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www.medjugorje.ws » Echo de Marie Reine de la Paix » Echo de Marie Reine de la Paix 208 (Janvier-Février 2010)

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Tre-avec est le désir le plus profond de
l’amour, c’est la seule chose qui compte :
être avec celui que nous aimons, être avec
celui qui nous aime. Tout le reste est secon-
daire; il n’est pas nécessaire que les situa-
tions changent, pourvu qu’il y ait la pré-
sence de l’être aimé. C’est tout à fait cela
que le Seigneur nous promet et nous don-
ne. Il ne change pas les choses, mais il se
met à l’intérieur de vous et alors, puisqu’il
est là, intérieurement, tout est changé”.
A. Vanhoye,
“Le pain quotidien de la parole”
Message du 25 novembre 2009
“Chers enfants, en ce temps de grâce,
je vous invite tous à renouveler la prière
dans vos familles. Préparez-vous avec joie
à la venue de Jésus. Petits enfants, que vos
coeurs soient purs et agréables pour que
l'amour et la chaleur commencent à cou-
ler à travers vous en chaque coeur qui est
loin de Son amour. Petits enfants, soyez
mes mains tendues, des mains d'amour
pour tous ceux qui se sont perdus, qui
n'ont plus la foi ni l'espérance. Merci
d'avoir répondu à mon appel. “
Des mains d’amour pour
redonner foi et espérance
Au début de l’Avent, en ce temps de grâ-
ce, Marie nous a tous appelés à recommencer,
à repartir, en nous invitant tous à renouveler
la prière dans nos familles
. Pour cueillir la
grâce du temps que l’on vit (dans le cas pré-
sent, l’Avent) il faut se brancher sur la bonne
longueur d’onde (l’Amour du Père qui nous
donne son Fils), il faut éliminer les troubles
de réception (le péché et tout ce qui est lié à
celui-ci) et se mettre à l’écoute pour ensuite
ouvrir la bouche au bon moment (prière). Il
faut renouveler la prière en famille,
car
c’est bien la famille qui est le lieu de l’atten-
te de toute vie, et la famille doit donc se pré-
parer à accueillir Jésus qui naît. Les neu-
vaines devant la crèche, faites de Chapelets,
de berceuses et de chants populaires, aux-
quelles toute la famille prenait part est encore
un souvenir doux et émouvant, et le froid des
maisons, mal chauffées ou pas chauffées du
tout, ne décourageait en rien le prolongement
de cette simple et petite -mais véritable- litur-
gie familiale. Maintenant, dans les maisons
des pays “riches” - chauffées outre mesure - il
n’y a plus de berceuses que l’on chante faux
et qui résonnent, mais des mots convaincants
qui, accompagnés de douces mélodies de
Noël, te tombent dessus en provenance d’un
téléviseur érigé en autel, et la liturgie de la
société de consommation ne te demande que
de consommer, de consommer jusqu’à te sen-
tir mal, jusqu’à ce que tu t’identifies avec ce
que tu célèbres, jusqu’à ce que tu deviennes
toi-même un objet de consommation.
Préparez-vous avec joie à la venue de
Jésus, nous dit Marie, et ces mots semblent
insignifiants pour l’homme d’aujourd’hui, ils
semblent être bien loin des besoins concrets
des gens, alors qu’au contraire, ils sont la clé
de voûte pour l’existence de l’individu, de la
société et de l’humanité toute entière. Si le
monde existe encore, c’est justement parce
que Jésus est venu au monde; si le monde est
sauvé et non pas annulé, rédempté ou dis-
sous, c’est justement parce que Jésus l’a déjà
sauvé, parce que Jésus a vaincu la mort.
Nous ne pouvons pas ne pas attendre Jésus
avec une joie immense, une grande joie, une
joie éternelle. Ceux qui liront ces lignes, eux
aussi, une fois l’Avent passé, ne sont pas
exclus de la possibilité de s’unir à nous; la
prière bien faite atteint le Cœur de Dieu et là,
le temps est un éternel Présent, il n’y a pas de
passé, il n’y a pas de futur.
Mes petits enfants, que vos cœurs
soient purs (ayons recours au Sacrement de
la Confession) et accueillants (libérons-nous
de tout fardeau inutile, faisons de la place en
nous; ceci n’est-il pas le fruit du jeûne auquel
Marie nous invite si souvent?). Des cœurs
purs et accueillants, afin que l’amour et la
chaleur commencent à se répandre en
vous, dans chaque cœur qui est loin de Son
amour
[de l’amour de Jésus]. Un cœur pur
est nécessairement semblable au Cœur de
Jésus, au Cœur de Marie, et est donc capable
d’accueillir chaque homme, chaque person-
ne, sur l’exemple de Jésus et de Marie. Ou
plutôt -mieux encore- un cœur vraiment pur
est un cœur totalement immergé dans le
Cœur de Jésus, il se nourrit et vit de Son
Amour, et cet Amour le portera à ceux qui en
sont loin. Alors, l’action humaine véhiculera
l’action divine et ainsi elle portera vraiment
le salut, et l’Amour triomphera comme Paul
l’a annoncé (1Cor 13, 1-13) et comme Marie
l’a souhaité : Mes petits enfants, ayez les
mains tendues, des mains d’amour pour
tous ceux qui se sont perdus, qui n’ont
plus de foi ni d’espérance.
Nuccio Quattrocchi
Message du 25 décembre 2009 :
“Chers enfants, en ce jour de joie, je
vous porte tous devant mon Fils, le Roi de
la paix, afin qu’Il vous donne sa paix et sa
bénédiction. Petits enfants, partagez cette
paix et cette bénédiction avec les autres,
dans l’amour. Merci d’avoir répondu à
mon appel.”.
Partager…
Alors que le puissant du moment appel-
le tout le monde à se faire recenser -proba-
blement pour mettre à jour le registre des
impôts- et que tout le monde est impliqué
dans cet appel, dans l’air résonne un autre
appel qui concerne lui aussi tout le peuple,
mais c’est un appel qui ne vient pas de la ter-
re mais bien du ciel, et il est livré non pas à
l’armée mais à un petit groupe de personnes
considérées aux marges de la société de
l’époque : les bergers (cf. Lc 2,1-20). 2000
ans ont passé depuis lors, et cet appel réson-
ne encore sur terre et -comme à l’époque- il
appelle les personnes une à une, de façon
individuelle, à s’enregistrer, non pas sur un
livre fait de papier, mais de chair divine; non
pas pour identifier chaque personne avec un
numéro, mais pour donner à chacun un nom,
le même nom, le Nom de Jésus! C’est ça,
Noël, et le réduire à un souvenir est le déva-
loriser, le réduire à un sentiment, peut-être
encore capable de faire vibrer quelques
cordes de notre cœur, mais incapable de
changer notre vie, de devenir notre vie.
Noël n’est pas à notre portée, il ne dépend
pas de nos mérites ni de notre organisation, ni
de nos capacités; ce n’est pas quelque chose
que l’on doit faire, mais quelque chose que
l’on doit cueillir, accueillir, vivre : c’est un
événement, c’est l’Evénement! C’est “un
enfant enveloppé de langes dans une man-
geoire”; c’est “l’enfant né pour nous [et non
pas de nous], le fils qui nous est donné” (cf.
Is 9,5). C’est un événement qui ne peut être
confiné dans une date, c’est un événement qui
continue jusqu’à la fin du monde, et jusqu’à
ce moment-là, il interpelle personnellement
chacun de nous, qu’on l’accueille ou qu’on le
refuse. Par cet enfant nous sommes invités
non pas à nous inscrire sur une liste de per-
sonnes, mais à accueillir sa vie en nous : à
tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient
en son nom, elle a donné le pouvoir de deve-
nir enfants de Dieu, lesquels sont nés, non du
sang, ni de la volonté de la chair, ni de la
volonté de l’homme, mais de Dieu.
Chers enfants, en ce jour de joie je vous
amène tous devant mon Fils, le Roi de la
paix, afin qu’il vous donne sa paix et sa
bénédiction
. La paix n’est pas une promesse
mais une réalité : le Fils né pour nous, offert
aux hommes que Dieu aime, c’est-à-dire à
tous; c’est un don pour cette terre qui ne
connaît pas la paix, car elle la cherche comme
si elle était son produit et elle n’accepte pas
de la recevoir en don, en fruit d’Amour. La
paix est le fruit de l’Arbre de la Vie, qui
Janvier-février 2010 Edité par Eco di Maria, Via Cremona, 28 - 46100 Mantova (Italie) - TEL. 0039/338.6708931
A. 26 n. 1 - 2 Sped. a. p. art. 2, com. 20/c, leg. 662/96 filiale di Mantova, Autor. n. 13 del tribun. MN: 8.11.86
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aujourd’hui n’est plus interdit à l’homme
mais qui, au contraire, est généreusement
offert à ceux qui le demandent en don et qui
ne le cherchent pas comme une conquête.
Jésus nous attend; Marie nous mène à Lui
pour puiser la paix et la bénédiction de Lui et
en Lui. La paix et la bénédiction ne sont pas
des dons distincts mais un don unique; c’est
un attribut de Jésus, ou mieux encore, c’est
Jésus lui-même. Il est notre paix et notre
bénédiction, et c’est pour cette raison que
nous ne pouvons pas en prendre possession.
La paix et la bénédiction doivent être par-
tagées avec les autres, sinon elles se flétris-
sent et s’effritent entre nos mains. Mes
enfants, partagez cette paix et cette béné-
diction avec les autres dans l’amour
.
L’amour est l’atmosphère qui maintient ces
dons dans leur pureté et leur fraîcheur origi-
nelles, c’est l’humus qui les fait grandir jus-
qu’à ce qu’Il revienne
, jusqu’au triomphe
universel et définitif du Royaume de Dieu. La
paix et la bénédiction de Jésus doivent être
partagées dans l’amour; il ne s’agit pas d’un
auspice mais d’un ordre que Marie nous don-
ne et qui résume la vie même de Jésus, ce
qu’Il a fait et ce qu’Il a dit, la vie des Apôtres
et des premiers chrétiens, la vie des Saints des
origines jusqu’à nos jours. Il ne suffit pas de
dire Que Jésus te bénisse ni Que Jésus te don-
ne la paix
mais il faut témoigner la paix et la
bénédiction de Jésus dans la vie de tous les
jours. Dans la mesure où son Amour habitera
nos actions, nous expérimenterons sa vie en
nous et ce sera Lui qui parlera en nous et pour
nous, et notre parole sera la sienne, elle sera
efficace et elle fera ce qu’il dit, parce que Lui
est le Verbe qui se fait chair.
N.Q.
Le drapeau de l’Europe
La Cour Européenne des droits de
l’homme a chassé le crucifix des écoles;
cependant, l’Europe reste sous la protection
de Marie. Tout est entre ses mains : même le
drapeau Lui appartient.
Voici ce qui arriva à Chiara Lubich, en
août 1999, pendant le rapport qu’elle faisait
à Strasbourg aux députés du Parlement
Européen. On lui présenta un article d’une
revue française, signé par l’Abbé Pierre
Caillon, qui écrivait : Je voudrais vous
raconter quelque chose de beau
. Un jour, à
Lisieux, j’ai rencontré une personne qui me
dit : “Je suis de Strasbourg, et à moi aussi
on me demanda de dessiner le drapeau de
l’Europe. J’ai eu l’idée de mettre les douze
étoiles de la Médaille Miraculeuse de la Rue
du Bac, à Paris, sur un fond bleu.
Malgré plus de cent projets qui furent
mis en concurrence pendant 5 ans, ce fut le
drapeau de la Vierge Marie qui triompha,
par sa modestie, sa discrétion et son humili-
té. Celui-ci rappelle les lectures de la messe
du 15 août : «Un signe grandiose apparut
dans le ciel. Une femme vêtue de soleil, la
lune sous ses pieds, et sur sa tête, une cou-
ronne de douze étoiles». Evidemment, c’est
le drapeau de tous les européens et, d’habi-
tude, on évite d’évoquer la signification reli-
gieuse, en vertu de la sacro-sainte laïcité.
Mais on a le droit de savoir comment est né
ce drapeau. Les douze étoiles n’ont jamais
correspondu au nombre des nations. À tous
ceux qui veulent travailler pour la paix, cela
leur plaira de savoir alors que le drapeau de
l’Europe est celui de la Vierge Marie, la
Reine de la Paix”.
Alors, les peuples de
l’Union Européenne, réunis autour du dra-
peau “de la Vierge Marie”, ont raison de se
réjouir en sachant qu’ils sont sous la protec-
tion de Marie, qui les surveille et les assiste
avec son cœur de Mère.
Pietro Squassabia
“Si tu veux construire la
paix, protège la création!”
C’est ce qu’affirme le Saint-Père dans le
traditionnel Message pour la Journée
Mondiale de la Paix qui se célèbre le premier
jour de chaque nouvelle année. Dans son
Message pour l’année 2010, le Pape “propo-
se ‘une vision cosmique de la paix’ (...) qui
se réalise dans un état d’harmonie entre
Dieu, l’humanité et la création” et “dans une
telle perspective, la dégradation de l’environ-
nement exprime non seulement une rupture
de l’équilibre entre l’humanité et la création,
mais aussi une détérioration plus profonde de
l’union entre l’humanité et Dieu”.
Pour affronter avec urgence et responsa-
bilité les conséquences provoquées par cette
dysharmonie, Benoît XVI invite l’humanité
à renouveler et à renforcer ‘cette alliance
entre l’être humain et l’environnement, qui
doit être le miroir de l’amour créateur de
Dieu, dont nous provenons et vers lequel
nous sommes en chemin’.
C’est de là qu’est générée -même si nous
l’oublions souvent- cette paix dont tout hom-
me a besoin pour vivre, et qui nous échappe
sans cesse : ‘Si tu veux construire la paix,
protège la création!’ -continue, en effet, le
Pape dans son Message- ‘La recherche de la
paix de la part de tous les hommes de bonne
volonté sera sans nul doute facilitée par la
reconnaissance commune du rapport indisso-
luble qui existe entre Dieu, les êtres humains
et la création toute entière. Les chrétiens
considèrent le cosmos et ses merveilles à la
lumière de l’œuvre créatrice du Père et de
l’œuvre rédemptrice du Christ qui, par sa
mort et sa résurrection, a réconcilié avec
Dieu ‘aussi bien les choses qui sont sur terre
que celles qui sont aux cieux’”.
La rédaction
Moi, en Afrique,
évêque et... pauvre
Très chers frères et sœurs,
Je suis rentré de l’expérience du
Synode Africain à Rome, encouragé et déci-
dé à tenter d’en mettre en pratique les orien-
tations pour faire face aux redoutables obs-
tacles et problèmes qui défient l’Église en
Afrique. Lors des rencontres avec les prêtres,
lors des visites pastorales, j’ai tenté d’expli-
quer les contenus et les conclusions de cet
important événement ecclésial. Une façon
simple et efficace pour le faire est le pro-
gramme radiophonique dans lequel, toutes
les deux semaines, le dimanche soir, j’ex-
plique et je relance les propositions du
Synode, en les adaptant au contexte local de
l’Ouganda. J’ai ainsi parlé de la situation des
femmes en Afrique, de la famille, du change-
ment climatique... et je continuerai en choi-
sissant à chaque fois un thème qui est plus
particulièrement d’actualité pour mes gens…
Tout va bien, alors? Pas exactement.
Face à l’immensité et à la complexité des
problèmes évoqués, et à l’insuffisance de
nos forces, il est difficile d’échapper à une
sensation d’impuissance. Les auditeurs me
demandent parfois : “Mais nous, qu’est-ce
que nous pouvons faire?”, et la moindre ten-
tation que le “bon sens” me suggère est de
répondre : “Humainement, peu ou rien!”
Parler, chercher et proposer des solutions est
une chose. Les mettre en pratique en est une
autre... Il n’y a pas que les grands problèmes
de la réconciliation, la justice et la paix en
Afrique qui provoquent un sentiment d’im-
puissance et de découragement, parfois des
choses plus simples suffisent… il nous suffit
d’avoir un petit caillou dans les chaussures
pour nous empêcher de bien marcher!
Il y a quatre jours, j’ai été témoin et ai
participé à un événement vraiment extraor-
dinaire : l’ordination épiscopale du nouvel
évêque de Kotido en Karamoja. Mais, à
l’improviste, un profond sentiment d’incom-
pétence et de pauvreté m’a fortement tou-
ché. Vu que je faisais partie des trois
évêques consacrants, je me suis retrouvé
physiquement à côté du nouvel évêque pen-
dant la cérémonie.
J’ai ainsi revécu mon ordination : “Tu as
été choisi par le Seigneur. Rappelle-toi que
l’évêque doit essayer de chercher de servir,
plutôt que de commander... Comme un père
et un frère, aime tous ceux que Dieu te
confie...” et encore, à la remise de l’anneau
et du bâton pastoral : “Reçois cet anneau,
signe de ta fidélité. Garde l’épouse de Dieu,
son Église... Prends soin de ton troupeau
dont tu es le berger et veille sur lui...” face à
la beauté et à la grandeur de cette tâche,
comment puis-je ne pas me sentir petit,
pauvre et incapable? Aujourd’hui, cela fait
même plus de quatre ans, mais ce n’est pas
simplement un métier à apprendre... et
ensuite, il y a la fidélité dans le service, qui
n’est pas toujours évidente.
Je suis rentré à Lira avec, dans les yeux et
dans le cœur, l’image de l’évêque Filippi avec
le livre de l’évangile ouvert et posé sur sa tête.
“Reçois l’Evangile et prêche la parole de
Dieu...” il s’agit d’avoir l’évangile en tête et
surtout dans le cœur. Nous ne sommes pas
invités à prêcher nos idées mais sa Parole. Ce
n’est pas toujours facile, et souvent le résultat
est incertain. En même temps que la joie de
voir de temps en temps les fruits de l’Esprit
Saint de Dieu à l’œuvre autour de moi et éga-
lement à travers mon ministère, les moments
-qui en cette période semblent se multiplier-
où j’expérimente mon inaptitude face à la
tâche qui m’a été confiée, ma pauvreté et ma
fragilité, ne manquent pas.
Et alors? La question ne vaut pas que
pour moi. Je sais que, dans différentes cir-
constances, il vous arrive à vous aussi de ne
pas atteindre le résultat souhaité, de vous
sentir inadaptés et incapables face à ce que
vous voudriez et devriez faire; de vous sen-
tir petits et pauvres, incapables de donner
l’amour, l’attention et l’aide que les autres
attendent de vous (et c’est leur droit), en
famille, au travail et dans la société. C’est
justement cette situation de pauvreté et de
faiblesse qui est le bon moment pour
accueillir le don de la venue de ceux qui ont
accepté notre faiblesse et l’on fait leur, et qui
viennent la porter avec nous, la remplir de
leur amour et de leur force!
Giuseppe Franzelli
Évêque de Lira (Ouganda)
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Prêtre pour le Christ, avec
le Christ et dans le Christ
«Ne vous faites pas appeler ‘maîtres’,
car un seul est votre Maître, le Christ» (Mt
23,10).
Seulement quelques années ont passé
depuis mon ordination sacerdotale, mais la
conscience de l’apostolat que je dois accom-
plir mûrit de plus en plus en moi : être un
prêtre appelé à reparcourir dans ma vie
toutes les étapes parcourues par Jésus.
Tout ce qui fait partie du ministère du
prêtre (célébrer l’Eucharistie, pardonner les
péchés, guérir, libérer du mal) n’est autre que
répéter et rendre actuelle la mission de Jésus,
le Rédempteur sur la terre. Et pour que cela
soit possible, le prêtre doit sans cesse tra-
vailler dans son âme pour lui ressembler tou-
jours plus. C’est pour cette raison que je vois
qu’il ne suffit pas de reparcourir extérieure-
ment ce que Jésus a vécu, mais je reconnaît
que je dois être prêt à porter et à sentir ce que
Lui-même a porté et senti.
La douleur a accompagné sa mission,
même si elle était toujours liée à la joie de
faire la volonté du Père et de redonner la vie
aux hommes. Pendant sa vie sur terre, le
Christ non seulement a souffert car il sentait
le péché des hommes, mais également car,
comme homme, il devait affronter toutes les
conséquences du péché qui marquent la vie
de chaque créature. Il a ainsi souffert la pau-
vreté, les humiliations, les incompréhen-
sions. Il a souffert pour la mort du père puta-
tif. Il a souffert en commençant sa mission
en se séparant de sa Mère et en la laissant
seule. Il a souffert pour chaque douleur qu’il
a dû lui donner et pour chaque douleur qui
touchait ceux qu’il aimait.
Mais sa grandeur s’exprimait dans l’ac-
ceptation libre et pure : le Christ a accepté
de ressentir et de porter toute cette douleur
pour rompre les chaînes créées par le mal et
qui auraient lié l’humanité pour toujours si
Lui n’avait pas donné sa vie, avec sa Mère,
pour redonner à l’homme la possibilité de se
relever.
Ce mystère et la signification du
sacerdoce dans lequel Il nous consacre à
travers la mission de l’Église est vraiment
grand
! C’est Lui qui imprime en nous l’em-
preinte de son sacerdoce. C’est Lui qui
étend un manteau de protection pour que ce
sacerdoce voulu par le Père de l’éternité soit
saint, et pour que rien ni personne ne puisse
bloquer l’action de la grâce à l’intérieur de
nous. Dans cette clarté de la grâce, on
intègre notre disponibilité et la réponse; on
insère la communion dans la prière qui rend
ce don actif. Le fait de s’unir à Dieu et de
vivre la communion dans la prière est, en
effet, la base du sacerdoce du Christ, car
celui-ci naît justement dans la communion.
Et si le prêtre vit l’offre inconditionnée
et l’union avec Dieu, son œuvre devient très
puissante car, à son action et à la bénédic-
tion, se joignent celles du Christ, le Sauveur
du monde. Ce n’est plus le prêtre qui trans-
met la vie de Dieu qui possède, mais c’est le
Christ lui-même qui, à travers lui, touche les
âmes pour les libérer de tout filet de satan et
pour les guérir. Et c’est le Christ lui-même
qui, en lui, lutte contre le mal et anéantit les
forces des ténèbres, en protégeant les âmes
les plus faibles.
Plus les âmes des prêtres sauront entrer
dans la vie divine et dans le mystère du sac-
erdoce, et plus le sacerdoce du Christ pour-
ra agir en eux, atteindre et faire renaître de
nombreuses âmes. C’est seulement à travers
le sacerdoce que la grâce de Dieu peut être
communiquée aux hommes de façon com-
plète, et c’est seulement à travers le sacer-
doce que toute prière, toute supplication,
toute demande de pardon, toute louange et
tout ce que les hommes vivent peut être
élevé au Père.
Je te remercie “Rabbi” pour les paroles
que je sens dans mon cœur, ces mêmes
paroles que Tu as adressées à Simon-Pierre
: «M’aimes-tu plus que les autres?». Dans
cette question -qui est également un plébis-
cite- tu m’invites à ne faire naître en moi
aucun poids, aucune préoccupation ou peur.
Tu me demandes si je t’aime plus que les
autres car tu veux que je découvre que ton
amour est plus fort que la mort, l’amour qui
est force et peut vaincre tout mal et toute
mort. Merci, car tu m’apprends, à chacun de
ton appel, à ne pas avoir peur, mais à ne
penser qu’à t’aimer avec toute mon âme,
car c’est l’amour qui unit à Toi.
Seigneur, je t’en prie, pour tous ceux que
tu as mis près de moi et qui se sont recom-
mandés à mes prières, afin qu’ils puissent
accueillir cette capacité d’aimer que Tu
imprimes en nous, et pour que tous puissent
vivre cet amour et témoigner sur ce que
signifie vivre la résurrection.
p. K.B.
L e S a c e r d o c e a u p r e m i e r p l a n
Jeune homme, tu as soif?
Le monde a soif, il a soif de Dieu et il est
en train de mourir de soif sans s’en rendre
compte. Tous les jeunes recherchent leur
bonheur et sont sensibles à des valeurs com-
me la liberté, la vérité, l’altruisme. La soif
est la même chez tout le monde, et ceux qui
sont effectivement jeunes sont à la
recherche.
Il y a comme un appel intérieur,
quelque chose qui se réveille à l’intérieur
d’eux. Je m’en aperçois car le regard d’un
jeune change quand je parle du bonheur ou
de la liberté, ou bien quand je partage mon
expérience de Dieu. Son regard change et
révèle un incontrôlable mouvement intérieur
d’espérance… LA SOIF.
Mais ensuite les réactions humaines se
déchaînent, comme une sorte d’auto-défense:
les délusions qui se sont accumulées en cha-
cun sont nombreuses et la peur de souffrir est
grande. Ainsi, une fois l’instant passé, cette
lumière particulière semble disparaître des
yeux de ce jeune homme : le sévère contrôle
de la rationalité revient…
J’ai eu l’occasion d’expérimenter tout
cela au cours des “évangélisations de rue”
organisées par la communauté “Nouveaux
Horizons” et par “Sentinelles du matin”; des
initiatives qui répondent aux besoins les plus
urgents de notre époque : annoncer l’Évan-
gile aux nouvelles générations
. D’habitude,
cette Mission se sert de la collaboration
d’une centaine de jeunes qui, dans leur vie,
ont déjà rencontré le Seigneur. Ceux-ci sont
envoyés dans la rue, deux par deux, pour
rencontrer d’autres jeunes
-sur les places,
dans les bars, dans les cours des universités,
sur la plage, à la sortie des discothèques, par-
tout où ils se trouvent et même tard dans la
nuit- et leur apporter une simple nouvelle,
présenter leur témoignage et proposer une
nouvelle rencontre avec Jésus Ressuscité.
Les refus et les sarcasmes que l’on peut
rencontrer sont nombreux, mais tous ceux
qui s’ouvrent à l’écoute sont touchés dans
leur intimité, peut-être par la sérénité qu’ils
reconnaissent dans les “missionaires”, et cer-
tains acceptent d’essayer de rentrer à nou-
veau dans une église après de nombreuses
années : Jésus Eucharistie est là, à attendre
ses enfants jusqu’à la nuit profonde. Des
regards qui se croisent suffisent parfois pour
abattre des murs et faire jaillir des larmes de
joie. Nous assistons à des miracles, et c’est si
évident que ce n’est pas nous qui convertis-
sons les autres. Nous ne sommes que des ins-
truments et des spectateurs.
Pourquoi est-ce nous qui devrions faire
le premier pas vers “les lointains”? Toute
personne qui a connu l’amour de Dieu et a
changé de vie souhaite partager sa joie avec
les autres, mais les obstacles et les freins que
nous nous posons tous seuls sont nombreux.
Peut-être que la clé de voûte réside juste-
ment dans la phrase : “Que celui qui a soif
vienne vers Moi”
. C’est la même soif qui
brûle en chacun de nous, même en ceux qui
semblent complètement fermés face à toute
expérience de foi. Chacun porte en soi ce
même besoin d’aimer et d’être aimé, qui ne
trouve son plein accomplissement que dans
la relation avec la source de l’Amour pur.
Et c’est donc à chacun de nous de com-
muniquer la merveilleuse révolution
d’amour portée par le Christ : la Mission est
ouverte à ceux qui ont envie de participer,
mais nous sommes tous appelés, indistincte-
ment, à communiquer Dieu silencieusement
dans les simples situations quotidiennes.
Francesco Cavagna
Dans la prière
“Dans ta prière, demande ces
choses-là, et habitue-toi à elles au
moment de ta supplication. Soit
éveillé par le désir et la passion!
Implore Dieu de façon enflammée
et, dans ta prière, fais brûler ton cœur
jusqu’à ce que la miséricorde ne s’en-
flamme et se fasse homme en toi et
que, dans ton cœur, la passion enflam-
mée de son amour ne se meuve”.
(Isaac le Syrien, Discours spirituels)
“Ma vie, Seigneur,
simple et droite comme une flûte
pour que toi, tu puisses la remplir,
la remplir avec ta musique.
Ma vie, Seigneur,
argile tendre dans tes mains
pour que toi,
tu puisses lui donner forme,
la forme que tu veux.
Ma vie, Seigneur,
graine libre dans le vent
pour que toi, tu puisses la semer,
la semer où tu veux.
Ma vie, Seigneur,
petit bois sec
pour que toi, tu puisses l’allumer,
et qu’il brûle pour les pauvres
et pour toi”.
(Prière latino-américaine)
3
Echo 208
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L’Ami
«Celui qui trouve un ami trouve un tré-
sor» (Sr 6,14). La Sagesse, «amie de l’hom-
me»
(Sg 7,23) voulut, en un temps défini,
manifester ouvertement son amitié aux
hommes, et ainsi, elle descendit sur terre et
prit une forme humaine et un nom : Jésus.
Alors, les hommes découvrirent une amitié
toute nouvelle, qui ne connaissaient pas
auparavant, car ils rencontrèrent Jésus, l’ami
qui les aima jusqu’à donner sa vie pour eux.
Les personnes de l’époque furent surprises
de ce don de Jésus, et de la confiance qu’il
avait reposé en elles. C’est ainsi que ceux
qui croyèrent en Lui, se réjouirent du fait
d’avoir comme ami leur Seigneur, et ils
comprirent que l’amitié ne pouvait exister
sans une entière confiance en l’Ami.
À nous aussi, aujourd’hui, son amitié
nous est offerte, à nous aussi, on nous
demande d’avoir confiance en Lui; en effet,
c’est seulement en ayant confiance que nous
pourrons le sentir comme un ami, et non pas
un étranger, pour ne pas dire une personne
que l’on fuit. Chassons alors toute crainte
envers l’Ami, une crainte qui provient certai-
nement de ceux qui ne veulent pas notre
bien. En effet, l’Ami ne fait que donner, sans
jamais dérober, et même s’il nous demandait
la vie, il ne le ferait pas pour nous l’enlever,
mais seulement pour la rendre plus belle.
C’est pour cela que Jésus est l’ami à qui l’on
peut révéler toute chose, à qui l’on peut tout
confier, tout dire : je suis complètement à toi;
ma situation, ma joie, mon désir, mon absen-
ce, mon projet; tout est à toi, même mon ave-
nir. Si nous agissons ainsi, peut-être que
nous découvrirons une amitié de plus en plus
vraie, une communion de plus en plus gran-
de avec l’Ami, et entre nous.
L’Enfant, né à Bethléem, semble juste-
ment nous dire cela : aie confiance en moi,
offre-toi à moi comme Moi je l’ai fait pour
toi. Si tu as confiance en moi, tu compren-
dras qu’avoir confiance en l’amour de Dieu
est plus important que d’aimer;
tu compren-
dras que Marie a été rendue Mère de Dieu
justement parce qu’elle a eu pleinement
confiance en son Seigneur. Alors, il est cer-
tain que les peurs que tu as en toi disparaî-
tront, et tu pourras dire avec moi : mon
audace est délicate et ma charge est légère,
parce que ce sera Moi qui la portera avec toi
et pour toi. Alors, tu découvriras que tu as
reçu en don le plus beau trésor : la Sagesse
descendue sur terre, l’Ami qui se donne
entièrement à toi, qui a confiance en toi.
Merci, Jésus, parce que tu t’es donné à
nous. Merci, parce que tu as eu confiance en
nous, même si nous ne nous le méritons
pas… mais c’est cela, l’Amour.
Les signaux… les signes…
Les signaux routiers sont très importants
pour ceux qui, ne connaissant pas le par-
cours, doivent atteindre une destination. Les
signaux ne sont pas la destination, mais ils
sont importants pour la rejoindre. Il ne faut
pas s’arrêter trop longtemps à les regarder,
pour ne pas arriver trop en retard ou pour ne
jamais arriver, mais on ne peut pas non plus
les sous-évaluer, surtout en parcourant des
routes bien définies.
La naissance de nouveaux bourgeons sur
les arbres indique que le printemps est
proche, que la saison est en train de changer
et que, bientôt, en plus des feuilles et des
fleurs, il y aura aussi des fruits qui pousse-
ront. L’Esprit lui aussi nous offre des
“signaux” pour nous indiquer la Voie qui
conduit à la Destination, il nous offre des
“signes” qui nous font entrevoir les Fruits.
Medjugorje n’est pas la Destination -qui
est beaucoup plus belle- et elle n’est pas le
Fruit -qui est beaucoup plus doux- mais elle
est certainement un bon “signal” qui indique
la route qui conduit au Ciel, un précieux
“signe” pour nous faire voir et désirer les
Fruits. C’est ainsi que nous devrions regar-
der Medjugorje : comme un “signal”, un
“signe” important pour atteindre la
Destination, pour désirer déguster les Fruits.
Marie, qui indique toujours en Dieu notre
destination, qui montre toujours en Jésus le
Fruit, souhaite certainement justement cela
de nous : que nous considérions “les signaux
et les signes” comme de bons instruments
mis à notre disposition par la Providence
pour rejoindre le banquet du Ciel, surtout
pour ceux qui, comme nous, ont besoin
d’une aide particulière pour continuer, avec
hâte et confiance, vers la Destination.
S
I M P L E S
P
E N S É E S
de Pietro Squassabia
Une perle cachée
“Marie vécut si cachée qu’elle fut
appelée par l’Esprit Saint et par l’Église,
la Mère cachée et réservée. Elle fut si pro-
fondément humble qu’elle n’eut, sur ter-
re, d’attraction plus forte et plus continue
que de se cacher à elle-même, et à toute
créature, pour n’être connue que de Dieu.
Pour l’exaucer dans les demandes qu’elle
lui fit de la tenir cachée, pauvre et
humble, Dieu se complut de ne la révéler
presque à aucune créature dans la concep-
tion, dans la naissance, dans la vie, dans
ses mystères, dans la résurrection et dans
l’assomption.
Même ses parents ne la connaissaient
pas et les anges se demandaient souvent
les uns et les autres : “Qui est-elle”. En
effet, le Très-haut l’occultait à leurs
regards, et quelque chose d’elle se laissait
transparaître, infiniment plus que ce qu’il
tenait secret.
Dieu le Père a consenti qu’elle ne fasse
pas de miracle pendant sa vie -du moins
aucun miracle retentissant- bien qu’il lui en
ait donné le pouvoir. Dieu le Fils a consen-
ti que ses apôtres et les évangélistes en par-
lèrent, mais très peu, seulement ce qui était
nécessaire pour faire connaître Jésus-
Christ, bien qu’elle était sa fidèle Épouse.
Marie est l’excellent chef-d’œuvre du Très-
haut, qui s’en réserva la connaissance et la
possession. Marie est la mère admirable du
Fils qui, lui, prit plaisir à l’humilier et à la
cacher au cours de sa vie pour assouvir son
l’humilité en l’appelant femme -comme
une étrangère- bien qu’il l’estimait et l’ai-
mait dans son cœur, au-delà de tous les
anges et les hommes. Marie est la source
scellée et l’Épouse fidèle de l’Esprit Saint,
là où lui seul peut entrer. Marie est le sanc-
tuaire et le repos de la sainte Trinité, où
Dieu se trouve de façon magnifique et divi-
ne, plus qu’en tout autre lieu de l’uni-
vers…”.
Saint S. L. Grignion de Montfort
Histoires de ville :
du poison pour le cœur
Dans le cœur des villes chrétiennes,
Marie représente une présence douce et ras-
surante. Que dit Marie à la ville? Que rap-
pelle-t-elle à tout le monde par sa présence?
Elle rappelle que “là où le péché a abondé,
la grâce a surabondé” (Rm 5,20) -comme
écrit l’apôtre Paul. Elle est la Mère
Immaculée qui répète également aux
hommes de notre époque : n’ayez pas peur,
Jésus a vaincu le mal; il l’a vaincu à la sour-
ce, en nous libérant de sa domination.
Combien avons-nous besoin de cette
bonne nouvelle! En effet, chaque jour, à tra-
vers les journaux, la télévision, la radio, le
mal est raconté, répété, amplifié
, nous
habituant ainsi aux choses les plus horribles,
en nous faisant devenir insensibles et, d’une
certaine façon, en nous intoxiquant, car le
négatif n’est pas complètement éliminé, et
jour après jour il s’accumule. Le cœur s’en-
durcit et les pensées s’assombrissent. C’est
pour cela que la ville a besoin de Marie qui,
par sa présence, nous parle de Dieu, nous
rappelle la victoire de la Grâce sur le péché,
et nous induit à espérer, même dans les
situations les plus humainement difficiles.
Dans la ville, vivent -ou survivent- des
personnes invisibles qui, de temps en temps,
font leur apparition en première page du jour-
nal ou sur les écrans de télévisions, et sont
exploitées jusqu’au bout, jusqu’à ce que la
nouvelle et l’image attirent l’attention
.
C’est un mécanisme pervers auquel, malheu-
reusement, on a du mal à résister. La ville
cache d’abord, et espose ensuite au public.
Sans aucune pitié, ou bien avec une fausse
pitié. Il y a, au contraire, en tout homme le
désir d’être accepté comme une personne et
d’être considéré comme une réalité sacrée,
car chaque histoire humaine est une histoire
sacrée, et elle exige le plus grand respect.
La ville, c’est nous tous! Chacun contri-
bue à sa vie et à son climat moral, en bien ou
en mal. Dans le cœur de chacun de nous pas-
se la frontière entre le bien et le mal, et
aucun de nous ne doit se sentir en droit de
juger les autres, mais il doit plutôt sentir le
devoir de s’améliorer! Les médias tendent
toujours à nous faire ressentir “specta-
teurs”
, comme si le mal ne concernait que
les autres, et que certaines choses ne pour-
raient jamais nous arriver, à nous. Alors
qu’au contraire, nous sommes tous
“acteurs” et -dans le mal comme dans le
bien- notre comportement a une influence
sur les autres.
Souvent, nous nous plaignons de la pollu-
tion de l’air qui, dans certains endroits de la
ville, est irrespirable. C’est vrai : il faut que
tout le monde donne du sien pour rendre la
ville plus propre. Toutefois, il existe une autre
pollution, moins perceptible aux sens, mais
aussi dangereuse. C’est la pollution de l’es-
prit
; c’est elle qui rend nos visages moins
souriants, plus sombres,
qui nous porte à ne
pas nous dire bonjour entre nous, à ne pas
nous regarder en face… La ville est faite de
visages, mais malheureusement les dyna-
miques collectives peuvent nous faire perdre
la perception de leur profondeur. Nous
voyons tout en surface. Les personnes devien-
nent des corps, et ces corps perdent leur âme,
ils deviennent des choses, des objets sans
visage, échangeables et consommables.
Marie Immaculée nous aide à redécouvrir et
à défendre la profondeur des personnes car,
BENEDETTO XVI
4
background image
Quelle
Medjugorje?
Une chose est certaine : à Medjugorje,
la Vierge Marie apparaît. Chaque jour,
depuis presque trois décennies. Mais, certai-
ne
pour qui? Vous, qui lisez l’Écho, vous avez
probablement déjà accueilli la réalité céleste
qui se manifeste en terre d’Herzégovine. À
son petit niveau, en effet, l’Écho souhaite fai-
re résonner dans le monde ce que la Vierge
prononce à Medjugorje -non seulement dans
les messages confiés aux voyants, mais éga-
lement dans l’âme de ceux qui se sont sentis
éffleurer par le contact de la grâce présente
en ce lieu. Un contact léger, imperceptible,
capable toutefois de bouleverser une existen-
ce toute entière.
On parle beaucoup de Medjugorje; et
on écrit aussi beaucoup. Certains le définis-
sent comme un “phénomène”. Ce n’est pas
une belle définition, mais elle attire l’atten-
tion… Il nous vient alors de nous demander
: de quelle Medjugorje sommes-nous en
train de parler? En effet, il ne suffit pas d’al-
ler en ce lieu, de redécouvrir la foi, et ensui-
te de ne se nourrir que de “dévotions”. Ceux
qui entreprennent l’itinéraire proposé par la
Reine de la Paix devraient être disposés à un
changement incessant, inarrestable, bien
que graduel : une transformation qui fasse
émerger sa vraie nature intérieure, celle qui
le rend unique devant Dieu et les hommes.
Nous sommes tous en chemin. Persone
ne peut considérer être “arrivé” dans le par-
cours de la conversion. Personne ne peut
présumer avoir atteint un degré de purifica-
tion tel qu’il puisse se sentir meilleur que les
autres. Il ne suffit pas d’être croyants…
encore faut-il être crédibles! L’humble doci-
lité à se laisser conduire est le seul véhicule
qui nous remet entre les mains de Marie,
c’est le oui qui lui permettra de nous mon-
trer des parcours de plus en plus étroits, par-
fois apparemment intenses : des passages
que l’on ne peut traverser que si nous nous
abandonnons aveuglement à la direction de
Dieu, si nous Lui laissons carte blanche, si
nous permettons que ce soit Lui qui agisse
en nous et à notre place, sans pour cela nous
laisser de côté.
Parfois, ses initiatives nous dérangent et
nous “scandalisent” même, et pourtant,
Marie nous invite à être toujours reconnais-
sants, car le bien de Dieu passe souvent à
travers des voies qui apparaissent tordues.
Ce n’est pas un fatalisme : c’est la foi. Il faut
seulement s’immerger dans la grâce et lais-
ser tout le reste.
C’est pourquoi ceux qui se font porte-
paroles de Medjugorje mais restent toute-
fois à un niveau superficiel sont à craindre,
car ils ne touchent pas les niveaux les plus
profonds du mystère de l’homme, du rap-
port de l’âme avec la grâce et avec Dieu,
auxquels Marie désire nous introduire
presque avec inquiétude, même si elle le fait
avec une patience infinie.
Pourquoi trouvons-nous du réconfort
dans le fait que des hommes notoires de l’É-
glise visitent Medjugorje, même s’ils le font
de façon privée? Peut-être que l’idée qu’eux
aussi y croient nous console, et c’est pour
cela que nous apercevons à l’horizon le
consensus officiel si convoité? Si c’est ainsi,
essayons de nous mettre dans une situation
d’écoute plus profonde pour discerner
quand un sujet est abordé de façon directe et
claire ou bien quand il est seulement effleu-
ré de loin, avec des allusions qui voudraient
laisser entendre quelque chose mais qui, en
fait, ne disent rien…
Medjugorje est un fait qui -si nous y
croyons- est destiné à changer définitive-
ment le cours de l’humanité, selon les pro-
jets d’amour de Dieu. Un fait auquel on ne
peut donc pas seulement “faire allusion”
avec prudence, mais qui doit être témoigné
avec courage et vigueur, tout comme Marie,
qui portait sereinement sa mystérieuse
maternité, malgré le danger de la lapidation.
Naturellement, chacun est libre de
témoigner comme il veut. Mais il existe un
risque pour nous qui écoutons
: que nos
consciences s’endorment dans l’illusion que
“quelque chose est en train de changer”, et en
fait elle est submergée par le poids des com-
promis, du “ceci on peut le dire et cela non”.
Tout le monde est capable de faire comme ça.
Mais au lieu d’avoir de fervents témoins (en
grec : des martyres!), nous n’avons que des
audacieux prédicateurs qui ne nous aident
pas à entrer dans une perception de plus en
plus claire des esprits qui changent notre
existence; c’est-à-dire à qui nous sommes en
train de confier le règne de notre vie, de façon
plus ou moins consciente. L’Esprit Saint, à
travers l’action de la Reine de la Paix, sou-
haite pénétrer dans les couches les plus pro-
fondes de notre existence pour les mener à
la lumière et les guérir, pour devenir ainsi
nous-mêmes témoins de vie ressuscitée, de
la possibilité d’être des créatures nouvelles,
transfigurées par la grâce. Un peuple nou-
veau, qui a mûri dans l’offre de soi, capable
d’être, dans l’Église, un instrument attentif
dans la lutte contre le Mal.
Medjugorje a subi ces derniers temps
des coups durs, surtout dans ses premiers
témoins. Dieu l’a permis pour nous faire
grandir dans une conscience personnelle
toujours plus grande sur ce qui arrive là-bas,
et pour nous aider à nous tenir debouts tous
seuls, pour marcher vite, de façon autonome
et responsable, sur la route tracée par la
Sainte-Vierge. Peut-être que le moment de
se demander : “Certaines personnes disent
ceci, d’autres cela… mais moi, qu’est-ce
que j’en pense, ou mieux encore : que me dit
Dieu à moi?”
est vraiment arrivé.
Ne gaspillons pas la grâce; ne risquons
pas de l’atténuer en déléguant à d’autres
notre réponse. Si la grâce n’est pas alimen-
tée par le feu du véritable amour, elle coure
le risque de s’éteindre. Qu’il n’en soit pas
ainsi pour Medjugorje.
Sur le Podbrdo,
des petites
notes…
C
OMME LE
M
UR DES
L
AMENTATIONS
De grands blocs de pierre, anciens,
consommés mais surtout chers aux juifs pra-
tiquants qui y trouvent leur coin de prière
préféré par rapport à d’autres, favori car il le
sentent plus proche de Dieu. C’est le seul
mur resté intègre après la destruction du
grand Temple de Salomon : le lieu de culte
par excellence, appelé le “Mur des lamenta-
tions”, non pas à cause des larmes, mais à
cause des supplications exprimées avec les
lèvres et avec tout le corps qui se balance de
façon presque litanique. Mais ce n’est pas
tout. Les prières, notées sur des petites
feuilles, rejoignent les fissures les plus
cachées du grand mur, presque comme si
Dieu pouvait les lire sans que d’autres ne
s’en aperçoivent…
J’observe la même chose sur le Podbrdo
à Medjugorje, la colline faite de nombreuses
pierres creuses, comme des écrins où les
pélerins, arrivés en-haut, cachent les billets
qui dissimulent d’intimes pensées, de brèves
prières et des demandes silencieuses pour
que seulement Elle les lise, la Mère confi-
dente et amie, toujours prête à accueillir les
secrets des enfants qui ont confiance en
Elle.
O
N NE MONTE PAS DANS L
’A
SCENSEUR
Tu dois te donner du mal, tu dois faire
attention à où tu mets les pieds. Surtout le
matin, quand en automne le givre rend les
pierres glissantes et visqueuses, l’attention
doit redoubler. Ce n’est pas une montée
commode comme celle des escaliers rou-
lants des centres commerciaux. Pour monter
sur le mont qui conduit au lieu des pre-
mières apparitions, il faut accepter la fatigue
et les difficultés du parcours. Il faut le vou-
loir, et être pour cela disposés à collaborer.
C’est presque une îcone de la vie spiri-
tuelle que notre Mère nous propose à
Medjugorje : ce n’est pas une promenade
marrante, à faire de façon décontractée et
sans sacrifice. C’est une montée sur les
pentes raides de la foi, où parfois même la
vue de la destination est voilée à nos yeux et
il faut continuer, poussés uniquement pas
l’amour et par l’espérance. Mais notre enga-
gement, le désir, les efforts faits avec géné-
rosité, ouvrent la main de la grâce qui
accoure à notre aide et nous mène, enfin, là
où on ne croyait même pas : élevés, au-des-
sus de toute chose créée, à regarder le mon-
de avec les yeux de Dieu lui-même…
L
E PLAISIR D
UN BON
B
AIN
Cela arrive à de nombreuses personnes,
à la fin d’une journée intense, de vouloir se
libérer de la fatigue ressentie après le travail
en souhaitant prendre un bon bain chaud,
relaxant… Une fois immergés dans la bai-
gnoire, l’eau a la capacité de rendre tout le
corps plus léger et de libérer également l’es-
prit et les pensées.
Cela semble une comparaison inconve-
nante, nous ne voulons pas banaliser les
choses qui concernent Dieu, mais seulement
tenter de les expliquer à travers des images
simples, comme celles que Jésus utilisait
dans ses paraboles. Reprenons alors l’image
du bain; c’est ce que l’on a l’impression
qu’il nous arrive quand on arrive à
Medjugorje… Tu arrives là et tu se sens
immergé dans une dimension qui t’envelop-
pe, qui absorbe ce que tu as supporté de
négatif et cela te donne la paix; un sentiment
d’abandon qui invite à livrer ses problèmes
et ses préoccupations, qui te communique
de la chaleur et un profond sentiment de
bien-être. Ce n’est pas le fruit de la tech-
nique, ces propositions faites par ces si
nombreux mouvements faussement spiri-
tuels, mais c’est le produit de la grâce qui,
avec discrétion, t’atteint et te réconforte.
Reflets de lumière de la Terre de Marie
de Stefania Consoli
5
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LETTRE OUVERTE
Très chère Rédaction,
Dernièrement, on entend souvent parler,
dans les milieux liés à Medjugorje, du fait
qu’à cause de certaines histoires, la recon-
naissance officielle de la part de l’Église
tarde à arriver… Moi, j’ai longtemps réflé-
chi à ce propos, et je vous avoue que cela ne
me déplaît pas du tout qu’elle ne soit pas
approuvée car, à partir du moment où elle le
sera, elle ne sera plus la Medjugorje qui
bouleverse et modèle l’âme, mais elle
deviendra peut-être un lieu “commun” de
prière et de culte, un peu comme les autres
sanctuaires de Marie les plus célèbres, et
l’on ne respirera plus l’air PUR et SIMPLE
de la foi VIVANTE et QUI ŒUVRE dans
les cœurs avec des conversions par milliers.
Ne vous êtes-vous jamais dit : si Dieu
le voulait, elle serait reconnue depuis long-
temps! Pourquoi ne l’est-elle pas? Parce
que, pour Dieu, ce n’est pas la reconnais-
sance de la part des hommes qui est impor-
tante (et elle en a besoin), mais l’action
concrète et continue de CONVERSION
qu’exerce au contraire Medjugorje.
Je crois que la présence d’hôtels de luxe
et de magasins animés par d’importants
intérêts financiers, porterait à une “dégrada-
tion” de l’action SPIRITUELLE encore
aujourd’hui en place. Croyez-moi. Par
conséquent, cela ne me déplaît pas du tout
qu’elle ne soit pas approuvée, j’exige cepen-
dant le respect de ceux qui ont librement
choisi de vivre les enseignements de la
Reine de la Paix… n’oublions pas, toutefois,
que la douleur de nos droits niés (en tant que
croyants) nous purifie et nous élève!
Hermann Zagler
Une Grâce pérenne
«Moïse faisait paître le troupeau de
Jéthro, son beau-père, et il vint à la mon-
tagne de Dieu, à Horeb…» (Ex 3,1). C’est
ainsi que commence le récit d’un épisode
fondamental de l’histoire de la Sagesse. En
effet, ce fut sur ce mont que Moïse vit un
buisson qui brûlait mais qui ne se consom-
mait pas; il fut intrigué et s’approcha pour
comprendre ce fait si insolite. En fait, l’évé-
nement extraordinaire avait un but plus
important : amener Moïse à s’ouvrir à Dieu.
Souvant, le Seigneur se sert de notre réa-
lité humaine pour nous communiquer un
message qui pénètre dans le profond de
notre cœur : «Le Seigneur vit qu’il s’était
approché pour voir et Dieu l’appela du buis-
son et dit : ‘Ne t’approche pas! Ôte tes sou-
liers de tes pieds, car le lieu sur lequel tu te
tiens est une terre sainte!’» (Ex 3,5).
Nous pouvons relier cet épisode avec
celui qui se déroule depuis 28 ans à
Medjugorje
. En effet, ce qui, en ce lieu, est
extraordinaire, ce ne sont pas les apparitions
en tant que telles, mais la grâce que celles-ci
génèrent dans le peuple, une grâce qui chan-
ge continuellement la vie de très nom-
breuses personnes.
Face à cette grâce, on ne peut avoir que
deux comportements : l’accueillir ou bien la
refuser. Ceux qui l’accueillent entrent dans
un processus intérieur qui les préparent à des
temps nouveaux -annoncés plusieurs fois
par Marie dans ses messages- mais qui se
réalisent avant tout dans la personne qui se
laisse transformer. Ceux qui, au contraire,
refusent la grâce se cachent derrière mille
justifications mais restent dans le vide, car la
grâce ne peut pas œuvrer en eux et porter les
fruits qui s’expriment dans une vitalité spiri-
tuelle.
Le lieu où Moïse vit le buisson qui brû-
lait sans se consommer eut une signification
profonde dans sa vie : il était sacré et l’hom-
me devait nécessairement ôter ses souliers…
face à Dieu et à sa grâce, on n’a pas besoin
de beaucoup réfléchir. En fait, par ce geste,
Moïse enlevait son habit de vieil homme, sa
conception du passé et du futur face au
Seigneur qui se révèle. Dieu est Dieu, si l’on
peut ainsi dire, et nous, nous devons nous
adapter à lui.
C’est pour cela que Medjugorje apporte
une nouveauté dans la partie fondamentale
de notre existence : notre rapport avec Dieu.
Medjugorje n’a pas besoin d’interprètes, ni
de quelqu’un qui explique comment et quoi
faire -c’est Dieu lui-même qui le fait- tout
comme ce jour où il parla à Moïse du buis-
son. Et il le fait à travers Marie, Mère pleine
d’amour, créature immaculée qui s’approche
de nous avec tant de spontanéité et qui nous
introduit dans un rapport immédiat, vivant,
avec Dieu.
C’est exactement là où est la nouveau-
, car la grâce enlève tout ce qui s’est intro-
duit entre nous et Dieu, elle met en crise
toutes les formes d’approche à Dieu qui ne
donnent pas la vie, toutes les habitudes reli-
gieuses passives qui nous ont rendus un peu
esclaves. La grâce de Medjugorje ne s’arrê-
te pas sur des faits extraordinaires, sur les
vrais phénomènes, mais elle va plus loin.
Ceux qui ont accueilli cette grâce, ont
accueilli un appel à libérer le peuple sujet à
l’esclavage.
Moïse reçut de la part de Dieu en person-
ne l’appel à libérer son peuple d’Égypte où le
pharaon le tenait en esclavage. Medjugorje
ne peut donc pas être une terre de pharaons,
car c’est Dieu lui-même, à travers sa Mère,
qui donne la grâce qui libère… et cette grâ-
ce, si palpable, ne peut pas se renfermer dans
un seau car elle doit mener l’humanité toute
entière à participer à la vie de Dieu. C’est
ainsi que l’homme grandit, est transformé et
libéré de ce qui le rend esclave.
L’appel de Moïse s’est réalisé, mais le
cœur du pharaon est resté fermé. Nier la grâ-
ce signifie, de fait, rester dans le noir.
Accueillons donc la grâce que le Seigneur,
en ce moment, nous donne à Medjugorje;
donnons notre oui à Dieu pour que ce soit lui
qui triomphe sur chaque pharaon qui se trou-
ve à l’intérieur de nous.
Hrvoje C’uric
Notre avenir
entre ses mains
Le temps est dense d’un fort dynamis-
me intérieur; on nous demande de marcher
sans nous arrêter, infatigablement, sur la
voie de la foi. Chaque jour requiert de nou-
veaux pas à faire, et ce n’est pas dit que ce
qui allait bien pour nous hier, aille forcé-
ment bien également aujourd’hui.
On nous demande de laisser le “vieux”
du jour d’avant : nos expériences vécues,
qu’elles soient belles ou mauvaises; les
choses douloureuses, les choses comprises
et celles qui sont restées incompréhensibles;
nos habitudes, les sécurités humaines qui, en
fait, ne sont que des insécurités cachées, car
notre seule sécurité réside en Dieu, et tout
nous vient de Lui au bon moment et dans la
bonne mesure. Nous devons mettre notre
avenir entre les mains de Dieu, tout abando-
ner à Lui; non seulement ce qui nous est
lointain, et ce qui échappe à nos regards,
mais également ce qui est proche et qui pré-
occupe notre cœur.
Dieu nous a donné un lieu où, chaque
jour, il envoie sa Mère pour nous rendre
visite,
pour nous dire, à travers Marie, que
Lui se préoccupe de nous avec amour et de
façon concrète, qu’il vient sans cesse nous
chercher là où nous nous trouvons, et il nous
donne tout le temps nécessaire (même 28
ans et plus s’il le faut) pour nous ouvrir à Lui
à travers le cœur de sa Mère.
À travers ses paroles maternelles, Dieu
veut nous attirer à lui, il veut nous amener à
un rapport immédiat et profond avec Lui et
avec la réalité céleste. Mais le Seigneur nous
fait également savoir que nous devons mar-
cher, grandir, approfondir dans notre vie
intérieure un dialogue vivant avec Lui. Pour
nous, c’est maintenant le bon moment pour
voir où nous nous trouvons après tant d’an-
nées où la Vierge vient nous rendre visite, où
Marie vient nous aider avec ses paroles à fai-
re avancer, jusqu’à devenir des chrétiens
mûrs, intègres, décidés à vivre la liberté des
enfants de Dieu - la Sainteté.
Oui, c’est maintenant le bon moment
pour voir où nous nous sommes arrêtés :
dans notre vieille mentalité, dans les mau-
vais regards sur Dieu, sur nous-mêmes, sur
l’Église; dans les schémas que nous nous
sommes fait de nous-mêmes, ou que
d’autres nous ont transmis, même ceux qui
sont appelés à nous guider vers la maturité et
la liberté chrétienne et qui, au contraire,
oppriment ce qu’ils devraient promouvoir...
Ceux qui sont allés à Medjugorje et ceux
qui, pour différentes raisons, n’y sont pas
encore allés, (Medjugorje n’est pas seule-
ment pour certaines personnes, car si notre
Mère descend du ciel, c’est une chose qui
nous concerne tous : c’est un événement
face auquel personne ne peut rester indiffé-
rent!), doivent se demander si, pendant
toutes ces années, leur foi a visiblement
grandi, si leur regard sur les projets de Dieu
s’est élargi, s’il est devenu plus clair…
Nous ne devons pas et nous ne pou-
vons pas nous arrêter : nous devons mar-
cher avec Marie!
C’est à nous de vivre sa
présence de façon authentique pour témoi-
gner le visage de Dieu qui, à Medjugorje,
vient nous rendre visite dans le visage
maternel de Marie, afin que tous puissent
reconnaître et comprendre l’action de Dieu,
en ce lieu où Il a donné tant de grâces. Ce
n’est pas à nous ni à moi de ne juger person-
ne, car nous tous, nous nous retrouvons tou-
jours dans la lutte entre le bien et le mal;
nous sommes toujours tentés de nous asseoir
et de nous perdre dans les commodités, dans
la superficialité des choses du monde et de
laisser à d’autres -que nous considérons plus
aptes- le devoir de discerner et de décider à
notre place. Mais Dieu est venu vers nous…
le Dieu vivant souhaite, avec Marie et toute
la réalité céleste, vivre parmi nous. La ques-
tion est sommes-nous prêts à l’accueillir
comme tel -ce serait toujours Noël!
Andrea Toeglhofer
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E
N TÉMOIGNANT
Une caresse de Dieu
Les expériences spirituelles sont un
grand don, une “Grâce” qui anticipe l’amour
que nous recevons et que nous embrasserons
pleinement quand nous serons de façon
complète dans la grandeur de Dieu.
Il y a des signes qui doivent être compris,
même quand ils semblent apparemment lon-
tains et que nous sommes immergés dans le
quotidien qui dessine le déroulement de
notre vie. Dieu, qui nous aime avec une pro-
fondeur que, parfois, nous ne comprenons
pas, connaît notre solitude et c’est pour cela
qu’il met à côté de nous également les ami-
tiés spirituelles, cimentées par Lui.
Justement grâce à l’invitation d’un couple de
très bons amis au mois d’août, nous avons
partagé une expérience spirituelle extraordi-
naire, à Medjugorje, avec notre fille aînée.
Pendant ces jours-là, nous avons ressen-
ti dans notre cœur combien l’amour de Dieu
est grand dans notre histoire personelle et de
famille. Une grâce spéciale nous a accompa-
gné dès les premiers pas sur les roches du
Krizevac
: “Quelque chose” de mystérieux
nous a touché. Nous avons prié ensemble,
donné louange au Seigneur et remercié.
Souvent, notre prière était unie à une émo-
tion spirituelle forte, mais l’âme était calme
et pleine de joie.
L’amour de Dieu a pénétré en profon-
deur, il a œuvré… et il œuvre encore main-
tenant. Avec nous, il y avait aussi, spirituel-
lement, les membres de la famille, les amis
les plus chers et les personnes qui s’était
confiées, en particulier les malades. Entre
nous, il y avait une étreinte spirituelle… des
pleurs silencieuses et libératoires.
Tandis que nous montions vers la grande
Croix, sous le soleil, nous avons effectué un
arrêt aux stations, avec le Chapelet dans les
mains et sur les lèvres… L’amour de Dieu
nous a accompagné. Nous aussi, comme
Jésus qui reçoit du nuage les paroles du Père
“Lui est mon fils préféré…”, nous nous
sommes sentis comme des préférés, des per-
sonnes intimement aimées de Dieu.
La randonnée sur le Podbrdo a été elle
aussi pleine de grâce. Au début, nous avons
vu des magasins sur la route principale -
comme cela est désormais un usage pour
tous les lieux religieux- mais ceci ne nous a
pas dérangé, car nous ressentions dans notre
cœur bien autre chose… Nous avons com-
mencé la montée du Mont des Apparitions,
sur les cailloux, en silence. Une paix nous a
envahis et nous avons touché avec nos mains
une vérité que, souvent, pendant ces années-
ci, nous n’avions écouté qu’à travers les
voix, mais surtout la vie, de nombreuses
personnes proches de nous.
Nous avons ressenti la présence de
Marie. Une joie infinie… nous nous sommes
arrêtés devant la statue de la Vierge, nous
nous sommes agenouillés et nous nous
sommes laissés abandonner à une prière
silencieuse. Autour du Christ sur la Croix,
nous avons partagé une prière intense et
avons présenté les blessures de notre vie, et
ce n’est pas tout… Nous avons demandé à
Marie d’alléger, avec les caresses d’une
Mère, les souffrances des malades et de ceux
qui ont le plus de peine. Et encore une fois,
il y avait tous nos amis, mais vraiment
tous… les personnes qui nous sont chères.
Nous aurions voulu rester là, encore
pendant longtemps. Ensuite, notre regard est
allé vers les lieux autour de nous, et nous
avons pensé que Marie a parcouru -là juste-
ment- la même route, elle a parlé comme
nous, mais avec des paroles nouvelles qui
caressent l’humanité; elle a écouté, aimé,
partagé. Tandis que nous descendions, nos
regards se croisaient avec ceux de nombreux
pélerins; des yeux qui brillaient, des sourires
fraternels, des sentiments partagés.
À une époque si laïcisée comme la nôtre,
l’action de Marie est vivante et elle atteint
l’intimité des cœurs. Pour nous, cela n’est pas
été une expérience humaine; Medjugorje est
vraiment un lieu spécial, où partout l’on res-
pire la présence de Dieu et de Marie.
Les
années de mariage, le don des enfants par
l’adoption également, les difficultés et les
épreuves, nous ont parfois amenés à être très
rationnels. Ceci pour dire que ce que nous
avons vécu n’a pas été une suggestion super-
ficielle. Quand on quitte Medjugorje, on se
sent appelés à un chemin renouvelé,
d’offre de sa vie.
Tout cela est un don, une
caresse de Dieu. Notre fille -qui a 21 ans- à
notre retour, nous a dit que Medjugorje a
donné un sens à sa vie, à son été, comme quoi
les jeunes aussi sont à la recherche d’autre
chose… que l’on trouve.
Lidio et Mina
Les
paroles
de
Marie
Apparition annuelle
à Jakov
25 décembre 2009
“Chers enfants.
Pendant tout ce
temps où Dieu me
permet de manière
spéciale d’être avec
vous, je désire vous guider sur les chemin
qui mène à Jésus et à votre salut. Mes petits
enfants, ce n’est qu’en Dieu que vous pou-
vez trouver les salut, et c’est pourquoi, spé-
cialement en ce jour de grâce, avec les petit
Jésus dans les bras, je vous invite : permet-
tez à Jésus de naître en vos coeurs !
Seulement avec Jésus dans les coeur, vous
pouvez vous mettre en marche sur les che-
min du salut et de la vie éternelle. Merci
d’avoir répondu à mon appel”.
Messages à Mjriana
2 novembre 2009 :
“Chers enfants, aujourd’hui encore, je
suis parmi vous pour vous montrer les che-
min qui vous aidera à connaître l’amour de
Dieu, l’amour de Dieu qui vous à permis de
l’appeler Père et de les ressentir comme
Père. J’attends de vous que vous regardiez
avec sincérité dans vos coeurs et voyiez
combien vous l’aimez. Est-il les dernier à
être aimé? Entourés de biens materiels,
combien de fois l’avez-vous trahi, renié,
oublié! Mes enfants, ne vous laissez pas
tromper par les biens terrestres. Pensez à
l’âme car elle est plus importante que les
corps; purifiez-la! Invoquez les Père, le
vous attend; revenez à Lui! Je suis avec vous
car, dans sa grâce, le m’envoie. Je vous
remercie”.
2 décembre 2009 :
“Chers enfants, en ce temps de prépara-
tion et d’attente joyeuse, Moi, comme Mère,
je désire vous montrer ce qui est les plus
important : votre âme. Mon Fils peut-Il naître
en elle? Est-elle purifiée -par l’amour- du
mensonge, de l’orgueil, de la haine et de la
malveillance? Votre âme aime-t-elle Dieu
par-dessus tout comme un Père, et l’homme
votre frère dans les Christ ? Je vous montre
les chemin qui va élever votre âme jusqu’à
l’union totale avec mon Fils. Je désire que
mon Fils naisse en vous. Quelle joie pour
moi, comme Mère! Je vous remercie!”.
2 janvier 2010 :
“Chers enfants, aujourd’hui je vous
invite à vous mettre en route avec moi, avec
une totale confiance et avec amour car je
désire vous faire connaître mon Fils. N’ayez
pas peur, mes enfants! Je suis là avec vous,
auprès de vous. Je vous montre les chemin :
comment vous pardonner à vous-mêmes,
pardonner aux autres et, avec un sincère
repentir dans les coeur, vous agenouiller
devant les Père. Faites mourir en vous tout
ce qui vous empêche d’aimer et de sauver,
d’être auprès de Lui et en Lui. Décidez-vous
pour un nouveau commencement; les com-
mencement d’un amour sincère, l’amour de
Dieu Lui-même. Je vous remercie”.
Vers l’espace des êtres chers
« Dans ce même temps, Marie se leva, et
s’en alla en hâte vers les montagnes, dans
une ville de Juda. Elle entra dans la maison
de Zacharie, et salua Elisabeth... »
(Lc 1,39)
Marie commence son voyage, une méta-
phore de tous les voyages de l’âme et de la
vie elle-même. Quand tu ouvres ta vie à
Dieu, alors tu ne dois plus avoir de demeure.
La dynamique de l’existence va de l’inté-
rieur vers l’extérieur, de son propre domici-
le vers l’espace du monde, du Moi vers l’es-
pace de l’affection et des relations.
En accompagnant la Sainte Marie dans
son voyage de foi, en passant avec elle d’une
maison à l’autre, nous nous apercevons du
nombre de choses de l’évangile qui arrivent
dans les rues et dans les maisons de
Palestine, de la manière dont l’histoire de
Jésus se trouve dans les maisons -et ensuite
dans les fleuves et les lacs, sur les routes et
dans les villages, sur les collines et dans le
désert…- beaucoup plus que dans la syna-
gogue ou dans le temple; nous nous aperce-
vons de la manière dont la maison et l’espa-
ce “profane” sont le lieu où arrive la sages-
se, et que la vie quotidienne est la pâte dans
laquelle on met la levure de l’évangile.
Comme j’aime la liberté de Marie.
Libre de partir en hâte, de ne se laisser
conditionner en rien, de faire quelque chose
qui -jusqu’à une minute auparavant- était
très loin de ses projets. Libre comme un
oiseau de l’air, comme une fleur sauvage,
comme un lis des champs qui reçoit le pollen
quand le vent souffle, qui prend le soleil et
l’eau quand tout simplement ils arrivent.
Comme j’aime cette capacité de vivre la vie
comme si elle était une germination conti-
nue, une vie faite de bourgeons. Mais chaque
vie est ainsi, ce n’est pas un livre déjà écrit,
ce n’est pas un projet à exécuter, complet,
compact et lourd, mais il faut inventer des
routes et guérir des bourgeons. Comme j’ai-
me cette vie de Marie où rien n’est préétabli,
où la vie bourgeonne, libre et heureuse.
Magnificat! C’est si fortifiant d’imaginer la
vie comme un système ouvert, et non pas
comme un système fermé. Imaginer la vie, la
foi, l’Église et Dieu lui-même comme des
champs ouverts. Pour cela, une jeune fille en
voyage sur les monts de Juda nous aide.
(Tiré de : Les maisons de Marie, de Ermes Ronchi)
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Avec les années qui se succèdent -du
temps qui, cycliquement, finit par ensuite
recommencer- nous avons la possibilité de
“remettre à zéro” certaines situations de notre
vie et de “repartir” là où nous avons échoué,
là où cela nous semblait laid, douloureux et
que nous voudrions, de quelque façon que ce
soit, laisser derrière nous, pour ouvrir des
pages inédites, où l’on pourrait espérer mieux
et donner de nouvelles occasions à la vie à
travers des conditions différentes.
En fait, la vie continue, comme le fruit
de ce qui avait eu lieu peu avant... En effet,
si l’on y réfléchit bien, une année qui finit
n’est qu’une convention sociale, mais c’est
également une aide psychologique qui nous
aide à allumer en nous de nouveaux espoirs,
et à mettre la main sur de nouveaux désirs.
Alors Dieu, qui est bon, vient nous bénir
pour ne pas nous laisser seuls dans nos rêves
d’enfants.
L’année que je voudrais est faite d’étoiles,
splendides dans le noir
et calmes dans la nuit.
L’année que je voudrais est faite de lumière,
de soleil et de chaleur.
L’année que je voudrais
est entrelacée de paix,
d’harmonie et de bonnes nouvelles…
L’année que je voudrais est faite du silence
qui procure du repos,
mais également de vie joyeuse et animée,
fruit d’une créativité libre et sage.
L’année que je voudrais est faite de Dieu,
qui est tout cela et non seulement l’auteur.
Car Dieu est lumière, Dieu est paix,
Dieu est chaleur et harmonie;
Dieu est vie et silence,
liberté créatrice et sagesse infinie.
Dieu est bonne nouvelle,
Toujours nouveau dans son annonce
de joie et de splendeur.
Dieu est mon temps,
Dieu est mon année,
ce que la vie m’offre,
pour que j’en jouisse pleinement,
à chaque instant,
sans me fatiguer de la vivre
avec intensité et passion;
en donnant le meilleur
de moi-même dans chaque situation,
sans distinction
entre les belles et les mauvaises.
Car Dieu est mon tout,
ma vie, mon existence;
en Lui rien ne me manque…
Que nous souhaiter donc au début de
cette nouvelle année reçue en don? Le
monde se souhaite de la chance, et pour en
être sûr, il interroge avec inquiétude les
astres en cherchant des solutions magiques à
la douloureuse fatigue du quotidien. Le
monde se souhaite la santé, et tente à tous
prix de combattre le cours naturel de la vie,
avec ses saisons et ses très normaux déclins.
Le monde se souhaite de l’argent, du succès,
du pouvoir… mais ensuite, il se démoralise
dès que le système se bloque et il montre
son extrême faiblesse, en envoyant tout “en
crise”, y compris le délicat système nerveux
de ceux courent toute la journée : ceux qui
courent pour survivre, ceux qui courent pour
produire de la richesse qui disparaît tout de
suite. Le monde se souhaite également de
l’amour, et peut-être que là nous y
sommes… mais quel amour? Un amour qui
n’est fait que de satisfaction, de plaisir, de
prétentions sentimentales contentées, ou
bien l’amour qui, en nous aimant, nous crée,
nous fait être nous-mêmes et nous donne la
vie, la liberté et la force?
Si c’est ce dernier l’amour que nous
cherchons, alors souhaitons-nous Dieu au
début de cette année. Dieu est cela et beau-
coup plus. C’est un monde à découvrir,
chaque jour, non pas par curiosité, mais par
amour; car il nous attire à lui et nous fascine,
il remplit de sens nos journées et explique
chaque événement dans la vérité. Ne cher-
chons pas autre chose. Cela nous suffira. En
Le désirant, nous nous trouverons nous-
mêmes, et ce sera une année de grâce.
Bonne route à vous tous!
Stefania Consoli
et la rédaction de l’Écho de Marie
L’année que je voudrai
L’année que je voudrais
Tu deviendras
une bénédiction
Nous ne sommes pas toujours assez
conscients que la puissance de la bénédic-
tion crée des prodiges. C’est une force mys-
térieuse, invisible mais toutefois concrète,
dans ses actions entre les choses créées. Elle
canalise l’omnipotence même de Dieu, car
elle prend son origine en Lui; malgré cela,
elle a besoin de canaux pour rejoindre sa
destination, exactement comme un fleuve a
besoin d’un lit pour rejoindre la mer et l’en-
richir avec l’ajout des ses eaux douces.
Cette puissance, capable de transformer
tout ce qu’elle rencontre, passe à travers
nous, à travers le cœur sacerdotal que nous
avons reçu par le baptême. Mais, en général,
elle est renfermée dans les tiroirs de notre
ignorance, ou bien dans ceux de la paresse,
ou bien peut-être seulement de l’indifféren-
ce. Et c’est ainsi que le trésor de la grâce est
rendu vain.
Le Seigneur nous a livré un bien, un bien
précieux, à administrer avec responsabilité :
un “bien” à “dire”, car la parole vole com-
me le vent et se pose là où elle est écoutée,
accueillie, pour fructifier. Un bien à livrer,
mais également à garder, avec soin -car c’est
un bien d’une immense valeur- pour ensuite
le faire nouvellement circuler avec liberté,
pour que le bien pénètre toute chose et qu’il
la mène entièrement à terme. Ce n’est pas la
bénédiction qui change la nature des choses,
elle les réalise et les fait exploser de vie…
C’est celle-ci la bénédiction que le
Seigneur nous confie au début de chaque
nouvelle année; faisons qu’elle devienne la
nôtre, transmettons-la au-delà des paroles,
pour que nous-mêmes devenions une béné-
diction…
L
ES
L
ECTEURS ÉCRIVENT
Agnes Hoe de Singapour : “Merci
beaucoup pour l’envoi de l’Écho que je dis-
tribue à divers catholiques à Singapour. Je
vous envoie une offrande pour contribuer à
votre excellent travail pour la Vierge Marie.
Je vous souhaite à vous tous une nouvelle
année bénie et sainte”.
Un prêtre missionaire d’Afrique nous
envoie un SMS : “L’Écho de Marie m’arri-
ve avec la plus grande fidélité.
Rose Claude de Bruzac (France) :
“Merci pour ces publications qui nous aident
dans la vie. Que la paix vienne et que, nous
tous, nous nous tournions vers le bien, c’est-
à-dire vers Jésus notre Sauveur.”
Robert Schmitt de Michelbach-le-
Haut (France) : “Depuis plus de quinze
ans, je reçois 100 copies de l’Écho de Marie.
Après les numéros en français que vous
n’avez pas publiés, je pensais que l’Écho
n’existait plus. Mais maintenant, j’ai de nou-
veau reçu mes copies... Je suis vraiment
content que vous existiez encore, et j’espère
continuer à recevoir le journal. Je vous
remercie encore! En communion de prière
avec la Vierge Sainte”.
Maurice Le Guellec de Pont-Aven
(France) : “Merci de nous envoyer réguliè-
rement l’Écho qui nous donne joie, espéran-
ce et richesse spirituelle. Chaque nouveau
numéro est une découverte riche de mes-
sages de Marie qui nous invite à la conver-
sion du cœur. Votre dernier numéro de sep-
tembre-octobre 2009 à été particulièrement
apprécié par un lecteur qui m’a remis une
offrande à vous donner. Merci encore de la
part de tous les lecteurs pour votre assiduité.
Fraternellement, en union de prière”.
Villanova M., 25
Janvier
2010
Resp. Ing. Lanzani - Tip. DIPRO (Roncade TV)
ENVOYEZ TOUT COURRIER
A NOTRE SECRETARIAT
Inscription, demande de renseignement
CHANGEMENT d’ADRESSE
Modifications, offrandes, etc.
S
EGRETERIA
E
CO DI
M
ARIA
Via Cremona, 28 -
46100 Mantova - ITALIE
E-mail : segreteria@ecodimaria.net
Eco su Internet: http://www.ecodimaria.net
L’Echo de Marie Reine
L’Echo de Marie Reine
de la Paix vit d’offrandes!
de la Paix vit d’offrandes!
CCP DIJON 4480-19 R
VIREMENTS INTERNATIONAUX
Chèques Postaux DIJON (France)
IBAN:
FR97 20041 01004 0448019R025 16
BIC : P S S T F R P P D I J
“Que l’Éternel te bénisse,
et qu’il te garde!
Que l’Éternel fasse luire
sa face sur toi,
et qu’il t’accorde sa grâce.
Que l’Éternel tourne sa face
vers toi, et qu’il te donne la paix.
C’est ainsi qu’ils mettront
mon nom sur les enfants d’Israël,
et je les bénirai”
(Nm 6, 24-27)
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