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www.medjugorje.ws » Echo de Marie Reine de la Paix » Echo de Marie Reine de la Paix 212 (Novembre-Décembre 2010)

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« Le Seigneur vient, il ne tardera pas : il
dévoilera les secrets des ténébres, il se fera
connaître de tous les peuples
».
(Litanie d’entrée – 1ère semaine de l’Avent)
Message du 25 septembre 2010 :
« Chers enfants, aujourd’hui, je suis
avec vous et je vous bénis tous de ma béné-
diction maternelle de paix et je vous
encourage à vivre encore plus votre vie de
foi, car vous êtes encore faibles et vous
n’êtes pas humbles. Je vous incite, petits
enfants, à parler moins et à travailler
davantage à votre conversion personnelle,
afin que votre témoignage soit fructueux.
Et que votre vie soit une prière continuel-
le! Merci d’avoir répondu à mon appel ».
La vie comme prière
Marie nous bénit tous et nous exhorte à
intensifier notre vie de foi car nous sommes
encore faibles et ne sommes pas humbles. Il
ne s’agit pas de faire quelque chose de plus,
mais de fortifier la vie de foi, qui a du mal à
fleurir en plantes faibles car elles sont
repliées sur elles-mêmes et sont anémiques
par carence d’humilité. « Penez mon joug sur
vous et recevez mes instructions, car je suis
doux et humble de cœur, et vous trouverez du
repos pour vos âmes » dit Jésus (Mt 11, 29).
Et encore Marie : « Ouvrez votre cœur et
abandonnez votre vie à Jésus, pour qu’Il agis-
se par l’intermédiaire de vos cœurs et vous
fortifie dans la foi » (Message du 23.05.1985)
et : « Si vous êtes loins de Dieu, vous ne pou-
vez recevoir les grâces, car vous ne les
rechercher pas avec une foi ferme. Je prie de
jour en jour pour vous et je souhaite vous rap-
procher de plus en plus de Dieu. Mais je ne le
peux pas si vous ne le voulez pas. C’est pour-
quoi, chers enfants, mettez votre vie dans les
mains de Dieu » (25.01.1988).
Et pourtant, encore aujourd’hui il est
nécessaire de s’entendre répéter les mêmes
exhortations, les mêmes invitations, et peut-
être qu’encore aujourd’hui nous ferons sem-
blant d’avoir compris et nous accepterons les
paroles révélées mais non pas la Parole Incar-
née! Pour moi, pour chacun d’entre vous, il
est beaucoup plus facile de comprendre que
de faire, comme il est beaucoup plus facile de
parler que de vivre! C’est cela le cœur du
Message d’aujourd’hui. Je vous incite, mes
enfants, à parler moins et à travailler
davantage sur votre conversion personnel-
le, afin que votre témoignage soit fruc-
tueux.
« Soyez forts en Dieu. Je veux que je
le monde entier connaisse le Dieu de la joie.
Soyez par votre vie les témoins de la joie de
Dieu. Ne soyez ni anxieux, ni inquiets. Dieu
vous aidera et vous montrera la route. Je veux
que vous aimiez tous les hommes de mon
amour, les bons comme les méchants. Seule-
ment ainsi l’amour pourra conquérir le mon-
de » (25.05.1988).Tout cela est vraiment à
notre portée; non pas par notre capacité
humaine mais par le don divin, par la Passion,
la Mort et la Résurrection de Notre Seigneur
Jésus-Christ. C’est seulement à nous d’ac-
cepter ou de refuser; et accepter signifie vivre
avec Marie et Jésus notre abandon au Père : «
Me voilà, qu’il soit fait de moi selon ta Paro-
le » (Lc 1, 38) et « Voici, je viens pour faire,
ô Dieu, ta volonté »
(Hb 10, 7-9). Cela ne
signifie pas se réfugier dans l’indolence, mais
accueillir en nous et vivre dans notre vie le
projet de salut de Dieu; ce n’est pas un choix
qui nous prive de quelque chose, mais qui
exalte notre dignité d’enfants de Dieu au-delà
de toute possibilité humaine.
Ceci est le témoignage qui porte des
fruits, le témoignage fructueux auquel
Marie nous invite. Si notre vie est habitée par
Jésus, fécondée par Son Esprit, elle est déjà
elle-même un témoignage, et il n’y aura pas
besoin d’affirmations verbales, de discours
persuasifs, ni de tant de paroles : nous parle-
rons de Dieu avec la bouche des enfants et
des nourrissons (cf. Sal 8, 3), c’est-à-dire
seulement avec le sourire des yeux et des
lèvres, avec l’amour, la paix, la joie que
chaque enfant offre au monde. N’est-ce pas
ceci l’invitation de Jésus à être comme eux?
Nous devons re-naître d’en-haut, de l’Esprit;
non seulement cela est possible, mais cela est
nécessaire pour nous et pour le monde! Rien
ne nous l’empêche, si ce n’est notre volonté.
Moi, toi, n’importe qui d’entre nous peut se
défaire de son péché car même s’il avait
commis le pire des crimes, je maintiendrais
toujours la même confiance, car moi je sais
que cette multitude d’offenses n’est qu’une
goutte d’eau dans un brasier ardent
, comme
nous l’enseigne Sainte-Thérèse de l’Enfant
Jésus. Que rien ne nous retienne de courir à
la rencontre de notre Père
et notre vie ne
sera pas plus facile que celle de ceux qui sont
à côté de nous, mais elle sera soutenue par
Celui qui est en nous; elle ne sera pas exemp-
te de douleur, de peine, d’adversité mais elle
sera consolée par Celui qui résiste à la Croix.
Notre vie ne sera plus une vide succession de
jours et d’événements, mais un unique évè-
nement dans l’Évènement, une incessante
prière
qui se lève à chacun de nos souffles,
que nous veillons ou que dormons.
N.Q.
Message du 25 octobre 2010 :
« Chers enfants, que ce temps soit pour
vous le temps de la prière. Mon invitation
désire être pour vous, petits-enfants, un
appel à vous décider à suivre le chemin de
la conversion. C’est pourquoi, priez et
recherchez l’intercession de tous les saints.
Qu’ils soient pour vous un exemple, une
stimulation et une joie vers la vie éternelle.
Merci d’avoir répondu à mon appel ».
Le chemin de la conversion
Les mots-clé de ce message sont : prière,
conversion, intervention de tous les saints.
Il s’agit de thèmes fondamentaux pour nous,
les catholiques, et même les deux premiers
sont d’une importance vitale, non seulement
pour le catholique mais aussi pour tout chré-
tien. Prière et conversion sont des thèmes
récurrents dans les Messages de Marie, pour
que notre foi ne se réduise pas à une stérile
profession verbale, mais qu’elle nous assimi-
le au Christ. Accepte, ô Père, notre offrande
dans cette nuit de lumière, et pour ce mys-
térieux échange de dons, transforme-nous
dans le Christ, ton Fils, qui a élevé l’homme
auprès de toi dans la gloire
. C’est ainsi que
nous prions sur les offrandes pendant la
Sainte Messe de la nuit de Noël, et notre
offrande
ne peut pas se réduire aux dons que
nous présentons à l’autel, mais ceux-ci
doivent signifier nous-mêmes, notre vie,
notre travail, nos désirs, nos pensées, nos pro-
jets, nos proches… Notre offrande ne peut
qu’être notre personne, notre corps, notre
sang et notre âme et ceci, pour que cela soit
vrai, exige un long chemin de conversion
qui est certainement le don de la grâce divine,
mais qui exige notre libre décision, à laquelle
même aujourd’hui Marie nous invite, ainsi
que notre prière. Aujourd’hui ensuite, dans
l’imminence de la fête de tous les Saints,
Marie nous suggère de prier et de demander
l’intervention de tous les saints
. Le
Catéchisme de l’Église Catholique nous l’en-
seigne (thèse 2683) : « Les témoins qui nous
ont précédés dans le Règne, spécialement
ceux que l’Église reconnaît comme « saints »,
participent à la tradition vivante de la prière,
au moyen de l’exemple de leur vie, de trans-
mission de leurs écrits et de leur prière
aujourd’hui. Ils contemplent Dieu, ils le
louent et ne cessent de prendre soin de ceux
qu’ils ont laissés sur terre. En entrant dans la
« joie » de leur Seigneur, ils sont établis «
vraiment en-haut ». Leur intervention est le
plus haut service qu’ils rendent au Projet de
Dieu. Nous pouvons et devons les prier d’in-
tercéder pour nous et pour le monde entier ».
Et Marie nous dit ainsi : Qu’Eux [les saints]
soient pour vous un exemple, une incita-
tion et une joie vers la vie éternelle.
Prions donc nos saints, tous les saints,
pour qu’ils prennent soin de nous, pour qu’ils
intercèdent pour nous. Prions-les avec le
cœur ouvert, en leur présentant nos besoins,
mais ne dévaluons pas leur aide en avançant
Novembre-Décembre 2010 - Edité par Eco di Maria, Via Cremona, 28 - 46100 Mantova (Italie) - TEL. 0039/338.6708931
A. 26, n. 11 -12 "Poste Italiane s.p.a. - Spedizione in Abbonamento Postale - D.L. 353/2003 (conv. in L. 27/02/2004 n° 46) art. 1, comma 2, DCB Mantova
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des demandes qui valent peu; visons haut :
demandons-leur de nous communiquer le
désir de vivre à la présence du Père à chaque
circonstance de notre vie terrienne, dans la
joie et dans la douleur, dans la santé et dans
la maladie. Prier n’est pas déléguer, mais
entrer en communion, et donc prier les saints
est partager leur vie de sainteté, se laisser
pénétrer de l’Amour de Dieu qui les habite.
Rien ni personne ne peut nous séparer de
l’amour de Dieu, qui est en Jésus-Christ,
notre Seigneur
(Rm 8, 38-39). Cherchons cet
amour, désirons-le avec tout notre cœur, avec
toutes nos forces, tombons amoureux de
l’Amour et, même si l’on ne sait pas prier
comme il faut, c’est l’Esprit lui-même qui
intercèdera pour nous avec des gémissements
inexprimables (cf. Rm 8, 26-27). Rien ni per-
sonne, ni même notre péché, ne pourra nous
tenir loin de Dieu, si nous désirons et voulons
vraiment être avec Lui. « En priant, ne gachez
pas de paroles comme les païens : ceux-ci
croient qu’il sont écoutés à force de parler.
Ne soyez donc pas comme eux, parce que
votre Père sait de quelles choses vous avez
besoin, déjà avant que vous les lui
demandiez. Vous, priez donc ainsi : notre
Père qui êtes aux cieux… » (Mt 6, 7-13). Que
ce soit notre prière, qu’elle soit le souffle de
notre journée, de chacune de nos journées.
N.Q.
Dépliants sur la prière
dans deux prisons très sécurisées
Les prisonniers des secteurs les plus
sécurisés de la Zambie -y compris les
détenus du couloir de la mort- recevront des
dépliants sur le chapelet grâce à une initia-
tive conjointe de deux organisations carita-
tives ayant leur base au Royaume uni. «
Même s’ils sont traités de façon humaine, la
plupart des détenus passent des années en
prison avec seulement les vêtements qu’ils
avaient au moment de leur arrêt, sans savon
ni couvertures ou draps pour se protéger du
froid durant les mois d’hiver, ils sont souvent
refusés par la société… Marie, la Mère de
Dieu, aime tous ses enfants et, dans la souf-
france et dans le désespoir, nous pouvons
rester auprès d’Elle dans la prière, en regar-
dant à travers les larmes de cette existence
vers l’espoir de la vie nouvelle et de la résur-
rection ». Un prisonnier du couloir de la mort
a écrit : « C’est la première fois que je reçois
un paquet, même si je suis en prison depuis
maintenant 14 ans. Que Dieu puisse vous
récompenser abondamment ».
(source www.zenit.org)
Je veux aller à Bethléem
Nous nous trouvons encore une
fois face au Mystère par excellence : Dieu
éternel et infini se fait petit, se fait homme,
se fait enfant… Ceci est Noël. Tout le reste
est un contour, un cadre créé pour donner du
relief au cadre qui illustre cette nuit à Beth-
léem.
Malheureusement, la culture de l’éphé-
mère a pillé le trésor de cette fête chargée de
profondes significations spirituelles pour les
employer à son avantage; comme la profu-
sion de lumières qui devraient nous dire que
la Lumière vient au monde et que, par con-
tre, ces lumières ne servent qu’à attirer le
plus grand nombre d’acheteurs possibles aux
vitrines bourrées de tout « bien de Dieu »…
Ce serait bien que les chrétiens se fassent
entendre pour rendre le vrai sens à cette fête,
qui ne peut pas être instrumentée pour sati-
sfaire l’esprit du monde! Jésus naît pour tous
et s’offre sans distinctions, mais il faut que
chaque homme soit disposé à se mettre en
chemin avec une humble simplicité pour
accueillir la Vérité qui naît, sans tenter de la
changer à son goût…
Pour pénétrer au cœur du Mystère qui
tous les ans réveille notre étonnement, nous
nous faisons guider par les paroles du Pape
Benoît XVI
, prononcées lors de son homélie
de la Nuit Sainte en 2009. Des paroles qui
narrent, qui contemplent le-Dieu-avec-nous.
Des paroles qui montrent la route pour arri-
ver sur le seuil de la grotte avec les bergers.
« Je veux aller à Bethléem… L’Évangile
ne nous raconte pas sans but l’histoire des
bergers. Ils nous montrent comment répon-
dre de la bonne façon à ce message qui nous
est aussi adressé. Que nous disent alors ces
premiers témoins de l’incarnation de Dieu?
Des bergers, l’on dit tout d’abord
qu’ils étaient des personnes veillantes et
que le message pouvait les rejoindre juste-
ment parce qu’ils étaient éveillés. Nous,
nous devons nous réveiller, pour que le mes-
sage arrive jusqu’à nous. Nous devons deve-
nir des personnes vraiment veillantes.
Qu’est-ce que cela signifie? La différence
entre une personne qui rêve et une qui est
éveillée consiste avant tout dans le fait que
celui qui rêve se trouve dans un monde par-
ticulier. Avec son Moi, il est enfermé dans ce
monde du rêve qui, justement, est seulement
le sien, et il ne le relie pas avec les autres. Se
réveiller signifie sortir de ce monde particu-
lier du Moi et entrer dans la réalité commu-
ne, dans la vérité qui, seule, nous unit tous.
Le conflit dans le monde, l’inconcilia-
bilité réciproque, dérivent du fait que nous
sommes renfermés sur nos propres intérêts et
nos opinions personnelles, dans notre minus-
cule monde privé. L’égoïsme -celui du
groupe comme celui de l’individu- nous tient
prisonniers de nos intérêts et de nos désirs,
qui contrastent avec la vérité et nous divisent
les uns des autres. Réveillez-vous, nous dit
l’Évangile. Venez dehors pour entrer dans la
grande vérité commune, dans la communion
du Dieu unique.
Se réveiller signifie ainsi développer sa
sensibilité pour Dieu; pour les signaux
silencieux avec lesquels Il veut nous guider;
pour les multiples indices de sa présence. Il
y a des personnes qui disent être « religieu-
sement dépourvues d’oreille musicale ». La
capacité perceptive pour Dieu semble pres-
que être un don qui est refusé à certaines per-
sonnes. Et, en effet, notre manière de penser
et d’agir, la mentalité du monde d’aujourd’-
hui, la gamme de nos diverses expériences
sont aptes à réduire notre sensibilité pour
Dieu, à nous rendre « dépourvus d’oreille
musicale » pour Lui. Et, toutefois, dans cha-
que âme, de façon cachée ou ouverte, l’at-
tente de Dieu, la capacité de le rencontrer,
est présente.
Pour obtenir cette vigilance, ce réveil à
l’essentiel, nous voulons prier, pour nous-
mêmes et pour les autres, pour ceux qui sem-
blent être « dépourvus de cette oreille musi-
cale » et chez qui, toutefois, le désir que Dieu
se manifeste est vivant. Le grand théologue
Origène a dit : si j’avais la grâce de voir
comme Paul a vu, je pourrais maintenant
(pendant la Liturgie) contempler une grande
rangée d’Anges (cf. Lc 23, 9). En effet, dans
la Liturgie Sacrée, les Anges de Dieu et les
Saints nous entourent. Le
Seigneur lui-même est
présent au milieu de
nous. Seigneur, ouvre les
yeux de nos cœurs, pour
que nous devenions veil-
lants et voyants, et ainsi,
nous pourrons apporter ta
proximité aux autres
également!
L’Évangile de Noël nous reconte que
les bergers, après avoir écouté le message
de l’Ange, se dirent les uns aux autres : «
Allons jusqu’à Bethléem… Et ils y allèrent
en hâte » (Lc 2, 15s.). « Ils s’y hâtèrent » dit
littéralement le texte grec. Ce qui leur avait
été annoncé était si important qu’ils devaient
y aller immédiatement. En effet, ce qui leur
avait été dit là-bas allait totalement au-delà
de l’habituel. Cela changeait le monde. Le
Sauveur est né… Certes, c’est aussi la
curiosité qui les poussait, mais surtout l’agi-
tation pour la grande chose qui leur avait été
communiquée, à eux, les petits et les
hommes apparemment insignifiants. Ils s’y
hâtèrent, sans attendre.
Dans notre vie ordinaire, les choses ne
fonctionnent pas ainsi. La majorité des
hommes ne considère pas comme prioritai-
res les choses de Dieu, celles-ci ne nous
pressent pas de façon immédiate. Et ainsi,
nous, dans l’immense majorité, nous som-
mes bien disposés à les renvoyer. Avant tout,
on fait ce qui, ici et maintenant, apparaît
urgent. Dans la liste des priorités, Dieu se
trouve souvent presque à la dernière place.
Ceci -pense-t-on- pourra toujours se faire
plus tard. L’Évangile nous dit : Dieu a la plus
grande priorité. Si quelque chose dans notre
vie mérite de la hâte, sans attendre, cela est,
alors, seulement la cause de Dieu.
Dieu est important, c’est la réalité la
plus importante en absolu dans notre vie.
C’est justement cette priorité que nous
enseignent les bergers. Nous voulons
apprendre d’eux à ne pas nous laisser écras-
er par toutes les choses urgentes de la vie
quotidienne. Nous voulons apprendre d’eux
la liberté intérieure de mettre en second lieu
nos autres occupations -aussi importantes
qu’elles soient- pour aller vers Dieu, pour le
laisser entrer dans notre vie et dans notre
temps. Le temps passé pour Dieu et, à partir
de Lui, pour notre prochain, n’est jamais du
temps perdu. C’est le temps dans lequel nous
vivons vraiment, dans lequel nous vivons le
fait même d’être des personnes humaines.
Mais la plupart de nous, hommes
modernes, vivons loin de Jésus-Christ, de
Celui qui s’est fait homme, du Dieu venu au
milieu de nous. Nous vivons dans les
philosophies, les affaires et les occupations
qui nous remplissent totalement et d’où le
chemin vers la mangeoire est très long. De
Que quelqu’un m’écoute!
La prière n’est pas dans les belles paroles
que nous employons ou dans les beaux senti-
ments que nous déballons devant Dieu, mais
plutôt dans notre capacité de mener nos
batailles et nos combats devant son regard.
L’unique façon de vaincre nos batailles est de
rester solides comme les mains « fermes » de
Moïse sur la montagne… La prière est donc
une attitude de fond, une façon de réagir aux
événements de la vie : à chaque fois que
quelqu’un ou quelque chose vient « nous
combattre » dans notre cœur, tournons-nous
tout de suite à Dieu… La prière n’est pas
exhaustée lorsque nous recevons ce que nous
demandons, mais lorsque profondément
nous savons et nous croyons que quelqu’un
nous écoute…
(de Messe Quotidienne - Frère MichaelDavide)
2
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Nous, jardins de Dieu
Ces jours-ci une personne chère, qui
n’était plus jeune, a quitté la vie terrienne
pour rencontrer Dieu le Père dans une
dimension toute nouvelle. L’image que je
garde dans le coeur est la tendresse de son
regard ces derniers mois; le temps lui avait
laissé deux yeux beaux et vifs. Sa vie passée
entièrement au service des autres, dans le
silence, m’a fait penser à cette petite chose
qui plaît à Dieu et qui fait de nous des desti-
nataires de ses bénédictions. Une vie qui rap-
pelle aux grandes valeurs : une simple répon-
se, la Foi entière en Dieu, en la famille, les
proches, la droiture, la valeur de la Parole
donnée, l’acceptation sereine de la vie et de
son destin. Dans les derniers jours de sa vie
terrienne, les personnes qui l’aimaient
avaient préparé un très beau jardin autour de
la maison où elle habitait. Cette image signi-
ficative m’a confirmée que Dieu fait la même
chose avec nous : il nous aime gratuitement,
et chaque jour, il nous prépare les plus belles
choses que nous, souvent, ne voyons pas,
pris par nos engagements tourbillonants et
par nos courses essoufflées. Un chrétien
n’est pas meilleur que les autres, mais il vit
avec la certitude que Dieu l’aime pour ce
qu’il est : quel bon Père nous avons! Il nous
laisse dans notre liberté pour nous aimer
encore plus… Comme il est important d’en-
trer dans le mystère de Dieu et de se laisser
aimer de Lui : ceci fait naître en nous la joie
de nous sentir sauvés.
Il devient difficile, parfois, de com-
prendre la souffrance, lorsque celle-ci frappe
à la porte de nos maisons. Nous tous avons
connu cette douleur qui semble traverser
l’âme… Nous devons demander au Seigneur
qu’il nous concède à nous aussi d’entrer un
peu, par la réflexion sur nos expériences,
dans la profonde connaissance du mystère de
la Passion et de la Mort du Christ, pour que
notre regard s’élève et puisse goûter la joie
de sa Résurrection. Le Seigneur nous élève
par son amour et prend soin de nos peines, de
nos souffrances et de nos blessures, qui
durent peu de temps. Marie, femme de l’hu-
manité et de la tendresse, nous aide à com-
prendre ceci. Elle nous indique la route qui
peut nous dévoiler l’amour du Seigneur par-
ce qu’elle est notre Mère et nous aime com-
me ses enfants. Dans la prière de contempla-
tion, je peux demander au Seigneur de m’ai-
der à vivre, à mettre en pratique la beauté qui
s’est ouverte en moi, ou bien, je peux le
remercier, le louer… Ceci est l’instant pré-
cieux qui me porte à retourner à ma vie de
façon rénouvelée; la vie même pourra deve-
nir prière. Je ne me sentirai plus seul, mais je
sais que le Seigneur est vraiment le Vivant,
car je l’ai expérimenté dans la prière!
Je sens le regard de Jésus sur moi, un
regard d’affection et de prédilection. Lui seul
me fait comprendre qu’il connaît mon cœur
et qu’il accueille à chaque seconde ses carac-
téristiques et ses originalités, et nous, rem-
plis de ses dons, nous pouvons parfumer cet-
te vie qui nous est donnée. Nous vivons un
temps où la Grâce de Dieu se manifeste,
s’accomplit, et nous sommes tous appelés à
l’annoncer. Un Prêtre écrivait que « la grâce
de se mettre au service des autres est comme
le parfum d’une fleur
: elle est émise indé-
pendamment du fait que quelqu’un la sente
ou non ».
L’Esprit Saint est notre guide et il
nous aide à habiter déjà ici, maintenant, les
espaces de Dieu, en vivant dans l’Espoir que
cela devienne beaucoup plus qu’une attente
sûre.
Lidio Piardi
Le plus beau
merci
Dimanche 26 septembre, le Père Andrea
Gasparino, fondateur du Mouvement
contemplatif Charles de Foucault
, s’est
éteint à l’âge de 87 ans.
Déjà pendant ses années d’études au
séminaire, le Père Gasparino sentit l’appel à
servir les plus pauvres. En 1951, il ouvrit la
Cité des garçons à Cuneo, pour offrir aux
orphelins de guerre une maison, une éduca-
tion, la chaleur d’une famille. Bien vite,
s’unirent à lui les premiers bénévoles et les
premières sœurs. C’est ainsi que nacquit la
comunnauté des consacrés, aujourd’hui
composée d’une dizaine de prêtres et de 120
frères et sœurs consacrés dans 35 fraternités
réparties dans le monde entier.
Dans la seconde moitié des années 60, la
rencontre avec Carlo Carretto le porta à une
connaissance plus profonde de Charles de
Foucault qui, par sa spiritualité, deviendra
pour lui un modèle. Progressivement, l’Eu-
charistie et l’adoration deviendront le cœur
de sa vie et l’âme de son apostolat. C’est ain-
si que nacquirent les écoles de prière, des
rencontres durant lesquelles des générations
de jeunes et de moins jeunes ont appris de lui
l’amour du silence, de la prière, de l’adora-
tion. Pendant des années, nous avons publié
sur ce journal les relations tenues par le Père
Gasparino pendant l’École de prière, et nous
lui sommes reconnaissants pour nous avoir
indiqué un chemin de foi simple, capable
d’harmoniser l’action et la contemplation.
Nous nous rappelons, avec affection et
gratitude, le Père Gasparino, en écrivant ici
quelques-unes de ses phrases célèbres qu’il a
répété tant de fois pour nous aider à vivre un
rapport plus profond et authentique avec
Dieu :
« Je crois que la prière n’est pas tout, mais
que tout doit partir de la prière ».
« Je dois changer toute ma journée en amour,
car les espaces de la prière sont trop brefs ».
« Si nous fuyons la croix, nous ne pouvons
pas aimer ».
« La prière et l’amour obtiennent l’impos-
sible ».
« La joie est le plus beau merci que nous
pouvons donner à Dieu! »
Chiara Bernardi
Si l’Esprit Saint
rencontre Marie
dans une âme
L’Esprit Saint, qui est stérile en Dieu,
c’est-à-dire qu’il ne donne pas d’origine
à une autre personne divine, est devenu
fécond par l’intermédiaire de Marie
qu’il a épousée. Avec elle, en elle et par
elle, il a réalisé son chef-d’œuvre, qui
est un Dieu fait homme, et tous les jours,
jusqu’à la fin du monde, il donne la vie
aux prédestinés et aux membres du
corps de ce Chef adorable. Donc, plus
l’Esprit Saint trouve Marie, sa chère et
indissoluble Epouse, dans une âme, plus
il devient actif et puissant pour former
Jésus-Christ dans cette âme et cette âme
en Jésus-Christ.
Saint Louis-Marie Grignion de Montfort
Traité de la Vraie Dévotion à Marie, n° 20
L
E MIRACLE DE LA NOUVEAUTÉ
À la moitié du chemin de l’Avent, la
savante liturgie de l’Église nous invite à nous
arrêter en compagnie de Marie, la femme de
l’attente et de l’accueil, modèle du disciple
qui se prépare à la venue du Seigneur. La
solennité de l’Immaculée est une invitation
forte à mettre au centre de notre réflexion la
grâce de Dieu. Si Marie peut accueillir la
vocation de Mère du Messie, ce n’est pas cer-
tainement pas pour ses mérites acquis sur le
champ de bataille, mais pour le projet d’a-
mour de Dieu. L’ange la salue comme « plei-
ne de grâce » (Lc 1.28) et pas comme « plei-
ne de mérites ». Au centre, il y a la gratuité de
Dieu pour laquelle «rien n’est impossible»
(1.37). C’est une gratuité qui surprend. C’est
un projet d’amour qui dégonde nos schémas
et nos paramètres d’évaluation. Dieu choisit
l’insignifiante Nazareth, et non pas une gran-
de et riche capitale; il choisit la petite Marie,
et non pas la fille d’un grand marchand; il
choisit le menuisier Jospeh, et non pas un
important homme d’affaires. C’est une logi-
que qui traverse toute l’Ecriture, du début jus-
qu’à la fin. Les appels de Dieu subvertissent
les attentes et ils ne prévoient pas de forma-
tion. Sa parole lance les candidats dans l’hi-
stoire avec la force de sa grâce.
Même en nous, est à l’œuvre la délicate
puissance de sa miséricorde. Même en nous,
le miracle de la nouveauté est possible. Nous
ne sommes pas condamnés à nos erreurs,
nous ne sommes pas blindés dans nos pau-
vretés. La grâce de Dieu, si nous le lui per-
mettons, nous lance sur des sentiers nou-
veaux et prometteurs. Il s’arrête en compa-
gnie de Marie, l’Immaculée, il nous rappelle
que, devant Dieu, nous ne devons pas être les
meilleurs, splendides, les premiers de la clas-
se; qu’au moins devant lui, ce ne sont ni les
cartes de crédit, ni les diplômes ou les amis
influents qui comptent. Devant Dieu, ce qui
compte, c’est l’amour, l’humilité, la disponi-
bilité à se laisser modeler et former de sa
main. L’exemple de Marie est un antibioti-
que puissant contre le terrible virus de la
sédentarité de la vie chrétienne. « Ne craint
rien » (Lc 1.30) dit l’ange à Marie et à cha-
cun de nous. Ne craint pas d’offrir gratuite-
ment ce pardon tant attendu. Ne craint pas de
répondre avec amour à l’indifférence. Ne
craint pas de recommencer depuis le début :
tu n’es pas tes erreurs. Ne craint pas de te
donner avec ton « oui » à celui qui t’aime et
t’attend. Ne craint pas car le Seigneur est
avec toi et personne ne pourra t’enlever de sa
main (cf. Jn 10.29).
Père Roberto Sereni
multiples façons, Dieu doit nous pousser à
maintes reprises et nous aider, pour que nous
puissions trouver la sortie de l’enchevê-
trement de nos pensées et de nos engage-
ments et trouver la voie qui mène à Lui. Mais
pour tout le monde il y a une voie. Pour tout
le monde, le Seigneur dispose de signaux
adaptés à chacun d’entre nous.
Dieu s’est acheminé vers nous. Tous
seuls, nous ne pourrions pas arriver jusqu’à
Lui. Il dépasse nos forces. Mais Dieu est
descendu. Il vient à notre rencontre. Il a par-
couru la partie la plus longue du chemin.
Maintenant, il nous demande : Venez et
voyez combien je vous aime. Venez et voyez
que je suis ici.
Allons-y! Dépassons-nous nous-mêmes!
Devenons des marcheurs en allant vers Dieu
de différentes façons : en étant intérieure-
ment en chemin vers Lui.
3
Echo 212
background image
La confiance
Il ne peut y avoir de confiance sans
amour car elle se nourrit de celle-ci. Des
paroles de l’apôtre Paul : la charité croit
tout, espère tout
(1Cor 13,7), on a l’impres-
sion de comprendre que seulement la charité
engendre l’espoir, la confiance. C’est pour
cela que, lorsque l’on n’aime pas une per-
sonne, on est porté à ne pas avoir confiance
en elle. Ceci est valable vis-à-vis de chaque
personne, et surtout vis-à-vis de Dieu. Et
c’est ainsi que la confiance que nous avons
en Dieu devient un indice de notre amour.
Alors comme ceci est important! Le
psaume 146 nous rappelle que le Seigneur
aime ceux qui ont espoir en son amour. Il ne
parle pas de ceux qui font des choses, mais
de ceux qui espèrent, qui ont confiance en
Lui. C’est seulement ainsi que nous pouvons
accueillir ce qu’il nous offre, qui est une
œuvre de salut et d’amour. Lorsque nous
avons espoir dans le Seigneur, ce n’est pas
nous qui agissont mais c’est Lui qui agit en
nous, sans nos limites de capacité et de
temps. Il agit même lorsque nous sommes
fatigués et incapables, même lorsque le
temps nous manque, parce qu’il nous donne-
ra même dans notre sommeil. Si nous nous
comportons ainsi, nos fruits seront bons car
c’est son œuvre et ce n’est pas la nôtre, et
peut-être qu’il ne nous diras pas : Je déteste
vos nouvelles lunes et vos fêtes pour moi
sont un poids
(Is 1.13).
Pour une maman, la confiance que son
enfant nourrit en elle est une grande joie.
Mais, de la même manière, elle jouit de l’es-
poir qu’elle a en son enfant, de la confiance
qu’elle nourrit vis-à-vis de lui, même s’il est
petit et incapable, parce qu’elle l’aime. Dieu
jouit lorsque nous avons confiance en Lui, et
il jouit aussi d’avoir confiance en nous,
même si nous sommes faibles et incapables,
car il est Amour. Le malin n’a confiance en
personne, car il ne sait pas aimer. Dieu fait
des projets avec nous, pour notre bien, et
c’est ainsi que nous devons faire des projets
avec Lui. Le malin fait des projets sans nous,
et seulement pour notre mal. La confiance et
la préoccupation sont incompatibles entre
elles, parce que l’une est l’émanation de
Dieu, elle est Son don, et l’autre est le don
du malin. Ceux qui expérimentent la premiè-
re, rencontrent sûrement la joie, même dans
les épreuves de la vie, car Dieu est joie, ceux
qui choisissent la deuxième, rencontrent la
tristesse, même dans la prospérité, parce que
le malin est seulement tristesse. Voilà pour-
quoi la confiance est toujours accompagnée
de la paix, tandis que la préoccupation est
toujours accompagnée de l’agitation.
Ce Petit enfant
Il est venu parmi nous, l’enfant enveloppé
d’un lange, accueilli dans une mangeoire; il a
grandi dans une famille qui ne faisait pas par-
tie des notables de l’époque. Cet enfant, c’est
Jésus, c’est Dieu. Comment cela est-il pos-
sible, alors, d’avoir des sentiments d’orgueil
si Dieu s’est fait Petit? L’orgueil, qui aime
être grand, est ennemi de Dieu et de l’homme.
Il est comme de la fumée au vent, il ne
construit rien, il ne fait que démolir, il n’a pas
d’avenir. Cependant, il exige que nous l’hono-
rions, que nous le respections, que nous le
gardions précieusement, que nous le tenions
en grande considération. Il veut que tout soit
soumis à lui, parce qu’il est convaincu de
valoir plus que la vie, plus que la création,
plus que nos frères, plus que la paix. Il vaut
plus que tout et que tous : ceci est la duperie
que le malin nous offre continuellement.
L’orgueil est un tyran et il se plaint conti-
nuellement parce qu’il dit que l’on ne lui don-
ne pas sa part, qui correspond toujours à notre
vie et à celle de nos frères. Oui, l’orgueil est
la négation de la vie et il n’a rien de bon. Il
hait les humbles et n’offre jamais, mais il
demande toujours plus. Au contraire, l’humi-
lité offre continuellement parce qu’elle est
faite de l’amour de Dieu, qui est justement un
don : elle donne la vie, elle donne la vraie
liberté. Elle nous rend beaux et amis des
hommes et de Dieu. L’humilité crée la com-
munion, l’orgueil crée la division et la ruine :
Avant la ruine, vient l’orgeuil (Pr 16.18).
L’humilité se met toujours à notre service,
l’orgueil se fait servir. Jésus, l’Humble, s’est
mis à notre service : Je suis au milieu de vous
comme celui qui sert (Lc 22,27).
L’humble est obéissant à Dieu et est dis-
ponible à offrir sa vie de la même manière
que Jésus qui s’est humilié lui-même, se ren-
dant obéissant jusqu’à la mort (Phil 2.8).
C’est pour cela que l’humilité n’est pas notre
conquête mais un don à demander au Ciel.
Marie, la Petite, a toujours fui l’orgueil par-
ce qu’elle connaissait bien ses fruits.
Demandons alors à Marie un cœur humble,
qui s’offre, pour ressembler de plus en plus à
ce Petit enfant et à Sa Mère qui est la nôtre.
S
I M P L E S
P
E N S É E S
de Pietro Squassabia
A ces moments-là,
la prière change
de Stefania Consoli
Des nuages épais et gonflés comme une
barbe à papa s’entassaient dans le ciel.
L’avion qui m’aurait ramené à la maison était
prêt à s’envoler. « Tant pis » pensai-je, « je ne
verrai pas le panorama que, d’habitude,
j’aime observer au décollage, et surtout nous
danserons
quand l’avion traversera la pertur-
bation… mais ensuite, une fois arrivé à son
altitude, il se stabilisera ». Ainsi, bien ras-
surée sur mon siège, j’attends que les moteurs
nous soulèvent pour me détendre un peu.
Ce fut comme j’avais prévu. Nous dépas-
sons la barrière de nuages et un bleu intense
nous enveloppe pendant que la lumière du
soleil troue la fenêtre et me réchauffe. Tout
est sous contrôle… Mais seulement pour peu
de temps car, sans raison apparente, le signal
lumineux s’allume, nous invitant à boucler
nos ceintures de sécurité. « Comment ça se
fait? », me demandai-je, « il est impossible
que l’on ait déjà commencé la descente… ».
La réponse ne se fait pas attendre. De
violentes secousses commencent tout à coup
à ébranler l’avion qui, à dix mille mètres
d’altitude, est à la merci de forts courants
d’air. Il semble que l’appareil soit devenu un
jouet de fer-blanc, fragile et instable. Des
trous d’air, des ballottements, de brusques
cabrages… J’ai toujours voyagé depuis que
je suis petite sur ce très utile moyen de trans-
port, pratique et rapide, mais à chaque fois,
je pense que l’homme, par nature, n’est pas
fait pour voler, autrement Dieu nous aurait
dotés d’ailes, comme les oiseaux. L’insécu-
rité, donc, est un sentiment plus que licite
dans ces cas-là… Mais maintenant, entre les
sursautements devenus fous, l’effarement
commence à prendre le dessus : « Seigneur -
je prie- comme est-il possible de croire en toi
et d’avoir peur? Non, je ne veux pas… je
souhaite remettre mon inquiétude entre tes
mains, la deposer en toi et la laisser, parce
que je suis certaine que chaque chose est en
ton pouvoir! ».
J’allais un peu mieux. J’avais confiance
en Dieu. Mais ensuite, je me dis : « Est-ce
que je fais comme ça seulement pour éloign-
er la crainte qui me crée de la tension? Alors,
c’est seulement une technique, une forme de
training autogène qui freine mes émotions…
Non, ceci n’est pas une prière! »
Le vent me vient en aide. Maintenant, il
ébranle l’avion comme une feuille en
automne prête à se détacher de l’arbre, et ma
prière, alors, change totalement de registre : «
Mon bon Seigneur, j’ai confiance en toi. Je ne
sais pas si tu as établi que cet instant est celui
où je devrai dépasser le seuil de la vie. Je me
livre à ta Miséricorde… », et, sans m’en
apercevoir, une liste objective de mes man-
ques et de mes limites personnelles com-
mence à glisser en moi comme les titres de
fin d’un vieux film. C’était clair, tout ce que
je lui « confessais », je l’avais fait! Avec
sincérité, mais même avec tant de paix, je le
racontais à Dieu comme si j’étais déjà à ses
côtés. Il était juste et honnête de le faire, et de
toutes façons, cela me libérait l’âme. Je sen-
tais que je me syntonisais directement avec «
son » pardon qui, comme une longueur
d’onde, vibre en continu dans l’attente que
nous nous relions pour dénouer en nous le
poids de la faute. Il manquait cependant
quelque chose à ma prière : « Mon Dieu, si
par contre tu veux que je reste sur la terre,
alors apprends-moi à vivre
comme tu le veux, à faire ce que
tu souhaites… Fais en sorte que
je sache m’apercevoir de ce que, jusqu’à
présent, je n’ai pas encore vu, que j’apprenne
à vivre de l’essentiel dans l’écoute contin-
uelle de ta voix qui me guide et me corrige…
Maintenant, je comprends que l’unique chose
qui compte vraiment, c’est d’aimer en partant
de ton coeur. Tout le reste est en plus. Je ne
réussis pas encore à le faire… ».
Une prière vivante, une prière ardente
jaillissait de mon cœur. A ces moments-là,
on commence instinctivement à faire de rapi-
des bilans ou d’intentions courageuses car
on perd le contrôle de soi-même. Mais c’est
justement à ces moments-là que l’on com-
prend bien que rien n’est en notre pouvoir, et
que, par contre, tout est entre les mains de
Dieu; c’est pour cela que la prière se fait
vraie, vibrante et laisse de côté les formules
pour se déposer directement
dans l’esprit de Dieu.
« Le Commandant annonce que
nous sommes en train d’entamer la descente
sur l’aéroport de destination, où nous atter-
rirons dans quinze minutes environ… »,
nous
communique une voix du haut-parleur. Par
routine, comme si rien n’était arrivé. Et
pourtant, en moi s’était produit un vrai trem-
blement de terre, et maintenant, je n’ai mme
pas le droit d’oublier ces instants. Peut-être
que ce croisement de courants à haute altitu-
de m’attendait vraiment, pour me dire que la
vie est un don à valoriser, et qu’en une
seconde, on peut y être soustraits : « Si je
reste ici, fais que je sois meilleure… Je
m’offre à toi, sans conditions… » e ne peux
plus déléguer cette mission à son aide. C’est
ma responsabilité de vivre chaque instant en
plénitude et avec reconnaissance. Comme si
c’était le dernier.
4
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Reflets de lumière de la Terre de Marie
de Stefania Consoli
Se raccrocher
au
Ciel
Ils remplissent les journaux et rebondis-
sent à la télé entre les débats et les discus-
sions sans fin. Des nouvelles au ton tragique
entrent dans les maisons et dans les pensées
des gens, sans demander la permission, avec
arrogance et sans filtres, créant ainsi de l’in-
quiétude. On commente « les faits » en
essayant de susciter de la sensation et on
finit par engendrer de l’effarement et de la
tension… Mais le monde n’est pas un écran
de télévision, et l’humanité n’est pas le pro-
tagoniste d’un mauvais spectacle! L’homme
et tout l’univers créé appartiennent à Dieu,
qui est bon, beau et juste… Pourquoi cela ne
devrait-il pas en être ainsi pour ses enfants?!
Pourquoi nous obstinons-nous à vivre plon-
gés dans une mer de pessimisme, secoués
par des vagues de préoccupations sombres et
alarmantes? Peut-être que nous devrions
nous dire qu’un homme affaibli par l’insécu-
rité est plus facilement gérable. Peut-être
que nous devrions reconnaître que dans un
système global, certains ont intérêt à nous
tenir dans leurs filets!
Beaucoup de gens se plaignent d’un vide
angoissant qui s’insinue de plus en plus dans
leur existence et la rend grise, monotone. Un
vide qui mord le cœur et paralyse la capaci-
té à aimer et à se passionner aux évènements
de la vie. Les banalités, les lieux communs
envahissent les conversations, et les discours
apparaissent idiots et insignifiants. C’est
pour cela que nous nous attachons aux rêves,
aux choses que nous possédons, aux émo-
tions d’un instant… L’illusion qu’ils nous
donnent la vie nous fait les aimer. En fait,
nous collectionnons des coins de vide.
Marie est venue exprès à Medjugorje
pour nous dire que, si nous le voulons, nous
pouvons changer le destin de la planète tou-
te entière car tout n’est pas comme on veut
nous le faire croire : « Chers enfants, en ce
temps de grâce où Dieu m’a permis d’être
avec vous, je vous invite à nouveau, petits
enfants, à la conversion. Travaillez au salut
du monde de manière spéciale tant que je
suis avec vous…
(Message du 25.05.2008)
«Soyez de joyeux porteurs de joie et d’amour
dans ce monde sans paix… »
(Message du
25.06.2008).
Sans nul doute, l’homme paie cher les
conséquences de sa désobéissance, de son
éloignement de Dieu, provoqué par le péché
accumulé par des générations. Il est donc
objectif d’en reconnaître les fruits négatifs qui
se répercutent sur nous tous. Mais ne regarder
les choses qu’avec des lunettes noires signifie
continuer à exclure Dieu de notre vie : « Dieu
est miséricordieux et donne des grâces parti-
culières et c’est pourquoi recherchez-les à
travers la prière.. Je suis avec vous et je ne
vous laisse pas seuls…
nous dit notre Mère à
Medjugorje (25 mai 2008). Et alors, il ne res-
te qu’une seule chose à faire : se raccrocher
au ciel!
Avec le cœur, avec l’esprit et avec
l’âme, pour avoir des yeux transfigurés par
la grâce et regarder chaque chose « d’en-
haut »… Tout se redimensionne, tout rentre
dans un cadre beaucoup plus vaste et
acquiert une signification; tout se soustrait à
la domination de l’opinion publique, fluc-
tuante et incohérente, et tout devient libre
d’exister pour ce qu’il est.
Être raccrochés au ciel signifie en outre
détourner le regard de nous-mêmes, du petit
monde d’égoïsmes qui nous retient, et s’ou-
vrir aux vastes horizons de la grâce qui
ramène tout au Christ : “Chers enfant,
aujourd’hui, Je vous bénis d’une façon spé-
ciale et Je prie pour que vous reveniez de la
bonne manière vers mon Fils -votre Sauveur,
votre Rédempteur- vers Lui qui vous a don-
né la vie éternelle. Méditez sur toute chose
humaine, sur tout ce qui ne vous permet pas
de partir à la suite de mon Fils -sur l’éphé-
mère, les imperfections et les limites- et pen-
sez ensuite à mon Fils, à Son infinité Divine.
Par votre soumission et la prière, ennoblis-
sez votre corps et perfectionnez votre âme.
Soyez prêts, mes enfants”
(Message à Mirja-
na du 2 avril 2010).
Le monde est replié sur lui-même, il
s’occupe avec acharnement de trouver des
solutions aux besoins d’aujourd’hui sans
considérer réellement ce qui l’attend dans
l’avenir éternel : une existence gouvernée
par l’Esprit et qui par conséquent requiert
des personnes transformées par les lois de
l’Esprit…
Que faire? Quels sont les crochets qui
nous unissent au ciel et nous élèvent? Tout
est écrit dans l’Évangile. Le Christ a dicté
toute chose, même si cela est écrit dans un
langage simple et essentiel, car l’espace de
notre compréhension est petit. Saint-Paul -
l’un d’entre nous- a accepté la mission de se
faire interprète et de nous laisser des lettres
qui nous dictent le programme de vie le plus
apte à nous élever dans l’Esprit. Cela vaut la
peine de les lire…
Si, avec humilité, nous mettons en pra-
tique ce qu’il nous suggère, nous nous
retrouverons en-haut, raccrochés au ciel, en
communion avec les anges et les archanges,
avec les saints et les âmes des justes, en
voyage vers Dieu. Cela ne sera pas difficile
de rester en leur compagnie, de prier et de
continuer à s’occuper des affaires de notre
terre. Avec tranquillité.
Incapable
de
contenir
Ceux qui ont eu l’occasion de visiter
Medjugorje au cours de l’année dernière se
seront rendus compte que le village entre les
collines
(c’est la signification de son nom en
croate) commence à devenir un peu trop
étroit, et parfois même incapable de conte-
nir
! Sans aucun doute, les constructions qui
poussent comme des champignons se font de
plus en plus imposantes et s’acoudent les
unes aux autres, pourvu qu’elles puissent se
montrer. Mais ainsi, l’espace vital se réduit à
vue d’œil… Il est indéniable que le besoin
logistique d’accueil explique cette croissan-
ce un peu sauvage d’immeubles souvent très
laids, et donc cela est compréhensible; d’un
autre côté, un plus grand contrôle de la part
de la Commune garantirait au moins l’har-
monie nécessaire à un lieu qui est né seule-
ment pour prier! Mais ce qui a littérale-
ment entassé Medjugorje
n’a été rien
d’autre que l’afflux incessant de pèlerins.
Ils n’ont jamais été aussi nombreux que cet-
te année! De nombreuses personnes sont
venues pour la première fois. Il fallait orga-
niser la montée sur le mont Krizevac à des
horaires un peu insolites, pour s’assurer un
peu de paix et de recueillement; alors que les
groupes devaient faire la queue avant de
s’arrêter devant les stations de la Via crucis!
Parfois, l’incapacité de certaines per-
sonnes de vivre le pèlerinage dans le silence
devenait un dérangement pour d’autres; tout
comme les embouteillages des cars qui sou-
vent bouchaient les routes du village. Et puis
encore dans d’autres circonstances, on ris-
quait d’être un peu amassés, et donc moins
plongés dans le calme nécessaire pour ren-
contrer Dieu…
Mais tout cela, malgré quelques aspects
négatifs, est aussi un motif de joie, parce que
cela signifie que l’appel de la Reine de la
Paix ne peut plus « être tenu sous contrôle »:
les enfants accourent vers leur Mère! …
«Mes enfants! Je suis contente de vous voir
réunis en si grand nombre. Je désire que
vous vous réunissiez souvent ensemble pour
prier mon fils…»
(Message du 18 mars
1991). Ce n’est pas seulement une question
de chiffres. Ce qui réjouit le cœur de Marie
est plutôt le désir de bien, de vrai, de pléni-
tude qui pousse les multitudes à envahir le
«Nazareth d’aujourd’hui» : la maison où
Elle habite et où elle se laisse rencontrer…
Cela vaut alors la peine de donner plus
de place sur l’Écho aux témoignages de
ceux qui, à Medjugorje, ont trouvé la vérité
qu’ils cherchaient; de ceux qui ont redécou-
vert la foi et l’espoir, et qui les ont ramenés
à la maison, avec amour. C’est une façon de
célébrer cette trentième année d’appari-
tions
: jusqu’à cet anniversaire, les expé-
riences de ceux qui ont accepté la grâce à
Medjugorje, pour la transformer en vie, nous
accompagneront.
« A cause de cela,
je fléchis les genoux devant le Père,
duquel tire son nom toute famille
dans les cieux et sur la terre,
afin qu’il vous donne,
selon la richesse de sa gloire,
d’être puissamment fortifies
par son Esprit dans l’homme intérieur,
en sorte que Christ habite
dans vos coeurs par la foi;
afin qu’étant enracinés
et fondés dans l’amour,
vous puissiez comprendre
avec tous les saints
quelle est la largeur, la longueur,
la hauteur et la profondeur
de l’amour du Christ,
et de connaître cet amour
qui surpasse toute connaissance,
en sorte que vous soyez remplis
jusqu’à toute la plénitude de Dieu.
Or, à celui qui peut faire,
par la puissance qui agit en nous,
infiniment au-delà de tout
ce que nous demandons ou pensons,
à lui soit la gloire dans l’Église
et en Jésus-Christ,
pour toutes les générations,
aux siècles des siècles! Amen! ».
(Saint-Paul aux Ephésiens 3.14-21)
Parmi les pèlerins provenants du Canada, il
y avait même Madame Yolande Guerette, qui a
amené avec elle la documentation médicale de
sa guérison physique à Medjugorje. Yolande,
après sa guérison, a donné naissance à une
mission à travers laquelle une incalculable
multitude de personnes au Canada et aux
Etats-Unis s’est consacrée au Cœur Immaculé
de Marie.
Source : www.medjugorje.hrc
5
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Une embrassade à laquelle
on ne peut se soustraire
Lorsque ils m’ont demandé « Qu’est-ce
que c’est pour toi Medjugorje? », je n’ai pas
dû faire d’effort de mémoire pour répondre
ou chercher parmi de nombreux mots sophis-
tiqués qui décrivaient je ne sais quelles expé-
riences extraordinaires… J’ai répondu avec
la spontanéité et l’instantanéité avec laquel-
le cette vérité s’est imprimée dans mon cœur
: selon moi, Medjugorje est une embrassade
de Dieu à laquelle on ne peut se soustraire.
Et l’aspect le plus curieux -et si l’on veut- le
plus provocateur, de ma définition, n’est pas
autant l’embrassade en soi, que le fait qu’on
ne puisse se soustraire à Celle-ci… non pas à
Medjugorje.
Chacun le vit (et le subit) de manière ori-
ginale, plus ou moins intense, avec joie ou
parfois avec douleur et un sens d’égarre-
ment… Est-ce une embrassade qui nous
enveloppe inexorablement, qui se confond
avec l’air et avec le ciel, que l’on ne sait pas
comprendre mais que l’on perçoit, ou bien
est-ce surtout une embrassade que l’on res-
pire, et comment peut-on refuser de respirer?
Voilà pourquoi, lorsque je me sens à la
limite du non-sens, écrasée par une ingérable
apnée spiritelle, je retourne à Medjugorje, où
mon Créateur -que je le veuille ou non- a
toujours quelque chose à me chuchoter…
Katia Calati
Une occasion
à ne pas perdre!
Fin Août. On part en groupe, composé de
différentes provenances… Pour certains, il
s’agissait d’un retour à Medjugorje, pour
beaucoup d’autres, d’une première expérien-
ce, mais pour tous, une occasion à ne pas
perdre, un signal catégorique à cueillir.
Nous avons été amplement repayés. Le
pèlerinage à Medjugorie a marqué, en effet,
pour nous tous qui y avons participé, un ins-
tant indélébile de profonde spiritualité, qui a
envahi et a scandé chaque instant des quatre
jours de permanence sur cette terre
accueillante où cohabitent visiblement les
signes des récents et traumatiques évène-
ments humains (la guerre) avec ceux d’une
simple et grande spiritualité, que l’amour
tangible de la « Gospa » pour ses enfants
soutient et rend vivante.
Le sens le plus profond de notre expé-
rience a vraiment été le fait de se sentir «
pèlerins », qui nous a prédisposés à ouvrir
notre cœur à la Grâce et à vivre intensément
cet itinéraire spirituel, duquel la foi de cha-
cun en est ressortie sans aucun doute renou-
velée et renforcée. Cette sensation commune
a pris forme et conscience au fur et à mesu-
re que les expériences de prière, de médita-
tion, de rencontres, d’exploration des lieux
sacrés se concrétisaient, toujours accompa-
gnés du soutien de notre guide spirituel, frè-
re Orazio. Plusieurs fois, nous nous sommes
dits que, sans sa sagesse illuminante, nous
n’aurions pas pu comprendre le caractère
intime et exceptionnel de ce sanctuaire à
Marie, ni nous ouvrir sans réserves à
accueillir la paix et la joie dans nos cœurs.
La paix et la joie dans le cœur : c’est ce que
nous avons trouvé de plus précieux et ce que
nous avons ramené avec nous qui a inondé
d’une nouvelle lumière, même notre quoti-
dien si accidenté, qui maintenant nous appa-
raît plus léger et moins encombrant. Nous
nous sommes sentis amplement satisfaits
dans nos plus intimes aspirations, et même
notre humanité en a tiré des avantages.
Nous nous sommes sentis surtout «
accueillis ». Par les lieux, les personnes, l’at-
mosphère de spiritualité joyeuse et partagée,
dans laquelle même la consigne du silence
renvoie à d’éloquentes significations qui ne
peuvent être cultivées qu’en nous libérant du
vacarme qui isole, distrait et confond. Le
silence dans les gestes quotidiens habituels,
le silence dans la prière et dans le recueille-
ment, comme celui qui est vraiment sugges-
tif et envoûtant qui nous a accueillis sur le
Podbrdo et sur le Krizevac où nous nous
sommes retrouvés avec des centaines
d’autres personnes qui avaient répondu,
comme nous, à l’appel de Marie.
Se sentir en communion, au nom de
Marie et de Jésus, a été une émotion forte
qui conserve encore aujourd’hui intacte sa
vive intensité. Les lieux de la célébration
eucharistique et de la vie sacramentale sont
inoubiables : l’église paroissiale dépouillée,
l’autel extérieur, les petites « cellules » pour
les entretiens et les confessions, ainsi que les
lieux environnants pour la prière : la statue
du Christ Ressuscité, le crucifix en bois, le
cimetière avec la tombe du Père Slavko.
De plus, notre groupe a eu le privilège
d’être reçu par la comunnauté de Kraljice
Mira, dans un environnement qui est bien
plus loin de ce que l’on peut imaginer de
l’anonyme atmosphère d’une pension ou
d’une auberge. Ce n’est pas un hasard que la
symbologie riche et suggestive qui envahit
l’architecture du lieu rappelle avant tout
l’embrassade de Marie qui enveloppe son
Enfant et le protège aussi par son regard
vigilant. En son sein, elle garde aussi les
lieux prédisposés à l’hospitalité des pèlerins,
du réfectoire aux chambres, ainsi que la peti-
te chapelle, la salle pour les réunions, les
lieux qui sont symboliquement placés de
façon à former une grande croix.
« Je vous tiens tous dans Mes bras. Je
désire être tout pour vous et que vous soyez
tous Mes enfants…. »
(Message du 23
février 1984).
En ce lieu spécial, où tout concourt au
recueillement et à la prière, nous avons vécu
les instants les plus intenses de notre « mara-
thon » spirituel, comme le définit en plaisan-
tant frère Orazio, et, la sereine spiritualité de
l’environnement étant complice, nous
n’avons pas hésité à cueillir -comme le dit la
Vierge Marie dans l’un de ses messages-
l’opportunité qui nous est offerte en don de
Dieu « de nous convertir » et de « vivre dans
la paix et dans l’amour »
(25 octobre 2006).
La prière, la célébration eucharistique, la
méditation, le récit du chapelet, ont rempli
nos journées en inspirant nos cœurs de paix
et de sérénité. Souvent, nous aimons évoquer
à nouveau le caractère également joyeux des
instants conviviaux et de la conversation
confidentielle des soirées tardives qui
concluaient nos journées.
Nous avons partagé de nombreux
moments avec les frères et sœurs de la com-
munauté et, tous ensemble, nous nous
sommes sentis comme faisant partie inté-
grante d’une plus vaste famille spirituelle.
Tout est encore limpide et présent dans nos
cœurs, tout comme l’impulsion de témoigner
ce que nous avons vécu à Medjugorie est
forte et le désir d’y retourner est profond.
Miriam Blasioli
Ma première rencontre
avec l’amour
On m’a posé une question précise tandis
que je rentrais : « Qu’est-ce que tu rapportes
de Medjugorje chez toi? ».
Je n’ai pas de peine à trouver une réponse :
je ramène avec moi des amis et des frères,
avant tout. Pas seulement parce qu’ils sont
les enfants d’un seul Père, mais aussi parce
que Dieu nous a offert une Mère qui, à Med-
jugorje, nous a recueillis pour nous garder
avec elle…
Je ramène avec moi une réponse à un
appel : « Oui! », parce que dans cette répon-
se, il y a toute ma joie et le désir de changer
quelque chose dans ma vie; quelque chose
qui, avant de rencontrer la force de l’amour
de Marie, me faisait sentir seule, même si je
n’étais pas seule. À Medjugorje, je les donc
ai rencontrés : mes parents et mes frères…
Je suis mère d’un enfant mais je n’ai pas
d’homme auprès de moi. Le désir de tomber
amoureuse est grand mais il n’est pas facile
de discerner l’authenticité de ses sentiments;
peut-être que parfois je tombe amoureuse
seulement de l’idée de vivre avec une per-
sonne. Dans le passé, j’ai vécu des sensa-
tions d’oppression, même seulement en
regardant un couple qui s’aimait, mais n’ai
pas jamais voulu renoncer à l’idée d’être
sans homme avec un enfant. J’ai prié dans
ces moments-là : « Marie, ma Mère, accepte
mon désir de vouloir un époux qui m’aime…
Remplis-moi, utilise-moi et fais-moi être
mère en plénitude! ».
Nous arrivons à Medjugorje, et jusqu’au
matin du second jour, je souhaite rester tou-
te seule, en silence. La chambre devient une
sorte de refuge. J’essaie de me distraire en
lisant un livre sur la spiritualité fransiscaine,
mais je ne supporte rien. Je regarde par la
fenêtre et je vois la verdure et les mon-
tagnes… Il me vient à l’esprit un rêve que
j’ai fait il y a environ sept ans, où la Vierge
Marie m’apparaissait pendant que je l’atten-
dais prostrée par terre comme ceux qui se
consacrent, et alors je pense : « Peut-être que
je me suis trompé de vocation, mais mainte-
nant, que faire? Ai-je mal interprété les
signes que Dieu m’a envoyés? Cela est
impossible, parce que maintenant j’ai un
enfant merveilleux… Je suis Mère et donc
même femme!? Mais je n’ai pas d’homme!
Marie, aide-moi à te comprendre! ».
Les jours passent et, à la fin de mon pèle-
rinage, sur la route du retour, je fais le résu-
mé de ce qui s’est passé dans ce lieu de grâ-
ce. J’ai compris que la prière m’aide avec
puissance à affronter le mal, à aller au-delà
des tentations et des faiblesses, pour en sor-
tir victorieuse. J’en ai eu la certitude en des-
cendant la Montagne des apparitions, après
une forte expérience de prière. Cette pensée,
avant de partir, n’était pour moi qu’un lieu
commun…La difficulté à monter la Mon-
tagne de la croix et de la méditation de la Via
crucis
-qui augmentait la douleur du che-
min- ne sont pas restées là, mais elles m’ont
amenée à la Résurrection, à la vraie Résur-
rection, celle du cœur… Une fois au som-
met, j’ai pu me pencher sur l’immensité de
la création et à l’intérieur de moi a explosé le
Magnificat et une question : « Seigneur, qui
est l’homme pour que tu le soignes? » (Sal
143). Cette sérénité que je cherchais mainte-
nant depuis longtemps, à travers un long che-
min, la Vierge Marie me l’a offerte toute
entière en une seule fois! Certes, les bles-
sures saigneront toujours, mais avec l’amour
de Jésus et de Marie, elles font moins mal…
E
N TÉMOIGNANT
M
EDJUGORJE
6
background image
C’est cela que j’ai ramené à la maison :
l’amour et la joie d’avoir finalement vu arri-
ver la Résurrection. Et je suis certaine d’une
chose : avant, j’étais amoureuse d’une idée…
maintenant je suis amoureuse de la vie!
Manuela B.
Ma foi a trouvé la force
Je suis arrivée à Medjugorje après un
évènement qu’aucune mère ne voudrait avoir
vécu : la perte d’un enfant. Un enfant qui, par
sa volonté, a décidé de traverser la route de la
vie et aller sur l’autre rivage, à seulement 22
ans. Une grande douleur, un grand vide,
comblés cependant par une foi que je n’avais
pas auparavant, je ne savais pas qu’elle pou-
vait donner tant de force et tant de sérénité.
Et j’écrit bien : sérénité!
Cette sérénité, la foi et la joie de vivre, ne
m’ont sûrement pas été transmises par des
hommes… Là, dans le lieu où Marie a déci-
dé de donner Ses messages, j’ai laissé une
partie de moi. Je suis sûre de vouloir répéter
cette expérience dans la maison de la
Comunnauté de Kraljice Mira qui m’a
accueillie avec tant d’humilité, en m’offrant
un séjour tranquille, en m’offrant la possibi-
lité de faire grandir la foi et l’amour envers
les autres, et surtout en m’enseignant à valo-
riser le partage, auquel je n’avais jamais fait
trop attention. Je ne suis plus seule, mainte-
nant, dans ma douleur…
Anna Rita Vissani
Je t’attendais
Avant de partir pour Medjugorje, j’ai
pensé : « Qui sait comment sera ce pèlerina-
ge, nous serons toujours en train de prier! ».
Mais ensuite, l’atmosphère qui s’est peu à
peu créée, et le silence, ont suscité en moi un
état d’esprit qui m’a naturellement poussée à
aller à la recherche de la prière… Je n’aurais
jamais pensé ressentir de façon aussi forte ce
besoin et je prie Marie pour me le conser-
ver…Tandis que je montais la colline des
apparitions, j’ai compris que je n’aurais pas
réussi à arriver jusqu’à Elle, alors j’ai priée
Marie pour qu’elle me donne la force… et
comme par miracle mes pieds ont commen-
cé à monter en vitesse! Lorsque je suis arri-
vée là-haut, Elle était là et elle semblait me
dire : Je t’attendais!
Elena
La Vierge est le modèle
des âmes intérieures
Il semble que l’attitude de la Vierge,
pendant les huit mois compris entre l’An-
nonciation et Noël, soit un modèle des
âmes intérieures, qui vivent en intime
union avec Dieu, des êtres choisis de Dieu
pour vivre de l’intérieur, au fond de l’abî-
me sans fond. Avec cette paix, avec ce
recueillement, Marie se prêtait et se prête à
toutes choses! Comme les choses les plus
banales qui étaient divinisées par elle,
puisque, à travers tout, la Vierge restait
l’adoratrice du don de Dieu.
Ceci ne l’empêchait pas d’extérioriser,
de s’engager dans le monde extérieur, tou-
jours lorsque, sollicitée, elle se consacrait à
la charité. L’ineffable vision qu’elle
contemplait en elle-même, ne diminua
jamais sa charité extérieure, son affection
pour son prochain, puisque « la contempla-
tion nous guide à l’éloge et à l’éternité du
Seigneur. Marie possédait l’unité qui
jamais plus ne se rompra ».
b. Elisabeth de la Trinité
On revient différents,
quoi qu’il en soit
Les apparitions à Medjugorje ont com-
mencé le 25 juin 1981. Un amour solidaire,
tenace, a tout de suite uni notre village du
Piémont à ce village perdu en Bosnie Herzé-
govine. Le boulanger y allait régulièrement,
alors que les pèlerins séjournaient simple-
ment dans des familles de la région. Quand il
est parti à la retraire, il a offert son four à la
communauté de Medjugorje, enseignant ain-
si aux artisans locaux comment l’utiliser. Un
garde municipal marié depuis 27 ans me par-
le aujourd’hui avec enthousiasme de Medju-
gorje… Son mariage est un mariage œcumé-
nique : lui est catholique et elle vaudoise.
Ensemble, ils parcourent un itinéraire de foi
en respectant leurs différences réciproques et
en se confrontant régulièrement avec des per-
sonnes de différentes confessions religieuses.
« Je suis allé à Medjugorje pour la pre-
mière fois en 2005, pour accompagner ma
sœur. C’était la réponse à un appel. Avant,
ma foi était superficielle, elle était minée de
doutes et de peurs, fragile. Marie a guéri ma
vie, en me transmettant une totale confiance
en Dieu. Maintenant, le Seigneur m’accom-
pagne dans mon chemin quotidien. La foi est
un don : elle doit être demandée et gardée,
soignée comme une plante pour qu’elle ne se
dessèche pas. La certitude que Dieu est avec
nous redimensionne tous nos problèmes. On
revient de toute façon différents de Medju-
gorje : les maris, qui peuvent être athées et
blasphémateurs, et qui, en grognant, accom-
pagnent avec réticence leurs femmes,
deviennent ensuite des fidèles enthousiastes.
« Les messages de Marie sont-ils
adressés à tout le monde? »
Bien-sûr. L’humanité a créé les religions,
les divisions, le fanatisme, l’intolérance.
Mais Dieu est amour : il veut tous nous sau-
ver, sans distinctions, il nous offre d’infinies
occasions pour nous sauver. Les apparitions
de Medjugorje se diversifient des apparitions
du passé parce qu’elles sont quotidiennes et
se produisent partout là où se trouvent les
voyants. De plus, les voyants sont restés dans
le monde : ce sont des garçons et des filles
modernes, qui ont fait des études, qui tra-
vaillent, voyagent, dialoguent, qui ont formé
une famille et divulguent la Parole partout sur
le globe, avec les moyens modernes. Ceci fait
de Medjugorje un pôle mondial : cette année,
pendant le Festival des jeunes, il y avait 60
mille jeunes arrivés de différents pays.
« Quel message t’a le plus frappé? »
La Vierge nous répète que le monde doit
retourner à Dieu. En excluant le Créateur de
nos projets, nous condamnons la société, les
familles et la planète elle-même à une triste
fin. Nous nous auto-détruisons. Les catas-
trophes qui affligent la terre, les actes de vio-
lence, les injustices manifestes, les guerres
qui se multiplient, tout cela parce que nous
oublions le Seigneur, nous ne respectons pas
la nature et les animaux qu’Il nous a confiés,
ni nos semblables. Marie nous invite à prier
ensemble, à nous occuper des autres, à jeû-
ner, à nous convertir, à lire la Bible, à accom-
plir des œuvres de charité. Dans chaque mai-
son, dans chaque foyer, nous devons donner
de la place à Dieu. Aller à Medjugorje est
une expérience que je conseille à n’importe
qui. Tous les ans, j’en reviens amélioré, je
découvre quelque chose de nouveau et d’im-
portant. Là-bas, dans la prière, c’est comme
si nous nous trouvions dans une autre dimen-
sion : on peut même prier trois heures sans
s’apercevoir que le temps passe… ». E.M.
Le temps de l’Attente
de Piero Gottardi
« Voilà une voix claire,
qui résonne dans la nuit
obscure, les cauchemars
disparaissent, Jésus brille
d’en-haut. L’Agneau est
envoyé pour nous, il vient
gracier chaque faute, tous
ensemble, en larmes,
demandons pardon… ».
Au moment de l’Avent,
les anciens et dévorants
hymnes reviennent
L’Avent est le temps le plus beau de
l’année liturgique : le temps de l’attente,
le temps de l’espoir
. Ceux qui attendent le
font car ils espèrent, et dans l’espoir, il y a
déjà un frémissement de joie. Et qui
devrions-nous attendre si ce n’est Celui qui
doit venir? Les lectures nous parlent de la fin
des temps : « Heureux ces serviteurs que le
maître, à son arrivée, trouvera veillant! Je
vous le dis en vérité, il se ceindra, les fera
mettre à table, et s’approchera pour les ser-
vir. Qu’il arrive à la deuxième ou à la troisiè-
me veille, heureux ces serviteurs, s’il les
trouve veillant! » (Lc 12, 35)
Qui sera la bienheureuse génération
qui l’accueillera? La Bible et le Catéchisme
ne donnent aucune indication temporelle.
Cependant, l’évangile invite à scruter les
signes des temps et, de ceux-ci, en vérité, il
y en a en abondance : « L’humanité a forgé
les armes de sa propre destruction, en brûlant
pour cette entreprise des ressources colos-
sales. Elle a même perdu le souvenir de son
alliance avec Dieu. Elle méprise la loi natu-
relle et refuse des valeurs morales inalié-
nables. Une grande partie du monde arrive à
nier toute dimension spirituelle de l’homme.
La partie la plus matériellement développée
de l’humanité s’est engagée dans une course
forcenée au progrès technologique n’ayant
de fin qu’à lui-même. En même temps, les
habitants des pays pauvres, des centaines de
millions, doivent avaler les larmes amères de
leur misère, au lieu de pouvoir manger le
pain du partage fraternel. Ce monde, aux
yeux du Père commun de tous, est en état de
péché mortel ». (R. Laurentin)
À Ses yeux, mille années sont comme
un jour : ce qui n’est pas arrivé en mille
ans peut arriver en un jour.
Des signes très
clairs des temps sont surtout les différentes
apparitions de la Vierge dans le monde entier
: une grande mosaïque dont les carreaux (les
plus importants sont ceux de Medjugorje)
forment un unique dessin de salut, qui
s’éclaircit de plus en plus au fur et à mesure
que d’autres lumières s’ajoutent. Laurentin
en a recueilli 2400 (Dictionnaire des « Appa-
ritions » de la Vierge Marie, René Laurentin
et Patrick Sbalchiero, Fayard 2007, avec la
préface du cardinal Etchegaray) et il admet
que ce n’est qu’une petite partie; les faux
représentent peu de cas.
« Medjugorje est totalement vrai! » Un
projecteur de lumière très intense, une
pluie de Grâce surabondante, un don et un
mystère, un appel urgent à la conversion, un
regard sur un avenir qui n’est pas trop loin.
“Je suis venue pour appeler le monde à la
conversion pour la dernière fois. Je n’appa-
raîtrai plus ensuite sur la terre.
(2.5.82) Avec
les évènements qui se préparent et qui sont
proches, on enlèvera à Satan le pouvoir qu’il
détient encore… priez pour que dans le mon-
de entier vienne le règne de l’amour… Pour
7
background image
Les lecteurs écrivent
Frère Michel Malterre de Cuzco
(Pérou): «Cher Echo de Marie, c’est une
grande joie pour moi de recevoir à nouveau
l’Echo de Marie, Reine de la Paix, voilà bien
longtemps que je ne l’avais reçu! Quelle joie
aussi de pouvoir méditer les paroles de notre
Mère du Ciel chaque mois. Je suis mission-
naire de vie contemplative stricte, vivant
dans une cloture et une petite communauté
qui s’appelle Notre-Dame du Silence dans
les Andes péruviennes…Merci pour la fidéli-
té retrouvée à lire l’Echo, en communion de
prière…».
G.H. Vandenheede d’Amboise (Fran-
ce): «Merci pour l’Echo, riche de nourriture
spiritelle, dans ce monde déboussolé et infi-
dèle. Marie est toute puissante auprès de son
Fils. Qu’Elle entende nos appels dans la
confiance».
Mary di Bona de Smithfield (Austra-
lie) : «Merci pour votre effort dans votre
envoi de l’Écho de Marie. Par reconnaissan-
ce, j’espère que ma petite offrande pourra
vous aider un peu à continuer…».
Ken Harper d’Ashfield (Australie):
«J’ai été très heureux de recevoir votre publi-
cation qui est vraiment une nourriture pour
l’âme dont aujourd’hui nous avons désespé-
rément besoin pour maintenir avec force
notre foi et notre espoir en Dieu. Donc, mer-
ci! Je prie pour que vous puissiez surpasser
les actuelles difficultés économiques et pos-
tales, parce que je crois que l’Écho est un
don de Marie pour tous ses enfants».
C. Ballegen de Bruxelles (Belgique):
«Je suis un fidèle lecteur de l’Écho depuis
maintenant de nombreuses années. Le jour-
nal nous offre les lignes de conduite pour
continuer notre chemin avec espoir et il crée
une chaîne « invisible » de chrétiens reliés
ensemble. J’ai lu que vous avez des difficul-
tés financières, c’est pourquoi je vous envoie
une petite contribution».
Lucile Broglein de Belfort (France):
«Veuillez recevoir ci-joint mon offrande pour
répondre à vos besoin. Je rends grâce à Dieu
qui continue son oeuvre à travers Marie notre
Mère pour guider notre génération sur le che-
min de la vraie vie. Bénie soit toute votre
Equipe pour ce précieux travail qu’elle
accomplit fidélement, malgré les obstacles.
Ce journal est le signe de l’essentiel dans la
simplicité qui seul peut rassasier notre monde.
Dans la joie de pouvoir vous recevoir à nou-
veau et d’être en union de prière avec ma
Communauté paroissiale , la grande Famille
de Medjugorje, toute l’Eglise et le Pape
Benoît XVI, pour la paix des coeurs. Avec ma
reconnaissance et ma fraternelle salutation».
Denise Bourzeix de St. Augustin (Fran-
ce): «Le journal “ECHO DE MARIE” est
une petite merveille pour notre foi. Je le dis-
tribue depuis des anneées a mes amies, je
vous en prie faite votre possible pour conti-
nuer…Actuellement nous n’avons pas grand
chose pour nous resourcer. Merci, bien ami-
calement ».
M.P. Arokiaraj de Tamil Nadu (Inde) :
« Je suis un lecteur de l’Écho de Marie, je
vous remercie vraiment beaucoup pour la
distribution gratuite de l’Écho de Marie qui
nous est si utile : il me rend heureux! Je dis-
tribue depuis trois ans 10 copies à mes amis
et mes voisins. Veuillez recevoir mon amour
sincère et mes prières afin que vous réussis-
siez à aider les âmes qui ont soif de rejoindre
Dieu».
A. Gouttenoire de EU (France): «Mer-
ci de continuer à m’envoyer l’Echo de Marie
en plusieurs exemplaires que je distribue
autour de moi pour le grand bonheur de tous.
Merci pour ce travail de traduction - tout ce
travail souterrain sera un jour en pleine
lumière. La Vierge Marie est vraiment infati-
gable. Meilleurs sentiments».
M.C. Rembauville de St. Marie
Kerque (France): «Une dame de notre
groupe de prière a été émue par votre appel
au don et a voulu donner sa participation.
Elle apprécie beaucoup votre journal et vous
encourage elle aussi à poursuivre. Merci
encore pour l’aide et le réconfort spirituel
que vous nous apportez. Merci à la Très
Sainte Vierge Marie de continuer à nous visi-
ter comme Elle le fait chaque jour. Qu’Elle
vous bénisse tous pour nous transmettre fidè-
lement les messages. Soyez tous bénis».
Juan Carlos Blandòn Montoya de
Colombie: «Depuis longtemps, je souhaitais
vous écrire, et maintenant, l’occasion se pré-
sente pour pouvoir vous saluer et vous
embrasser. Je connais l’Écho depuis plu-
sieurs années. Je le prends chez une person-
ne de ma ville, mais je n’y arrive pas toujours
car elle habite de l’autre côté de la ville… Je
vous demande donc de me l’envoyer directe-
ment chez moi. Je sais que l’on peut le télé-
charger sur Internet, mais moi, je n’ai pas
d’ordinateur, et en plus j’aime beaucoup le
journal en papier parce qu’ainsi je peux le
collectionner. J’aimerais également recevoir
les anciens numéros pour pouvoir former
une bibliothèque de la Reine de la Paix…
Le périodique est excellent, il me plaît
pour son contenu spirituel de haut niveau,
contemplatif».
Suivons l’ange pas à pas
Suivons l’ange pas à pas et voyons où il
va, non pas à Rome, la triomphante, ni à
Athènes, la sage, ni à Babylone, l’orgueilleu-
se, ni même à Jérusalem, la sainte. Il va dans
un coin de la Galilée, dans dans un village
inconnu, à Nazareth d’où Nathanaël dira un
jour : « Quelque chose de bon peut-il arriver
de Nazareth? ».
Mais à Nazareth, il y a une maisonnette
qui renferme le trésor du ciel et de la terre et
l’amour secret du Père éternel pour le mon-
de. Dans ce petit lieu, il y a une Vierge plus
grande que le ciel et la terre mises ensemble,
une Vierge choisie de Dieu pour comprendre
l’incompréhensible. On y trouve une Vierge
qui est plus grande et plus lumineuse que
Rome, qu’Athènes, que les hommes et même
les anges. Il y a une Vierge qui s’appelle
Marie et, selon son nom, elle est un abîme de
grâces, un océan de grandeurs et un monde
de merveilles. C’est cette Vierge que Dieu
regarde et Elle aussi regarde Dieu, et avec
Lui, elle est occupée et elle s’élève. C’est à
cette Vierge que Dieu envoie son ange.
Cardinal Pierre de Bérulle. (1575-1629)
(De www.mariedenazareth.com)
les non-croyants ce sera trop tard pour se
convertir… Je prierai mon Fils de ne pas
punir le monde mais, je vous supplie, conver-
tissez-vous! Vous ne pouvez pas imaginer ce
qu’il arrivera ni ce que le Père éternel enver-
ra sur la terre. C’est pourquoi vous devez
vous convertir! Renoncez à tout, faites péni-
tence.”
(24.6.83) Des paroles graves, implo-
rantes, dramatiques. (R. Laurentin, « la Vier-
ge apparaît-elle à Medjugorje? », Queriniana,
1984). « Au grand Signe, les malades pré-
sents guériront! ».
Ivo Juri?i? attend que sa
jambe amputée repousse, comme lui a promis
la Vierge à travers les voyants.
Ivanka qui reste une heure entière avec la
Vierge Marie! « Elle a été avec moi pendant
une heure. Je ne l’ai jamais vue aussi belle.
Elle était si tendre et belle…»
. Elle fait
ensuite venir sa mère terrienne qui l’embras-
se et la serre dans ses bras, et enfin Ivanka
peut même embrasser la Vierge! Et les anges
regardent! Mirjana reçoit une feuille d’un
matériel qui n’existe pas sur terre, où sont
écrits -pour l’instant invisibles- les secrets
qui déclencheront la séquence finale… De
nombreuses personnes -prêtres et moines
compris- sursautent, ils voudraient minimi-
ser, ils censurent, ils essaient d’enfiler le vin
nouveau dans leurs vieux schémas. Mais
Medjugorje est un paquet complet, soit tu
prends tout ou tu ne comprends rien.
« Priez afin que bientôt règne un temps de
paix, ce que mon cœur attend avec impatien-
ce…
(25.6.95) Avec vous, je désire renouveler
la prière et vous inviter au jeûne que je dési-
re offrir à mon Fils Jésus pour l’arrivée d’un
temps nouveau, d’un temps de printemps».
[25.10.00] Comme elle est belle, Marie!
Elle vient chaque jour, toujours jeune, douce,
pure, royale, charmante, pleine d’amour. Et
surtout toute-puissante (par la Grâce), garan-
tissant ainsi ses magnifiques promesses.
Nostalgie, désir, espoir, chant, douleur, exil,
vallée de larmes sous un ciel trop bleu, atten-
te infinie… « Une attente trop prolongée fait
mal au cœur » (Prov 13, 12).
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de la Paix vit d’offrandes!
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PC 40-4128-6
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Villanova M., 14
novembre
2010
Resp. Ing. Lanzani - Tip. DIPRO (Roncade TV)
« Que le cœur de ceux qui cherchent
le Seigneur jouisse.
Cherchez le Seigneur et sa puissance,
cherchez toujours son visage ».
Joyeux Noël
à tous les lecteurs !
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