
et de remercier le Seigneur
pour les dons reçus. Si nous ne
faisons pas cet acte nous ne
saurons pas bien vivre les jours que le
Seigneur nous concède dans sa bonté.
Nous avons besoin d’apprendre à lire
notre temps, les jours vécus comme don de
Dieu, faute de quoi nous sommes des nostal-
giques d’un temps qui n’est plus et qui peut-
être n’a jamais été sinon dans notre imagina-
tion ou alors, j’ose le dire, nous sommes des
chrétiens manqués. Faire mémoire était
important pour Israël et c’est important pour
nous tous. Où vois-tu Dieu ? Où le ren-
contres-tu sinon dans le quotidien de tes
jours. C’est là dans l’ordinaire que l’on
découvre sa façon extraordinaire d’agir.
Nous avons donc besoin des yeux de la foi,
du regard attentif de Marie pour savoir lire
nos journées comme des journées de Dieu,
dans lesquelles Dieu agit.
Courage donc, reprenons notre route
vers le port espéré, reprenons notre route en
trouvant chaque jour notre repos dans le
Seigneur Jésus et dans son invitation: venez
à moi vous qui peinez et ployez sous le far-
deau et je vous soulagerai
(Mt 11,28).
Chers Amis, le Seigneur agit ainsi et il
est prêt à le faire chaque jour si nous avons
confiance en Lui, si nous recourons à Lui.
Par quelles routes chemines-tu? Dans
quelles mers inconnues es-tu tombé?
Tourne-toi vers Lui . En cette année qu’Il te
donne, ne perds pas l’occasion, ne perds pas
le temps, va vers Lui. Offre-Lui ta vie. Il est
le but, Il est le port, Il est le tout sans qui
nous n’avons rien.
Meilleurs voeux et bonne route.
P. Gabriele Pedicino osa
4
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Un poignant désir
d’y retourner
“Pourquoi Medjugorje? - m’as-tu
demandé, tout étonnée - n’y es-tu pas déjà
allé une fois?”
Je t’ai donné une réponse quelconque,
mais maintenant je veux essayer de te dire
ce qui motive, à mon avis, que des centaines
de milliers de pèlerins de chaque partie du
monde aillent à Medjugorje et y retournent
plusieurs fois, comme s’ils suivaient un
appel mystérieux.
Il y a une grâce que Dieu accorde à ses
fils pour les guider à la perfection, mais il y
a aussi une grâce qui est le propre d’endroits
privilégiés, où se sont vérifiés des faits pro-
digieux ou bien où ont vécu et oeuvré des
Saints: la grâce qui accueille en visitant cer-
tains sanctuaires célèbres, comme Lourdes
et Fatima ou des ermitages, abbayes, tels
que Camaldoli, La Verna, etc.
Eh bien! A Medugorje on ressent partout
une telle grâce; ce n’est pas seulement dans
l’Église, ou dans les endroits où la Vierge est
apparue, mais on la respire dans l’air, on
l’entend en contemplant le ciel, le paysage,
chaque aspect de la nature béni par la pré-
sence continue de la Reine de la Paix.
Et te vient un désir poignant de revenir,
pour éprouver la joie de prier intensément,
de te réconcilier avec Dieu et avec les frères,
et peut-être pour donner un virage à ta vie...
Nombreux sont ceux qui vont pour deman-
der guérison, santé, franchissement de diffi-
cultés de tous genres, mais même si on n’ob-
tient pas ce qu’on espère, de toute façon se
révèlent des grâces inattendues: on apprend
la valeur juste à donner aux choses et aux
gens; on comprend mieux ce qui compte
vraiment et ce qui, par contre, est inutile,
voire nuisible. Tu apprends là aussi à t’aban-
donner complètement dans les mains de
Dieu, à accepter Sa volonté, même dans le
cas d’événements douloureux, et tu ressens
dans ton coeur la paix et la joie de te savoir
enfant bien-aimé du Père; c’est là le plus
beau cadeau qui puisse t’être fait.
Au retour (et c’est l’expérience de nom-
breuses personnes), il y a toujours un besoin
irrésistible de raconter, de témoigner, tout en
ayant conscience qu’aucun mot, aucun récit
ne peut rendre ce qui se vit pleinement à
Medjugorje, cette impression d’être toujours
sous le regard vigilant et empressé de la
Mère, immergé en cérémonies religieuses
célébrées avec intensité et recueillement, en
contact avec des milliers de pèlerins qui
prient, chantent, participent à la liturgie dans
des langu»s différentes et te font penser au
Paradis en terre!
A Medjugorje tout invite à la paix, au
silence intérieur, à l’écoute de la Parole… et
personne n’est troublé par les vendeurs de
chapelets ou d’objets sacrés, qui répondent
au besoin du pèlerin de faire participer les
autres (ceux qui ne peuvent pas ou ne veu-
lent pas venir) à son expérience spirituelle,
par une image, un chapelet, un souvenir...
Et j’espère qu’à toi aussi un jour, puisse
arriver ce qui s’est produit pour tant
d’autres, c’est-à-dire que - devant la propo-
sition d’un pèlerinage à Medjugorje - sans
savoir pourquoi ni comment, tout étonnée
toi-même, tu t’entendras dire: «Oui, je
viens!».
Nilde Totti
U
N NATURALISTE
À
M
EDJUGORJE
:
Le jardin qui naît des roches
Récemment avec ma femme Laura nous
avons accompli un pèlerinage à Medjugorje.
Avec le filtre de ma sensibilité de géographe
et naturaliste, attentif au monde qui nous
entoure, je désire partager une des nom-
breuses réflexions que ce chemin a suscité
dans mon coeur.
Dans les trois principales apparitions des
derniers 150 ans Marie Très Sainte a choisi
comme décor des milieux caractéristiques.
Ils sont particuliers, tous ces reliefs où les
roches sont solubles (parmi les roches
solubles les plus communes on trouve le cal-
caire, composé par du carbonate de calcium)
et dans lequel l’eau est apte à élargir les
fentes de la roche et à pénétrer à l’intérieur
en causant une circulation de type souterrain.
Dans tous ces reliefs, au-delà d’un monde
superficiel éclairé par le soleil, nous voyons
un souterrain, riche de grottes et d’eaux.
Si l’homme, d’une manière analogue à
une telle montagne s’ouvre au mot de Dieu
en le laissant pénétrer en son intérieur, il
devient ‘libéré’ du péché et transformé en
une nouvelle créature.
A Lourdes, en 1858, Marie Très Sainte
apparut dans une petite grotte, comme pour
nous indiquer la vraie Source de la grâce qui
est son Fils, notre Seigneur et Sauveur Jésus
Christ, et pour nous apporter à Lui. Elle, ô
combien Immaculée, peut nous mener direc-
tement dans la profondeur du coeur du Dieu
Incarné.
A Fatima, en 1917, Marie Très Sainte
est apparue dans un grand aven, comme une
cruche fermée qui recueille l’eau et la fait
diriger vers le centre, comme pour nous dire
qu’Elle veut nous recueillir autour d’Elle
comme une “couveuse avec ses poussins”, et
Elle nous invite à nous laisser baigner par
l’eau qui vient du haut et traîner vers le
Centre, son Fils, notre Seigneur et Sauveur
Jésus Christ.
Par contre, à Medugorje, en 1981,
Marie Très Sainte apparaît dans un champ
de karren, une sorte de désert de pierre. Les
karren sont les roches corrodées par l’eau,
tout d’abord cachées sous une couverture de
sol (karren de type couvert) et ensuite, si le
sol devient érodé, directement exposées à
l’extérieur.
Notre Dame nous dit: avec votre péché
vous êtes en train de réduire le monde à un
désert, une pierraille aride qui n’est plus apte
à vous soutenir; cependant, si vous vous rap-
prochez de moi et, par moi, de mon Fils,
vous n’aurez rien à craindre; le désert se
transformera pour vous en jardin, le jardin
de la paix, entre vous et avec le haut, le jar-
din dans lequel moi et mon Fils vous mène-
rons par la main jusqu’au salut.
A Medjugorje, en approchant de Marie
avec le coeur, il advient que ce désert inac-
cessible et aride devienne vraiment un jardin
qui transmet joie et paix. A Medjugorje, bien
qu’ayant horreur instinctivement de la cohue
et de la foule, j’ai expérimenté comment se
mêler à la foule des pèlerins, et se glisser
dans les places étroites de l’église archi-
comble, ne crée pas une privation mais com-
munion et joie.
Que soit béni Notre Jésus Christ et Marie
Immaculée, Mère de Dieu, Reine de l’uni-
vers.
Ugo Sauro
Message à Mirjana
2 décembre 2006
“Chers enfants, en ce joyeux temps d’at-
tente de mon Fils, je désire que tous les jours
de votre vie terrestre soient une joyeuse
attente de mon Fils. Je vous appelle à la
sainteté. Je vous appelle à être mes apôtres
de la sainteté afin qu’à travers vous, la
Bonne Nouvelle illumine tous ceux que
vous rencontrerez. Priez et jeûnez, et moi je
serai avec vous. Merci ! ”
Message à Jakov
25 décembre 2006
“Chers enfants, c’est aujourd’hui un
grand jour de joie et de paix. Réjouissez-vous
avec moi ! Petits enfants, d’une manière par-
ticulière je vous appelle a la sainteté dans vos
familles. Je désire, petits enfants, que chacu-
ne de vos familles soit sainte; que la joie de
Dieu et la paix que Dieu vous envoie aujour-
d’hui de manière spéciale commencent a
régner et a s’établir dans vos familles. Petits
enfants, ouvrez vos coeurs aujourd’hui, en ce
jour de grâce, décidez-vous pour Dieu et met-
tez-Le a la première place dans votre famille.
Je suis votre Mère. Je vous aime et je vous
donne ma bénédiction maternelle.”
Le groupe
de la « Prière du 2 »
C’est ainsi qu’il est né, simplement, mais
il réalise ce que fait Marie, tous les 2 du mois
dans l’apparition à la voyante Mirjana, s’en-
tretenant avec elle en prière pour « ceux qui
n’ont pas connu l’amour de Dieu » et donc
qui ne sont pas croyants. Marie a toujours
demandé de l’aider à prier pour cette inten-
tion. Dans le témoignage de Pina (Salerno-I)
nous voyons comment ce désir de la Vierge
peut prendre corps en toute simplicité.
« J’étais à Medjugorje le 2 août, et j’ai eu
la grâce de participer à l’apparition à Mirjana.
Nous sommes arrivés à 6 heures du matin et
le hangar était déjà plein. Nous nous sommes
débrouillés dehors, par terre, sur les pierres et
nous avons commencé à prier. Dans l’inter-
valle le lieu s’est rempli de plus en plus. Un
tout petit vent faisait remuer les feuilles des
arbres. Nous étions tous recueillis en prière et
une heure et demie était passée quand, à l’im-
proviste une rafale de vent nous a surpris... et
tout de suite après... SILENCE ! Le vent
s’était arrêté. Tout de suite on a compris que
la Mère était parmi nous. J’ai eu une joie
immense de penser que la Vierge était là, tout
près de moi et mon coeur accueillait l’invita-
tion de Marie à la prière. C’était comme si
s’était imprimé dans mon coeur « l’esprit de
prière », me faisant comprendre l’importan-
ce de la prière et surtout sa nécessité et son
urgence pour ceux qui ne connaissent pas
encore l’amour de Jésus. J’ai senti en moi un
immense amour pour la Vierge et le désir de
collaborer avec Elle.
Quand je suis revenue à la maison, le
prêtre qui me suit dans mon cheminement de
foi, à mon grand étonnement m’a fait savoir
son intention de fonder le groupe de la «
Prière du 2 ». Mon étonnement vient du fait
qu’il n’est jamais allé à Medjugorje et qu’il
en avait seulement entendu parler...
Maintenant le groupe est né et nous vous
invitons tous à vous unir à nous spirituelle-
ment pour porter l’amour de Dieu à ceux qui
ne le connaissent pas encore. C’est ainsi que
le veut Marie.»
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Lui ressembler
Simples pensées
De Pietro Squassabia
Nous avons vu le Bébé qui est né : il est
merveilleux. Il est différent des autres: il a la
royauté du vrai Roi et la douceur de
l’Agneau. La Mère lui est semblable en tout.
Même ensuite Marie ressemble à Jésus: dans
sa manière d’agir, sa manière de penser, sa
manière de vivre, tout son être .
Et nous aussi nous devons ressembler à
Jésus. Quand nous nous trouvons dans la
joie et que les choses vont bien pour nous,
nous sommes appelés à ressembler à Jésus;
quand nous nous trouvons dans l’épreuve et
la douleur, nous sommes appelés à ressem-
bler à Jésus. C’est toujours Lui que nous
devons prendre comme modèle et comme
exemple. Et quand nous ne Lui ressemblons
pas, ou mieux quand nous ne réussissons pas
à lui ressembler, demandons à la Mère de
nous en rendre capables. Alors à nous aussi
nous viendra la royauté du vrai Roi pour
posséder toute chose et n’être esclave d’au-
cune, à nous aussi nous sera donnée la dou-
ceur de l’Agneau pour offrir à Dieu et aux
autres tout ce que nous avons, tout nous-
mêmes. De cette façon nous pourrons expé-
rimenter le ciel déjà sur terre, soit quand la
vie nous offre des moments de joie, soit
quand elle nous offre l’épreuve. Vivant ainsi
nous n’accuserons jamais les autres, comme
fait le diable, l’accusateur, mais nous vien-
drons en aide au frère parce que nous ferons
comme Jésus, notre Ami et Sauveur.
Quand Jésus est monté au ciel, la Mère
est restée avec les apôtres. Je pense à la grâ-
ce de cette présence. Je pense que les
apôtres, voyant Marie, éprouvaient les
mêmes sentiments qu’ils éprouvaient à la
vue de Jésus. Je pense que Marie a parlé de
Jésus aux apôtres plus par l’exemple que par
les paroles. Certainement Marie a fait com-
prendre de Jésus bien des choses que les
apôtres n’avaient pas comprises. Ce don de
Marie a été un don ultérieur que Jésus a fait
aux apôtres (et aussi à nous) par sa mort et
son ascension au ciel.
En mon coeur je pense :quelle grande
grâce ont eue les apôtres avec la présence
physique de Marie, quelle « chance » ils
ont eue. Mais tout en pensant ainsi il me
semble entendre une voix qui me dit: la
«chance» qu’ont eue les apôtres, tu l’as eue
toi aussi. Oui c’est vrai et je l’ai déjà expéri-
menté. Marie,
avec l’événement de
Medjugorje aussi, est très présente, tu peux
lui donner la main et la toucher. C’est un
temps de grâce tout particulier que nous
vivons. Je reconnais vraiment que la «chan-
ce» des apôtres est aussi la nôtre.
Merci Marie parce que tu es merveilleu-
se avec ton Bébé. Merci parce que tu nous
transmets ton être « merveilleux » de façon
que nous aussi nous puissions devenir un
peu merveilleux. Merci parce que tu es si
proche de nous jusqu’à pouvoir surgir parmi
nous, en nos frères.
Que serai-je?
Parfois nous faisons comme si les créa-
tures du règne végétal savaient penser. En
fait, dans les fables racontées aux enfants, les
plantes, animaux et parfois même les miné-
raux se conduisent comme des hommes, avec
beaucoup de raison, langage et sentiments.
Donnons libre cours à notre fantaisie et ima-
ginons l’une de ces créatures: une graine par
exemple, petite, jusqu’à sembler insignifian-
te. Elle était peut-être née quelque part en
Palestine il y a plus de 2000 ans, de je ne sais
quelle plante ou - mieux - d’un arbre… Une
de ces nombreuses inflorescences qui, char-
gées de semence - se détachent pour s’aban-
donner à l’embrassement du vent qui les por-
te à sa guise en les laissant tomber ensuite sur
un terrain prêt à les accueillir. Et c’est là que
commence une histoire singulière qui fait de
cette graine “quelque chose d’unique” en
laquelle est déjà inscrit, d’une manière ou
d’une autre, son futur. Mais à quelle famille
appartenait-elle? Aux peupliers? Aux pins?
Ou aux chênes robustes? Difficile de
répondre, parce que de cet arbre une fois
grandi, on ne verra jamais les fruits. Sauf un.
Le seul. Un fruit destiné à rester à jamais.
En grandissant, est-ce que la graine -
comme toutes - s’imaginait ce qu’elle allait
devenir: un grand arbre pour enrichir le jar-
din d’une maison? Ou est-ce qu’elle devien-
drait abri pour les paysans brûlés dans les
champs par le soleil implacable? Serait-elle
un grand arbre pour servir de halte aux
oiseaux migrateurs ou berceau pour les petits
couvés entre ses branches? Peut-être rien de
ceci, mais seulement transformé en autre
chose: taillé, mis en pièces, raboté pour deve-
nir une chaise, un tonneau, un bateau.
La petite graine rêvait tandis qu’elle
changeait peu à peu d’apparence, se trans-
formant d’abord en pousse, puis en rejeton,
jusqu’à devenir un mince mais gracieux
arbuste. La forme était là, définitive, mais
seulement avec le temps il acquerrait
vigueur et hauteur, projetant en mille direc-
tions ses branches fortes.
Comme d’habitude, la plénitude de la vie
arrivait au printemps, quand une puissance
mystérieuse cachée durant les mois d’hiver
éclatait dans un épanouissement de feuilles,
fraîches, vivantes et rigides, capables de dan-
ser au premier souffle de brise.
Passèrent différentes saisons et se rap-
procha le temps où l’arbre, désormais solide
et mature, devait découvrir sa destinée.
Pourtant il n’aurait jamais imaginé quelque
chose qui le toucherait de la sorte. Vraiment
lui.. Lui seul, entre tous.
La réponse ne se fit pas trop attendre.
Une hache commença à la dévoiler quand,
d’un coup sec elle fit pénétrer sa lame dans
l’écorce encore vierge. Là, vraiment, à la
base. Un coup après l’autre ouvrait des bles-
sures profondes dans son bois qui versa de
grosses gouttes de résine. Comme des
larmes, du sang rouge. Une fois abattu il fut
pris, transporté ailleurs et dépouillé de
toutes ses branches touffues…
Combien d’années avait-il fallu pour
qu’elles poussent ? Combien de soin pour les
protéger des caprices du temps? Et mainte-
nant zac, en un instant elles tombent au sol
avec un bruit sourd, qui ne laisse pas place à
l’incertitude. Le pauvre arbre se retrouve
bientôt nu, et totalement sans défense.
Pendant quelque temps il resta entre les
murs d’un vieux magasin dans un coin
sombre. Éparpillés un peu partout, d’autres
troncs restaient silencieux. Ils ne communi-
quaient pas entre eux. La pensée d’une desti-
nation incertaine les rendait muets et craintifs.
Puis ce fut de nouveau le printemps. Les
Juifs l’appelaient le mois de Nissan. Mais
notre arbre, dans l’obscurité humide de la
boutique, avait perdu le sens du temps. Ce
fut alors que des mains fortes et noueuses,
en hâte et avec un peu d’énervement le choi-
sirent parmi beaucoup d’autres; ils l’épous-
setèrent, en coupèrent un bout pour ensuite
le lier de travers, là-haut, près de la cime.
Son destin était en train de se révéler et,
entre peur et trouble, légèrement ému parce
que « son heure était arrivée », il se laissa
avec docilité mener dehors, vers une foule
hurlante et agitée. Quelques visages se mon-
traient courroucés, d’autres stupéfaits. Un
seul restait en paix, serein malgré un casque
fait d’épines qui ceignaît sa tête.
Ce fut justement à lui que notre arbre fut
remis. Un instant il croisa son regard. Doux,
comme celui d’un agneau. Un regard qui
vous inondait d’amour et qui s’alluma quand
il aperçut l’écorce sombre de ce qui allait
devenir son trône.
En un éclair le tronc se trouva sur le dos
flagellé. Il voulait se faire léger pour ne pas
aggraver ces plaies déchirées. Mais il ne le
pouvait pas. Il était contraint à abandonner
sur cet homme tout son poids pour se faire
transporter.
Il ne rencontra pas de résistance. Au
contraire. Les mains qui le serraient pour le
tenir solidement, le caressaient presque avec
tendresse et gratitude. Son tronc tremblait et
il en ressentait une sensation étrange.
Personne ne l’avait jamais touché ainsi. “Cet
homme a le corps déchiqueté – pensait-il -
pourtant une force mystérieuse sort de lui!
Voilà bien trois fois qu’il tombe sous mon
poids mais il y a quelque chose d’invisible
qui, avec légèreté, me soulève.”
Qui sait combien de temps dura le che-
min vers une éminence hors de l’enceinte de
la ville. Plus on s’approchait de cet endroit
nommé “crâne”, plus on ressentait une
ambiance de mort, de violence glaciale. Et
c’est justement à cela que s’apprêtait à par-
ticiper le bois ignorant: à un spectacle
funèbre. Il avait été invité malgré lui à en
être un des protagonistes.
Maintenant l’arbre est déposé à terre. Un
bruit sourd l’accompagne. La confusion aug-
mente, et les vociférations redoublent autour
de ce qui reste de cet homme. Puis, c’est le
tour de celui-ci: en un instant il est déshabillé
des quelques haillons qui le protégeaient.
Encore quelques gestes, des coups
sonores de marteau et d’un trait les deux
corps adhèrent parfaitement - celui de la
graine devenue arbre, et celui d’un Dieu
devenu homme. Les mêmes clous pointus
les blessent, le fer pénétrant d’abord dans la
chair, puis dans le bois. Désormais, le sang
et la résine ne font qu’un.
A ce point il se dresse, droit à la vertica-
le, élancé vers le ciel; nombreux sont les
regards qui se croisent, comme “attirés” vers
l’homme crucifié. Quelques uns de défi,
d’autres curieux, d’autres enfin, mais peu
nombreux, avec une douleur indicible.
C’est donc pour cela qu’était née la peti-
te semence, ensuite devenue arbre? Pour cet-
te heure sur le Golgota, si déchirante et
dépourvue de justice?
Oui. Mais pas seulement elle. L’homme aus-
si, mourant, était venu exprès dans le monde
pour finir “comme un malfaiteur.” Mais il ne
faut pas s’arrêter là. L’histoire continue… il
a été indispensable qu’une graine, une parmi
tant d’autres nées en Palestine se soit déve-
loppée et ait offert sa vie pour devenir Croix.
Chambre nuptiale, manteau d’un roi qui se
baissa au point de se faire notre serviteur.
Stefania Consoli
6
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“Offrez vos vies!”
Dans le précédent numéro de l’Echo
nous avons commencé un parcours pour
comprendre la valeur de l’offrande de sa vie
à Dieu. C’est un parcours qui naît dans le
coeur de Marie à Medjugorje et passe dans
l’âme de qui désire entrer de plus en plus en
communion avec Jésus et s’unir à son
offrande pour le salut du monde.
À travers des paroles extraites d’une
réflexion de P. TOMISLAV VLASIC nous
continuons à tracer notre chemin.
“Dans le passé il m’est arrivé d’en-
tendre un prêtre affirmer: ‘ il semble que
dans ce temps il ne nous reste rien d’autre
que la vie offerte pour pouvoir accomplir
tous les plans de Marie, Reine de la Paix...!’
Qu’est-ce, en réalité, que la vie offerte?
Quand on parle des âmes offertes ou des
âmes victimes, une sensation de malaise se
fait jour dans le coeur de l’homme:
quelques-uns s’effraient, d’autres se laissent
envahir par la peur et s’enferment dans une
souffrance pathologique... Dieu ne veut rien
de tout ceci. Le Seigneur désire seulement
vaincre en nous définitivement la mort, l’en-
fer; il veut nous rendre capables d’affronter
Satan et détruire toutes ses oeuvres: Dieu
veut renaître en nous!
Cette dynamique doit être située vrai-
ment dans la dynamique de la lutte entre la
Lumière et les ténèbres, et quand la Sainte
Vierge nous invite à nous offrir, elle entend
nous appeler à entrer dans la Lumière. Alors
il ne s’agit pas d’un appel à tomber malade
mais plutôt à adorer et glorifier Dieu, même
dans la souffrance, dans la maladie, ou posi-
tivement ‘ quand nous nous sentons enfermé
dans un sépulcre ‘.
C’est un appel très positif…
Qui s’offre, qui se donne complètement,
vit en soi la dynamique de la résurrection et
se sent appelé à vivre la vie en plénitude.
Nous avons observé combien dans les âmes,
après un certain temps de chemin, les peurs
et les préoccupations disparaissent, et
entrent la sérénité, la joie et la simplicité
dans les relations avec les autres.
Qu’est-ce qui est important?
“Dieu a tant aimé le monde qu’Il a
envoyé Son propre Fils....” L’amour du Père
était tellement grand qu’Il a envoyé son
propre Fils dans la profondeur de la misère
humaine pour sauver le monde. Il désire
graver son même amour en chacun de nous
pour que nous puissions, comme Jésus,
atteindre le fond de la misère humaine et
apporter le salut. Aucune difficulté ou
contrariété ne peut éteindre l’amour vivant
en nous, car cela éclate continuellement à
travers les petites épreuves jusqu’à devenir
un grand amour, propre, vraiment comme
l’eucharistie. Alors les âmes offertes sont
celles qui s’ouvrent à la totalité de l’amour
de Dieu, le demandent, le désirent.
Quel est le devoir d’une personne qui
s’offre?
Il est de faire grandir continuellement
cet amour, de le purifier à travers le quoti-
dien, adorer et prier Dieu en toute situation
pour que l’amour soit alimenté en nous et
devienne le centre de nos actions.
Des instruments importants pour garder
et faire croître notre capacité à “être amour”
sont: la dévotion au Coeur Immaculé de
Marie - filtre qui purifie tout ce que nous
portons de négatif; l’adoration du SS.
Sacrement – pur amour divin présent sur la
terre qui nourrit notre âme - l’adoration de la
Croix - de qui jaillissent toutes les grâces.
Cependant, il faut toujours tenir présent que
l’amour vif mûrit et se purifie continuelle-
ment à travers les épreuves et les croix. Elles
sont l’occasion pour évaluer l’amour de
Dieu en nous: si nous nous engageons à
vivre l’amour, il est certain que nous vain-
crons les épreuves. En outre, en offrant à
Dieu notre victoire, elle se répercutera sûre-
ment sur toute la terre.
Quels sont les moyens?
Cet appel n’est pas facile! Il ne veut pas
être une affirmation qui décourage ou
effraie, mais il veut plutôt ouvrir à la
conscience que cet appel va jusqu’au tré-
fond et provoque tous les faux niveaux qui
sont en nous; il provoque satan et nous
engage dans une lutte contre lui. Il ne faut
pas lutter avec des armes et des bâtons, mais
avec le seul moyen apte à le battre: l’amour!
Avec les sacrifices nous ne pouvons pas
entrer dans la profondeur du salut, mais avec
l’amour, si... Mais alors pourquoi le
Seigneur permet-il les sacrifices? Pour que
nous puissions atteindre la profondeur de
l’amour: les sacrifices sont une occasion
précieuse et les croix l’unique combustible
dans la dynamique de l’amour.
Quels sont les pas concrets pour réaliser
l’appel?
Avant tout, il est important de se consa-
crer au Coeur Immaculé: la Sainte Vierge
désire guider, protéger et purifier les âmes
sur la route de l’offrande, pour pouvoir pré-
parer la place à Jésus en nous.
En second lieu il faut permettre à Dieu
de réaliser tout ce qu’Il a préparé pour cha-
cun de nous, sans interférer avec nos
logiques humaines, avec des idéaux ou inté-
rêts égoïstes. Permettons-lui de mener notre
vie à travers ces pas qu’Il connaît et que
nous ignorons souvent. En chaque épreuve
il faut prier que “soit faite Sa volonté.” Avec
une attitude joyeuse nous devons prier pour
que dans ces moments naisse en nous le
véritable amour, la patience, l’humilité et
toutes ces vertus présentes dans l’âme de la
Vierge Marie.
Quel est le parcours?
Le parcours à suivre est celui à travers les
épreuves qui purifient et renforcent les ver-
tus. En acceptant les épreuves avec amour, en
transformant les rappels qui nous sont adres-
sés comme autant de gradins vers l’humilité,
la patience, la responsabilité, on progresse
spirituellement en un rythme constant et
mature: sans ces pas il n’est pas possible
d’offrir sa propre vie et d’être “amour sacri-
fié”, parce que Satan peut nous détruire faci-
lement par des petites choses qui créent
confusion, colère, insatisfaction et amertume.
(2.) (à suivre)
L’ECHO habite aussi
en Lettonie et en Russie
Le 13 décembre dernier, jour de Sainte
Lucie, nous avons célébré le second anni-
versaire
de l’Echo de Marie en langue letto-
ne. Une grande grâce remplit notre coeur
pour Dieu et pour sa très sainte Mère et,
avec Elle nous voulons chanter son
«Magnificat».
Toute l’aventure, avec « le petit instru-
ment de Marie » a commencé en novembre
2004. Un groupe de pèlerins venant des
diverses régions de la Lettonie voulaient
aller à Medjugorje pour l’anniversaire de la
mort du Père Slavko, mais suite à quelques
problèmes de visas, le pèlerinage fut annulé.
Les pèlerins n’ont cependant pas voulu
retourner chez eux en ces journées où ils
avaient programmé d’être à Medjugorje,
mais ils sont restés à Riga, priant dans les
églises de la ville selon l’esprit de
Medjugorje. Et c’est ainsi que Medjugorje
est venu en Lettonie! Finalement les per-
sonnes ont témoigné avoir reçu de grandes
grâces, comme si elles avaient été dans la
«terre bénie».
Ce fut dans ce « pèlerinage » que
naquit l’idée d’un journal local adressé
aux pèlerins de Medjugorje. Les gens étaient
assoiffés d’en savoir plus sur ce lieu de grâ-
ce, de lire le dernier message et son com-
mentaire, ou simplement de savoir la date du
prochain pèlerinage à Medjugorje.
Parmi les pèlerins il y avait aussi Frère
Janis qui, à cette époque résidait au monas-
tère de Viljani. Quelques confrères du
monastère recevaient l’édition polonaise de
l’Echo de Marie que Ewa Jurasz – rédactri-
ce à Cracovie – leur envoyait. «Pourquoi
devrions-nous faire un journal de plus?
Nous pourrions simplement traduire l’Echo
et ajouter des articles plus spécifiques pour
les pèlerins lettons !» C’était la meilleure
façon de résoudre le problème.
Pour mieux comprendre la volonté de
Dieu, nous allons voir notre cardinal Janis
Pujats et nous lui demandons sa bénédiction
pour notre journal. Après cette bénédiction
nous étions sûrs que tout venait de Dieu.
Nous n’avions plus qu’à résoudre des pro-
blèmes pratiques. Le Seigneur s’est encore
chargé de ceux-ci. L’imprimerie n’était qu’à
un demi-kilomètre du monastère de Frère
Janis, qui a été le premier traducteur de
l’Echo en langue lettone. Là encore tra-
vaillaient déjà Emilija et Silvija, les actuels
responsables de l’édition, mais c’est là une
autre histoire... C’est ainsi que tout a com-
mencé.
Actuellement l’Echo en langue lettone
est l’unique publication sur Medjugorje
dans notre pays à sortir régulièrement. La
situation pour le moment est stable: on tire
1500 exemplaires dans une édition mensuel-
le aussi bien que bimestrielle, sur demande
de nos lecteurs qui peuvent ainsi lire le mes-
sage de la Vierge et son commentaire en des
temps rapprochés (ce n’est pas tout le mon-
de en effet qui a accès à Internet).
Pour le moment la majeure partie du tra-
vail dépend d’Emilie. C’est elle qui prend
soin de la rédaction, des questions écono-
miques et de la coordination . Daina et
Zinaida traduisent de l’anglais, du russe et
du polonais alors que Silvija s’occupe de la
mise en page. Très souvent toutes doivent
prendre sur le sommeil pour finir le travail.
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Villanova M. 1er janvier 2007
Resp. Ing. Lanzani - Tip. DIPRO (Roncade TV)
L’Echo compte aussi sur toi!
Les lecteurs écrivent (et le disent égale-
ment des personnes que nous rencontrons)
que l’Écho est un aliment de l’âme, aide à la
foi, lumière dans le milieu dans lequel on vit.
Ce journal, que nous croyons suggéré
par Marie, apporte le bien à beaucoup de
personnes de tout l’univers. Nous pensons
qu’il soit d’En Haut parce que seulement là
se trouve l’origine les choses bonnes. Dieu,
cependant, pour accomplir ses plans, se sert
de tous. Ainsi, pour se faire homme, il s’est
servi du sein d’une Vierge; pour donner des
origines au peuple élu il s’est servi
d’Abraham, personne savante qui habitait
très loin de la terre promise; pour répandre
la bonne nouvelle il s’est servi des apôtres.
Dieu pourrait moins s’appuyer sur l’homme,
mais il a choisi d’opérer de cette manière, de
se conduire comme s’il eût besoin de lui.
Écho aussi a besoin de l’homme, de son
temps, de sa foi, de ses ressources.
Ainsi, pour vivre, Echo a besoin de toi, de
tes prières et de ta disponibilité. Sans toi il
ne peut pas continuer parce que, évidem-
ment, ceci entre dans les plans divins.
A ce sujet a émergé, pour maintenir en
vie Écho, la nécessité de contenir les coûts et
parmi ceux-ci l’acheminement postal, par
une organisation différente des expéditions.
Pour quelque proposition que ce soit à ce
sujet, vous pourrez, de toute façon, contacter
le secrétariat. En outre on fait appel à votre
générosité parce que les coûts ont augmenté
sensiblement et risquent de compromettre la
continuation normale du journal.
Nous nous confions à vos prières et
comptons sur votre aide quelle qu’elle soit,
pour autant qu’il vous soit possible.
L’AUSTRALIE
INDIGENE QUI PRIE
“J’étais présent en octobre dernier pour
le XXème anniversaire de la rencontre entre
Jean-Paul II et le peuple indigène à l’occa-
sion de sa visite dans notre terre. Plus de 600
personnes - pour la plupart autochtones -
sont venues de toute l’Australie et aussi de
Nouvelle Zélande pour cette semaine de
célébration. C’était une très belle représen-
tation des Communautés Aborigènes
Catholiques. Leur prière et aussi leurs
chants et danses - différents selon les
groupes variés et les tribus – ont embelli une
semaine déjà riche de foi et de joie, d’espé-
rance et d’un sens renouvelé de la dignité.
Ce fut pendant le S. Messe conclusive
avec le Légat Papal, Card. Edouard Cassidy,
que Dieu toucha mon coeur. Il y avait un hom-
me, richement peint dans ses couleurs, prove-
nant de la Communauté de Port Keats. Il s’ap-
procha, comme en procession, portant des
cadeaux pour le nouveau Pape. Ce moment –
plein de solennité - n’était accompagné d’au-
cune musique, chant ou de danse. Il y avait
seulement cette silhouette solitaire qui venait
silencieusement vers nous (les célébrants).
«Voici l’homme» - ces mots de l’Évangi-
le de Jean me venaient à l’esprit tandis que
je le regardais avancer; mots se rapportant à
Jésus dans Sa Passion, et mes yeux se bai-
gnaient de larmes tandis que je comprenais
que Jésus était là, au milieu de nous. Cet
homme, qui maintenant restait respectueu-
sement à genoux devant le Légat du Pape, il
représentait l’Australie Indigène qui appor-
tait son don à l’Église officielle. En ce
moment il me semblait apercevoir quelque
chose de l’humilité de Dieu qui se tient
continuellement à genoux devant l’humani-
té, portant en don Son Fils Unique.
Ma prière est que nous puissions
connaître plus profondément cet amour de
Dieu; de Celui qui nous appelle avec une
grande humilité.”
p. David
Depuis septembre l’Echo letton a une
soeur: l’édition en langue russe. L’idée de
traduire en russe couvait en nous depuis déjà
longtemps, mais nous ne voulions pas faire
de propagande. Nous avons donc attendu
tant que l’Esprit-Saint ne nous a pas donné
l’élan pour commencer. Les gens qui dési-
raient lire l’Echo en Russie étaient de plus
en plus nombreux. Même la traductrice
Zinaida était prête... C’était le moment de
démarrer. Les premières 500 copies furent
imprimées et envoyées aux lecteurs. Zenta
aussi, enseignante de russe, nous aide à la
traduction et le journal est lu en Lettonie, à
Moscou, à St Pétersbourg et en Sibérie.
Nous sommes reconnaissants à notre jeune
apôtre Radion qui nous aide à contacter en
Russie les personnes intéressées par
Medjugorje. Merci aussi à Piero Gottardi
qui insère sur site internet l’édition dans les
deux langues.
Finalement nous voulons remercier «
les hommes de bonne volonté » qui nous
aident à réaliser le plan de la Reine de la
Paix. Avant tout, nos lecteurs, qui sont pour
nous la motivation à travailler encore plus.
Merci spécialement pour vos lettres où vous
partagez avec nous soit les joies, soit les pro-
blèmes. Evidemment nous ne pouvons pas
éditer notre journal sans un soutien finan-
cier: merci donc à tous ceux qui nous aident
spirituellement et matériellement! Nos salu-
tations et notre affection vont à ceux qui dis-
tribuent notre Echo et aussi aux prêtres qui
acceptent de le mettre dans leurs églises.
Merci Emilie, Silvia et à vous tous, traduc-
teurs, pour vos sacrifices pendant ces deux
années. Merci aux employés de l’imprimerie
qui travaillent infatigablement pour aider la
Vierge. Que Dieu vous bénisse ! Nous
sommes pleins de gratitude pour notre curé,
P. Joseph qui nous soutient de ses bons
conseils et de sa main quand c’est nécessai-
re. Nous ne pouvons oublier Maoja, guide
des pèlerinages à Medjugorje qui nous est
très proche depuis le début et nous aide de
toutes les façons.
Nos meilleurs voeux à Sr Stefania, à
Beverley et à tous ceux qui travaillent à la
Rédaction principale de l’Echo en Italie;
merci. Dans ces mercis de la fin nous vou-
lons inclure particulièrement Ewa qui, de la
Pologne nous a aidés à commencer notre tra-
vail. Que Dieu les bénisse tous !
Frère Janis traverse actuellement une
période de discernement auprès de la com-
munauté « Kraljice Mira » à Medjugorje.
Que le Seigneur puisse l’aider dans cette
phase importante de son chemin de consé-
cration . Nous sentons tous un lien très fort
avec la communauté fondée par le P.
Tomislav Vlasic et nous voulons offrir à nos
lecteurs ses paroles pour les aider à com-
prendre plus profondément le sens des mes-
sages de Marie, pour les vivre en toute plé-
nitude. Nous sentons en effet que l’Echo de
Marie ne devrait pas seulement être une lec-
ture spirituelle sur la foi catholique mais un
vrai guide de l’esprit dans le voyage vers la
vie de la Très Sainte Trinité.
Nous envoyons l’Echo aux Eglises où les
prêtres sont ouverts aux messages de Marie
à Medjugorje (comme dans d’autres pays il
y a aussi en Lettonie une nette division entre
prêtres favorables et prêtres opposés aux
apparitions de la Reine de la Paix). Une par-
tie de la distribution est confiée à des volon-
taires, l’autre est envoyée par la poste. Tout
le soutien financier arrive par des offrandes.
L’Equipe de l’Echo en Lettonie
Six millions de pèlerins
à Guadalupe
Avec un énorme afflux évalué à environ
six millions, les pèlerins provenant de tout le
Mexique et de l’étranger se sont donné ren-
dez-vous à l’occasion de la fête de la Vierge
de Guadalupe dans la Basilique qui commé-
more les apparitions datant de 475 ans à
Saint Juan Diego, rapporte le quotidien
Zénith. Un fleuve incessant de fidèles s’est
prosterné, comme chaque 12 décembre, aux
pieds de la “morenita del Tepeyac”, comme
l’appelait Jean Paul II.
Le soir du 11 décembre s’est déroulé la
traditionnelle sérénade à la Sainte Vierge et
mardi matin, à l’aube, ont été chantées “las
mañanitas”,
chansons traditionnelles
Mexicaines avec lesquelles on forme des
voeux à la personne dont c’est l’anniversai-
re ou la fête.
En utilisant chaque type de véhicule, à
pied ou parfois en groupes qui se sont appro-
chés de Guadalupe à genoux, les pèlerins
sont arrivés au sanctuaire marial le plus visi-
té du monde. Des danses locales, avec des
représentants de toutes les ethnies du Pays
ont donné couleur à la journée, en confirmant
l’amour pour la Sainte Vierge de Guadalupe
d’environ dix millions de personnes qui
vivent dans le territoire mexicain.
(de Zénith)
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Modifications, offrandes, etc
ECHO de MARIE B.P. 4602
F-45046 ORLEANS Cedex 1
CCP DIJON 4480-19 R
E-mail : echodemarie@free.fr
Virements internationaux
Chèques Postaux DIJON
(France)
IBAN:
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BIC : P S S T F R P P D I J
Le Dieu Tout-Puisant nous bénisse,
Le Père, le Fils et le Saint Esprit,
Amen
* L’ECHO en cassettes-audio pour non-
voyants
(mensuel): les personnes intéres-
sées peuvent s’inscrire à l’adresse ci-des-
sous:
Au cours des mois d’octobre et de
novembre 2006 les lecteurs francophones
ont envoyé 2.958 euros. Notre journal
remercie tous les généreux donateurs.
L’Echo de Marie Reine de la Paix est
gratuit. L’oeuvre vit d’offrandes.
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