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www.medjugorje.ws » Echo de Marie Reine de la Paix » Echo de Marie Reine de la Paix 197 (Janvier-Février 2008)

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Message du 25 novembre 2007
«Chers enfants, aujourd’hui alors que
vous fêtez le Christ Roi de tout ce qui est
créé, je désire qu’il soit le roi de vos vies.
Seulement en donnant, petits enfants, vous
pouvez comprendre le don du sacrifice de
Jésus sur la croix pour chacun de vous.
Petits enfants, donnez du temps à Dieu
pour qu’il vous transfigure et vous comble
de sa grâce, afin que vous soyez grâce pour
les autres. Je suis pour vous, petits enfants,
un gracieux don de l’amour qui vient de
Dieu pour ce monde sans paix. Merci
d’avoir répondu à mon appel.»
Le Roi de notre vie
Chers enfants, aujourd’hui alors que
vous fêtez le Christ Roi de tout ce qui est
créé, je désire qu’il soit le roi de vos vies.
Marie nous indique en paroles brèves et
simples le sens de la fête d’aujourd’hui: si
nous fêtons le Christ-Roi sans en faire le Roi
de notre vie, nous avons dépourvu la fête de
son sens profond et nous avons perdu encore
une occasion d’entrer dans le plan du salut de
Dieu, pour tirer profit de ce que nous célé-
brons. Ainsi en est-il pour la fête d’aujour-
d’hui, ainsi pour toute autre fête chrétienne,
ainsi pour tous les sacrements, et en particu-
lier la Confession et l’Eucharistie. Si nous
n’entrons pas avec amour et crainte dans les
saintes célébrations, si nous les réduisons à
des fêtes mondaines, nous ne pouvons plus
prétendre y rencontrer Dieu. De même, nous
ne pouvons pas recevoir la Sainte
Communion de la même façon qu’on porte
aux lèvres la pilule pour les maux de tête ou
recourir au confesseur comme on fait avec un
ami pour en recevoir une consolation humai-
ne. Célébrer le Christ-Roi sans l’accueillir
Roi en nous signifie laisser changer la litur-
gie en représentation théâtrale peut-être
sacrée, mais difficilement salvatrice.
Accueillons le désir de Marie; si la fête
est déjà passée quand vous aurez sous les
yeux ce commentaire, notre âme pourra
quand même le reprendre car tout moment
est bon pour reconnaître Jésus Roi de notre
vie
et décider de vivre en conséquence. Je
suis roi -
dit Jésus à Pilate - C’est pour cela
que je suis né et pour cela que je suis venu
dans le monde, pour rendre témoignage à la
vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma
voix.
(Jn 18,37). Le Christ Vérité témoigne
au monde qu’il y a une royauté que le mon-
de ne connaît pas, une royauté qui n’est pas
faite de pouvoir, ni de richesse, ni d’hon-
neurs mondains, mais seulement d’amour,
d’amour sans aucun conditionnement, sans
gratification, d’amour qui se donne totale-
ment, qui se fait don gratuit, absolu.
Le trône du Christ c’est Sa Croix. Il n’est
pas facile de la comprendre et encore moins
de l’accepter, parce que nous savons que s’ils
l’ont persécuté Lui, ils nous persécuteront
nous aussi
(cf. Jn 15,20). Mais le mystère de
l’Amour se révèle à qui essaie de le vivre:
Seulement en donnant, petits enfants,
vous pouvez comprendre le don du sacrifi-
ce de Jésus sur la croix pour chacun de
vous.
Se faire don pour connaître la valeur
salvatrice de la Croix et accepter en Elle
toutes nos croix (Mc 8,34). C’est un engage-
ment sérieux, difficile, qui demande du cou-
rage, de l’abnégation et une attente patiente
(donnez du temps à Dieu) de l’oeuvre de Sa
grâce en nous. Petits enfants, donnez du
temps à Dieu pour qu’il vous transfigure
et vous comble de sa grâce, afin que vous
soyez grâce pour les autres.
Stupéfiante
humilité de Dieu qui attend (donnez du
temps à Dieu) notre disponibilité à nous lais-
ser transfigurer en Christ Jésus et en Lui
devenir grâce pour les autres !
Et dans cette attente Dieu nous fait don
de la présence de Marie, Mère qui continue à
engendrer des fils dans son Fils Jésus, sans
éveiller l’attention des médias, sans défrayer
la chronique, rapprochant ainsi le temps béni
de Son retour et du triomphe de Son Règne
d’amour et de paix. Je suis pour vous, petits
enfants, un gracieux don de l’amour qui
vient de Dieu pour ce monde sans paix.
Accueillons sans réserves, avec une confian-
ce profonde, avec un coeur ouvert, ce don de
grâce d’amour qui vient de Dieu
et qui a
pour nom Marie. Accueillons sans délai Ses
désirs, reprenons ses messages, efforçons-
nous de les vivre; Je suis l’huile pour vos
lampes,
pour que nous ne manquions pas au
rendez-vous avec le Seigneur qui vient.
Nuccio Quattrocchi
Message du 25 décembre 2007
« Chers enfants, avec une grande joie
dans le coeur, je vous apporte le Roi de la
Paix afin qu’Il vous bénisse de sa bénédic-
tion. Vous, adorez-Le et donnez du temps
au Créateur pour qui votre coeur soupire.
N’oubliez pas que vous êtes des passants
sur cette terre et que les choses peuvent
vous donner des petites joies alors qu‘à
travers mon Fils la vie éternelle vous est
donnée. C’est pourquoi je suis avec vous
afin de vous conduire vers ce pourquoi
votre coeur soupire. Merci d’avoir répon-
du à mon appel.
Donnez du temps
au Créateur
Gloire à Dieu au plus haut des cieux et
paix sur la terre aux hommes qu’il aime
(Lc.
2,14) :C’est le commentaire du choeur céles-
te à l’annonce que fait l’ange aux bergers, de
la naissance du Sauveur.
Le souhait de paix est donc adressé à tous
les hommes parce que Dieu aime tous les
hommes. Mais si tous les hommes sont les
destinataires de ce souhait, il est cependant
clair que tous ne vivent pas ou même n’ac-
cueillent pas, le divin souhait. Dieu offre ses
dons, mais sans les imposer et ceci est un des
aspects les plus bouleversants de Son Amour.
La vie sur la terre est encore marquée par la
division et l’affrontement; la communion
avec Dieu est devenue possible après la venue
du Christ, mais elle n’est pas encore univer-
selle et la paix promise aux hommes est enco-
re suspendue entre ciel et terre. Cependant le
Seigneur ne tarde pas à remplir sa promesse,
comme pensent certains, mais il use de
patience envers nous, ne voulant qu’aucun
périsse, mais que tous aient le moyen de se
repentir
(2 P. 3,9). La promesse des anges ne
tarde pas mais attend d’être accueillie et
vécue. C’est une promesse en acte qui a déjà
donné et continue à donner des germes et des
fruits de sainteté; c’est un bien présent dans le
monde, même s’il n’est pas encore universel-
lement mis à profit. La paix entre les indivi-
dus, entre les nations, entre les êtres créés, la
paix messianique
est à notre portée, mais ne
peut être imposée; on l’accueille, on la vit et
pour que cela ait lieu il faut que la volonté de
l’homme soit conforme à la Volonté de Dieu,
il faut être des hommes de bonne volonté.
C’est avec une grande joie que je vous
apporte le Roi de la paix, pour qu’Il vous
bénisse de sa bénédiction,
nous dit Marie en
ce Noël, et Ses paroles confirment que la pro-
messe de paix subsiste encore; face à notre
infidélité, Il reste fidèle parce qu’Il ne peut se
renier Lui-même (cf. 2 Tm 2,13). Le Roi de
la paix
est là, dans les bras de Marie et Il
attend d’être accueilli en nous. Adorez-le et
donnez du temps au Créateur vers qui sou-
pire votre coeur.
Adorer Jésus signifie en
assimiler la divinité, se laisser pénétrer par les
« Dieu a engendré le monde
dans sa fondation,
Marie a engendré le monde
dans sa réparation »
Saint Anselme
Janvier-février 2008
Edité par Eco di Maria, C.P.
47 31037 LORIA (TV)
(Italie) - Tel. 0423.470331
A. 24 n. 1 - 2 Sped.a.p. art. 2, com. 20/c, leg. 662/96 filiale di Mantova, Autor. n. 13 del tribun. MN: 8.11.86
Edition francaise: veuillez adresser tout courrier à notre secrétariat (adresse pag. 8)
197
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L
A PAROLE DU
P
APE
« Faisons place à Dieu »
En quelque sorte l’humanité attend
Dieu, sa proximité, mais quand arrive le
moment, il n’y a pas place pour Lui” a dit le
Pape à l’occasion de Noël, période dans
laquelle on revit l’événement extraordinaire
de la venue de Dieu parmi les hommes, vrai-
ment au milieu des siens, que pourtant ne
l’ont pas accueilli
, écrit l’apôtre Jean (1,11).
“L’humanité est tellement occupée d’elle-
même qu’elle a besoin de tout l’espace et de
tout le temps de manière exigeante pour ses
propres affaires; il ne reste rien pour l’autre,
pour le prochain, pour le pauvre, pour
Dieu”, a poursuivi le Saint-Père.
Paroles graves qui risquent de tomber
dans le vide de notre indifférence si nous
n’ouvrons pas notre coeur et ne le laissons
pas agir comme un levain capable de chan-
ger le monde, de le rendre plus humain:
“Avons-nous du temps pour le prochain qui
a besoin du nôtre, de ma parole, de mon
affection? …Avons-nous temps et place
pour Dieu? Peut-il entrer dans notre vie?
Trouve-t-il une place en nous, ou avons-
nous occupé tout l’espace de notre pensée,
de notre agir, de notre vie pour nous
mêmes?”, a demandé le successeur de Pierre
avec ce réalisme dialectique qui marque son
pontificat.
Le monde est fermé en lui-même, dans
son propre égoïsme, dans l’individualisme
sans voie de retour. Ainsi était-il quand
Jésus est né, et combien plus maintenant, au
temps où l’homme est apte à sonder les
mystères de l’existence et d’une manière ou
d’une autre les manipuler, “Mais Dieu ne se
laisse pas mettre dehors” a continué Benoît
XVI, “Il trouve une place, même s’il faut
entrer dans une étable. Christ est venu pour
redonner à la création, au cosmos, sa beauté
et sa dignité.”
S’il est réaliste en effet de constater le
degré de pénombre qui obscurcit notre ciel,
c’est cependant l’espérance qui doit soutenir
nos pas et éclaircir notre regard pour aperce-
voir ces horizons certains que Dieu a prépa-
rés. Le “nouveau trône duquel il attirera le
monde à lui est la Croix” nous rappelle le
Saint Père. “La royauté est construite vrai-
ment ainsi: Elle est la communauté de tous
ceux qui se laissent attirer par l’amour du
Christ et avec Lui deviennent un seul corps,
une nouvelle humanité. Le pouvoir qui vient
de la Croix, le pouvoir de la bonté qui se
donne, voici la vraie royauté.
Et alors il sera normal de faire résonner
le chant: “Gloire à Dieu au plus haut des
cieux et paix sur la terre aux hommes qu’Il
aime” parce qu’il y aura “hommes qui dépo-
sent leur volonté dans la sienne, devenant
ainsi hommes de Dieu, hommes nouveaux,
monde nouveau.”
rayons d’Amour qui jaillissent de la Sainte
Eucharistie, être en communion avec Lui,
rejoindre en Lui le Créateur vers qui plus ou
moins consciemment toute créature humaine
tend et soupire. Mais cela demande du temps
(donnez du temps); il ne s’agit pas de
quelque chose à expédier, une des si nom-
breuses choses à faire; il s’agit de rester tout
le temps avec Jésus, de vivre avec Lui chaque
instant de la journée, de se laisser assimiler
par Lui en tout ce que nous faisons, que nous
pensons, que nous désirons; il s’agit de
renaître d’En-Haut, de l’Esprit (Jn 3, 1-8).
Tout ce qui n’est pas fait en Christ, qui ne
passe pas à travers Lui, a courte vie et ne peut
donner que du passager et de l’éphémère.
N’oubliez pas que vous êtes pèlerins sur
cette terre et que les choses ne peuvent
vous donner que des petites joies, alors que
par mon Fils vous est donnée la vie éternel-
le.
La vie éternelle c’est vivre en Christ et
vivre du Christ. Il est le pain de la vie et qui
en mange vivra éternellement (Jn. 6,48-51).
Marie est avec nous pour nous donner enco-
re, comme il y a 2000 ans, Son Fils Jésus, et
en Lui tout ce à quoi aspire notre coeur.
C’est en Jésus effectivement et seulement en
Lui que nous pouvons trouver la Paix,
l’Amour, l’Espérance, l’Eternité. C’est en Lui
et seulement en Lui que tout désir s’apaise,
toute peur se rassure, toute division se sur-
monte et cela aura sûrement lieu si, par Sa
grâce, notre vie devient l’expression de la
Sienne.
N.Q.
« Nennolina »
une sainteté de seulement six ans
Antonia Meo, appelée familièrement
«Nennolina» ou encore Antonietta, pourrait
devenir la plus jeune bienheureuse, non mar-
tyre, de l’histoire de l’Eglise. Benoit XVI a
effectivement autorisé la Congrégation pour
les Causes des Saints à promulguer les
Décrets qui reconnaissent les vertus
héroïques de 8 Serviteurs de Dieu, dont la
petite Antonia, qui pourront de cette façon
être élevés aux honneurs des autels.
Antonietta Meo naît à Rome le 15
décembre 1930, dans une famille aux solides
principes moraux et religieux, où l’on récite
le chapelet quotidien. C’est une enfant plei-
ne de vivacité, toujours joyeuse, qui aime
chanter. Un jour elle tombe se frappant le
genou contre une pierre. Mais la douleur
semble ne pas vouloir passer. On consulte
alors les médecins qui au début ne compren-
nent pas la nature de son mal. Finalement le
diagnostic révélera un «ostéosarcome»,
tumeur aux os.
On ampute la jambe. Nennolina, qui a un
peu plus de cinq ans, reçoit alors une prothè-
se orthopédique pesante, mais sa vivacité est
celle de toujours. De plus les prières se mul-
tiplient et tous les soirs elle prend l’habitude
de déposer aux pieds du crucifix une petite
lettre, d’abord confiée à la maman et puis
écrite de sa propre main.
De cette façon elle a laissé, avec un jour-
nal, plus de cent lettres destinées à Jésus,
Marie, à Dieu le Père et à l’Esprit-Saint, qui
révèlent une vie imprégnée d’un grand sens
mystique, mais aussi une « pensée » théo-
logique stupéfiante, qui se cache derrière des
phrases très simples . Nennolina, en dépit de
ses jeunes années, comprend que sur le
Calvaire Marie a souffert avec Jésus et pour
Jésus, et elle écrit: « Cher Jésus Toi qui as
tant souffert sur la croix, je veux te faire
beaucoup de fleurettes et rester toujours sur
le Calvaire bien près de Toi et de Ta Petite
Maman ».
« Cher Jésus – écrit-elle dans une autre
occasion, je t’aime tant, je veux m’abandon-
ner en tes mains (...) je veux m’abandonner
entre tes bras et fais de moi ce que tu veux »;
« aide-moi par .ta grâce, oui aide-moi, car
sans ta grâce je ne peux rien faire »
Les petites lettres à la Vierge sont pleines
d’affection : « Chère Petite Madone, tu es
si bonne, prends mon coeur et porte-le à
Jésus. Oh Petite Madone, tu es la même que
notre coeur ». Vers elle, elle se tourne avec
la promesse d’être toujours obéissante com-
me Jésus: « Je veux recevoir Jésus de tes
mains pour être plus digne ».
Pendant les fréquents passages à l’hôpi-
tal, elle se fait conduire en voiturette tous les
jours devant l’autel de la Vierge pour réciter
des prières et déposer des fleurs des champs
que sa mère a cueillies. Le jour de
l’Immaculée 1936, alors qu’elle approche de
son dernier Noël, Nennolina écrit : « Je
suis contente de ce que c’est aujourd’hui Ta
fête, ma chère petite Madone! (...) Moi, cet-
te fois que viendra ta fête et celle de Jésus, je
ferai des petits sacrifices, et dis à Jésus qu’il
me fasse mourir avant de commettre un
péché mortel ! »
Consumée par la tumeur, après de
longues souffrances, Nennolina s’éteint le 3
juillet 1937, à moins de sept ans. A la mort
de Nennolina, vont suivre des conversions et
des grâces et sa réputation de sainteté se
répand partout. Le corps d’Antonia repose
maintenant dans une petite chapelle adjacen-
te à celle qui conserve les reliques de la pas-
sion de Jésus, dans la basilique Ste Croix de
Jérusalem. La basilique où elle a été baptisée
se trouve dans les quartiers de Rome où elle
a vécu sa courte vie..
Mirko Testa (de Zenit)
Indulgence plénière
pour les fidèles
de Lourdes
Parmi les diverses occasions de vivre
dans le jubilé qui se célèbre à Lourdes pour
le 150
ème
anniversaire des apparitions maria-
les, ressort celle de recevoir chaque jour
l’indulgence plénière, comme l’a décidé le
pape Benoit XVI: « Aux fidèles, qui ,
depuis le 8 décembre 2007 jusqu’au 8
décembre 2008, visiteront la grotte de
Massabielle, ou bien, à partir du 2 février
2008 jusqu’au 11, ceux qui visiteront, en
quelque église, oratoire, grotte ou lieu déco-
ré, l’image bénie de la Bienheureuse Vierge
Marie de Lourdes solennellement exposée à
la vénération publique ».
On sait bien que Lourdes est un but de
pèlerinages surtout de très nombreux
malades. Ils pourront donc gagner l’indul-
gence ainsi que « les vieillards, les infirmes
et tous ceux qui, pour une cause légitime, ne
peuvent pas quitter leur maison; tous le
pourront, dans leur propre maison ou là où
ils sont retenus par la maladie, pendant les
jours du 2 au 11 février 2008 en accomplis-
sant avec le désir du coeur, spirituellement,
une visite à Lourdes, récitant les prières et
offrant avec confiance en Dieu, par le moyen
de Marie, les maladies et autres ennuis de
leur vie ».
Un peu de philosophie
éloigne de Dieu,
beaucoup de philosophie
rapproche de Dieu.
Fr. Bacon (1561-1626)
homme d'état anglais et philosophe,
créateur de l'empirisme.
2
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Nous continuons à contempler les
louanges que nous trouvons dans les
Litanies “Lauretane” et portons notre atten-
tion sur:
DEMEURE CONSACRÉE
À DIEU
En voulant nous arrêter sur une traduc-
tion littérale du verset: “Vase, insigne dévo-
tion”,
nous risquerions de perdre le vrai sens
de l’invocation. Celle-ci, en effet, devrait
être traduite par l’expression: “Vase éminent
de dévotion”;
malheureusement dans ce cas
on perd complètement, ou presque, le sens
réel que la tradition a voulu lier à ces mots.
Marie, en effet, la toute Sainte et pleine de
Grâce est justement et non sans raison le
“vase”
qui garde le Trésor de la Parole qui
s’est incarnée en elle. Jésus Lui-même la
reconnaît comme telle et en souligne la réa-
lité quand il dit: “bienheureux qui garde la
Parole dans son coeur et la met en pratique.”
Avec l’expression “vase éminent” on
veut, en effet, souligner la complète disponi-
bilité de la Vierge à la volonté divine. Cette
vertu a porté la Trinité Très sainte à
s’éprendre de Marie.
Pour le mot “dévotion”, il reste à souli-
gner que l’attention de Marie était entière-
ment tournée vers le Seigneur, et toute sa
personne et toute sa vie étaient un éloge
constant à Dieu. Cette invocation souligne la
nécessité de préparer et garder toujours avec
le meilleur soin notre coeur, demeure choi-
sie par Dieu depuis le jour de notre baptême.
Marie a réellement et totalement été un
“vase cristallin”, digne d’être la précieuse
demeure choisie par le Verbe pour s’incar-
ner. Elle a su garder son Coeur Immaculé
beau et attentif à chaque inspiration de
l’Esprit Saint. Ne voulant pas cependant
nous cantonner dans une traduction littérale
de notre invocation, nous pourrions utiliser
une expression, aussi belle mais qui nous
permet d’en apprécier plus encore la profon-
deur. Cette litanie est traduite en effet avec la
phrase: “Demeure consacrée à Dieu.” Dans
ce cas, le sens le plus profond de la louange
ne change pas, mais est même soulignée
avec plus de force car la consécration est ‘se
faire don’. “Toute” au Seigneur, c’est régler
tous ses propres désirs et projets selon la
seule et souveraine Volonté Divine.
Le domicile consacré rappelle à l’esprit
le Temple de Jérusalem, endroit unique pour
le peuple d’Israël: Dieu y avait sa demeure
où l’on pouvait avoir avec Lui une rencontre
mystique. Marie incarne en Elle-même tout
ceci et pour nous chrétiens c’est la plus bel-
le demeure, où pouvoir faire naître une ren-
contre intime avec Jésus et nous sentir vrai-
ment ‘chez nous’.
ROSE MYSTIQUE
Dans la tradition chrétienne il est diffici-
le de trouver des expressions “dans le langa-
ge naturel” à qui associer l’illustration des
Saints ou même de la Vierge. Avec le terme
“langage naturel” on veut dans ce cas indi-
quer toute une série d’expressions (très peu
en réalité) où une image est représentée par
La plus belle fleur
Comment une personne à qui on a découvert une maladie grave peut-elle dire : « Je suis
sereine parce que, dans la vie, j’ai expérimenté que c’est par des situations difficiles que j’ai
toujours appris beaucoup, que j’ai toujours reçu beaucoup ». Certainement l’Esprit seul peut
avoir suggéré de telles paroles, Dieu seul peut avoir inspiré de tels sentiments. Certainement
dans notre vie, nous avons bien des fois expérimenté la souffrance et nous savons que nous
l’expérimenterons encore en de multiples occasions. Tant de fois nous avons éprouvé la fai-
blesse et l’incapacité de faire quelque chose. Si souvent nous avons trouvé des difficultés,
peut-être aussi très envahissantes. Mais peut-être aussi toutes ces situations que nous présen-
te la vie, sont-elles des occasions que nous offre la Providence pour nous faire comprendre
l’amour de Dieu. Peut-être ces souffrances qui sont les nôtres doivent-elles êtres considérées
plus comme des occasions de vie que de mort, plus des occasions de bien que de mal. Il nous
arrive alors de comprendre que les situations difficiles de notre vie sont le terrain fertile où
croissent les plus belles fleurs. Elles ne poussent pas dans un autre terrain.
Ce terrain ressemble beaucoup et paraît même être tout à fait celui que Jésus a choisi pour
venir au milieu de nous, celui –là même où il a été enseveli.. Tel est le terrain qui le premier
a vu sa résurrection. C’est le terrain que Jésus a rendu fertile grâce à sa mort et à sa résurrec-
tion. C’était un terrain tellement aride qu’ il ne pouvait rien produire de bon, mais maintenant
il n’est plus ainsi grâce à Lui qui l’a transformé. C’est le terrain où Marie a cultivé et cultive
les plus belles fleurs; c’est le terrain où s’est épanouie la plus belle fleur: Jésus.
Là se trouve le jardin fermé que les sangliers et les animaux sauvages ne peuvent dévas-
ter.
Oui nous sommes tous appelés à accueillir les peines que la vie nous offre car, grâce à
Jésus, elles sont toutes devenues le terrain fertile du jardin fermé où croissent les fleurs les
plus belles et les plus parfumées; le jardin où les fleurs ne sont pas abîmées parce qu’elles
croissent soignées et protégées; le jardin où les fleurs ressemblent toutes à Jésus et ont son
parfum. Telles sont les fleurs les plus agréables au Père parce que justement elles ressemblent
au Fils.
Maintenant je comprends pourquoi la fleur de telle personne malade est si belle: certai-
nement elle a poussé dans le jardin fermé. Ce jardin, nous pourrions l’appeler jardin de
Marie,
ce jardin c’est Marie. Merci, notre Mère, parce que tu nous as appelés à croître com-
me de belles fleurs dans le jardin fermé. Merci Marie parce que tu es le jardin fermé, notre
défense contre les animaux sauvages: là, les peurs s’évanouissent parce que tu es notre défen-
se et notre aide.
La petite barque
Ne t’est-il jamais arrivé de voir une petite barque dans une mer très agitée par les vagues?
L’impression est celle d’un grand danger qui atteint cette barque et ses occupants. Il arrive par-
fois qu’on se sente comme une petite barque, petite comme nous, dans une mer ténébreuse et
avec des vagues énormes, impressionnantes. Dans ces moments, c’est une aide puissante de
se sentir sous la protection du Très-Haut. Ce sentiment te donne confiance et paix dans le
Seigneur et tu peux même te reposer et, ma foi, t’endormir dans la petite barque comme a fait
Jésus quand il était sur la mer démontée. Dans semblables situations on découvre de façon très
évidente comment le Seigneur n’abandonne pas ses enfants en cas de nécessité et c’est ainsi
qu’on peut éprouver, nonobstant les difficultés, une joie inattendue que Lui seul peut donner.
L
ES
L
ITANIES
...
P. Ludovico Maria Centra
S
I M P L E S
P
E N S É E S
de Pietro Squassabia
les vertus ou la beauté d’une plante ou d’une
fleur. Quelque chose nous vient de la tradi-
tion carmélitaine, où Notre-Dame est invo-
quée avec des expressions telles que: ‘fleur
du Carmel’ ou ‘Vigne en fleur ‘
Pour Marie est souvent rappelé le sym-
bole du lis, signe de pureté. A l’inverse; la
rose a toujours été considérée comme la rei-
ne des fleurs, et en Marie, la plus belle de
toutes les roses, le rapprochement veut sou-
ligner encore un sens plus spécial, celui
d’être emblème de la vie où l’on admire la
beauté d’exister, mais en même temps on
expérimente la difficulté de cheminer entre
préoccupations et douleurs.
Marie conçue sans péché pouvait être
exemptée de la souffrance, mais l’amour
pour son Fils et pour l’humanité entière a
fait qu’elle suivît les traces de Jésus dans le
chemin de la Croix, de sorte à devenir co-
rédemptrice de l’humanité.
Une autre caractéristique qui nous
apporte à associer Marie à une rose c’est sa
beauté polyédrique. Les vertus et les quali-
tés humaines de la Vierge, en effet, se lient
de manière parfaite aux caractéristiques
d’une fleur aussi sublime que raffinée.
Ainsi, même le parfum de notre Fleur
Mystique est signe de sa capacité de savoir
répandre le “bon parfum” de Christ.
Marie est la créature qui possède en elle
toutes les vertus et celles-ci ont leur fonde-
ment unique en Dieu, comme elle le recon-
naît et le chante dans le Magnificat.
Le terme ‘mystique’ souligne en outre que
tout son être est lié à Dieu et qu’en elle
l’oeuvre du Très-Haut se révèle dans toute
sa splendeur.
« La prière se réalise quand le
Christ habite dans le coeur du
chrétien, et l’invite à un engage-
ment cohérent de charité envers
le prochain. La prière est bien
accueillie quand elle donne sou-
lagement au prochain. La prière
est écoutée quand en elle se
trouve aussi le pardon des
offenses. La prière est forte
quand elle est pleine de la force
de Dieu. »
Benoit XVI
3
Echo 197
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Lourdes
et le jubilé
Encore un rendez-vous important avec la
Vierge Marie. Il y a quelques mois, on a célé-
bré les 90 ans des apparitions de Fatima, et
cette année ce seront les 150 ans de la pre-
mière apparition de la Vierge à Lourdes, évé-
nement souligné par une série d’initiatives
mais surtout par la grâce qui se répandra
abondamment sur les fidèles. Année jubilaire
donc, commencée officiellement le 8
décembre dernier, solennité de l’Immaculée
Conception.
Et c’est justement le nom sous lequel
s’était présentée la « Belle Dame » à la peti-
te Bernadette, titre encore inconnu du
peuple, mais très connu des autorités ecclé-
siastiques qui, justement, quatre ans plus tôt
avaient proclamé le dogme de la conception
immaculée de Marie de Nazareth.
«
Comme les autres apparitions
mariales, celles de Lourdes rentrent dans la
lutte permanente
, et sans exclure les coups,
entre les forces du bien et les forces du
mal, commencée dès le début de l’histoire
humaine
et qui se poursuivra jusqu’à la fin
» a affirmé le cardinal indien Ivan Dias,
Préfet de la Congrégation pour
l’Evangélisation des Peuples. « Cette lutte
–a-t-il expliqué- est encore plus acharnée
qu’au temps de Bernadette » parce que « le
monde se trouve terriblement inséré dans la
spirale d’un relativisme qui veut créer une
société sans Dieu... »
Karol Wojtyla; quelques mois avant son
élection au pontificat a dit : « Nous sommes
aujourd’hui face au plus grand combat que
l’humanité ait jamais eu.
Je pense que la
communauté chrétienne ne l’a pas encore
tout à fait compris. Nous sommes aujour-
d’hui face à la lutte finale entre l’Eglise et
l’anti-église, entre l’Evangile et l’antiévan-
gile ».’
De telles paroles sont prophétiques’
commente le cardinal Dias « et c’est juste-
ment pour ce motif qu’est desendue du ciel
une Mère préoccupée pour ses fils qui vivent
dans le péché, loin du Christ ».
« Les apparitions mariales, a-t-il ajouté,
sont de vraies et authentiques irruptions
mariales dans l’histoire du monde qui mar-
quent l’entrée décisive de la Vierge au plein
des hostilités entre elle et le diable, comme
on le voit dans la Genèse et dans
l’Apocalypse... » C’est pourquoi il ne faut
pas baisser la garde, ici à Lourdes, comme
dans le reste du monde. « La Vierge, a-t-il
observé, est en train de tisser un réseau de
ses fils et filles spirituels pour lancer une
forte offensive contre les forces du malin
et
pour préparer la victoire finale de son divin
fils Jésus Christ et elle nous appelle aujour-
d’hui même à entrer dans sa légion pour
combattre contre les forces du mal. »
Les armes qui seront utilisées dans cette
lutte
seront la conversion du coeur, une gran-
de dévotion envers la sainte Eucharistie, la
récitation quotidienne du saint Rosaire, la
prière constante et sans hypocrisie, l’accep-
tation des souffrances pour le salut du
monde.
La victoire finale sera celle de Dieu
–a conclu le cardinal Dias—. Et Marie com-
battant à la tête de l’armée de ses fils contre
les forces ennemies de Satan, écrasera la tête
du serpent.»
Rédaction
La lumière de l’Immaculée
sur le chemin de Medjugorje
de Giuseppe Ferraro
“Je suis l’immaculée Conception!.”
Telle fut la déclaration solennelle que Marie
confia au coeur simple de Bernadette
Soubirous en ce printemps mémorable de
1858 à Lourdes.
Ce n’est pas par hasard que ce jour tom-
bât le 25 mars, solennité de l’Annonciation,
aurore fondatrice du salut du monde scellé
par le OUI de Marie au grand projet de grâ-
ce enclos dans le Coeur du Père de toute
éternité. Il existe, en effet, un rapport très
étroit entre le ‘oui’ de Marie et l’unique salut
de l’Archange qui proclame sa réelle identi-
té en Dieu : “pleine de grâce”, c’est-à-dire
l’immaculée.
Les apparitions de Marie à Lourdes
constituent, en effet, le “grand début” d’un
plan extraordinaire de salut cosmique, qui
est allé en se développant progressivement
dans le temps, à travers la présence presque
ininterrompue de la Mère de Dieu en
d’autres localités de la planète, dans les plus
différents contextes culturels et spirituels,
toutes articulées dans l’économie d’un seul
projet vertigineux de grâce, qui à Lourdes, à
Fatima et finalement à Medjugorje a trouvé
ses manifestations les plus significatives.
A Lourdes Marie se présente au monde
avec le titre d’Immaculée Conception, une
appellation qui, dès le début des grandes
apparitions mariales de la fin du millénaire
grave le sceau de la victoire finale, annoncée
dans le Livre de la Genèse, sur celui qui est
prince et auteur initial du péché et de la mort.
À la confirmation concrète de cette déclara-
tion irrévocable de victoire, dans cet endroit
iront en se multipliant guérisons miracu-
leuses, physiques et spirituelles, signes de la
forte emprise prophétique, de l’eau vive don-
née d’En-Haut, non jaillie de main d’homme
et apte à “guérir les nations” (Ap 22,1), un
signe qui rappelle déjà le Royaume éternel
de l’Agneau au centre de la Jérusalem céles-
te.
A Fatima la Mère de Dieu apparaît aux
trois pastoureaux “plus resplendissante que
le soleil” (v. Journal de Soeur Lucie), une
image qui évoque explicitement le “signe
grandiose: une femme habillée de soleil”,
(présent dans le chapitre 12 du Livre de
l’Apocalypse) qui guide les fils de la lumiè-
re dans le combat décisif cosmique entre le
dragon et sa descendance. Là, Marie annon-
ce même la victoire finale de Son Coeur
Immaculé et indique à toute l’Église, à tra-
vers les quelques et simples témoins choisis,
(significativement bien loin de la science du
monde), la voie concrète pour l’obtenir:
l’offre inconditionnelle de sa vie à Dieu au
moyen de Son Coeur Immaculé. “Voulez-
vous vous offrir à Dieu pour supporter toutes
les souffrances qu’II voudra vous envoyer
pour la conversion des pécheurs” (ibidem, le
13 mai 1917).
A Medjugorje Elle actualise dans l’heure
du plein accomplissement tout ce qui a été
préfiguré et annoncé dans les apparitions
précédentes. En effet, de cet endroit dans
lequel “se trouve la source de la grâce”
(Mess. 08.05.1986), la Reine de la Paix,
appelle depuis plus de vingt-six ans une mul-
titude d’enfants à accueillir le don de Son
‘immaculéité’ même, unissant leur ‘oui’ au
Sien dans l’offrande totale de la vie à Dieu,
pour que s’accomplisse le salut de toutes les
âmes et la récapitulation en Christ de la
Création entière, pour qu’elle soit rendue
éternellement participante de la vie incorrup-
tible du Père. “Je veux sauver toutes les
âmes et les offrir à Dieu”
(Mess.
25.08.1991).
Il existe donc un fil spirituel essentiel
qui serpente à travers les grandes apparitions
mariales des deux derniers siècles et qui joint
directement la grâce de Lourdes à celle de
Medjugorje; c’est le cadeau céleste fonda-
mental de ‘l’immaculéité’, grâce spirituelle
qui a été déclarée constitutive à Lourdes de
l’identité même de Marie et qui aujourd’hui
est offerte par Elle à Medjugorje aux multi-
tudes de fils appelés à donner librement un
‘oui’ inconditionnel à Dieu à travers Son
Coeur Immaculé.
C’est la grande clé spirituelle que Notre-
Dame nous donne aujourd’hui pour triom-
pher de toute forme de mort présente en nous
et dans l’univers, un don capable de nous
transformer concrètement en canaux vivants
de l’amour pur du Très-Haut pour la création
entière.
La Reine de la Paix apparaît
, en effet,
en ce temps pour faire éclore de Son Coeur
Immaculé un peuple nouveau,
intimement
uni à Elle dans l’offrande royale de
l’Agneau, au service du salut final du mon-
de, pour que “tous reçoivent la vie en Christ”
(1Cor. 15, 22) et que la création entière, plei-
nement transfigurée dans la lumière des
cieux nouveaux et de la terre nouvelle, soit
enfin “remise au Père” (1Cor. 15, 25), pour
devenir vraie “demeure de Dieu parmi les
hommes” où Il ‘demeurera avec eux... et
essuiera chaque larme de leurs yeux; il y
n’aura plus ni mort, ni deuil, ni plainte, ni
angoisse, car l’ancien monde s’en est allé’
(Ap 21, 1-4).
« O Jésus, je considère cette nouvelle année comme une page
blanche que ton Père me présente et sur laquelle il écrira jour après
jour ce qu’il a disposé dans son divin vouloir; mais jusque-là, au
sommet de la page je mets déjà mon Amen, ainsi-soit-il, à toutes les
dispositions de ta divine volonté. Oui, o Seigneur, oui à toutes les
joies, à toutes les douleurs, à toutes les grâces, à toutes les fatigues
que tu m’as préparées et que tu me révéleras jour par jour. Fais que
mon amen soit l’amen pascal, toujours suivi de l’alleluia, donc pro-
noncé de plein coeur, dans la joie d’une complète donation. Donne-
moi ton amour et ta grâce et je serai assez riche.
Sr. Carmela du Saint-Esprit
4
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En Elle
de Stefania Consoli
En elle tout commence,
comme à partir
de rien, dans ce sein pur, parfait. En elle tout
retourne à la dignité originelle et se revêt de
beauté. En Marie, la plus petite et la plus
grande, la plus belle et la plus cachée de
toutes les créatures, où le Créateur a trouvé
berceau et demeure.
Un autre « nouvel an »
en elle com-
mence et nous est donnée la possibilité de
recommencer; de rien, de zéro ou plutôt d’el-
le qui se fait toute petite pour ne pas nous fai-
re honte de notre nullité, de la faiblesse qui
inévitablement accompagne nos gestes,
même quand nous voulons apparaître forts.
Quand nous sommes fixés en elle tout
disparaît parce que, en nous enlevant le
superflu nous pouvons trouver à l’intime de
nous-mêmes la bonne racine destinée à
croître; cette racine profonde qui est notre
identité la plus vraie. Une racine qui, si nous
la lui confions, mûrira jusqu’à son plein épa-
nouissement.
Au début de toute nouvelle année, les
journées paraissent fraîches,
dépouillées
des pesanteurs accumulées dans le temps; des
journées prêtes à se remplir de nouveautés, de
nouvelles occasions, de nouvelles opportuni-
tés. Il nous est donné de recommencer à
détourner nos regards des vieilleries, des
erreurs éventuelles pour fixer nos yeux vers
un horizon transparent, plein de surprises
prêtes à déboucher au moment voulu pour
nous remplir de joie et du goût de vivre.
Il ne faut pas craindre les passages ni
l’inconnu.
Et ne cédons pas à la tentation de
comparer avec ce que nous avons vécu, pen-
sant que « après tout, rien ne change... » ou
que finalement ‘tout a déjà été vu’. Laissons
à la mentalité sensationnaliste des medias la
malheureuse tâche de nourrir le pessimisme
envahissant qui opprime les cœurs et brouille
les consciences. Et au contraire laissons-
nous saisir par les nouveautés ensemencées
en elle, en Marie, terrain toujours propice à
la germination du Bien.
La Mère de Dieu nous a encore ouvert
cette année.
Si nous ne nous fermons pas à
la grâce qui en elle a son plein accomplisse-
ment, nous serons l’épiphanie vivante du
Seigneur, des phares d’une lumière inextin-
guible, qui se projetant vers les lointains leur
montrera la route vers le but. Si nous demeu-
rons en elle, elle sera avec nous. Il n’y aura
pas besoin de courir vers les sanctuaires pour
sentir sa caresse maternelle parce que nous
serons, nous, un petit Medjugorje, où la
Vierge vivante pourra s’exprimer et appa-
raître: quiconque, nous rencontrant, la verra
à travers nous.
Au début novembre il y a encore une
grande foule dans cette terre très sainte; de
nombreux pèlerins sont accourus à l’occasion
de la solennité de tous les saints, mais aussi
de l’apparition à Mirjana qui se produit tous
les 2 de ce mois. Passés ces jours commence
finalement la période de « basse saison ».
Une communauté « spontanée »
Le froid hivernal et le manque de pèle-
rins donnent à Medjugorje un aspect nou-
veau, tout à fait inhabituel et qui, pour la plu-
part reste inconnu. Nombreux sont les côtés
positifs à redécouvrir dans ce village désor-
mais profondément transformé par le passa-
ge continuel des foules.
A la messe du soir, l’église reste « plei-
ne », mais on peut toujours trouver une pla-
ce pour s’asseoir. Même si les personnes pré-
sentes sont si nombreuses, l’air qui se respi-
re est un air d’intimité familiale, peut-être
parce qu’il n’est pas difficile de reconnaître
le visage de ceux qui ont choisi de vivre à
Medjugorje pour diverses raisons. Ils sont
laïcs ou consacrés de diverses nationalités;
les uns travaillent, d’autres consacrent la
plus grande partie de leur temps aux pèle-
rins. Il y a aussi les dévots du lieu qui depuis
des années mettent sérieusement en pratique
les messages de Marie et persévèrent sur cet-
te route de grâce.
C’est une sensation agréable de voir à
côté de soi des visages connus pour la plu-
part et d’échanger entre nous un sourire pen-
dant que nous attendons la communion l’un
en face de l’autre. Dans bien des cas il n’y a
même pas une langue commune pour com-
muniquer entre nous, mais la grâce de Marie
se charge de tout. Il suffit d’un petit geste de
salut pour créer la familiarité et puis n’est-ce
pas peut-être le sacrifice eucharistique lui-
même auquel nous participons chaque jour
qui nous fait un seul coeur et une seule âme?
La profonde tranquillité des monts
Même le Podbrdo et le Krizevac sont
moins fréquentés et c’est vraiment une expé-
rience de savourer la montée sur ces hauteurs
au crépuscule hivernal en complète solitude.
Traverser les longues files de magasins aux
stores baissés, sentir comment l’air frais
remplit les poumons et donne vigueur même
à la prière, qui semble ainsi s’écouler plus
rapide et élancée, consciente qu’en cette sai-
son tout doit se réduire à l’essentiel: il n’y a
plus le temps de papillonner en des pensées
qui sont seulement de l’ornement, qui ne
guident pas directement vers le Bien
Suprême.
Au sommet il y a ce silence, ce recueille-
ment intérieur qui est immanquable dans ce
lieu béni, mais qui maintenant est particuliè-
rement renforcé par l’absence de tout bruit
:Le murmure subtil du vent règne, unique
souverain sur les couleurs de fin de journée.
Dans le lointain le scintillement des lumi-
gnons décoratifs réveille en moi une heureu-
se nostalgie de Noël et, dans cette solitude
totale je peux savourer comme jamais cette
présence intérieure qui réchauffe mon cœur;
Marie est là avec l’abondance de Sa grâce...
Les lumières de l’Avent
La conséquence du manque de pèlerins c’est
aussi une moindre dose de travail pour la
plus grande partie des habitants de
ce village; l’Avent peut devenir
ainsi également pour eux une occa-
sion pour consacrer plus de temps à Dieu.
Mais parmi toutes les initiatives la plus
sentie des gens du lieu il y a une vieille tra-
dition: célébrer aux premières lueurs de l’au-
be une sainte messe, appelée pour cela
«Messe de l’aurore» justement parce qu’on
se rend à l’église pendant que la nuit est
encore épaisse et qu’à la fin peuvent pointer
à l’horizon les premières lueurs du jour. En
sortant de l’église le froid est poignant com-
me à l’arrivée, mais dans l’âme il y a une
chaleur satisfaisante et avec Jésus au coeur
naît une espérance toute nouvelle de pouvoir
affronter la journée en Lui et par Lui; dans la
certitude qu’Il ne manquera pas de récom-
penser tous nos sacrifices, même les plus
petits.
Nombreux sont les enfants présents, et
avec eux leurs grands frères, les parents et
grands-parents. Je me souviens encore de ma
stupeur, quand, pour la première fois chemi-
nant tout engourdi dans Medjugorje, à six
heures du matin, je pensais: «A qui d’autre
viendra l’idée de faire une folie de ce genre
avec un temps pareil?» Entrant ensuite dans
l’église je ne pouvais en croire mes yeux:
tous les bancs étaient déjà occupés!
Un Noël vraiment saint
Ainsi la fête la plus attendue arrive aussi
dans cette terre mariale, trouvant dans les
coeurs un terrain fertile pour y mettre ces
grâces toujours nouvelles que le Seigneur
nous apporte. Oui, c’est une joie pour tous,
la possibilité désormais si rare de vivre une
fête comme celle-là, en sentant bien que les
cadeaux, les souhaits, les douceurs, les déco-
rations... tout cela n’est qu’une garniture qui
ne veut pas s’imposer et prendre toute la pla-
ce, car au centre de l’attention règne souve-
rain le mystère d’un Dieu qui s’incarne, qui
nous apporte le salut, qui s’offre à nous com-
me Rédempteur.
fra Francesco Cavagna
Cela arrive a Medjugorje...
Apparitions à Mirjana
2 décembre 2007
«Chers enfants, pendant que je regarde
dans vos coeurs mon coeur se remplit de
douleur et de tremblement. Mes fils, arrêtez-
vous un instant et regardez vos coeurs. Mon
Fils, votre Dieu, est-il vraiment à la première
place? Ses lois sont-elles vraiment la mesure
de votre vie ? Je vous avertis de nouveau:
Sans la foi il n’y a pas le voisinage de Dieu,
il n’y a pas la Parole de Dieu qui est la lumiè-
re du salut et la lumière du bon sens».
2 janvier 2008
«Chers enfants, de toute la force de mon
coeur, je vous aime et je me donne à vous.
Comme la mère lutte pour ses fils, je prie et
lutte pour vous. De vous, je demande de ne
pas craindre de vous ouvrir pour que vous
puissiez aimer et vous donner aux autres de
tout coeur. Plus vous ferez cela avec coeur,
plus vous accueillerez et mieux vous com-
prendrez mon Fils et le don qu’il vous fait.
Que tous vous reconnaissent à travers
l’amour de mon Fils et le mien. Je vous
remercie».
5
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L’alliance de Dieu
avec nous
de P. Tomislav Vlasic
Dans notre cheminement spirituel il est
fondamental de purifier la foi, l’espérance et
la charité parce que toutes nos autres vertus
dépendent d’une attitude purifiée, d’une
manière pure d’espérer et d’aimer. En ce sens
nous illumine la lecture du personnage
d’Abraham et son aventure existentielle décri-
te dans l’Ancien Testament.
Dieu ordonna à Abraham: « Quitte ton
pays, ta patrie et la maison de ton père et va
vers le pays que je t’indiquerai »
(Gen. 12,1).
Cette demande s’adresse aussi à nous. Dieu
nous demande: « Sors de toi-même, laisse-toi
toi-même et tout ce qui t’appartient, toutes les
constructions que tu as faites à l’intérieur de
toi-même et aussi toutes tes interprétations de
la foi. Moi, ton Dieu, je t’indiquerai la route à
suivre ». Cette attitude est à la base de notre
cheminement spirituel et il devient essentiel
de considérer ce que signifie pour nous ce va.
En ces temps nous vivons un « exode
cosmique »: Jésus, comme le Bon Pasteur,
nous attire pour tout récapituler en lui-même.
Il est donc nécessaire de sortir de nos concep-
tions étroites, des interprétations personnelles,
de la religiosité et des règles humaines.
Quand Dieu nous appelle à aller plus loin,
nous ne pouvons pas nous appuyer sur nous-
mêmes ni sur les autres. Qui chemine avec
nous peut seulement nous aider si, à son tour,
il est inséré dans le mouvement de la grâce,
qui est un mouvement continu. Vivre la foi
signifie vivre un exode qui porte à la transfor-
mation. Si une personne n’est pas en mouve-
ment, elle est prisonnière de l’immobilité, elle
vit comme dans un étang. Si nous voulons
cheminer, il est important de percevoir ce
mouvement continu en nous-mêmes et de
permettre à Dieu de nous pousser en avant, de
transformer notre esprit.
C’est pourquoi il est bon de distinguer
l’appel de Dieu d’avec le cheminement de la
foi. Dieu a appelé Abraham sans lui expliquer
où il ira, qui il rencontrera, et Abraham est
parti. A l’intérieur de nous-mêmes il doit y
avoir le même départ dans la foi, dans la
confiance en Dieu. Nous devons reconnaître
quand nos prières ne portent pas à ce mouve-
ment dans la confiance. La prière ne peut être
une activité de cinq minutes, ni de cinq
heures, mais un continuel retour à Dieu. Nous
devons être prêts, actifs dans la foi pour ne pas
nous sentir assaillis et non-préparés dans les
épreuves.
Quand une âme ne réussit pas à résoudre
les problèmes qu’elle rencontre, elle vit com-
me si elle était un cours d’eau rencontrant une
digue qui le bloque et alors elle entre dans la
négation, elle porte la destruction autour d’el-
le, elle se heurte avec les autres.
L’alliance se réalise avec Jésus, ce n’est
qu’à travers Jésus Christ que nous pouvons
vaincre tous les obstacles que nous trouvons
dans nos rapports purifiés avec le Père.
Cheminons ensemble avec Jésus qui nous a
ouvert la voie pour retourner au Père ; il n’y
a pas d’autre moyen; c’est la porte par laquel-
le l’Esprit-Saint peut descendre sur nous,
comme sur Marie et rendre fécond tout ce qui
humainement en nous ne peut l’être.
Ne craignons pas d’accueillir cette paro-
le qui débloque notre âme, nous ne pouvons
pas être tristes et préoccupés, nous ne devons
pas nous laisser appesantir par les situations,
par des problèmes car Dieu. est là. Ne le blo-
quons pas avec nos mesures étroites; si de
notre part il y a la fidélité qui va au-delà, son
action peut se manifester.
La vie offerte scelle l’alliance. Mais que
veut dire offrir la vie ? Vivre dans une rela-
tion créative, dans un échange continuel avec
Dieu. Chaque jour que de pensées, que de
préoccupations passent dans notre esprit.
Présentons-les au Seigneur pour qu’il
pénètre tout notre être et nous conduise au-
delà. Je ne peux être fécond si je suis sans
cesse immergé dans la tristesse, dans la cri-
tique envers moi-même et envers les autres,
dans l’inquiétude, parce que, à travers moi,
la puissance de la rédemption ne passe pas.
Notre âme touche ce qui vit en nous et
autour de nous, ce qui est bien et ce qui est
mal. Si nous analysons les personnes et les
situations avec notre logique humaine, nous
retombons dans un cercle fermé, mais si
nous portons tout à Dieu, avec abandon,
alors tout mal s’affaiblit: c’est cela l’activité
créative de Dieu, qui ne connaît pas l’analy-
se de la logique humaine, mais s’ouvre à
l’action créative divine.
Quelle est notre tâche ? Quand nous
nous sentons touchés par le bien, rendons
grâce à Dieu; si nous sentons le mal, por-
tons-le à sa vision, que ce soit Lui qui sépa-
re le bien du mal qu’il jette en enfer. Si tout
ce qui passe dans notre âme était élevé à
Jésus-Christ, nous accomplirions un travail
énorme en faveur de l’Eglise et de l’huma-
nité.
Il faut des « MÈRES »
pour les prêtres
C‘est un appel qui part carrément du
Saint Siège, lequel a lancé une campagne
d’adoration eucharistique et de « maternité
» pour la sainteté des prêtres du monde, jus-
tement à l’occasion de la solennité de
l’Immaculée Conception.
Le texte qui annonce l’initiative explique
que la campagne veut « mettre en marche un
mouvement spirituel qui, faisant mieux
prendre conscience du lien entre eucharistie
et sacerdoce, ainsi que de la maternité spé-
ciale de Marie envers tous les prêtres, puisse
donner vie à une cordée d’adoration perpé-
tuelle, pour la réparation des manquements
et pour la sanctification des clercs »
Sont invitées en particulier les « âmes fémi-
nines consacrées » à adopter spirituellement
des prêtres pour les aider par l’offrande de
soi, l’oraison et la pénitence », imitant
l’exemple de Marie.
C’est vraiment à Elle « la Mère du Prêtre
Souverain et Eternel que l’on veut confier
chaque Prêtre, en suscitant, dans l’Eglise un
mouvement de prière qui mette au centre
l’adoration eucharistique continue, dans le
cadre des vingt-quatre heures ». De cette
façon, dans toutes les parties du monde s’élé-
vera toujours vers Dieu, incessamment une
prière d’adoration, de remerciement, de
louange, de demande et de réparation, dans
le but principal de susciter un nombre suffi-
sant de saintes vocations à la vie sacerdotale.
La lettre, une note explicative et des
annexes sur le sens de la maternité spirituel-
le des prêtres peuvent être lues sur www. cle-
rus.org/pregate.
La confession
nous fait revivre
Le Père Slavko a connu de près bien des
personnes qui, le coeur contrit, à Medjugorje
se présentaient à la source de la Grâce—la
Confession. Pour les aider à en approfondir le
sens et en apprécier la valeur, il écrivait dans
l’un de ses livres :
Marija Pavlovic, voyante, raconte :
«Pendant la prière, trois fois m’est apparue
l’image d’une fleur. La première fois elle
était merveilleuse, fraîche, très colorée. Et
j’en étais heureuse! Et puis j’ai vu la même
fleur fermée, fanée, ayant perdu toute sa
beauté. J’étais triste! Mais voici qu’une gout-
te d’eau tombe sur la fleur fanée et d’un coup
elle retrouve toute sa fraîcheur et sa colora-
tion! J’ai cherché à comprendre ce que pou-
vait signifier pour moi cette vision, mais je
n’ai pas réussi... J’ai donc décidé de le
demander à la Vierge pendant une de Ses
apparitions. Je lui ai dit : « Vierge ma mère,
que veut dire ce que j’ai vu pendant la prière?
Quel sens avait cette fleur ? La Vierge a sou-
ri et a répondu : « Votre coeur est comme
cette fleur. Tous les coeurs sont merveilleux
dans la beauté créée par Dieu. Mais quand
survient le péché, la fleur se fane et son éclat
s’évanouit. La goutte tombée sur la fleur pour
la raviver est le symbole de la confession.
Vous, quand vous êtes dans le péché, vous ne
pouvez pas vous aider tout seuls: il vous faut
une aide.
La confession , grâce à la puissance divi-
ne de Jésus Seigneur, surpasse sa réalité de
rencontre humaine et conduit l’homme jus-
qu’à la rencontre avec Dieu, avec le Père
plein de bonté qui, après avoir tant attendu ,
maintenant avec joie court embrasser, donner
des vêtements neufs et nous invite tous à la
table de la communion où on fête l’immensi-
té de la Divine Miséricorde.
Oui, la confession est une rencontre entre
l’humain et le divin , à travers l’instrument
humain de la conversation dans la confiance
réciproque. La confession est l’acceptation
de la Volonté de Dieu et le refus d’un monde
qui emprisonne et méprise, l’adhésion à la
source de salut et de lumière, de paix et
d’amour, et le refus des ténèbres, de la haine
et du désordre! Tout cela dans la pleine
conscience de nos gestes.
La confession est le moment du retour et
de l’acceptation renouvelée du Paradis ter-
restre, le début de la constitution d’un monde
nouveau. C’est le moment où Dieu a droit
d’entrer de nouveau dans notre vie et de
reprendre la première place. C’est aussi le
moment où notre vieil homme détruit se
renouvelle dans la pleine humanité du Christ.
Dieu Père est bonté infinie, miséricorde et
donne toujours le pardon à qui le lui deman-
de de tout coeur. Priez -le souvent avec ces
paroles: « Mon Dieu, je sais que mes péchés
sont grands et nombreux contre ton amour,
mais j’espère que tu me pardonneras. Je suis
prêt à pardonner à tous, à l’ami comme à
l’ennemi. O Père j’espère en toi et je désire
vivre toujours dans l’espoir de ton pardon».
De Donne-moi ton coeur blessé (confession:
comment, pourquoi?) de P. Slavko
6
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Prêtre, mais de
façon différente
En 1990 je suis allé à Medjugorje pour la
première fois. J’étais curieux d’observer ce
phénomène extraordinaire des apparitions de
Marie et j’avais tant envie d’apercevoir moi
aussi cette présence pour pouvoir me sentir
accueilli et choisi par Elle. J’ai toujours aimé
le Seigneur et j’ai vécu, déjà tout petit, cette
relation, me confiant toujours à Lui. J’ai aus-
si beaucoup péché dans ma vie, mais je dois
dire que cela ne m’a pas empêché de revenir
toujours à Dieu, parce que ce sont les
malades qui ont besoin du médecin.
Je me suis retrouvé passant quelques
années de ma vie au séminaire, parce que je
sentais le désir de devenir prêtre; je voulais
devenir le prêtre des pauvres, de ceux qui
vivent dans la misère tant matérielle que spi-
rituelle. J’aurais voulu aller vers le dernier, le
marginal, le désorienté, le petit, l’accablé, le
prisonnier et le drogué, en somme vers ceux
qui sont laissés de côté par la société. Moi
aussi je suis pauvre, et c’est pour ça que je les
aime et les comprends. Je dois remercier
Dieu de m’avoir fait ainsi comme je suis,
miséreux et nécessiteux tout à fait comme les
personnes dont j’aurais voulu m’occuper
pour être leur guide spirituel.
J’ai toujours regardé vers les derniers
pour apprendre d’eux l’humilité et la recon-
naissance, parce qu’en cela ils sont nos
grands maîtres. C’est tout à fait vrai que Dieu
choisit les siens dans ce monde des petits qui,
dans notre société, sont à rejeter. Dieu va à la
recherche des personnes abandonnées, qui se
sentent inutiles, parce qu’il veut les aimer, il
veut prendre soin d’elles, il veut leur faire
prendre conscience que, au contraire elles
comptent beaucoup.
J’avais tant de projets, tant de bonnes
intentions... J’avais le désir de devenir impor-
tant pour Marie, qu’Elle puisse m’appeler par
mon nom et s’intéresser à moi et à ma vie.
Avec moi je la portais dans l’armée des der-
niers que j’avais rencontrés dans la vie. Je
demandais d’avoir une force intérieure qui pût
me remplir sans peur pour réaliser ma mission
et porter aux autres une parole d’espérance.
Marie était là qui m’attendait et qui avait tout
préparé pour me rendre vraiment heureux.
Maintenant j’ai compris que nos erreurs ne
sont pas seulement un mal, mais servent à
comprendre tous ceux qui sont tombés dans
notre même péché pour que nous puissions
offrir notre vie pour eux. J’ai finalement com-
pris comment nous pouvons devenir tous
prêtres: il suffit d’avoir le coeur ouvert.
Il est temps d’éliminer l’hypocrisie, notre
continuelle tendance de nous cacher à Dieu
comme Adam après le péché originel, par
peur de Celui que souvent nous ne connais-
sons pas et dont nous pensons seulement
qu’il peut nous punir. Au contraire il est si
tendre qu’il nous fait le don de sa propre
Mère permettant qu’Elle soit au milieu de
nous pour porter nos âmes vers Lui qui est
L’Amour.
Quand Marie entre dans notre vie, alors
augmente l’intimité avec Dieu et nous pou-
vons avoir avec le Père une relation familière.
Maintenant je commence à l’aimer vraiment
avec le coeur, comme s’aiment ceux qui sont
chéris, je la veux toujours proche, dans les
joies et les douleurs, comme la maman ter-
restre que l’on appelle dans le besoin. Souvent
hélas, nous faisons ceci: nous écartons de
notre vie ceux qui vraiment nous aiment et
nous faisons entrer les fausses amours qui peu
à peu nous avilissent. Marie, dans son grand
Amour de Mère, nous lave, nous soigne, nous
nourrit, nous habille et nous présente à Dieu
qui nous enveloppe dans son immense
Amour.
Des années après ma première visite à
Medjugorje, Marie m’a appelé à un chemine-
ment de donation totale de ma vie à Elle et je
suis heureux d’avoir été choisi pour être ins-
trument du Royaume de Dieu. Je réponds
comme Elle: «Que ta volonté se fasse en
moi».
Je sais qu’aujourd’hui tant de nos frères
vivent dans le vide et les ténèbres, qui dans
l’alcool, qui dans la drogue, qui dans le déses-
poir, dans la misère et dans la faim, qui dans
la violence et dans la prostitution, et Dieu veut
les sauver à travers ceux qui se donnent avec
joie et deviennent ainsi lumière et guide pour
eux dans l’Esprit, à travers la prière et l’of-
frande.
Ceci est pour moi la vie : « Faire place à
Marie pour être comme Elle don pour les
autres et devenir de vrais fils du Père, pour
l’être au monde. » Ce n’est que si nous
entrons dans cette dimension que nous pour-
rons vivre avec joie l’appel à entrer dans
l’Amour. Pour ce faire nous devons mourir
chaque jour à nous-mêmes, sûrs que cela n’est
pas une mort mais ce qui engendre la vie en
Dieu
en nous et dans les autres. Des années
après ce lointain 1990 mon coeur travaillé et
ensemencé par Marie, est prêt aujourd’hui à
accueillir l’appel dans la famille spirituelle
Kraljice Mira
, un grand don de Marie. Dans
cette famille spirituelle il faut seulement être
doux, humbles et obéissants comme l’Agneau
Immolé à la volonté de Dieu.
A Medjugorje je cherchais l’amour pour
moi, l’attention de Marie, et Elle m’a donné
davantage: l’amour pour Elle et le désir de la
chercher toujours, pour lui ressembler dans
l’ouverture du coeur à Dieu et dans l’amour
pour les derniers, me faisant devenir pour eux
le prêtre que je voulais être, mais de façon dif-
férente, à travers l’appel de la Fraternité des
âmes offertes, voulue par Elle, qui m’a ensei-
gné une autre forme de sacerdoce pour mes
derniers, « l’offrande de la vie ».
Angelo Scuderi
Une route victorieuse
Il y a une route sûre pour arracher le mal
dans le monde: offrir notre vie, c’est-à-dire
appartenir totalement au Christ, suivre son
exemple, s’il le faut jusqu’à faire de notre vie
un sacrifice d’amour.
Comment? Je le mettrai en pratique
quand, face au mal et au péché du monde qui
me frappent et défilent devant mes yeux, je ne
me fermerai pas sur moi-même, je ne
condamnerai pas, je ne me ferai pas juge mais
j’accepterai dans mon quotidien les petites et
grandes croix (humiliations, souffrances,
injustices, calomnies) par amour et avec elles,
je m’offrirai au Père, comme le Fils mourant
sur la croix, en instrument d’expiation pour le
monde. Cette offrande a une grande puissan-
ce parce que, en moi opère directement le Fils
de Dieu qui brûle le mal dans le bien, qui
consume la haine dans l’amour.
Jésus sur la croix, avec son oui, a guéri la
désobéissance d’Adam et Eve et moi, en
acceptant mes petites souffrances et faisant
pas à pas avec Jésus la volonté du Père, je per-
mettrai à Jésus de guérir en moi aussi la déso-
béissance de nos ancêtres qui, de quelque
façon influence chacun de nous, nous détour-
nant de la voie droite.
Sergio Arnaldi
Seigneur
enseigne-moi...
à prier
Enseigne-moi à prier comme toi, tu as
prié. Comme tu as prié sur le mont où tu as
passé la nuit à prier Dieu (Lc 6,12), à
Gethsemani où tu as supplié que te fût épar-
gnée la passion et sans être exaucé (Mt
26,39), sur la croix où tu t’es lamenté de
l’abandon du Père (Mt 27,46).
Enseigne-moi à prier avec la joie avec
laquelle tu as remercié le Père parce qu’il a
caché ses trésors de sagesse aux grands selon
le monde et les a révélés aux petits (Lc
10,21); et avec l’amour par lequel au cénacle
tu as confié au Père tes disciples et tu as prié
pour eux et pour tous ceux qui, à travers eux,
croiraient en Toi. (Jn 12, 20)
Enseigne-moi à prier comme a prié ta
Mère dans le secret de la maison de Nazareth
où l’a rejointe l’annonce de l’ange, et dans la
maison d’Elisabeth où elle a entonné le can-
tique d’amour et de louange pour les dons
ineffables dont Dieu, se penchant sur son
humble servante, l’avait comblée; à prier
comme prient les anges et les saints dans le
ciel où ils t’adorent, te louent, te remercient
avec un amour indéfectible et pur.
Enseigne-moi, Seigneur, à prier avec
confiance, avec simplicité, avec persévéran-
ce: avec confiance parce que tu es bon et
accueilles tous ceux qui se tournent vers toi,
parce que tu n’abandonnes jamais personne
si tu n’es pas abandonné; avec simplicité,
parce que tu es père et que tu n’aimes ni
punir ni perdre, mais pardonner et sauver ;
avec persévérance parce que tes plans, même
quand tu ne nous écoutes pas, sont toujours
sages et miséricordieux.
Oui, ô Seigneur, enseigne-moi à prier
avec persévérance surtout quand tu ne
m’écoutes pas, comme tu l’as fait et le fais
tant de fois. Et pourtant tu le sais , la prière
que ton Esprit m’inspirais et inspire à mon
coeur était et est sincère, humble, affligée,
confiante. Pourquoi, Seigneur, ne m’écoutes-
tu pas? Mais toi-même tu n’as pas été écou-
té par le Père! Confirme en moi la conviction
que tes dispositions sont toujours paternelles
même quand elles sont cachées, paternelles
même quand elles sont douloureusement
mystérieuses. Tu soignes même quand tu
blesses, tu es proche même quand tu sembles
lointain; bon, même quand tu te montres
sévère; toi qui ne troubles jamais la paix de
tes fils sinon pour leur en procurer une plus
certaine et plus grande.
Enseigne-moi à prier avec la conscience
vive de la faute que toi seul peut me pardon-
ner, de la grande misère dont toi seul peut me
libérer, de mon besoin illimité que toi seul
peut satisfaire, de mon profond désir que toi
seul peut rassasier; à prier avec le coeur
même quand la langue se tait, avec un coeur
qui crie dans le silence et soupire après toi qui
seul peut l’écouter, l’exaucer, le remplir; le
pauvre coeur qui, survolant les choses, tente
de s’attacher à elles pour leur demander un
atome de félicité qu’elles ne peuvent donner.
Enseigne-moi à prier dans un colloque
continu et joyeux avec toi, mon invisible
interlocuteur, qui m’as créé pour que j’exul-
te devant toi; à te parler, à te répondre ; sur-
tout à te répondre quand tu m’interroges et
m’interpelles, quand tu me demandes pour
me donner et qui jouis d’avoir reçu bien que
tout soit tien.
P. Agostino Trapè o.s.a.
(1 à suivre)
7
background image
En amour,
pas besoin de paroles
Il y a des moments où l’on désire le silen-
ce le plus absolu pour écouter la voix du
coeur, qui est difficile à entendre si l’on est
convaincu que le coeur parle avec les mêmes
organes du bruit qui traduisent en paroles
les pensées, les sentiments, les émotions.
Or l’homme, depuis qu’il est vivant dans
le sein maternel, dispose d’un autre instru-
ment de communication très puissant et très
efficace, peu à peu oublié quand le régime de
la vie l’oblige à s’exprimer en paroles.
Cependant la pensée de l’âme continue à
parler avec la voix du coeur. Il faut redevenir
enfant pour se réapproprier la faculté de sen-
tir, sans déclarations verbales, comme le
montre l’amour maternel, souffle qui n’a pas
besoin de paroles pour se dire, mais qui se
traduit en regards, ententes, caresses, baisers,
chuchotements, atmosphères.
Dans le cours du temps, les paroles per-
dent l’émail, le brillant, la franchise, la spon-
tanéité des bons sentiments et des bonnes
intentions et deviennent opaques, évanes-
centes, arides et flétries comme les esprits
qui les emploient pour cacher les espérances
d’amour primitives, instinctives, innées.
Alors les regards deviennent obliques et les
ententes dissonances, les baisers et les
caresses deviennent lascifs et les atmo-
sphères impénétrables. Ces paroles, qui fer-
ment la porte du coeur et toute tentative d’ef-
fraction du bien, sont rocheuses comme des
masses qui écrasent l’âme, la privant d’air et
empêchant l’accès au souffle vivifiant de
l’esprit. Ce sont des paroles qui offensent,
blessent, tuent, éteignent la dignité naturelle
de tout être humain et du Père qui en est
l’origine.
Et cependant c’est Lui qui parle, Lui qui
ne laisse jamais faillir une sienne parole, Sa
Parole de réconfort est dite avec discrétion et
en essayant de ne jamais élever la voix, par-
ce que sinon il manifesterait une puissance
écrasante. Le Père parle à voix très douce
comme est très doux son Amour sincère et
total ; il se déclare délicatement comme il
convient à un Amour qui conquiert sans bou-
leversements ni violences. Il parle en somme
silencieusement. Et c’est pourquoi il faut du
silence pour entendre la voix de Dieu cachée
et gardée dans son coeur.
Si l’homme consacrait moins de temps à
cultiver l’emploi malséant des paroles et
moins de complaisance à les écouter, s’il
s’appliquait davantage à écouter la teneur de
certains silences et en particulier de celui de
Dieu, alors il comprendrait combien grand
est l’Amour et combien douce la Miséricorde
dont Il le rend participant.
Dans le silence se redécouvre la valeur
des messages libérés des chaînes des paroles
conventionnelles, dites avec le regard et le
sourire dans le langage du coeur et de l’âme.
Dans le silence, la foi fortifie l’ouïe, pour
écouter Dieu qui nous déclare Son Amour, et
la vue pour saisir dans Son regard son plaisir
d’être écouté. Jouissons en silence de cette
merveilleuse expérience. Moi, votre messa-
ger loquace, je suis ici avec vous pour ampli-
fier le sens du soi-disant silence de Dieu.
J’espère l’avoir pu.
Anonyme
Les lecteurs écrivent !
Cho Nchang Atzimui du Ghana,
Afrique:
Aujourd’hui j’ai reçu Echo et vous
prie de continuer d’envoyer ces nouvelles à
notre maison de formation (Frères Maristes).
Nous en avons vraiment besoin. Souvenez-
vous de nous dans vos prières.
Ruth Bruce de l’Australie:
Je viens tout
juste de revenir d’un très beau pèlerinage en
Italie et à Medjugorje. La paix que j’ai trou-
vée dans de nombreux sanctuaires (et spécia-
lement à Medjugorje) a renouvelé ma foi.
Merci pour votre petit journal qui m’a donné
le courage de m’aventurer si loin de chez
moi!
R.Bonnanno de l’Australie
: Depuis
longtemps je suis de tout cœur avec l’Echo
de Marie. Je ne vois pas le temps passer
lorsque je lis ce merveilleux petit journal.
A vous tous, bien chers amis de
l’ECHO DE MARIE
Avec une immense joie je vous écris cet-
te lettre pour vous remercier du très beau
Noël que vous m’avez donné. Et pourtant
c’est ainsi: cette année j’ai passé cette fête en
compagnie de 3 Roumains orthodoxes, la
consacrant à la lecture de votre journal et en
cueillant les grands enseignements. Cela
semble peut-être pour vous une chose nor-
male, mais considérant que nous sommes
enfermés dans la prison de Verone – quartier
de haute sécurité – on ne peut vraiment pas
dire que ce soit tellement normal! Et c’est
vraiment un don du Seigneur, obtenu par
l’intercession de Marie!
Ce fut une expérience très belle: nous
étions vraiment tous les quatre, reclus dans
notre petite cellule, le cœur réchauffé par la
présence de notre Mère Céleste et de notre
Père Miséricordieux. Je m’attendais à un
Noël de nostalgie et de pleurs, mais grâce à
vous tous, je me suis souvenu et rendu comp-
te que le Seigneur ne nous abandonne jamais.
Dans notre petite Chapelle, cette année
nous avons eu aussi une crêche et cela m’a
fait penser que Jésus, quand il est né…
c’était dans une grotte, hors des murs de la
ville…et qu’il est mort pour nous, toujours
hors des murs… tandis qu’ici nous avons
réussi à l’accueillir entre nos murs et – ce qui
est encore mieux – spécialement à l’intérieur
de notre cœur. Ici, il y a beaucoup de reli-
gions, mais jamais comme maintenant je
n’avais perçu l’unité dans l’amour d’un
même Dieu; je l’éprouve chaque jour avec
des larmes de joie!
Donc, chers amis de la Rédaction, et
chers lecteurs de l’ECHO, je vous remercie
de tout ce que vous avez donné, et des si
nombreuses personnes qui nous sont proches
par leurs lettres. Je vous souhaite une très
heureuse année 2008, comme le sera certai-
nement la mienne, en votre compagnie. Avec
affection,
Niero Lucio, de la cellule 54
Vierge et Mère
Marie tu es immaculée
mais tu ne le savais pas.
Vierge tu vivais prise dans le présent:
un petit pays, une maison,
des voisins, un simple avenir
une recherche... tu étais à l’écoute,
tu avais un désir grand
et incompréhensible:
ne pas connaître d’homme.
Dans ton coeur libre,
déjà pleine de grâce que tu ignorais
il y avait tant d’espace...
pour ce que tu ne savais pas,
un grand espace pour Dieu et son mystère.
Dans l’attente une demande :
un pur et silencieux «oui» a rempli ta vie.
Presque sans paroles
tu as eu accès au mystère.
Seul un signe voilé
d’une autre maternité inattendue
fut ta consolation.
Une croix dès avant qu’elle fût signe
de salut a rempli ta vie.
Tu étais mère et cela te suffisait.
Là, seule près de lui, tu as découvert:
un coeur immaculé
porte en soi le mystère de la croix
et d’une joie éternelle.
Giuliana Babini
Villanova-M. le 1er janvier 2008
Resp. Ing. Lanzani - Tip. DIPRO (Roncade TV)
Que Dieu tout-Puissant vous bénisse,
le Père, le Fils
et l’Esprit Saint
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Echo a pris de l’âge
Echo a le plaisir de te dire qu’il a pris de
l’âge: il a 23 ans et il sent le désir de te
remercier pour tes prières et le soutien que tu
lui as apporté en ces années. Mais son avenir
aussi comptera sur ton aide. En ce temps,
pensons que Marie s’est servie elle-même
d’Echo pour former une famille de tant de
personnes, de tant de races qui peut-être lui
ressemblent un peu. Certes, pour Lui ressem-
bler il faut être petits. D’une part parce que
Marie est la Petite que Dieu a rendue grande.
Mais que fait le petit ? Le petit se laisse tou-
jours guider et aider, il grandit en imitant le
grand et n’y met pas d’obstacles. Dieu
cependant a prévu que les petits se soutien-
nent les uns les autres, toujours avec sa grâ-
ce, selon un plan d’amour. Et ainsi Echo, qui
est si petit, attend toujours ton aide et l’ap-
porte à son tour pour que puisse se réaliser,
même par ce petit journal, le plan de Marie.
L’équipe francophone, unie à la Rédaction ita-
lienne de l’ECHO, est
heureuse de vous présenter ses meilleurs
Vœux de Bonne et Sainte Année 2008.
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