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www.medjugorje.ws » Echo de Marie Reine de la Paix » Echo de Marie Reine de la Paix 193 (Mai-Juin 2007)

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Message du 25 mars 2007:
« Chers enfants, je désire vous remer-
cier de tout coeur pour vos renoncements
de carême. Je désire vous stimuler afin
que, d’un coeur ouvert, vous viviez encore
le jeûne. Par le jeûne et le renoncement,
petits enfants, vous serez plus forts dans
la foi. En Dieu, à travers la prière quoti-
dienne, vous trouverez la vraie paix. Je
suis avec vous et ne suis pas fatiguée. Je
désire vous emmener tous avec moi au
paradis, c’est pourquoi décidez-vous
chaque jour pour la sainteté. Merci
d’avoir répondu à mon appel. »
A jeun, avec un coeur ouvert
Au début de la cinquième semaine de
Carême, Marie commence son message avec
un remerciement clair et explicite: Chers
enfants je désire vous remercier de tout
coeur pour vos renoncements de Carême.
Le temps quadragésimal est un temps de
grâce spéciale, temps de libération de tout ce
qui alourdit les ailes de la foi, de tout ce qui
pèse sur notre coeur et ainsi le replie sur lui-
même. C’est un temps de purification, de
conversion, de retour au Père. Notre nature,
marquée par le péché, nous porte à la dissi-
pation, à la dispersion, à la faillite, et non
seulement si nous quittons la maison du
Père, mais même en y demeurant, travaillant
et vivant (Lc 15, 11-32). En effet, le respect
de la loi ne suffit pas; il est nécessaire ‘d’ab-
sorber’ l’amour du Père, se laisser pénétrer
par cet Amour, totalement envahir et péné-
trer, jusqu’à ce que Christ-amour vive en
nous (cfr J. 17, 26).
Le jeûne est renoncement à tout ce qui
ne nous aide pas à nous laisser élever à Dieu,
et réduit nos aspirations à la satisfaction de
nos besoins corporels. Le jeûne est renonce-
ment à tout ce qui tend à nous mettre à la
place de Dieu, ou à la place du frère, dans les
petites ou dans les grandes choses, Le
Prophète, après avoir énuméré les contradic-
tions d’un jeûne seulement extérieur et for-
mel, poursuit: N’est-ce pas plutôt ce jeûne
qui veut dénouer les chaînes injustes,
dénouer les liens du joug, renvoyer libres les
opprimés et briser tous les jougs ? N’est-ce
pas partager ton pain avec l’affamé, héber-
ger chez toi les pauvres sans abri, si tu vois
un homme nu, le vêtir, ne pas te dérober
devant celui qui est ta propre chair ?
(Is 58,
6-7). Est-ce que ce n’est pas ceci le jeûne
avec le coeur ouvert auquel Marie nous
appelle? De la sobriété de nourriture à la
sobriété de vie, de l’austérité de comporte-
ment à la pureté de pensée, en soignant la
substance et non pas l’apparence, en vivant
les Béatitudes et en ayant horreur des malé-
dictions (cfr Lc 6, 20-26).
Avec le jeûne et le renoncement, petits
enfants, vous serez plus forts dans la foi.
Tandis que les biens de ce monde, ou ce qui
est appelé ‘biens de ce monde’, se poursui-
vent avec accaparement et parfois avec l’ap-
propriation plus ou moins illégitime, la foi
s’accroît avec le renoncement, avec la mise
à nu de soi, avec le dépouillement de soi-
même. La foi est la décentralisation du moi
pour se centrer en Dieu, elle est vidange de
soi pour laisser la place à Dieu: quand je suis
faible, alors je suis fort (2 Cor 12,10). Notre
foi permet à Dieu de nous posséder, et plus
forte est la foi, plus entière est la possession
de Dieu. La plénitude de l’Esprit se manifes-
te par une paix profonde et suave, cette paix
que le monde ne sait pas et ne peut pas don-
ner. En Dieu vous trouverez la vraie paix à
travers la prière quotidienne.
Prier toujours, sans se fatiguer jamais;
non seulement pour une contribution due
mais pour une réponse d’amour à l’Amour.
Même pendant qu’on travaille tenir ouvert le
coeur à Dieu, l’invoquer avec un soupir
simple d’amour, l’appeler dans le Nom de
Jésus ou de Marie ou le contempler dans son
Saint Esprit. Dire ou penser ‘Jésus’ ; simple-
ment, ‘Jésus’, ‘Jésus’… lui parler ou l’écou-
ter… avec un coeur ouvert, de plus en plus
ouvert. Marie est avec nous et Elle n’est pas
fatiguée. Comment pourrions-nous nous fati-
guer d’Elle? Décidons-nous chaque jour
pour la sainteté et Elle nous portera avec
Elle au Paradis.
C’est Son désir. Comment
ne peut-il pas être le nôtre également?
Ecoutons les invitations de notre Maman
céleste et, par Son intercession, nous renaî-
trons chaque jour en Christ notre Seigneur.
Nuccio Quattrocchi
Message du 25 avril 2007:
« Chers enfants, encore aujourd’hui
je vous appelle à nouveau à la conversion.
Ouvrez vos coeurs. Ce temps où je suis
avec vous est un temps de grâce, faites-en
bon usage. Dites : « C’est le temps pour
mon âme ». Je suis avec vous et je vous
aime d’un amour incommensurable.
Merci d’avoir répondu à mon appel. »
Un temps pour l’âme
Dans ces jours-là Jean le Baptiste se mit
à prêcher dans le désert de Judée en disant
“Convertissez-vous car le Royaume des cieux
est proche!”
(Mt 3, 1). Après son arrestation,
Jésus répète la même invitation (cfr: Mt 4, 17;
Mc 1, 15). La conversion à laquelle plusieurs
fois également Marie nous invite, c’est la
conversion du coeur: ouvrez vos cœurs, ce
temps où Je suis avec vous est un temps de
grâce
. Il ne s’agit pas de croire que Dieu exis-
te (cela satan le sait aussi et l’on ne peut pas
dire qu’il se soit converti). Il ne suffit pas non
plus de croire en Dieu si cette foi ne change
pas notre vie. Nous pouvons être pieux et reli-
gieux sans être converti. D’abord la conver-
sion est un désir ardent de contempler en
Christ le Visage de Dieu, de découvrir en
chaque coeur humain un ou davantage de bat-
tements de Son divin Coeur, en chaque regard
une étincelle du Feu de l’Esprit.
La conversion est une convergence de
regards entre la créature et le Créateur, elle
est rencontre dans l’Homme-Dieu, Christ
Jésus. La conversion est l’option définitive
de communion indissoluble avec Christ. La
conversion est la vie avec le Christ: traverser
avec Lui et en Lui les routes du monde, avec
Lui et en Lui s’adresser au Créateur en l’ap-
pelant Père, avec Lui et en Lui porter la croix
par amour et avec amour. Tous, convertis ou
non, tôt ou tard nous nous trouverons au car-
refour décisif: le choix de suivre Jésus n’est
pas la souscription d’une police d’assurance
pour cette vie mais garantie d’être avec Lui
dans Son Royaume. Les victimes faites par
Pilate dans le Temple ou celles causées par
l’effondrement de la tour de Siloe n’étaient
pas - dit Jésus - plus pécheresses ou plus cou-
pables que d’autres mais – ajoute-t-il - si
vous ne vous convertissez pas vous périrez
tous de la même façon (Lc 13, 1 - 5).
Après la mort il n’est plus possible de se
convertir. Jean le Baptiste, le plus grand des
enfants nés d’une femme
, Jésus lui-même
subissent une mort sanglante et violente
mais leur mort n’est pas une fin mais ouvre
à la Vie. Ceci est le temps pour mon âme,
nous invite à dire Marie. Le temps de notre
vie est le seul pendant lequel nous pouvons
sauver notre âme. Non seulement cela, mais
aujourd’hui notre temps est béni en particu-
lier de Dieu: c’est un temps spécial de grâce
parce que Marie est avec nous et il sera tel
tant qu’Elle est avec nous.
La Mère de
l’Eucharistie
Mai-juin 2007
Edité par Eco di Maria, C.P. -
47 31037 LORIA (TV)
(Italie) - Tel/fax 0423.470331
A. 23, n. 5 - 6 Sped.a.p. art.2,com.20/c,leg.662/96 filiale di Mantova, Autor. n. 13 del tribun.MN: 8.11.86
Edition francaise: veuillez adresser tout courrier à notre secrétariat (adresse pag. 8)
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Exploitons, mettons à profit ce temps favo-
rable; aujourd’hui c’est plus facile car Marie
nous assiste, nous protège, nous mène.
Certainement, Elle fait cela depuis le jour où
Elle nous a reçus en don de Jésus mourant,
mais aujourd’hui notre réponse est plus faci-
le parce que le banquet est prêt et que le Roi
veut remplacer en hâte les invités qui ont
décliné l’invitation: il envoie les appeler
tous, bons et mauvais, pourvu qu’ils se pré-
sentent avec l’habit nuptial (Mt 22, 1 - 14).
Dans cette parabole c’étaient les serviteurs
qui fournissaient aux invités le vêtement
nuptial; mais pour nous c’est Marie qui tisse
et nous remet l’habit prescrit. Il est fait de la
même étoffe que la tunique de Jésus, il est
tissé avec le même amour, Son amour incom-
mensurable. Que chacun de nous écoute Son
invitation, la reconnaisse et dise: Ceci est le
temps pour mon âme, Marie, et moi je veux
le dépenser pour élever mon âme à Toi et à
Jésus, pour puiser à Ton Coeur Immaculé et
au Coeur Très saint de Jésus la force et la
capacité de m’offrir au Père sans réserve et
sans peur, ou mieux avec une joie empressée,
comme Tu as fait, comme Jésus a fait. Oui,
Père, totalement Tien en Jésus et Marie;que
s’accomplisse en moi Ta Volonté.
N.Q.
Les quatre-vingts
ans du Pape
Il les a accomplis le 16 avril dernier,
dimanche in albis, devenu également par
décision de Jean Paul II, dimanche de la
Divine Miséricorde, comme demandé par
Jésus à Sainte Faustine. Et c’est vraiment
dans le signe de la Miséricorde qu’il a fêté
son anniversaire, “en revisitant” les huit
décennies de sa propre vie à la lumière de la
bonté de Dieu, dans une place Saint Pierre
resplendissante de lumière, solaire et pasca-
le. Avec émotion et gratitude le Saint-Père a
surtout rappelé l’amour de Dieu pour lui
dans ces passages qui l’ont de plus en plus
introduit profondément dans le mystère
chrétien, jusqu’à l’appel le plus élevé, celui
de Pontife: “Venez, écoutez, vous tous qui
craignez Dieu, et je vous raconterai ce qu’il
a fait pour moi, dit un Psaume (65, 16)…
“J’ai toujours considéré comme un grand
don de la Miséricorde Divine qu’il m’ait été
accordé ensemble, pour ainsi dire, le signe
de la naissance et de la renaissance de
Pâques. Ainsi, dans un même jour, je suis né
membre de ma propre famille et de la gran-
de famille de Dieu” nous a dit en débutant
son homélie le Pape, qui a reçu le baptême
le jour même de sa naissance.
En un temps où la famille subit les coups
graves de la mentalité de ce siècle, de plus en
plus orientée au désengagement en tout, le
Pape a remercié pour la possibilité d’expéri-
menter “ce que signifie la famille” et de pou-
voir jouir de l’amour des siens: “j’ai pu faire
l’expérience de ce que veut dire paternité, et
l’expression de Dieu comme Père s’est ren-
due compréhensible pour moi de l’intérieur
sur la base de l’expérience humaine ; ainsi
s’est épanoui l’accès au grand et bienveillant
Père qui est dans le ciel.” Mais il ne manque
pas de remercier aussi les autres membres de
sa famille: “j’ai pu faire l’expérience profon-
de de ce que signifie la bonté maternelle,
toujours ouverte à qui cherche refuge et vrai-
ment ainsi capable de me donner la liberté. Je
remercie Dieu pour ma soeur et mon frère
qui, avec leur aide, m’ont été fidèlement
proches tout au long de ma vie.”
Les étapes de son existence - toutes
importants dans la vie de chaque homme -
sont restées cependant scandées par les
consécrations différentes dans le ministère
ordonné: diacre, prêtre, évêque, cardinal et
finalement pape. Indubitablement un ‘plus’
de la Grâce où les fruits ont été abondants et
profitables à beaucoup: “je vois avec une
joie reconnaissante combien est nombreux
le groupe de ceux qui me soutiennent avec
leur prière; qui avec leur foi et leur amour
m’aident à exercer mon ministère; qui sont
indulgents pour ma faiblesse, reconnaissant
dans l’ombre de Pierre la lumière bénéfique
de Jésus Christ.
Des expressions d’affection de toutes les
parties du monde ont couronné ces journées
de fête, et parmi les cadeaux un concert de
musique classique à lui dédié, qui l’a rempli
d’une grande joie. Tous en effet, connaissent
sa passion pour la musique, lui qui joue sur
le clavier d’un vieux piano, hôte avec lui des
pièces vaticanes: “En regardant ma vie en
arrière, je remercie Dieu pour avoir mis la
musique à mes côtés, presque comme une
‘copine de voyage’, qui m’a toujours offert
réconfort et joie… Je remercie aussi tous
ceux qui, depuis les premières années de
mon enfance, m’ont approché à cette source
d’inspiration et de sérénité.” C’est pourquoi,
il a aussi exprimé sa reconnaissance pour
“ceux qui unissent musique et prière dans
l’éloge harmonieux de Dieu et de ses
oeuvres: ils nous aident à glorifier le
Créateur et Rédempteur du monde qui est
une oeuvre merveilleuse de ses mains.”
Red
.
Un congrès mondial
pour la Miséricorde
Le premier rendez-vous est prévu pour le
jour anniversaire de la mort du Pape Jean-
Paul II: le 2 avril 2008, dans la salle Paul VI
du Vatican. « Il n’y a pas de source d’espé-
rance pour l’humanité en dehors de la misé-
ricorde de Dieu » disait le vieux Pape
Woytjla.
Tout le monde sait sa dévotion pour
Soeur Faustine Kowalska, la religieuse et la
mystique qu’il a canonisée en 2000, annon-
çant en ce même jour que, pour le monde
entier, le second dimanche de Pâques serait
appelé Dimanche de la Divine Miséricorde.
C’est pourquoi, faire coïncider les deux
dates est un fait pour ainsi dire « dû ». «
Beaucoup de croyants ont accueilli comme
un signe du Seigneur le fait que Jean-Paul II
soit mort la Veille du Dimanche de la Divine
Miséricorde » a pu expliquer le cardinal
Schönborn, archevêque de Vienne.
L’événement aura un aspect inter-reli-
gieux à travers la participation de juifs, de
musulmans et de bouddhistes. « Le Congrès
sera un pont vers les autres religions, mais
aussi vers les agnostiques et les athées » a
ajouté le prélat. L’Eglise est souvent criti-
quée pour ses « restrictions doctrinales » et
sa « rigidité morale ». Voilà pourquoi, a-t-il
dit, le premier Congrès de la Miséricorde
visera à donner « un encouragement très
radical » pour redécouvrir « le coeur de
l’Evangile », c’est-à-dire la Miséricorde.
(Pour infor. ultérieures su www. worldcongressmercy. org)
Benoît XVI aux jeunes:
“Ne vous contentez
pas de peu!”
Les jeunes étaient une priorité dans l’es-
prit du son “cher prédécesseur.” Mais dans le
coeur de Benoît XVI les jeunes occupent éga-
lement une place privilégiée. Souvent, en
effet, le Saint-Père leur adresse des paroles de
Vérité, capables, telles des phares de lumière,
de fendre les brouillards qui s’imposent
aujourd’hui… et qui obscurcissent le Soleil.
Comme des fleurs fragiles et délicates,
des jeunesses à peine écloses sont exposées
à l’agression d’un système qui défie, pro-
voque, dépouille et nie une réponse jusqu’à
leurs questions fondamentales. “Ne vous
contentez pas de ce que tous pensent, disent
et font…”, a dit le Pape aux presque 50.000
jeunes de Rome et d’autres villes du monde
qui s’étaient réunis pour célébrer la Journée
Mondiale de la Jeunesse qui, cette année est
célébrée au niveau diocésain.
Dans le désarroi qui se lit souvent dans les
yeux des jeunes (bien que masqué par une
sûreté ostentatoire et fausse), une absence est
évidente: Christ Jésus. Oui, parce que là où Il
est, beaucoup de points obscurs reçoivent rapi-
dement une réponse, et l’Amour empêche sur-
tout à d’autres “amours” venimeux de polluer
les âmes sensibles de qui, jusqu’à hier, était
seulement un enfant. “Que veut dire concrète-
ment suivre le Christ?”, s’est demandé le Pape
dans l’homélie. «Il s’agit d’un changement
intérieur de l’existence», a-t-il répondu. «Ce
changement demande que je ne sois plus
enfermé dans mon moi, faisant de mon auto-
réalisation la raison principale de ma vie.
Il s’agit de la décision fondamentale de ne
plus considérer l’utilité et le gain, la carrière
et le succès comme le but ultime de ma vie,
mais de reconnaître par contre comme cri-
tères authentiques la vérité et l’amour. Il
s’agit du choix entre vivre seulement pour
moi-même ou m’offrir pour une plus grande
cause. Et nous considérons bien que vérité et
amour ne sont pas des valeurs abstraites; en
Jésus Christ ils sont devenus une personne.
En Le suivant j’entre au service de la vérité et
de l’amour. En me perdant je me retrouve».
Message de Marie
le 2 avril 2007 à Mirjana
“Chers enfants, ne soyez pas durs de
coeur envers la Divine Miséricorde qui a été
répandue sur vous durant tant de votre
temps. En ce temps particulier de prière,
permettez-moi de transformer vos coeurs,
afin que vous m’aidiez à ce que mon Fils
ressuscite dans tous les coeurs, et que mon
coeur triomphe. Je vous remercie !”
P
AROLES DU
P
ASTEUR
“L’enfer consiste
à se fermer à l’amour de Dieu”
“S’il est vrai que Dieu est justice, il ne
faut pas oublier qu’Il est amour surtout: s’il
hait le péché, c’est pour que chaque personne
humaine aime infiniment… Il aime chacun
de nous et sa fidélité est profonde jusqu’à ne
pas se laisser décourager par nos refus. Jésus
est venu pour nous dire qu’il nous veut tous
en Paradis et qu’existe l’enfer dont on parle
peu dans notre temps; éternité pour ceux qui
ferment leur coeur à son amour.
Nous comprenons que notre ennemi est
l’attachement au péché, et qu’il peut nous
mener à la faillite de notre existence. Seuls,
le pardon divin et son amour reçus avec un
coeur ouvert et sincère nous donnent la for-
ce de résister au mal et de ne plus pécher, de
nous laisser toucher par l’amour de Dieu qui
devient notre force.”
2
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« Comment ! tu n’as jamais entendu
parler de la Vierge du Pilar ? Mais elle est la
patronne de toute l’Espagne ! Prépare-toi,
demain, nous irons tout de suite la voir... ».
Et ce fut le cas à l’occasion d’un séjour que
je faisais à Madrid au début du printemps.
J’ai donc appris cette histoire fascinante et
importante, car l’épisode qui est à l’origine
du grand sanctuaire de Saragosse n’est pas
seulement l’une des apparitions « habi-
tuelles » de Marie. Son caractère exception-
nel c’est qu’elle a eu lieu en l’an 40 de l’ère
chrétienne, une période où Marie était enco-
re vivante. Voyons donc ce qui s’est passé.
La première apparition de Marie
La tradition raconte que Saint Jacques le
Majeur faisait son travail d’apôtre dans la
péninsule ibérique, mais ses tentatives de
prédication n’étaient pas toujours bien
acceptées par les païens de la région . Et
Santiago (c’est le nom qu’on lui donnait)
tombait dans un profond découragement.
Une nuit, alors qu’il se trouvait à
Saragosse, sur les rives de l’Ebre pour prier
avec quelques fidèles, il reçut la visite de la
Vierge Marie, avec son âme et son corps
mortel.
Elle était transportée par des anges
qui l’avaient prise à Jérusalem où elle habi-
tait à ce moment-là.
En fait, Marie elle-même avait eu peu
avant une apparition de son fils Jésus l’aver-
tissant que « l’oeuvre des apôtres était sou-
tenue pour le monde et pour le bien du gen-
re humain », et l’invitant à se rendre auprès
de Jacques à Saragosse pour le réconforter
et lui demander de construire un temple en
son propre honneur à Elle-même
Le sanctuaire marial le plus important du
monde
C’est ainsi que l’apôtre, confirmé dans sa
mission , construisit la première chapelle de
ce qui allait devenir au cours des siècles le
plus important Sanctuaire Marial du monde
:la basilique-cathédrale del Pilar(de la
colonne)
Que vient faire ici une colonne ? Elle
aussi arrivait de Jérusalem portée par les
anges. La Vierge s’y installa et puis deman-
da aux anges de la placer dans un lieu déter-
miné avec au-dessus sa sainte image. Ce fut
sa manière d’indiquer à Santiago le lieu où
construire le temple. Les anges remportè-
rent Marie à Jérusalem, mais l’un d’eux,
selon la volonté de Dieu, resta pour garder le
lieu saint, d’où commencèrent à se répandre
de grandes grâces. La colonne se maintint
dans le même emplacement, comme preuve
de la visite de la Vierge et gage de sa protec-
tion perpétuelle sur l’Espagne.
Le baiser à la colonne
Pendant des siècles, un fleuve continuel de
pèlerins a inondé le sanctuaire de Saragosse.
Beaucoup ont voulu embrasser un point lais-
sé découvert de la colonne de marbre qui
sert de base à l’icône de la Vierge: à travers
un ovale on voit la pierre rose complètement
usée par les mains des dévôts. Ce n’est pas
l’objet qui a valeur parce que, au fond, ce
n’est que du marbre... mais c’est la foi avec
laquelle on s’en approche qui le rend pré-
cieux.
Le pèlerin Woytjla
Il ne pouvait manquer au rendez-vous
avec sa Vierge Marie dans cette terre
d’Espagne qui l’aimait tant. Et donc, en
novembre 1987, Jean-Paul II s’est rendu en
pèlerinage à la basilique de Saragosse: «
Aujourd’hui j’ai réalisé mon désir de m’age-
nouiller, en fils dévôt de Marie, devant la
sainte colonne » a dit le Pape à cette occa-
sion –« les chrétiens d’Espagne ont vu, dans
la colonne une claire analogie avec cette
colonne qui guidait la marche du peuple
d’Israël vers la Terre promise (cf Nb 14,14).
Oui, nous avons pour guide une colonne qui
accompagne le nouvel Israël, l’Eglise, dans
son pèlerinage vers la Terre promise, qui est
le Christ Seigneur. La Vierge du Pilar est le
phare resplendissant... Le Pilar est vu com-
me ‘ le symbole de la fermeté de la foi des
Espagnols’ et il est également une indication
du chemin qui porte à la connaissance du
Christ par la prédication des apôtres »
Le jour de la hispanidad
La fête du « pilar » le 12 octobre est la
journée de la hispanidad, c’est-à-dire de
l’Espagne et de tous les pays de langue et
culture espagnole. La raison d’une pareille
diffusion remonte au temps de l’unification
de l’Espagne, réalisée par le roi catholique
d’Aragon et sa femme Isabelle qui ont don-
né à ce culte une importance nationale. Mais
c’est Christophe Colomb qui a emporté avec
lui cette dévotion (une des trois caravelles
s’appelait justement « Sainte Marie ») et,
par une coïncidence vraiment surprenante—
la date de la découverte du continent améri-
cain a justement coïncidé avec la date de la
fête du Pilar: le 12 octobre !
Le miracle le plus merveilleux
On est en 1640: un jeune de 17 ans
conduit une voiture; il tombe et finalement
se trouve sous une une roue qui le blesse
profondément au point qu’on doit l’amputer
de la jambe droite. Avant l’opération le
pauvre se rend au sanctuaire du Pilar pour se
recommander à la Vierge et il en fait de
même après pour la remercier de lui avoir
sauvé la vie. Mais il n’est plus capable de
travailler et dès lors il prend l’habitude de
mendier à l’entrée de l’église. Dans l’inter-
valle, chaque fois qu’on renouvelle l’huile
des lampes allumées dans la chapelle de la
Vierge, il en frotte ses plaies, bien que le
chirurgien le lui ait déconseillé...
Rentré ensuite dans son pays, un soir,
après avoir invoqué la Vierge du Pilar, il
s’endort. A son réveil une énorme surprise
l’attend: de nouveau Miguel a ses deux
jambes ! Et non seulement cela, mais celle
qui a « repoussé » est vraiment la sienne,
celle dont on l’a amputé deux ans et demi
plus tôt. Le cas s’impose à l’attention de
tous et une commission instituée tout exprès
demande de déterrer le membre enseveli au
cimetière de l’hôpital, mais .. de jambe, il
n’y en a plus. La nouvelle se répand dans
toute l’Espagne et va décider la réalisation
du grandiose sanctuaire actuel, but des pèle-
rins de tous rangs et classes sociales qui, en
la Patronne de l’Espagne – placée depuis
deux mille ans sur son pilastre – trouvent
réconfort, amour et bénédiction.
S.C.
Marie sur une colonne protège l’Espagne
La femme revêtue de soleil
(simples pensées)
de Pietro Squassabia
Parfois, dans les nuits d’été, il arrive de
voir des papillons attirés par les sources lumi-
neuses: ils restent comme fascinés par elles et
ne font rien d’autre que se faire illuminer et
presque transformer par cette clarté. Comme
nous devrions nous laisser éclairer, nous aus-
si, et transformer par la vraie lumière!
Nous sommes tous appelés à devenir
lumière. C’est ce qu’a fait la Femme
habillée de Soleil (Ap 12,1): elle s’est laissé
attirer par le Soleil au point d’en devenir
complètement enveloppée et transformée.
Le Soleil est Jésus qui est venu, comme le
soleil qui se lève (Lc 1, 79). Ce soleil res-
plendit toujours: il sembla s’éteindre en ce
jour de Passion dans lequel les ténèbres
enveloppèrent toute la terre (Lc 23,44), mais
il n’en est pas ainsi. Les ténèbres ne peuvent
pas gagner sur la lumière.
Mais qui est cette femme habillée de
Soleil? C’est l’Église, mais c’est avant tout
Marie, la Mère de l’Église. Elle est la
Femme habillée de Soleil, la Femme qui a
été rendue toute pure et sainte, toute lumière
et feu d’amour par le Soleil. Son Seigneur
l’a transformée ainsi. Marie n’est pas le
Soleil, mais elle est splendide comme le
Soleil parce qu’elle s’est laissé éclairer com-
plètement par le Soleil. C’est pourquoi voir
Marie c’est comme voir Jésus, parler avec
Marie c’est comme parler avec Jésus; quand
Marie vient, Elle nous apporte toujours
Jésus. Elle nous indique toujours Jésus. En
cela réside sa grandeur. Marie est toute
incandescente de Jésus, de son amour, jus-
qu’à devenir comme un autre Jésus.
Comment ne pas rester étonnés devant
une telle créature qui possède la beauté de
Jésus, c’est-à-dire de Dieu! Quel grand don
Tu nous as fait, Jésus, de nous avoir donné ta
Mère: Soit bénie cette Croix du haut de
laquelle Tu as dit: “Femme, voilà ton fils”
nous rassemblant tous en Jean. Comme nous
devrions, alors Te remercier de nous avoir
donné une telle Mère. La meilleure façon
que nous ayons pour te dire merci est peut-
être de nous rendre complètement dispo-
nibles à Toi, nous confier complètement à
Toi, comme Elle l’a fait.
Nous te louons, Marie, parce que Tu es si
lumineuse. Nous te louons parce que Tu nous
donnes toujours Jésus, qui est la Lumière.
Comment est-il possible de craindre l’obscuri-
té de la nuit avec une splendeur pareille?!
Rends-nous capables, Marie, d’accueillir tou-
jours la Lumière, pour devenir un peu comme
Toi qui es l’exemple le plus beau de Jésus:
ainsi, nous aussi pourrons ressembler un peu à
Lui et transmettre la Lumière aux autres, à nos
frères. Nous expérimenterons peut-être déjà
ainsi la splendeur du Paradis sur cette terre, et
avec nous de nombreuses autres âmes.
3
Echo 193
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Soyez saints comme Moi!
De Stefania Consoli
Est-ce un simple conseil ou un comman-
dement exigeant celui que propose Jésus
dans l’Evangile: « Soyez saints parce que je
suis saint »? En tout cas c’est la proposition
d’une motivation plus que valide: être saints
seulement parce que Dieu l’est... Sur ce
point cependant surgit une autre demande:
Mais nous, pouvons-nous y arriver seuls ?
Nous, techniciens experts de tout, pouvons-
nous nous assurer la sainteté ?
Il me semble que l’idée de se sanctifier
par ses propres forces n’est qu’une illusion.
Le Seigneur a voulu partager avec nous ce
don si précieux – la sainteté – sans lequel il
est impossible de jouir des biens éternels du
Paradis. Il veut ses fils avec lui, et il les veut
heureux éternellement. C’est pourquoi il a
envoyé son Fils qui, en se laissant ouvrir le
côté, a donné l’Esprit qui fait les saints.
C’est là le secret ! Posséder l’Esprit de
Dieu dont l’efficacité ne dépend pas de
notre bravoure, mais de la disponibilité à
accueillir le souffle vital qui nous aide à pré-
férer les vertus aux vices, éduquant notre
volonté et purifiant notre coeur. Ce n’est
qu’ainsi que nous pouvons espérer la sainte-
té. Ce n’est qu’ainsi que s’ouvre en nous le
chemin vers le paradis.
Un don déjà accordé
Ce don nous l’avons gratis, avec le bap-
tême Nous n’avons pas à nous « procurer »
l’Esprit-Saint. Déjà il habite en nous. Nous
avons cependant une grande responsabilité
l’usage de la liberté qui nous amène à le
choisir, et donc à le mettre en condition
d’agir, ou mieux: de le préférer à d’autres
esprits. Et nous savons bien ce que cela
comporte. Il y a une multitude d’esprits qui
naissent d’en bas et qui nous conduisent en
bas,
réveillant en nous de bas appétits: la
faim de pouvoir, de suprématie, de com-
mandement, d’argent, de plaisir, d’auto-
satisfaction . Tous les esprits au service du
moi, prêts à satisfaire notre soif égoïste et
qui hélas nous éloignent de l’eau vive, qui
sourd de la Vérité, du côté du Christ ouvert
par la lance et sans cesse grand ouvert sur
chaque autel pour nous donner sa vie à lui,
sainte et immaculée.
« Si quelqu’un ne renaît pas d’en haut,
il ne peut voir le royaume de Dieu » disait
Jésus à Nicodème (Jn 3, 3), mais face à la
perplexité du docte pharisien, il ajoutait: «
...si on ne renaît pas d’eau et d’Esprit, on ne
peut entrer dans le royaume de Dieu ».
Donc cette renaissance en nous est venue en
vertu du baptême, mais pour rester vivants
en Dieu et ne pas tomber sous le joug du
péché qui nous oblige à rester « en bas » ,
nous devons « choisir » l’esprit de Dieu ,
c’est-à-dire nous décider pour Dieu.
Une décision tenace
Marie nous l’a dit maintes fois à
Medjugorje: « Décidez-vous pour Dieu...
mettez-le au premier plan ». En concret
qu’est-ce que cela veut dire ? Cela veut dire
le laisser entrer dans notre quotidien, dans
les plus petits détails, permettre que sa pen-
sée pénètre nos pensées et les oriente vers
des choix concrets. Face aux diverses
options de la journée, nous saurons toujours
celle qu’il faut préférer et, peu à peu la
volonté divine prendra la place de la nôtre.
Ou mieux c’est nous qui lui ferons la place,
lui laissant la décision de nos actions.
Essayons de nous rappeler combien de fois,
après avoir demandé à Dieu de nous accom-
pagner pendant le jour, nous nous retrouvons
voulant faire obstinément quelque chose qui
pourtant ne nous réussit pas, au point que
nous sommes obligés de changer même radi-
calement nos initiatives, pour découvrir
ensuite que le résultat final est le bon et le
chemin pris d’abord... impensable. Ces « ins-
pirations » tacites pour l’esprit, mais très
sonores à l’ouïe de l’âme et à l’intelligence du
coeur, sont fondamentales pour diriger nos
pas selon la Sagesse divine. Mais pour les
entendre il faut avant tout faire taire les autres
voix qui affolent notre esprit : celles de nos
logiques, de nos raisons , de nos justices, de
nos offenses. Les voix de
notre préoccupation, de la
peur, de l’incertitude. Les
voix de l’orgueil et de la
superbe, qui nous poussent à
vouloir toujours avoir « le
dernier mot ». Même les voix
qui nous semblent sacrées et
saintes: celles que nous
empruntons aux livres, aux
philosophes ou à des cha-
rismes vrais ou supposés que
nous posséderions et qui, employés au service
du moi, cessent d’être des dons et deviennent
proprement un vrai désastre pour tous.
Avoir le courage du vide
Se taire, donc faire silence à l’intérieur.
Avoir le courage du vide des paroles et des
discours intérieurs. Vaincre la peur d’une
absence de ce bruit qui nous laisse souvent
hagards et troublés (la société nous bombar-
de de rumeurs, on le sait, et beaucoup préfè-
rent s’en accommoder et ne pas sentir l’ai-
guillon de la solitude). Si nous créons les
justes conditions, grâce à la prière, l’esprit
nous parlera, mais non avec un langage
humain. Son murmure est « léger comme la
brise », nous suggère le prophète Elie.
Combattons donc la tentation de vouloir
l’interpréter. Laissons notre esprit libre
d’accueillir ses impulsions et d’agir en
conséquence. En peu de mots: obéissons !
Mais pour le faire nous devons être dociles,
ou mieux, disponibles à changer nos projets
s’il le faut pour adhérer à une volonté diffé-
rente. Restera à la mettre en acte, à la tradui-
re en faits, utilisant nos facultés avec géné-
rosité et confiance, sans vouloir tirer trop
vite des conclusions pour voir les fruits de
notre oeuvre. C’est comme vouloir signer
un chèque en blanc avec l’Esprit-Saint,
signature qui nous procure un bien que nous
ne voyons pas encore, mais qui est assuré.
Dieu ne nous laisse pas dans le vide, ne nous
abandonne pas chancelants dans le
brouillard du doute, il faut le croire ! Il arri-
vera avec le bien promis, mais seulement
quand nous serons prêts à le recevoir.
Dans l’intervalle il faut investir dans les
temps de Dieu, qui, comme on le dit « ne
sont pas nos temps » et attendre.
Qu’obtenons-nous ? La patience, fonda-
mentale pour obtenir la sainteté.
La sainteté est pour qui ose !
C’est fondamental d’être audacieux pour
suivre les demandes de Dieu, qui parfois
semblent dépasser les forces à notre disposi-
tion (Aimez-vous comme je vous ai aimés…
pardonnez aux ennemis... des mots ! ! !
Que de situations dans notre vie nous
paraissent impossibles !). C’est alors que
nous devons invoquer le don de l’Esprit-
Saint, parce que sans sa puissance certaines
choses ne sont vraiment pas à notre portée.
La force divine ne se fera pas attendre, mais
Dieu nous demande de faire nous-mêmes le
premier pas, c’est-à-dire d’exercer notre
volonté comme moteur de départ à l’action
de l’Esprit-Saint. Cet acte de volonté, en
apparence « perdu », purifie notre coeur et
nous habilite à de nouveaux pas.
L’offrande nous évite les chutes
A ce point, supposons avoir fait ce qu’il
fallait, mais comme résultat, pas une ombre.
Nous pouvons nous décourager et même
choisir des sentiers humains,
plus larges où notre justice
humaine peut librement se
sentir à l’aise, apportant en
somme des solutions com-
modes ou des réactions
sonores qui nous placent aux
yeux de tous dans le juste.
C’est ce que fait le monde,
mais à nous qu’est-ce qui est
demandé ?
Le remède c’est l’offrande qui
nous le propose, notre oui inconditionnel à
Dieu, c’est-à-dire la capacité de nous mettre
vraiment de côté et d’accepter même d’être
perdants, déconfits et humiliés; abandonnant
même la tentation de nous concentrer sur nos
humiliations avec un sentiment complaisant
de victimes. C’est là un marais qui nous
retient dans ses sables mobiles invisibles et
nous engloutit dans les gorges de la
dépression et de l’auto-commisération.
Offrande veut dire, dans ce cas, laisser
tout perdre, soit l’idée des bons fruits, soit
celle de pauvres résultats, et se mettre à ado-
rer Dieu, reconnaître sa bonté, sa seigneurie
dans notre vie, son amour.
Voilà l’espace fait pour son action: dans
notre rien se manifestera son tout et ce qui
d’abord semblait opaque et sans valeur
acquerra à ’improviste une nouvelle lumière
qui illuminera de futurs horizons.
Consacrés à la Toute Sainte
Si Jésus est en nous, si nous le laissons
agir librement à travers son Esprit, comme il
l’a exposé dans les béatitudes, qui par anto-
nomase constituent la Charte de la sainteté,
en nous va se faire une vie réelle vécue dans
le spécifique de notre être, dans l’espace de
notre journée, dans le temps qui nous est
donné, avec ses saisons, ses clairs-obscurs,
ses nuances et ses chuchotements.
Soyez saints parce que je suis saint ! Ce
sera facile si nous devenons sages.
Consacrons toute notre journée à Jésus et à
sa très sainte Mère.
Se consacrer veut dire rendre sacrée tou-
te pensée, toute action, toute réaction...Que
notre acte de consécration ne soit pas seule-
ment une prière récitée, mais l’expression de
notre volonté de sacrifier notre propre maniè-
re d’affronter la journée. Cela veut dire
rendre sacré: faire le sacrifice de quelque
chose pour que Dieu puisse en disposer.
Nous sommes sûrs que le sacrifice ne restera
pas privé de fruit . A la fin de la vie nous en
recueillerons un vase plein, débordant, à pré-
senter au Père du Ciel: sainteté abondante en
actions de grâce pour le don de son Esprit qui
est saint et qui nous rend saints.
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C e q u i s e p a s s e a M e d j u g o r j e . . .
Jetons un regard sur les petits et les
grands faits qui se succèdent dans le petit
village d’Herzégovine. Là où la Gospa, avec
patience et fidélité maternelle, continue
maintenant depuis 26 ans à visiter ses
enfants, ceux qui vivent à Medjugorje et
ceux-là qui, en qualité de pèlerins, se succè-
dent sur les bancs du Sanctuaire et entre les
pierres des monts.
C’est le regard de Sr. Halina, une jeune
consacrée provenant de la République
Tchèque et membre de la Communauté
“Kraljice Mira” qui, en habitant à Medjugorje
réussit à cueillir avec calme ses pensées les
plus secrètes, les souffles d’une petite mais
composite réalité, parce que cosmopolite et
multilingue, au-delà de ce lieu de rendez-vous
entre ciel et terre. Petits coups de pinceau qui
permettent d’agrandir notre regard et donner
un coup d’oeil à ce qui se vit.
L’AVANT ET L’APRÈS PÂQUES
La préparation en Carême
Le pays de Medjugorje se trouve dans
une atmosphère plus tranquille, silencieuse,
sous le signe du recueillement et de la
conversion personnelle des paroissiens,
mais surtout des pèlerins (il y a pas de
grandes foules, mais quelques-uns).
Il est vrai que ce temps s’appelle aussi
“temps fort” parce qu’il nous guide dans le
passage de l’ombre de la mort à la lumière
de la vie, dans la mesure où nous nous
ouvrons à la vie en toutes ses dimensions.
Donc on peut voir autour de l’église St
Jacques des files éloquentes pour le sacre-
ment du pardon.
Après “la rencontre avec
le Dieu juste, mais surtout Dieu miséricor-
dieux” on peut remarquer sur les visages des
gens un désir renouvelé, épuré et rallumé
pour Dieu, une joie dans la confiance et
dans le remerciement.
“… Ouvrez votre coeur à la miséricorde
de Dieu dans ce temps quadragésimal. Le
Père céleste désire libérer chacun de vous
de l’esclavage du péché”...
(message du
25.2. 2007).
Aussi les S. Messes du soir sont comme
“un souffle qui balaie la cendre et ranime la
braise pour faire repartir le feu de la vie
divine qui veut couler librement où les
coeurs sont ouverts” à travers les lectures de
ces jours et à travers l’eucharistie.
Un point fort, c’est le Krizevac où les
gens se retirent pour prier et méditer le mys-
tère de notre salut. Leur comportement est
vraiment beaucoup plus sérieux, profond,
silencieux, on lit aussi la souffrance sur les
visages des hommes et des femmes mais sur
tout ceci prévalent une paix et une force qui
poussent en avant.
“Moi, Je réprouve seulement deux
choses à mes disciples: peur et tristesse”
(d’une mystique anonyme).
Ceux qui choisissent de faire de bon
matin la montée au Krizevac (il sont relati-
vement nombreux) sont accompagnés et
inspirés par la nature très expressive dans
ses signes, qui semblent vraiment nous invi-
ter à faire ce passage vers l’élévation et la
résurrection, vers la vie dans la lumière:
- avec la vie de la création qui est en train de
se réveiller quand les ombres de la nuit se
retirent;
- avec le soleil qui se lève, et avec ses rayons
qui touchent, réchauffent et éclairent le visa-
ge de chaque être,
- avec l’air frais et parfumé de joie pour la
vie...
“Le Christ ne devait-Il pas souffrir tout ceci
pour entrer dans sa gloire?” (Lc 24, 26)
18 mars: Apparition annuelle à Mirjana
C’est sûrement un événement très
important pour Mirjana et il est accompagné
toujours de larmes de joie, mais aussi d’une
certaine souffrance. Plus de mille pèlerins
étaient réunis autour d’elle. En l’anniversai-
re de la voyante, la Sainte Vierge à la fin de
ses apparitions quotidiennes lui avait promis
qu’Elle ne manquerait pas ce rendez-vous
durant toute sa vie. Il en a été ainsi jusqu’à
ce jour et, cette année la Sainte Vierge nous
a laissé ce message:
“Chers enfants, Je viens à vous comme
Mère, avec des cadeaux. Je viens avec
amour et miséricorde. Chers enfants, en moi
il y a un grand coeur. Je désire qu’en lui
soient tous vos coeurs, purifiés avec le jeû-
ne et la prière. Je désire qu’ensemble, au
moyen de l’amour, nos coeurs triomphent.
Je désire qu’à travers ce triomphe vous
voyiez la vraie vérité, la vraie voie, la vraie
vie. Je désire que vous puissiez voir mon
Fils. Je vous remercie.”
Finalement Elle a complété ses cadeaux
avec la bénédiction, un cadeau précieux.
Mais Elle a tenu à nous préciser que la sien-
ne est seulement une bénédiction maternel-
le et a demandé des prières quotidiennes
pour ceux (mots textuels de la Sainte
Vierge) “que mon Fils a choisis et
bénits”–c’est-à-dire les prêtres, ainsi que
Mirjana nous l’a précisé.
Annonciation du Seigneur
Après plusieurs jours de pluie intense la col-
line de notre « Maman céleste » reçoit
finalement des rayons d’un soleil bien
chaud qui, faisant disparaître rapidement la
boue, rend aux pèlerins plus praticable la
montée en ce jour de la fête de
l’Annonciation du Seigneur (26 mars).
Ce qui est évident c’est que Marie,
humble Servante du Seigneur, a eu et a pour
toujours, comme centre de sa vie, son Dieu,
son Fils: notre Seigneur Jésus Christ. Elle
nous guide toujours vers le Seigneur et c’est
pour cela qu’elle apporte justement cette
atmosphère ici à Medjugorje. Et la paix que
« la Reine de la Paix » nous apporte peut
s’exprimer par le psaume 131 qui nous don-
ne une image de son humilité et de son
ouverture au service de Dieu. :
« Seigneur je n’ai pas le coeur fier
ni le regard ambitieux ;
Je ne poursuis ni grands desseins
ni merveilles qui me dépassent.
Non, mais je tiens mon âme
égale et silencieuse
comme un petit enfant contre sa mère »
Toujours plus !
A l’approche de Pâques Medjugorje se
remplit de pèlerins tous les jours davantage
comme si c’était une Jérusalem de notre
temps. Même l’église paroissiale ne réussit
plus à contenir dans ses murs cettre foule de
gens.
La Semaine Sainte
La disponibilité et la générosité des
frères de la paroisse de Medjugorje dans
leur service pour les fidèles et pour tous les
pèlerins qui arrivent ici est digne de remer-
ciement et d’admiration.
- ce lieu est devenu un grand confessionnal
pour les coeurs contrits et humiliés, sincères
dans leur repentir...
- on célèbre continuellement la messe pour
la multitude des gens de sorte que chaque
fidèle ait la possibilité de participer en ces
jours à la vie de notre Sauveur d’une façon
digne et concrète.
« Offre ta vie comme Marie au pied de
la croix et tu seras serviteur de tout homme,
serviteur par amour, prêtre de l’humanité »
dit un cantique italien. C’est cela qui se res-
pire en ces jours.
Pâques
« Réveille-toi ô toi qui dors, relève-toi
d’entre les morts et le Christ t’illuminera »
(Ep.5,14)
Voici la force du Ressuscité qui nous
appelle, voici l’invitation pour chaque jour,
pour chaque situation dans la vie quotidien-
ne, voici la « Sainte nuit, la Grande nuit ».
Point n’est besoin de tant de mots.
Voici notre joie et notre chant qui s’élè-
vent de tous les points de cette terre bénie :
« Regina Caeli laetare » - en toute langue,
de la bouche de toutes les générations de
notre temps, de façon libre et vivante et nous
accompagnera pendant cinquante longs
jours...
(des notes de Sr Halina)
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Père Jozo:
Sur ton autel, mets la Bible!
Quand nous lisons la
Bible, l’Esprit et la vie
de Dieu entrent et agis-
sent en nous avec une
grande puissance. La
lecture de la Parole de
Dieu est un des fonde-
ments de la vie spiri-
tuelle. S’il manque ce
fondement, notre vie
aura des bases fragiles,
faibles, et sera inutile et
sans fruits.
La Sainte Vierge est
déjà intervenue à de nombreuses reprises
pour que la Bible ait une place visible dans
notre maison. Cette place visible est notre
“autel familial” dans le salon, où quotidien-
nement la famille se réunit, se détend,
converse et regarde la télévision. Nous avons
besoin d’assumer un nouvel engagement: la
famille chrétienne doit avoir un “autel”
autour duquel elle peut se réunir chaque jour
pour écouter la Parole de Dieu et partager la
prière familiale.
Sur cette petite table dans le salon,
avant tout tu mets la Croix, le Crucifix, le
Maître de l’amour, d’où est née la famille
comme Sacrement.
La Croix nous enseigne
ce qu’est l’amour; que l’amour consiste à
donner sa propre vie pour les autres et se
sacrifier pour les autres; qu’il est pardon à
tous, spécialement aux ennemis; qu’il doit
répondre au Père comme le Seigneur l’a fait
: “:... pas comme moi je veux, mais comme
toi tu veux!” (Mt 26,39).
À côté du Crucifix tu mets une statue
ou une image de la Mère, la Bienheureuse
Vierge.
“Voilà ta Mère!” (J.19,27), c’est le
testament qui continue à travers l’histoire et
dans l’avenir, car il concerne chacun de
nous. Nous avons besoin de prendre la Mère
avec nous, parce que sans Elle nous ne pou-
vons pas vaincre l’ennemi et ses ruses.
Ainsi, ta famille trouvera la voie la plus rapi-
de vers Dieu.
Sur ton autel familial, tu mets aussi la
Bible familiale, la Parole vivante de Dieu.
Chaque fois que tu la prendras tu seras en
mesure d’entendre la voix du Père, comme
l’entendirent les Disciples sur le mont
Tabor: “Celui-ci est Mon Fils, mon Bien-
Aimé, écoutez-le” (cfr Mt 17,5).
Sur ton autel tu tiens le Chapelet fami-
lial qui sert à guider la prière. Sur l’autel
tu mets aussi l’eau bénite et tu bénis ta mai-
son et ta famille au moins une fois dans la
semaine. Nous le faisons régulièrement le
samedi, la semaine finie. Tu peux mettre
également sur l’autel ton livre de prières et
un cierge.
Tu allumes le cierge quand tu lis la
Bible qui est la lumière sur notre voie de
la foi.
Se réunir quotidiennement autour de
l’autel familial est une pratique importante.
Petit à petit, toute la famille entendra une
force qui la tiendra unie et en paix. Après ta
mort cet autel restera comme un signe pour
tes fils, qui le tiendront comme une expé-
rience et une sécurité inoubliables. Ils pour-
ront toujours dire à leurs relations où leurs
parents ont reçu la force et trouvé la paix. Ils
sauront qu’eux aussi peuvent progresser sur
les traces de leurs pères.
(d’un enregistrement)
Les « Repas de Marie » :
Une nourriture pour les bébés les plus pauvres
En juin prochain à Medjugorje (du 11 au 15) aura lieu une conférence sur l’aide aux
pauvres pour remercier la Gospa en particulier pour le travail des Mary’s meals, initiative
humanitaire née d’une forte expérience vécue justement à Medjugorje. L’association de chari-
té, enregistrée bien officiellement en Ecosse, fournit aux enfants les plus pauvres des diverses
régions de la planète un repas par jour. Les lieux choisis pour le repas sont toujours des locaux
scolaires. De cette façon les enfants sont attirés en classe et ainsi, outre le repas, ils reçoivent
l’instruction —leur seule espérance pour fuir la pauvreté également à l’âge adulte.
L’initiative a démarré au Malawi en 2002, avec la préparation de repas pour 200 orphe-
lins. Aujourd’hui le chiffre a littéralement explosé : quelque 170.000 enfants, la plupart au
Malawi, mais aussi en Ouganda, Libéria, Kénya, Inde, Philippines, Albanie, Ukraine,
Roumanie, Bosnie, Bolivie et Haïti, reçoivent un repas par jour et une leçon d’instruction .
Mary’meals (littéralement Repas de Marie) est le fruit d’une association de charité qui orga-
nise des aides de première nécessité aux pays extérieurs—le Scottish International Relief,
ou SIR (Aide internationale d’Ecosse) et est guidé par Magnus Mac Farlane-Barrow. Depuis
qu’en 1983 les parents de Magnus ont commencé à faire avec tous leurs enfants des pèleri-
nages à Medjugorje, leur vie a changé profondément au point qu’ils ont transformé leur
petite auberge, Craig Lodge, en maison pour retraites spirituelles.
En 1992 Magnus et son frère, ne pouvant ignorer la souffrance des réfugiés de Bosnie,
ont lancé un appel et avec un véhicule casse-cou rempli de ravitaillement, ils sont partis à
Medjugorje. Le public a continué à soutenir le travail des Mac Farlane-Barrow, leur appor-
tant plein d’aides. Ainsi, de ce premier acte de charité est né SIR qui jouit du soutien d’in-
nombrables personnes en diverses parties du monde.
Le projet est dédié à la Vierge, et, même s’il n’est pas enregistré comme association
chrétienne, il nous semble très judicieux que ce rassemblement international de supporters,
dépendants et représentants des projets extérieurs, se tienne à Medjugorje où tout est né. .
Qui désire participer et recevoir d’ultérieures informations peut contacter : info@sirchari-
ty.org.
Red.
Rencontres
à Medjugorje
GUIDES DES GROUPES
La 14° rencontre internationale des
guides des centres de la paix et des groupes
de prière et de charité liés à Medjugorje s’est
tenue en ce lieu du 4 au 8 mars; le sujet de la
rencontre était “Avec votre persévérance
vous sauverez vos âmes.” Cette année 159
participants de 18 pays étaient présents.
PR TRES
Le 12° séminaire international pour
prêtres se tiendra à Medjugorje du 2 au 7
juillet 2007 et le sujet sera: “Avec Marie
dans le Cénacle, dans l’attente de l’Esprit
Saint.” Le conférencier sera P. Raniero
Cantalamessa. Les adhésions peuvent être
envoyées à l’adresse e-mail suivante:
seminar.marija@medjugorje.hr,
ou au numéro suivant de fax 00387 36 651
999 (à l’attention de Marija Dugandzic).
Nous invitons tous les prêtres à trouver
eux-mêmes un logement auprès des familles
de Medjugorje, puis à nous communiquer
leur propre adhésion en mentionnant non
seulement leur nom, mais aussi les coordon-
nées de leur logeur ainsi que son numéro de
téléphone. Les prêtres qui n’ont pas la possi-
bilité de trouver un logement peuvent nous
le faire savoir lors de leur adhésion et nous
le leur procurerons. Les dépenses du sémi-
naire sont couvertes par les intentions de
Messes.
JEUNES
La 18° rencontre internationale des
jeunes “Mladi fest” se déroulera à
Medjugorje du 1° au 6 août 2007. Le sujet
Aimer est très simple,
mais rares sont les
hommes qui connaissent
ce secret, même parmi les
consacrés. Il est un véri-
table amour seulement où
il y a oubli de soi. Trop
souvent on n’aime que
soi-même à travers ceux
que l’on croit aimer.
Gaston Courtois
de la rencontre est: “Comme moi je vous ai
aimé, vous aussi aimez-vous les uns les
autres”. Du message de la Vierge Marie 25
mars 2005: “Chers enfants, aujourd’hui je
vous invite à l’amour. Petits enfants, aimez-
vous avec l’amour de Dieu. Jésus ressuscité
sera avec vous et vous sereez ses témoins”.
COUPLES MARIES
LE 8° séminaire international pour les
couples mariés se déroulera à Medjugorje du
31 octobre au 3 novembre 2007. Le sujet du
séminaire est: “Le dialogue en famille.”
Comme disait la Vierge Marie: “Chers
enfants, Je vous en prie: commencez à chan-
ger votre vie en famille. Que la famille soit
une fleur harmonieuse que Je désire offrir à
Jésus”.
Le séminaire se déroulera dans le
salon à côté de l’église et il est possible
d’envoyer sa propre adhésion à l’adresse ci-
dessus. Le nombre des participants est limi-
té pour des raisons d’espace, donc nous vous
exhortons à envoyer vos adhésions le plus
tôt possible, et au plus tard d’ici la fin de
septembre.
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Au-delà de la mort
de Stefania Caterina
Il semblera peut-être étrange de se demander pourquoi nous nous offrons, quel
motif nous pousse à parcourir ce chemin. En partant de mon expérience personnelle je
peux dire que l’offrande commence par le sincère désir de ne plus vivre pour soi-même mais
pour Dieu. La vraie raison qui pousse le chrétien à s’offrir lui -même comme “sacrifice
vivant, saint et agréable à Dieu”
(cfr Rm 12, 1), ce devrait être de permettre à Dieu de vivre
et agir en lui et à travers lui. Sans cette décision fondamentale pour Dieu, le don de nous
mêmes reste vague et stérile, il ne trouve pas de terreau. A Medjugorje Notre-Dame nous a
plusieurs fois invités dans ses messages à mettre Dieu à la première place, et je crois que
cela ne veuille pas dire autre chose mais que Dieu doit gouverner notre vie, être la seule
source de notre être et agir. «Il doit grandir et moi, par contre, diminuer» (J. 3,30). Nous
nous offrons pour être de Dieu, pour être en Dieu, et pour être purifiés de tout égoïsme et
rébellion, triste héritage du péché originel.
Nous offrons notre vie pour être transformés. Libres de tout attachement et de toute
aversion, dépouillés de nous mêmes et de nos ambitions, nous devenons des créatures nou-
velles qui, confiantes, s’abandonnent à Dieu. Le Seigneur a besoin de créatures nouvelles
pour former un peuple nouveau, c’est-à-dire l’Église qui vit selon les lois divines d’amour
et qui annonce aux peuples le salut. Dieu peut nous former de cette manière seulement si
nous sommes purs. Je crois en effet que ce soit impossible d’annoncer le salut quand nous
restons attachés à nous-mêmes, pleins d’idées et de projets qui partent de nous. Nous ris-
querions de transformer le vignoble du Seigneur, dans lequel nous sommes appelés à tra-
vailler, en une scène triste de nos vanités.
Libéré de l’égoïsme, nous nous sentons pleins du désir de nous mettre à la disposition
de Dieu pour ses projets. Il ne pourrait en être différemment, parce que celui qui aime dési-
re se donner et donner la vie à d’autres.
Nous nous offrons pour témoigner la vie. Comment? En manifestant en nous la vie
qu’à notre tour nous avons reçue et que d’autres nous ont témoignée, «ce que nous avons
entendu…vu avec nos yeux, ce que nous avons contemplé et ce que nos mains ont touché…»
(1 J. 1).
Sur les traces des Apôtres nous aussi devenons des témoins et annonciateurs du Verbe
de la vie; avec générosité nous donnons les richesses que Dieu nous dispense, nous deve-
nons des hommes et des femmes de foi, d’espérance et d’amour. Cela remue les
consciences, rappelle à la vie ceux qui sont fatigués et découragés. Notre annonce devient
crédible dans la mesure où elle réussit à témoigner une vie authentiquement vécue. Je crois
que notre société soit archicomble d’annonces fausses et de promesses vides, et ait le plus
grand besoin de témoins authentiques de la vérité. L’offre sincère de nous mêmes nous rend
crédibles.
Un motif encore plus profond existe encore, qui nous porte à offrir notre vie: nous
nous offrons nous-mêmes pour être participants de l’oeuvre de la Rédemption. En
accueillant pleinement en nous Jésus Christ et en nous offrant complètement à Lui, nous
devenons ses membres vivants. Il nous appelle à partager avec Lui, sur nos croix, la douleur
du monde, pour élever au Père le cri de toute l’humanité. Mais il nous appelle aussi à mani-
fester la force de la Résurrection. Ainsi nous pouvons être la lumière du Christ, la lumière
pascale qui traverse toute les ténèbres et vainc la mort.
Jésus nous désire proches de son Coeur, il veut compter sur nous, il veut nous accorder
sa confiance. Il nous appelle à travailler pour le bien et le salut de beaucoup de créatures, à
porter notre regard au-delà des confins de la vie terrestre, il veut nous introduire dans le
mystère du salut. Il peut le faire seulement si nous lui donnons notre vie, si nous le laissons
libre d’agir en nous.
C’est son amour qui nous pousse à nous donner et nous ne pouvons rien sans Lui.
Mais en nous donnant sincèrement et avec confiance, alors nous verrons grandir notre
amour envers Dieu et envers le prochain. De cette manière, à travers l’offrande de notre vie
nous entrons en communion entre nous et avec toute l’Église. En devenant un avec Dieu,
nous sommes une seule chose les uns avec les autres, parce que nous formons ensemble un
seul Corps. Rien, même pas la mort, ne peut rompre notre communion avec Christ et en
Christ.
En nous offrant, nous goûtons déjà sur cette terre la douceur de la vie bienheureuse.
Ainsi notre existence acquiert son sens le plus profond et sa dignité, et nous sommes des
créatures “vivantes”, même quand l’expérience quotidienne nous met face au mal ou à la
mort, parce que nous sommes mis en mesure d’aller au-delà de la mort.
Je suis personnellement infiniment reconnaissante à Dieu de m’avoir montré ce chemin,
de m’avoir appelé à le parcourir, et pour m’avoir donné la force d’y répondre. Je ne vois
pour moi nulle autre possibilité de réalisation hors de la vie offerte. Il me reste seulement
de répondre continuellement à un appel qui est inépuisable et aussi imprévisible dans ses
nuances infinies, comme inépuisable est également l’amour de Dieu, et imprévisibles ses
voies, qui conduisent toujours au vrai bonheur.
(4. à suivre)
Mon corps si fragile
Il a plu à Dieu de me former comme un
vase frêle et délicat « pour faire connaître la
richesse de sa gloire envers des vases de
miséricorde qu’il a préparés d’avance pour
la gloire » (Rm. 9,23). Dans mon corps fra-
gile j’ai dû souvent expérimenter la douleur
physique. Habituée à une nature vivante et
sereine je ne réussissais pas à me réconcilier
avec la souffrance et à y trouver un sens dans
ma vie. Mes premières réactions étaient:
peur, réticence et fuite sous les formes les
plus disparates. L’homme vaincu par le
désespoir voit en la souffrance un ennemi,
un larron qui vient lui voler ce qu’il a de
plus cher: la santé. La souffrance n’est donc
pas acceptée et elle devient un poids insup-
portable qui anéantit peu à peu.
Je savais que Dieu m’aimait infiniment
et que Lui seul pouvait m’aider dans ma
situation sans issue du point de vue humain.
Les conditions difficiles où je me trouvais
m’ont obligée à prier encore plus ardem-
ment dans l’espoir que Dieu me guérisse en
me délivrant de ce poids.
Le temps passait mais ma santé ne
s’améliorait pas. Je fus prise d’une peur
étrange et voilà que je me jugeais abandon-
née par Dieu. Dieu cependant n’oublie
jamais l’homme, mais il n’écoute pas non
plus les prières et les désirs égoïstes. Plus
tard en effet j’ai compris que Dieu s’était
seulement un peu caché pour que la foi, l’es-
pérance et l’amour - en moi encore faibles -
se renforcent. Dieu, comme un bon père,
dans sa grande bonté nous donne beaucoup
plus que ce que nous désirons; mais nous le
refusons; nous ne le comprenons pas.
Et moi-même je ne comprenais pas alors
le plan de Dieu; je ne me soumettais pas
humblement à sa volonté. Quand je me suis
complètement rendu compte de celle-ci, j’ai
obtenu une grande paix car le Seigneur
m’avait donné une claire réponse.
Voilà ce qui s’est passé. Un jour, priant
dans ma chambre, j’avais la Bible en main.
Souvent j’y avais trouvé consolation. Je l’ai
ouverte et mes yeux se sont posés sur le cha-
pitre 11 de St Jean. Les yeux grands ouverts
de surprise je lisais ces versets: « ‘Seigneur,
vois, ton ami est malade’. En entendant cela,
Jésus dit:’Cette maladie n’est pas pour la
mort, mais pour la gloire de Dieu, pour que
par elle, le Fils de Dieu soit glorifié ‘ » (Jn
11,3-4). Je savais bien que ce texte de
l’évangile concernait clairement la résurrec-
tion de Lazare; mais à ce moment-là j’ai eu
la certitude que ces mêmes paroles étaient
pour moi. J’ai tout de suite compris ce que
Jésus voulait réaliser en moi à travers sa
parole efficace, capable d’ouvrir les tombes
et d’ôter les liens de la mort dans lesquels
l’âme est empêtrée.
Un bonheur indescriptible bouleversa
tout mon être. Je sentais comment en vérité
sur les paroles de Jésus s’étaient ouverts mes
sépulcres: ceux des peurs, des résistances,
de la rage, des vaines attentes et des impa-
tiences. L’âme s’était délivrée de ce qui
l’empêchait de s’élever à Dieu pour demeu-
rer en Lui comblée et apaisée « parce que
dans ta grande miséricorde, tu m’as arraché
du fond des enfers ». (Ps.86,13).
Merci Seigneur parce que tu as fait pour
moi bien plus que ce que je te demandais tu
as guéri mon âme et tu as préparé mon corps
à devenir un digne autel sur lequel, à côté de
ton sacrifice pur, j’offrirai aussi le mien.
Merci parce que je te glorifierai dans mon
“Offrez votre vie!”
7
background image
Les lecteurs écrivent
Maria Crible de l’Italie: J’ai 81 ans et
la marche commence à me peser un peu,
mais deux fois l’an je vais à la poste pour
vous envoyer mon offrande.
Depuis 14 ans je suis complètement
sourde, et souvent me prend le décourage-
ment; mais votre journal illustré m’aide tant!
Je tiens beaucoup à le recevoir.
Rossella de l’Italie: L’écho m’est deve-
nu indispensable; je l’attends toujours avec
une anxiété croissante.
Sr. Rosanna de Turin: Merci de tout
coeur; c’est pour moi un très grand plaisir de
le recevoir; je n’ai pas d’argent, mais je vous
assure de mes sacrifices et de mes prières.
Excusez-moi de cet écrit mais j’ai ressenti le
besoin de dire le merci de mon coeur parce
que l Echo m’aide beaucoup.
Noemi d’Udine: Merci pour votre tra-
vail, maintenant que je ne peux plus mar-
cher, chaque fois qu’arrive ÉCHO c’est pour
moi comme un nouveau pèlerinage à
Medjugorje. Je le lis, le relis et il me conso-
le: je suis dans l’attente d’interventions chi-
rurgicales importantes. Merci de vos prières;
je vous enverrai une offrande dès que je le
pourrai..
don Giuseppe Graisse au Saint Vito
des Normands (Brindisi): Je comprends les
difficultés économiques, mais je dois recou-
rir à l’édition sur papier pour recevoir l’É-
cho. Je vous promets de contribuer par une
offrande plusieurs fois par an, et surtout de
prier pour vous.
Maria Poulains de Buti (Pise): “Cher
ÉCHO,... je suis orpheline de mes deux
parents; je vis avec ma minette de 13 ans
prénommée Bonbon, et j’ai 39 ans.
Je vous prie de tout coeur de continuer à
m’envoyer toujours votre ÉCHO que j’at-
tends toujours avec ferveur... Je conserve
tous vos petits journaux parce que je les
trouve très beaux et qu’il nous enseignent
tant de choses !...”
W.J. Allan du Canada: Je profite tou-
jours d’un moment paisible dans la journée
ou (surtout) pendant le soir pour pouvoir
méditer les très beaux messages exprimés
dans votre précieuse publication, que je
savoure lentement. Tous vos lecteurs vous
bénissent pour votre dévotion à Marie.
Sr. Dalila missionnaire au Cameroun:
Je désire vous remercier pour m’avoir tou-
jours envoyé l’Echo de Marie, soit par poste
ou via internet.
J’ai eu la possibilité de vivre à
Medjugorje durant trois ans, et recevoir
maintenant votre journal est pour moi très
important, parce qu’en le lisant je me sens
plus proche de cette terre bénie, et en parti-
culier de la Sainte Vierge. Un profond merci
de tout coeur; que Marie vous bénisse.
Teresa ou Farrell de l’Argentine:
L’Echo de Marie m’enchante, il est mer-
veilleux! Je le lis, je le relis, toujours avec
plaisir, puis je le passe à une amie, qui fait
de même, et ainsi de suite… Je vous félicite
et que Dieu vous bénisse! J’ai été à
Medjugorje le 14 juillet 2001.
corps: « Tu n’as voulu ni sacrifice ni
offrande, mais tu m’as préparé un corps »
(He 10,5). Quand Dieu nous révèle son plan
de salut pour nous, nous comprenons alors
comment notre corps, tel qu’il est - malade,
faible, pécheur et limité - a été créé pour glo-
rifier Dieu.
Accepter la souffrance signifie se libérer
de sa propre volonté égoïste pour s’unir à
celle de Dieu qui donne sens à toutes nos
souffrances. L’union à la volonté divine nous
conduit toujours à la vraie paix et à la joie
authentique, qui nous rendent heureux
même quand nous devons prendre notre
croix et affronter la souffrance face à face.
Nous ne pouvons chanter victoire sur la
souffrance que quand en nous meurt le der-
nier désir de nous en libérer. Alors la souf-
france ne nous porte pas à une perte négati-
ve mais à un gain d’une grandeur inesti-
mable.
Ana Glasnovic
Je ne peux pas dire
Notre Père...
Je ne peux pas dire PERE si, dans ma
vie, il n’y a pas une place pour les autres et
leurs besoins.
Je ne peux pas dire NOTRE si je ne
montre pas cette relation dans ma vie quoti-
dienne.
Je ne peux pas dire QUI ES AUX
CIEUX si tous mes intérêts et mes activités
sont sur cette terre.
Je ne peux pas dire QUE TON NOM
SOIT SANCTIFIE si moi qui porte son
Nom je ne suis pas saint
Je ne peux pas dire QUE TON REGNE
VIENNE, si je ne veux pas renoncer à ma
souveraineté et accepter la justice du règne
de Dieu
Je ne peux pas dire QUE TA VOLONTE
SOIT FAITE si je n’accepte pas la volonté
de Dieu dans ma vie ou si je suis irrité à
cause de Sa volonté. .
Je ne peux pas dire SUR LA TERRE
COMME AU CIEL si je ne suis pas prêt à me
mettre moi-même maintenant à Son service.
Je ne peux pas dire DONNE-NOUS
AUJOURD’HUI NOTRE PAIN DE CE
JOUR si je ne fais pas sincèrement effort
pour le gagner ou si je feins de ne pas
connaître les besoins d’autrui.
Je ne peux pas dire PARDONNE-NOUS
NOS OFFENSES COMME NOUS PAR-
DONNONS A CEUX QUI NOUS ONT
OFFENSE si je continue à garder de la ran-
cune contre quelqu’un .
Je ne peux dire NE NOUS SOUMETS
PAS A LA TENTATION si volontairement
je reste dans une situation où je serai proba-
blement tenté.
Je ne peux pas dire DELIVRE-NOUS
DU MAL si je ne suis pas prêt à lutter dans
le royaume spirituel avec l’arme décisive de
la prière.
Je ne peux pas dire A TOI LE REGNE si
je n’obéis pas comme un sujet fidèle.
Je ne peux pas dire A TOI LA PUISSANCE
ET LA GLOIRE si j’ai peur de ce que peu-
vent dire mes voisins.
Je ne peux pas dire DANS LES
SIECLES si je me tourmente pour les événe-
ments de chaque jour.
Je ne peux pas dire AINSI SOIT-IL si je
ne puis dire sincèrement « coûte que coûte,
ceci est ma prière ».
Reçu de Père A. James Thamburaj, S.J. Inde)
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16
BIC : P S S T F R P P D I J
De tout coeur nous remercions tous ceux
qui se sont déjà fait instruments de la
Providence pour l’Echo en envoyant leur
offrande. Que le Dieu de tout bien récom-
pense au centuple leur générosité, en Grâce
et bénédiction.
Au cours des mois de février et mars
2007 les lecteurs d’Echo francophone ont
envoyé 4.408 euros. Que les généreux dona-
teurs veuillent bien trouver ici l’expression
de la gratitude des bénéficiaires.
L’Echo de Marie Reine de la Paix est gra-
tuit. L’oeuvre vit d’offrandes.
* L’ECHO en cassettes-audio pour non-
voyants
(mensuel) les personnes intéressées
peuvent s’inscrire à l’adresse ci-dessous:
Que nous bénisse Dieu Tout Puissant,
le Père, le Fils et l’Esprit Saint,
Amen.
Un messager de la Gospa
Savez-vous qu’Écho atteint, inexplica-
blement, beaucoup de pays, même très loin-
tains? Il est lu en Océanie, dans les
Amériques, en Asie, en Afrique et évidem-
ment en Europe: bref, en de très nombreux
pays de chaque continent. C’est pourquoi il
est traduit en différentes langues, plusieurs
dizaines. Dans beaucoup de localités arri-
vent les messages de Marie au moyen de ce
petit journal qui devient ainsi, un peu un
messager de la Gospa. Il porte les mots de la
Mère même en des terres où les voix spiri-
tuelles n’arrivent qu’au prix de grandes dif-
ficultés. Certainement, Notre-Dame se
réjouit de ce journal qui fait entendre à ses
fils des mots d’espoir, de consolation, de
confiance et manifeste à un grand nombre
son Coeur de Mère.
Cette oeuvre s’accomplit grâce aussi à
tes prières et au soutien que tu apportes à ce
messager. Nous rappelons particulièrement
à Marie notre soeur Stefania qui apporte
beaucoup d’engagement et d’amour dans la
rédaction de l’Écho. Peut-être la Mère nous
remercie-t-Elle tous ‘d’avoir répondu à Son
appel’ parce que nous collaborons un peu à
la réalisation de Son plan dans le monde.
Que Marie nous bénisse et nous protège.
Pietro Squassabia
Villanova M. 1er mai 2007
Resp. Ing. Lanzani - Tip. DIPRO (Roncade TV)
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