Mises à jour  | Medjugorje  | Messages  | Articles et Nouvelles  | Videos[EN]  | Galerie[EN] | Carte du site  | À propos[EN]  | Livre d'invité  | Liens[EN]  | Screensaver  | Wallpaper | Web Feed

www.medjugorje.ws » Echo de Marie Reine de la Paix » Echo de Marie Reine de la Paix 214 (Mars-Avril 2011)

Other languages: English, Deutsch, Español, Français, Italiano
Download (0.3 MB )
background image
Nous ne nous glorifierons
jamais de rien d’autre
si ce n’est de la Croix de Jésus-Christ,
notre Seigneur :
il est notre salut,
notre vie et notre résurrection;
par lui nous avons été sauvés et libérés.
(Gal 6.14)
Message du 25 janvier 2011 :
« Chers enfants, aujourd’hui encore je
suis avec vous et je vous regarde et je vous
bénis et je ne perds pas l’espoir que ce
monde changera en bien et que la paix
règnera dans le coeur des hommes. La
joie règnera dans le monde car vous vous
êtes ouverts à mon appel et à l’amour de
Dieu. L’Esprit Saint change la multitude
de ceux qui ont dit oui. C’est pourquoi je
désire vous dire : merci d’avoir répondu à
mon appel. »
Sous le regard de Marie
Je sens le regard de Marie sur moi, sur
nous tous, sur le monde entier. Elle nous
regarde, nous bénit, et nourrit l’espoir
que ce monde changera en bien et que la
paix règnera dans le cœur des hommes
.
Son regard se pose sur nous, satisfait, et elle
nous offre sa bénédiction et nous transmet
son espoir. Ses paroles nous consolent, mais
elles semblent contenir quelque chose d’in-
exprimé, de voilé, même si cela n’est pas
caché; c’est comme si notre Mère était en
train de parler de mission conclue.
L’espoir sur l’évolution du monde vers
le bien, la paix qui règnera dans le cœur des
hommes, la joie qui règnera dans le mon-
de car nous sommes ouverts à son appel et
à l’amour de Dieu
, tout parle du triomphe
du Règne, et il semble qu’il s’agisse d’un
triomphe maintenant proche. Tout ceci
devrait pleinement nous réjouir, pourtant, il
y a quelque chose qui atténue cette joie.
Peut-être que c’est l’adieu de Marie qui -
même de façon voilée- semble émerger de
ses paroles; peut-être que c’est la peur de
s’approcher du temps de la moisson (Mt
13,30); peut-être que c’est même seulement
le trouble des nouveautés qui dépassent nos
prévisions et, surtout, notre contrôle direct;
nous ne savons pas ce que c’est, mais ce
n’est peut-être pas sur cela que nous devons
réfléchir, car cela sort de notre compétence
et dépasse notre science. Ce qui est de notre
compétence, ce que nous devons faire, c’est
manifester publiquement ce que -pendant
presque trente ans- nous avons reçu et appris
d’Elle. Même Jésus a commencé son œuvre
publique plus ou moins après le même
nombre d’années. Cette comparaison de
temps est-elle une simple coïncidence ou un
ultérieur signe que maintenant est arrivé le
temps de la révélation des enfants de Dieu
(cf. Rm 8.19)? Certes, si nous avions été
plus attentifs, plus humbles, plus diligents,
nous aurions pu réduire le nombre de jours
qui manquent au retour du Christ, mais ne
perdons maintenant plus de temps à pleurer
sur notre sort. Marie donne un jugement
positif, peut-être plus positif que ce que
beaucoup d’entre nous ne méritent, mais
maintenant, retroussons nos manches et pré-
parons-nous rapidement pour ne pas être
surpris.
«Le temps est maintenant proche »,
semble nous dire tout le Message, et nous
avons l’impression qu’un autre signe est
contenu dans les deux dernières phrases: la
phrase sur l’action de l’Esprit et celle qui
conclut le Message. Le Saint-Esprit change
la multitude de ceux qui ont dit «oui»
. Par-
mi eux, il y a certainement ceux qui se sont
ouverts à son appel et à l’amour de Dieu,
c’est-à-dire qui ont accueilli Marie et Jésus,
les Messages de Marie, et le Fils bien-aimé,
l’Amour incarné. Le Saint-Esprit recueillera
leurs oui et il les greffera dans le Fiat de
Marie «Voici l’esclave du Seigneur: qu’il se
produise en moi selon ta parole» (Lc 1, 38),
et dans le Oui de Jésus, « Voici, je viens
pour faire, ô Dieu, ta volonté » (Hb 10, 7).
Cette intervention de l’Esprit ne nous
rappelle-t-elle pas celle qui a été promise par
Jésus pour consoler les disciples égarés et
tristes de l’adieu qu’Il annonçait (Jn 16, 1-
11)? N’est-ce pas la même chose qu’aujour-
d’hui Marie semble faire avec nous? Et
encore : le remerciement pour avoir
répondu à son appel
, précédé de ce «
C’est pourquoi je désire vous dire » ne
semble-t-il pas plus un « adieu » qu’un «
au revoir »?
En tout cas, que ses Messages de Medju-
gorje cessent ou bien continuent, nous reste-
rons tous toujours sous son regard bénévole
et maternel qui nous accompagnera jusqu’à
la fin des temps et pour l’éternité! Paix et
joie en Jésus et Marie.
Nuccio Quattrocchi
Message du 25 février 2011 :
« Chers enfants, la nature s’éveille et
sur les arbres, on voit les premiers bour-
geons qui vont porter de très belles fleurs
et des fruits. Je désire, petits enfants, que
vous aussi travailliez à votre conversion et
que vous soyez ceux qui témoignent par
leur vie, afin que votre exemple soit pour
les autres un signe et une incitation à la
conversion. Je suis avec vous et j’intercède
auprès de mon fils Jésus pour votre
conversion. Merci d’avoir répondu à mon
appel. »
Témoigner avec la vie
Dieu, dans sa bonté et sa sagesse, se
révèle à l’homme. Avec des événements et
des paroles, il se révèle Lui-même et son des-
sin de bienveillance, qu’il a préétabli de
l’éternité dans le Christ, en faveur de l’hu-
manité. Ce dessin consiste à faire participer,
par la grâce du Saint-Esprit, tous les hommes
à la vie divine, comme ses enfants adoptifs
dans son unique Fils
(Compendium au Caté-
chisme de l’Église Catholique).
Créés à l’image de Dieu (Gen 1, 27),
Adam et Eve vivent dans l’Éden à Ses côtés,
ils peuvent dialoguer avec Lui. La séparation
est une conséquence du péché originel, de la
flatterie de pouvoir devenir comme Lui, sans
Lui, ou plutôt contre Lui
, en écoutant une
bien autre voix que la Sienne. Le péché origi-
nel
exprime la volonté de l’homme, habile-
ment chatouillée par le serpent, de se passer
de Dieu, et la conséquence est l’expulsion de
l’homme de l’Éden : l’homme ne peut plus
cohabiter avec Dieu. Mais Dieu ne renonce
pas à Son Projet, et puisque l’homme ne peut
pas s’élever à Dieu, c’est Dieu qui se fait
homme! Maintenant, ce n’est plus l’homme
qui devient comme Lui, mais c’est Lui, Dieu,
qui, dans le Christ, s’élève, si l’homme
accueille cette action de grâce, s’il le laisse se
convertir à lui.
C’est à cette conversion que Marie nous
appelle, en exprimant le désir que fleurisse
notre conversion, tout comme la fleuraison
des bourgeons qui sortent déjà sur les arbres.
C’est cette conversion qui portera une très
belle fleur et un fruit : la vie de Jésus dans
l’homme. L’Arbre de la vie, nié à l’homme
pour qu’il ne vive pas éternellement (Gen 3,
22-24), c’est maintenant Jésus qui s’offre à
nous comme Nourriture de Vie éternelle :
n’est-ce pas cela qui se produit dans la Très
Sainte Eucharistie? Je désire, petits enfants,
que vous aussi travailliez à votre conver-
sion et que vous soyez ceux qui témoignent
par leur vie
. Marie nous exhorte d’abord à la
conversion, et donc au témoignage de vie. Il
ne s’agit pas de changer quelque chose dans
sa vie; il ne suffit pas de faire quelque « bon-
ne œuvre »; cela ne suffit pas de corriger
quelque détail. Cela ne suffit pas non plus de
changer radicalement de vie, si ce change-
ment est seulement notre œuvre, qui ne laisse
pas de place à l’action du Saint-Esprit. Nous
Mars - Avril 2011 Edité par Eco di Maria, Via Cremona, 28 - 46100 Mantova (Italie) - TEL. 0039/338.6708931
A. 27, n. 3 -4 "Poste Italiane s.p.a. - Spedizione in Abbonamento Postale - D.L. 353/2003 (conv. in L. 27/02/2004 n° 46) art. 1, comma 2, DCB Man
tova
214
background image
SIGNES DES TEMPS
(Vérité et mensonge)
Ce qu’aujourd’hui nous vivons n’est pas
le triomphe du mal. Ce qui arrive dans nos
familles, dans nos villes, dans le monde,
n’est pas seulement le mal, cela n’indique
pas le triomphe du mal, mais cela dévoile et
révèle plutôt la lutte entre le bien et le mal,
entre Dieu et notre Maman, entre la Vérité et
le mensonge. Une lutte de plus en plus
ouverte, de plus en plus « globale » et
donc, aussi, de plus en plus proche de son
épilogue, de sa fin qui, pour nous chrétiens,
ne peut avoir d’incertitudes.
Nous savons que le Règne de Dieu
triomphera, et cette certitude éclaire nos
esprits et nos cœurs, et cette foi nous permet
de choisir notre rang, sans crainte : « Ne
craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne
peuvent tuer l’âme; craignez plutôt celui qui
peut faire périr l’âme et le corps dans la
géhenne » dit Jésus (Mt 10, 28), et ces
paroles nous invitent à nous adresser à tous
les « hommes de bonne volonté », c’est-à-
dire à toutes les personnes dont la volonté
est orientée à la Vérité, à la Paix, à la Justi-
ce,… en somme, au respect de toutes ces
valeurs qui sont à la base de la cohabitation
civile, qui fondent le bien commun.
La Vérité n’est pas l’apanage personnel
de certains hommes, nés de tel ou tel orien-
tation politique : dans l’un et l’autre cas ce
serait la vérité d’une partie et, donc, ce ne
serait pas la Vérité. Nous, qui croyons en
Jésus-Christ, nous devrions bien savoir que
la Vérité, c’est Lui et seulement Lui, Jésus-
Christ, et que, en Lui, nous pouvons nous
orienter vers Elle, tandis que, hors de Lui,
nous perdons nos petites, confortables, mais
insignifiantes vérités.
Mais mon appel ne se s’adresse pas seu-
lement aux Chrétiens, car même ceux qui ne
reconnaissent pas Jésus comme le Fils de
Dieu, même ceux qui ne croient même pas
en Dieu, ont en eux quelque chose qui appel-
le la Vérité et qui les pousse à se poser des
questions sur elle. Rappelez-vous l’entretien
dramatique entre Jésus et Ponce-Pilate (Jn
18, 37-38) pendant lequel le procureur
romain se trouve à un pas de la vérité, mais
renonce à elle à cause de son scepticisme?
Sa question « Qu’est-ce que c’est, la vérité?
» résonne encore aujourd’hui et, encore
aujourd’hui, nous pousse « à nous en laver
les mains », à nous retirer, à des choix plus
commodes!
La Vérité interpelle tout le monde, elle
invite chaque personne, quel que soit son rôle
dans la société. Chaque homme, du plus petit
au plus grand, est appelé à choisir entre la
Vérité et le mensonge; il ne peut pas rester
neutre ou indifférent, il ne peut pas se limiter
à regarder, il doit choisir son rang; non pas
pour donner des jugements sans en avoir la
compétence, non pas pour imposer sa vérité,
mais pour servir la Vérité, et il doit le faire
sans aucun intérêt ou avantage personnel. Et
c’est justement dans le dépassement des inté-
rêts de chacun que l’on construit la voie du
Bien commun, c’est-à-dire pour le bien de
tous et de chacun; ceci est le devoir de chaque
homme et, plus particulièrement, lorsqu’on
revêt une fonction publique!
La Vérité n’est pas une affiche; elle ne
peut être seulement annoncée et non propa-
gée. La Vérité doit être désirée, cherchée,
aimée et honorée. La Vérité n’est pas un
drapeau, pas un principe; ce n’est pas une
caractéristique de la vie, mais un besoin fon-
damental pour la Vie : « C’est pour cela que
je suis né, et que je suis venu au monde :
pour donner mon témoignage à la vérité »
dit Jésus (loc. cit.). Et Saint-Joseph Moscati
le répète dans une lettre du 17 octobre 1922
: « Aime la vérité, montre-toi tel que tu es,
sans faire semblant, sans peurs et sans
égards. Et si la vérité te coûte la persécu-
tion, accepte-la; et si cela te coûte le tour-
ment, supporte-le. Et si, pour la vérité, tu
devais te sacrifier, toi-même et ta vie, tu es
fort dans le sacrifice ».
Nuccio Quattrocchi
Pourquoi le mal?
de Francesco Cavagna
De nombreuses, ou plutôt, de très nom-
breuses personnes se demandent : « Pour-
quoi existe-t-il le mal dans le monde? ».
Une question plus que légitime qui, depuis
toujours, a soulevé des discussions entre
athées et croyants; comment un Dieu bon et
tout-puissant peut-il causer ou bien ne pas
empêcher
l’injuste souffrance de tant d’in-
nocents?
Les athées semblent être forts dans leurs
raisons, et souvent, pour ceux qui ont connu
l’amour de Dieu, cela n’est pas facile de
trouver des arguments bien fondés. Il est
vrai que le problème du mal est et reste un
mystère, mais il est juste de chercher des
réponses aux soifs de justice et de vérité qui
chacun se porte en soi.
Distinguons avant tout le mal de la
souffrance. Le mal est la cause, la souffran-
ce est la conséquence. C’est un fait que
quelques hommes choisissent délibérément
d’accomplir ce qui est mal, endommageant
ainsi eux-mêmes et les autres. Maintenant,
pour ne pas tomber dans la tentation de divi-
ser le monde en bons et mauvais, chacun
pourra reconnaître que, parfois, l’on est
amené à faire des choix négatifs et que, mal-
heureusement, quelquefois, on accomplit ce
dont on se repentit par la suite. Je pense
qu’il est nécessaire d’appeler ce « mal »
avec son nom, de le condamner et d’en
prendre les distances, car en cherchant de
continuelles justifications, on risque de tom-
ber dans un relativisme qui ignore le
poids réel de chacune de nos
actions devant Dieu.
Maintenant, la souffrance est tou-
jours causée par le mal, et le mal
est causé par l’homme. Dieu n’a
pas créé la souffrance, il ne la veut
pas, mais c’est justement là qu’est
la clef de voûte, car Dieu, de toute
façon, l’a reconduit au bien, il l’a
consacré en la rendant moyen
d’expiation et de salut. Oui, Jésus-
Christ a décidé de vaincre le mal « de
l’intérieur », il l’a vaincu par sa mort sur la
croix et sa Résurrection.
Dans de nombreux lieux que nous fré-
quentons, on trouve un crucifix, si bien
que maintenant cela est devenu pour nous
une image habituelle qui nous passe sous les
yeux sans nous toucher. Pourtant, si nous
recommencions à réfléchir, nous découvri-
rions en quoi c’est justement cette image du
Dieu Homme qui pend du bois de la croix
qui est une réponse éloquente à la question
sur le mal! Mais seulement si nous croyons
fermement qu’Il est Ressuscité, et que nous
portons dans notre vie les signes de cet
espoir qui est réalité! Et donc, l’annonce de
l’espoir qui nous est confié, à nous chré-
tiens, est vraiment grand : ceux qui ont ren-
contré le Christ sont vraiment ceux qui peu-
vent donner une réponse de lumière aux
interrogations du monde.
Il ne s’agit pas de trouver on ne sait
quelles raisons philosophiques sur l’origine
du mal (le mal n’a pas de sens, il n’est pas
logique, il n’est pas rationnel), mais il s’agit
de savoir regarder au-delà. Et ce pas intérieur
doit être affronté d’innombrables fois,
puisque la souffrance nous concerne toujours.
La clé est en nous. La souffrance peut
nous amener à nous rébeller, à accuser Dieu
d’être injuste, ou bien elle peut devenir un
intrument du bien, du bien qui va bien au-
delà de la mort.
La clé est en nous, tout dépend de la
réponse de notre âme; et tout s’éclaircit pour
ceux qui entrent dans la logique de Dieu, de
l’amour gratuit prêt à risquer, prêt à perdre
toute chose, même à perdre l’être aimé afin
de le laisser libre. Oui, aimer en respectant
la liberté de l’autre… c’est seulement dans
l’amour que l’on trouve une réponse, seule-
ment celui qui aime peut comprendre jus-
qu’au bout!
Dieu, dans son omnipotence, pourrait
rayer tout le mal, il pourrait forcer tout hom-
me à être bon, mais le Seigneur conti-
nue à permettre que tout homme
choisisse librement la vie ou la
mort. Si chaque réponse négative
a sa triste répercussion, nous
croyons que tout OUI dit à Dieu
a une valeur inestimable, c’est
comme un nouveau début de
l’histoire du salut!
L’amour change notre
regard. Et donc, les questions
restent. Pourquoi Dieu n’em-
ploie-t-il pas son omnipotence
pour rétablir en un instant la justice
dans ce monde? Pourquoi s’obstine-il à
nous laisser libres? Nous ne pouvons pas
émietter de faciles réponses théoriques.
Mais celui qui vit dans l’amour comprend
dans l’âme que l’action du Dieu-Amour
tient le coup et qu’il attend la libre collabo-
ration des hommes pour réaliser son projet
de salut.
ne devons pas tomber dans la vieille tentation
et répliquer le premier péché. Nous devons
faire de la place à Jésus en nous, nous laisser
habiter par Lui, car c’est cette habitation qui
engendre la vraie conversion, et rend notre
vie sainte, et donc confirme notre témoigna-
ge; c’est ainsi que nous pouvons être signe et
exhortation à la conversion pour les
autres
. « Comme toi, Père, tu es en moi et
moi en toi, que ceux-ci soient également en
nous, pour que le monde croie que tu m’as
envoyé… Moi en eux et toi en moi, pour
qu’ils soient parfaits dans l’unité et que le
monde sache que tu m’as envoyé et que tu les
as aimés, comme toi tu m’as aimé » (Jn 17,
21b.23). « Je vous donne un commandement
nouveau: Aimez-vous les uns les autres;
comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-
vous les uns les autres, dit Jésus, et il ajoute :
«A ceci tous connaîtront que vous êtes mes
disciples, si vous avez de l’amour les uns
pour les autres», (Jn 13, 34-35). Il est certai-
nement difficile, voire impossible, de vivre
cet amour, mais ce qui est impossible à
l’homme est possible à Dieu. Marie est avec
nous, et devant Son Fils Jésus, elle intercè-
de pour notre conversion
; qui nous
empêche d’espérer et d’essayer de nous
abandonner à l’Amour?
N.Q.
2
background image
Les générations
l’appelleront bienheureux
« Saint tout de suite!
» écrivait-on sur les bande-
roles sur la place Saint-
Pierre le jour de l’enterre-
ment de Jean-Paul II. Saint
tout de suite,
parce qu’un
tel homme, un tel prêtre, un tel pape, notre
génération l’a connu, aimé, apprécié et admi-
ré pour une sainteté de vie qui n’a pas besoin
de proclamations officielles pour être telle.
Jean-Paul II était déjà saint alors qu’il
vivait encore sur terre. Mais Dieu a voulu
que non seulement notre génération, mais
toutes les générations puissent l’appeler le
bienheureux
(cf. Lc 1.48). C’est ainsi que
l’Eglise, le 1er mai prochain, célèbrera la
béatification de Karol Wojtyla, à peine six
ans après sa mort, en faisant coïncider sa
date avec le deuxième dimanche de Pâques,
intitulé à la Divine Miséricorde, justement
par le Pape polonais, la veille du jour où il
termina sa vie terrienne.
La commission du Vatican a dû tra-
vailler énormément pour examiner une mas-
se immense de documents et écouter de mul-
tiples témoignages, pour analyser un pontifi-
cat de presque 27 ans et la vie entière d’un
personnage qui a marqué l’histoire ecclé-
siastique, non seulement du dix-neuvième
siècle -rapportent les agences de presse.
Entre autres, il a été communiqué que le cer-
cueil de Jean-Paul II sera transporté des
Grottes du Vatican à la Basilique Saint-Pier-
re qui se trouve au-dessus, et il sera placé
dans l’un des autels latéraux.
Les procédures humaines sont bureau-
cratiques, mais elles sont nécessaires ici, sur
la terre, pour donner un corps à ce que le
Saint-Esprit accomplit chez les hommes qui
se livrent tout spécialement à Son œuvre, en
laissant tout égoïsme et repli sur soi pour
s’offrir en sacrifice vivant, saint et aimé de
Dieu
(Rm 12.1). Si, pour entamer un proces-
sus de béatification, on a besoin du témoi-
gnage d’un miracle produit par l’interven-
tion d’un homme, nous devrions toutefois
prendre toujours en compte que le miracle
est toute l’existence de celui qui a accepté en
entier la croix même du Christ, tout comme
elle se présentait à lui, au fil du temps. C’est
cela qu’a fait Jean-Paul II. Il n’a pas refusé
le poids d’une Eglise à renouveler et à rajeu-
nir; il n’a pas eu peur de poser au centre des
regards la Vierge Marie et, avec Elle, la fem-
me qui collabore à la libération; il ne s’est
pas fait impressionné par les autoritaires et
les totalitarismes politiques; il n’a pas nié à
Dieu la souffrance physique qui l’a consom-
mé jusqu’à en mourir -comme l’agneau de
Pâques- uni à son Christ…
Toutes les générations l’appelleront
bienheureux, car Tout-puissant a fait de
grandes choses en Lui.
C’est cela que le Sei-
gneur a fait chez Jean-Paul II. De grandes
choses. D’autres paroles ne servent pas. On
en dira beaucoup… Dans la prière, cepen-
dant, nous pourrions nous unir intimement
avec le pape qui a écrit d’importantes pages
de notre histoire, également personnelle.
Prions pour qu’il obtienne, pour chacun de
nous, la même détermination à accomplir la
volonté de Dieu, tout comme chaque jour
elle se présente à nous, avec une humble
obéissance et générosité. Nous serons alors
des bienheureux, comme lui, car le Tout-
puissant saura faire de grandes choses en
nous, si nous nous offrons.
S.C.
Contemplatifs
en plein monde
La vie frénétique, le rythme que la socié-
té nous impose, les choses à faire et à penser
occupent souvent non seulement les jour-
nées mais aussi les discours des gens. On a
envie d’avoir plus de temps, pour soi et pour
ses proches, pour nos intérêts ou pour un
meilleur contact avec la création… Mais le
chrétien a une exigence en plus des autres :
avoir le temps nécessaire pour cultiver un
contact vivant avec le Seigneur à travers des
espaces de prière qui lui garantissent un dia-
logue avec la Source de son propre bien.
Il ne peut absolument pas se passer de
cela, car un bon rapport avec sa vie spiri-
tuelle est la condition essentielle pour vivre
toute chose de façon sereine, en partant de la
bonne optique, celle de Dieu.
Mais comment faire, concrètement? Il
est juste et raisonnable de se le demander,
vu qu’en plus des « agents extérieurs » qui
donnent l’assaut à notre temps, il y a égale-
ment des « ennemis » intérieurs -la distrac-
tion, la paresse, la superficialité…- qui atti-
rent notre attention et nous détournent de
nos intentions.
Un très beau texte de Jean Lafrance -
Apprendre à prier avec Sainte-Elisabeth de
la Trinité
- peut nous aider à comprendre ce
que nous pouvons faire pour réussir à vivre
dans un recueillement intérieur continu, et
rester constamment uni à Dieu, même
lorsque nous sommes occupés à autre chose.
Reprenons ensemble quelques extraits.
Un mouvement qui nous porte au cœur
« Il y a un mouvement intérieur dans la
spiritualité d’Elisabeth, sœur carmélite du
début du XIXè sicèle, qui fait adhérer parfai-
tement les âmes à Dieu; c’est un mouvement
de retour au centre de soi-même. Il faut
redescendere dans son cœur et se
recueillir… Elisabeth écrit : « Il faut faire
l’unité de tout son propre être, grâce au silen-
ce intérieur, recueillir toutes les puissances
pour les occuper dans le seul exercise de
l’amour, et avoir cet œil simple qui permet à
la lumière de Dieu de rayonner sur nous.
Une âme qui discute avec son propre moi,
qui s’occupe de sa sensibilité, qui suit une
pensée inutile ou un désir quelconque, cette
âme disperse ses forces… Commme elle est
indispensable, cette belle unité à l’âme qui
veut vivre ici-bas la vie des bienheureux,
c’est-à-dire des êtres simples, des esprits! ».
Les véhicules du voyage intérieur
Comment atteindre un tel recueillement
lorsque le devoir de notre état nous oblige à
être dispersés, à faire face à tant de pro-
blèmes et de situations concrètes différentes;
et comment réaliser l’unité au milieu de tout
ce que nous combattons dans notre vie quo-
tidienne, ou bien tout ce qui nous mène à
vivre à la superficie de nous-mêmes?
Disons tout de suite que la vie contem-
plative peut être vécue en plein monde, en
pleine société humaine… Mais il y a des
moyens dont on ne peut se passer, si l’on
désire vivre en intimité avec Dieu, au centre
de notre cœur.
Le `recueillement’, dans le sens où l’a
entendu sœur Elisabeth, est l’un des moyens
indispensables à l’union avec Dieu. Celui-ci
ne porte pas nécessairement au fait de se
retirer au fond d’une cellule ou bien que l’on
parle le moins possible : c’est en effet une
attitude fondamentale pour laquelle le cœur
de l’homme ne trouve maintenant son repos
qu’en Dieu, car les bruits extérieurs, et les
bruits internes de la sensibilité, n’arrivent
plus à soustraire l’homme de cette unité de
son être avec Dieu. Ainsi, il est possible de
voir des hommes qui ont de nombreux
contacts avec leurs frères et qui soutiennent
beaucoup d’engagements, mais qui restent
toujours tournés vers Dieu, et leur action est
tellement purifiée qu’elle ne les distrait plus
de Dieu. Ces hommes connaissent la valeur
du silence extérieur car c’est la condition du
silence intérieur. « Il ne s’agit pas d’une
séparation extérieure des choses extérieures,
mais d’une solitude de l’esprit » écrit la car-
mélite. Il faut éviter l’opposition entre exté-
riorité et intériorité. Nos contemporains sont
très méfiants face à l’expression `vie inté-
rieure’, et ils ont raison, car elle est souvent
synonyme de fuite, c’est pour cela qu’il est
préférable de parler de `vie spirituelle’ (…).
Le silence qui purifie l’amour
Ce silence intérieur doit s’étendre à
l’être tout entier, il concerne avant tout l’es-
prit, dans le sens où il fait taire les pensées
inutiles, les raisonnements subtils qui affai-
blissent la volonté et dessèchent l’amour. Il
calme l’imagination en atténuant les émo-
tions, les tristesses et le vain bruit des pen-
sées; il purifie la mémoire en imposant le
silence au passé, avec ses regrets et ses
amertumes… Le silence dans les angoisses
du cœur, dans les douleurs de l’âme, le
silence de l’abandon. L’homme qui se stabi-
lise dans ce silence intérieur s’oublie lui-
même, il ne se plaint plus, ne se console plus
: il est éloigné de lui-même (…).
Le `mouvement de recueillement’ est
donc décisif pour la prière, car il établit
l’âme en intimité avec Dieu, en la simpli-
fiant au point qu’elle se tait même pendant
qu’il prie. Dans un seul acte qui maintes
fois se passe des mots, elle adore, s’offre à
Dieu et repose en lui. C’est le silenc de
l’éternité… ».
Rédaction
La vraie paix est une valeur qui se
conquiert, non pas par un combat, mais par la
prière. C’est un don de l’amour de Dieu et, de
son Cœur, il arrive directement à l’homme.
A travers différentes initiatives, la Com-
munauté de la Reine de la Paix (une associa-
tion polonaise née depuis quelques années) a
l’objectif de créer une chaîne de cœurs qui
embrasse toute la Terre par la prière d’adora-
tion, pour rapporter la paix dans le monde
entier. Pour cette raison, on a créé à Jérusalem
un centre de prière, non seulement à caractère
œcuménique, mais qui va au-delà de n’impor-
te quelle division religieuse. Et ici, dans le
même esprit, est née l’idée de former douze
lieux de prière
-d’Adoration perpétuelle-
avec l’intention de la paix dans le monde.
Douze, comme les étoiles de la couronne de
la Très Sainte Vierge Marie…
Peu de temps après, est né un autre centre
au Kazakhstan. En nous rappelant des paroles
du Pape Jean-Paul II qui disait : « L’Asie est
notre tâche commune pour le troisième millé-
naire »
, nous avons accueilli avec une grande
joie et un grand intérêt l’invitation de la
métropolite de l’archidiocèse de la Très Sain-
Une couronne de douze Étoiles
3
Echo 214
background image
Marie génère
un peuple nouveau
Antonio Gacioppo
Comme nous le savons tous, cette année,
c’est le trentième anniversaire des appari-
tions de la Reine de la paix à Medjugorje.
Pendant cette longue période, le Seigneur
nous a donné sa Mère pour vivre avec Elle,
et à travers Elle, un rapport nouveau et
vivant avec le Dieu-Trine. Nous ne serons
jamais assez reconnaissants et conscients du
don d’être régénérés dans la foi, par une
Mère qui est parfaite et intacte dans la grâce
et dans la nature. À travers cette perfection,
il y a toute l’omnipotence de Dieu, capable
de nous faire passer de la mort à la vie.
Tout l’événement Medjugorje, s’il est
accueilli avec la sincérité du cœur et de l’es-
prit, mène à un changement radical, car
accueillir Marie dans son cœur signifie
accueillir également la vie de Dieu qui bat
dans son esprit. En effet, l’expérience de
nombreuses personnes qui se sont vues
renaître intérieurement à Medjugorje,
témoigne que l’homme naît vraiment lors-
qu’il sent Dieu, lorsqu’il en expérimente
l’amour infini.
L’
ACTION DE L
’E
SPRIT
L’occasion de cet anniversaire nous
offre la possibilité d’avoir un regard plus
profond sur l’action du Saint-Esprit en ce
temps. En fait, ce qui est généré, à travers la
Vierge Marie, est le peuple nouveau que les
prophéties bibliques définissent le « petit
reste », ainsi s’exprime le prophète Sopho-
nie : « Je laisserai au milieu de toi, Israël,
un peuple humble et petit, Qui trouvera
son refuge dans le nom de l’Éternel. Les
restes d’Israël ne commettront point d’ini-
quité, Ils ne diront point de mensonges, Et il
ne se trouvera pas dans leur bouche une
langue trompeuse; Mais ils paîtront, ils se
reposeront, et personne ne les troublera. »
(Soph 3.12).
Selon le prophète, celui qui a vraiment
confiance dans le nom du Seigneur est celui
qui marche avec une foi vivante. Tout le res-
te est une fausse foi, bien camouflée sous un
subtil devotionalisme composé de pratiques
de pitié sans esprit.
La Vierge Marie sait que le risque pour
nous chrétiens est justement celui-là. En
effet, à travers le message de Mirjana du 2
février 2011, la Vierge nous met en garde
contre une telle attitude : « … Vos lèvres
prononcent des mots sans fin, mais votre
esprit ne ressent rien »
.
D’habitude, ceux qui sont vides dans
leur esprit, ressentent le besoin de multiplier
leurs paroles dans la prière, presque comme
une tentative de forcer Dieu par la prière.
Par contre, ceux qui, dans leur esprit, per-
çoivent la vie de Dieu, cherchent toujours
plus le silence pour cueillir cette vie et la
vivre en plénitude.
E
LLE NOUS APPREND À
P
RIER
La Reine de la paix n’est pas venue pour
conduire ses enfants dans un système de
prières, mais pour préparer un peuple de
rachetés qui « connaisse et aime » le vrai
Dieu. Un peuple prêt à choisir Dieu au-des-
sus de tout, en lavant ses vêtements dans le
sang de l’Agneau.
Si nous voulons être des membres vivants
du peuple nouveau, nous devons apprendre
à prier le Saint-Esprit pour qu’il nous aide à
reconnaître toute forme de mensonge qui
habite notre âme. Prier pour cela signifie
également être prêt à passer à travers le
creuset de l’épreuve.
De la lecture biblique, nous savons que
lorsque Dieu veut renouveler un peuple ou
une âme, il le met à l’épreuve. Il la dépouille
de tout. Il doit tout lui enlever! Dans cette
nudité, Dieu permet que toute fausse sécuri-
té s’écroule, mais aussi toute fausse foi
construite sur des formes de religiosité.
U
NE FAUSSE
I
MAGE DE
D
IEU
Marie est l’immaculée qui veut nous
amener à un profond nettoyage à tous les
niveaux, à partir de notre rapport avec Dieu,
et donc de la fausse image que nous nous
sommes faits de Lui. Toujours dans le mes-
sage donné à Mirjana, la Vierge Marie nous
ouvre les yeux sur une attitude que nous
avons souvent vis-à-vis de Dieu : « Vous
égarant dans l’obscurité, vous imaginez
Dieu lui-même selon vous-mêmes et non
comme Il est vraiment dans son Amour ».
Ceci nous mène à adorer l’image de
Dieu que nous nous sommes construits, et à
remplacer l’image du Dieu vivant. C’est une
subtile idolâtrie que tous les prophètes ont
dénoncé. Nous devons par contre avoir le
courage de dénoncer cette idolâtrie dans
notre esprit, et de redécouvrir le vrai visage
de Dieu à travers la croix du Christ. Tant
que l’homme adorera l’image de Dieu qu’il
s’est créée dans son esprit, il « n’éprouvera
» rien si ce n’est le vide, et Dieu sera l’éter-
nel lointain.
T
RANSFORMER LES
C
ROIX EN
R
ÉSURRECTION
Quand est-ce que nous nous égarons
dans l’obscurité qui est à l’intérieur de
nous? Quand la foi manque, entendue com-
me rapport vivant et confiant avec Dieu. Si,
comme des âmes, nous avons offert notre
vie à Dieu à travers Marie, en lui offrant
tout, alors les épreuves que Dieu permettra
seront comme une renaissance en créatures
nouvelles.
À travers mon offrande, sincère et
inconditionnelle, Dieu prend en main la
situation, les problèmes, les passages dans
la foi, et il me conduit dans son repos; qui
n’est pas une absence de souffrance, mais
cette capacité de transformer toute croix en
résurrection. Jésus, sur la croix, même s’il
souffre, repose dans l’amour du Père et,
dans ce repos, il transforme la sottise en
sagesse, la faiblesse en forteresse. Le Christ
a voulu que cette expérience soit accessible
à tout homme, donc il est important de lui
livrer notre vie à travers Marie, afin que
nous ne vivions pas de théories, mais de
vérités.
U
N
P
EUPLE RENOUVELÉ
Je pense que chacun de nous veut vivre
un renouvellement intérieur, une renaissan-
ce en profondeur, pour courir comme Saint-
Paul vers le but, vers l’amour infini de Dieu
et, dans cet amour, plonger toute l’humanité
pour qu’elle se sauve et devienne le peuple
de Dieu, qui règne avec le Christ dans tout
l’univers. Le but, cependant, pour Saint-
Paul, n’est pas une idée et encore moins un
idéal, mais la rencontre vivante avec le Dieu
vivant.
te Vierge Marie à Astana. Ce fut vraiment lui
qui nous ouvra avec une grande hospitalité la
porte de la Curie épiscopale et de son cœur
sacerdotal. Laissons à la Divine Providence la
tâche de décider quelles seront les autres
places qui entreront à faire partie de la Cou-
ronne, en nous mettant en garde, à
l’écoute, pour savoir à quoi le Sei-
gneur nous appelle. La première pla-
ce est déjà prise : Jérusalem
, où l’on
a offert tout le retable -appelé le Trip-
tyque- et non seulement l’Ostensoir
(l’histoire de cet événement a été
publiée sur l’Écho, numéro 204). La
seconde place est pour Oziornoje
, la
Petite Medjugorje Asiatique, où encore
aujourd’hui l’Année Mariale, annoncée le 12
septembre 2010, est en cours.
Et maintenant, le temps… de Medju-
gorje est arrivé. Oui, c’est le tour de Medju-
gorje, un lieu où le Saint-Esprit inspira au fon-
dateur de l’Association l’idée de l’Adoration
perpétuelle; et l’occasion semble suggérée par
le Ciel lui-même : le trentième anniversaire de
la présence de Marie parmi nous Nous dési-
rons honorer et remercier Dieu le Père pour la
présence de Marie au milieu de nous de façon
concrète et visible, pour qu’il reste une trace
de nous, en forgeant un ostensoir de la Femme
vêtue… d’ambre et de diamants, la Femme de
Jérusalem, la Reine de la Paix… Nous dési-
rons que ceci soit un don des pèlerins du mon-
de entier, non seulement des polonais, car
Marie est venue pour tous. Les différentes
structures qui composent la Paroisse de Med-
jugorje seront sûrement agrandies, et l’avenir
nous montrera où sera le lieu le plus approprié
pour exposer l’ostensoir de façon permanente.
Pour l’instant, nous acceptons avec joie la dis-
ponibilité des pères Fransiscains à accueillir le
Vœu et, en paraphrasant les mots d’Abraham,
nous espérons que : « Dieu lui-même trouve-
ra le lieu » (Gen 22, 8).
Comme cela a eu lieu, à l’époque, pour le
Triptyque de Jérusalem, nous vous deman-
dons, à tous, de prier pour cette œuvre pour
que -comme le souligne l’artiste, M. Drapi-
kowski (l’auteur du vêtement d’ambre et du
Vœu de la Nation à la Vierge de Czestocho-
wa)- l’on puisse amener à Medjugorje, et
même dans d’autres endroits, non seulement
l’œuvre matérielle (si toutefois elle est très
belle), mais surtout la prière d’un nombre
encore plus elevé de personnes.
L’œuvre de la Couronne aura comme élé-
ment principal l’ostensoir identique à celui
que l’on trouve à Jérusalem. Pour chaque lieu
où il sera destiné, on propose de prendre en
compte quelques éléments caractéristiques de
chaque lieu. Ainsi, dans le cas de Oziornoje,
c’est un filet avec des poissons, pour Medju-
gorje, on y réfléchit encore. Toutes les per-
sonnes liées à Medjugorje sont invitées à
s’unir pour construire cette Œuvre de façon
spirituelle, à travers la prière, et de façon
matérielle, en transmettant leur don au numé-
ro de compte de l’Association :
Communauté Reine de la Paix, ul. Kaszubska 6
lok 1, 26-600 Radom;
Pour PLN : 80 9115 0002 0010 0006 4060 0001
Pour EUR : PL 53 9115 0002 0010 0006 4060
0002
CODE SWIFT : POLUPLPR
Pour USD : PL 26 9115 0002 0010 0006 4060
0003
CODE SWIFT : POLUPLPR
Pour de plus amples informations :
www.tryptykjerozolimski.pl
Ewa Jurasz
(responsable de l’Écho en Pologne)
4
background image
Reflets de lumière de la Terre de Marie
de Stefania Consoli
Quelle
est
ma
place?
Les préparatifs battent leur plein.
Medjugorje s’apprête à fêter un événement
important, le trentenaire des apparitions. Un
grand nombre d’années si l’on pense à la
durée des apparitions de Marie durant les
siècles passés. Un événement donc sans pré-
cédents qui implique tous, qui devront
accueillir dans ses structures l’énorme afflux
de pèlerins prévus et qui, depuis chaque par-
tie du monde préparent leur voyage, et peut-
être commencent déjà à partir.
Il y aura la « foule » à Medjugorje.
Mais, si chacun est respon-
sable de son comportement
et traite ce lieu bénit com-
me un grand sanctuaire à
ciel ouvert -sans faire de
différences entre les diffé-
rents lieux, et en s’enga-
geant à respecter le carac-
tère sacré de la grâce pré-
sente à Medjugorje partout
on il se trouve -il pourra y
avoir un climat plus recueilli, moins bruyant
et dispersif. Et cela sera bien pour tous.
Elle est fondamentale, elle n’est pas
accessoire. Car la voix de Dieu s’écoute en
silence. Car la prière est un chuchotement
de l’âme. Car l’immersion dans le cœur de
Marie est un mouvement intime, discret, et
il ne peut se produire si nous vivons notre
pèlerinage en courant d’une place à l’autre
et si, au lieu de nous taire pour pouvoir
mieux écouter, nous continuons à remplir
l’air avec nos discours et nos bavardages.
Souvent avec futilité.
C’est un grand don de pouvoir vivre
ce temps de grâce avec Marie qui a déjà
réservé, pour ceux qui iront à Medjugorje,
une place préparée exprès pour eux. Comme
dans un banquet, lorsqu’en attendant les
invités on dispose sur la table le nom des
invités à côté de l’assiette… « Quelle est
ma place? », devrions-nous demander dès
que nous arrivons chez Elle. Et ensuite, res-
ter en silence pour comprendre intérieure-
ment la réponse.
Quelle est ma place dans ton plan,
Marie? Pourquoi m’appelles-tu ici, qu’est-
ce que tu as pensé pour moi? Ce sont les
questions que nous devrions porter avec
nous dans nos bagages à Medjugorje.
Nous n’allons pas là pour assister à
quelque chose qui arrive à l’extérieur.
Nous ne sommes pas là pour faire des
choses ou nous enthousiasmer, car en ce lieu
on se sent bien. Nous ne sommes pas là non
plus car nous avons besoin de faveurs de la
part de Dieu ou de grâces pour résoudre les
problèmes que nous avons chez nous. Nous
allons à Medjugorje pour mieux déterminer
notre place dans le projet de Dieu : «Chers
enfants, aujourd’hui je vous appelle à vous
ouvrir à Dieu par la prière :…chacun de
vous est important dans mon plan de salut…
priez, et faites ce que le Saint-Esprit vous
inspirera »
(25 mai 1993) « … Chers
enfants, vous oubliez que vous êtes tous
importants… Je vous supplie : commencez à
vous transformer par la
prière et vous saurez ce
qu’il faut faire »
(Message
du 24 avril 1986).
Ce sont des mots très
éloquents de la Mère qui
nous a invités à Medju-
gorje
. Alors, la seule cho-
se que nous devrions vrai-
ment faire une fois arrivés
chez Elle, c’est de prier le Saint-Esprit, qui
nous communiquera la tâche que le Ciel a
assignée à chacun de nous, tout comme cela
arriva à Nazareth lorsque Marie écouta les
mots de l’Ange qui lui racontait sa mission.
Ce ne sont pas seulement les autres qui
« font l’Histoire ». Tout homme est créé
par Dieu pour être un protagoniste original
de faits et de situations qui pèsent sur la vie
de tous, et restent comme une empreinte sur
le terrain du temps qui passe, et c’est ainsi
que l’on fait l’histoire, que l’on fait une vie
vécue au profit de chaque génération. Ce ne
sont pas seulement les autres à devoir deve-
nir saints. C’est un destin commun; c’est un
appel écrit dans notre baptême.
La sainteté n’est pas une option à
choisir; la sainteté est la condition essentiel-
le pour entrer au Paradis. Et alors, il ne
convient pas de rater la grâce que Medjugor-
je nous offre pour comprendre la route qui
nous mène à notre sainteté personnelle. Pré-
parons avec soin notre voyage; non seule-
ment les valises, non seulement les rendez-
vous et le programme du pèlerinage, mais
surtout nos cœurs, pour qu’ils soient prêts à
comprendre ce que veut le Seigneur de
nous, et répondre avec Marie : « Me voici,
qu’il soit fait de moi selon ta Parole ».
Des cristaux,
devant
toi
Se tenir devant toi, Seigneur, comme des
cristaux encore offusqués des ombres de la
faute, en se laissant purifier dans les pensées et
dans les attentes, dans les désirs et dans les
programmes, dans les peurs et dans les incer-
titudes, dans la méfiance et dans la volonté de
foi, d’amour et de justice. Permettre, Seigneur,
que ta présence pénètre les couches épaisses
de notre vieil homme, pour déferler sur l’obs-
tination et l’orgeuil qui masquent la grâce, au
point que souvent, on y « rebondit».
Se tenir devant toi, Seigneur, pour per-
mettre à la puissance de ton amour, aux
rayons de ta chaleur de dénouer la glace de
notre rébellion, de nos défenses et de nos
résistances pour te faire de la place, pour te
laisser nettoyer les fondements de notre exis-
tence.
Se tenir devant toi, Seigneur, comme
des immeubles en adoration, libérés de tout
déchet d’humanité blessée, d’humanité mala-
de. C’est seulement ainsi que nous serons en
mesure de réfléchir ta lumière, au loin, com-
me des phares posés sur le sommet d’une
montagne. La montagne de la foi et de la fidé-
lité, sûrs que dans notre immobilité offerte à
toi, ouverts à ton action, nous pouvons être
des apôtres efficaces, des annonceurs de ton
Règne, des instruments de conversion pour
les hommes lointains et de salut pour les
proches.
Se tenir devant toi, Seigneur, avec le
cœur de l’agneau, pour chasser les loups de
notre efficacité, de notre besoin de faire à ta
place, car, au fond, nous ne croyons pas que
c’est Toi qui provoque toute chose, si nous te
laissons faire. Comme des cristaux, immobiles
devant toi pour réfléchir ton omnipotence et ta
gloire. C’est seulement ainsi que nous pour-
rons rejoindre les frontières extrêmes de l’uni-
vers qui attend de voir ton visage sauveur.
Tu passes Seigneur, à travers nous, à
travers nos membres offerts, à travers notre
vie offerte. Utilise-nous, Seigneur, sans
nous… quel paradoxe! Mais cela est vraiment
une sottise, la croix qui sauve toujours : une
inutilité apparente, une follie pour les
hommes, une faillite à nos yeux et, en même
temps, la mystérieuse œuvre de Dieu qui se
dégage à l’infini.
Tiens-nous, Seigneur, immobiles devant
toi, obéissants et calmes, car, comme des cris-
taux, tu nous purifies et nous emploies, en tant
qu’apôtres, en contemplation de ton action
dans le monde qui t’attend. Ainsi soit-il.
Un
désir
,
une
proposition,
une
promesse
Elle s’insinue dans ta vie, lorsque peut-
être tu t’y attends le moins, comme une grai-
ne qui, en tombant sur la terre labourée,
commence son processus caché de germina-
tion. C’est la graine du désir d’une vie plus
vraie et plus propre; d’une vie qui ne soit
pas seulement sujette aux strictes lois de la
précarité, et qui soit libre de puiser directe-
ment du Ciel l’eau qui la désaltère, la nour-
riture qui l’alimente, l’air qui la fasse respi-
rer : « Ne vous conformez pas à la mentali-
té de ce siècle, mais transformez-vous en
renouvelant votre esprit, pour pouvoir dis-
cerner la volonté de Dieu, ce qui est bon,
aimé de lui et parfait » (Rm 12, 2).
Elle entre dans tes pensées et les fécon-
de, en t’incitant à imaginer qu’un voyage
vers cette terre soit possible, cette terre visi-
tée par des millions de personnes en
quelques années et qui, immanquablement,
a produit la paix, la sérénité, la volonté de
bien. C’est le désir d’une rencontre avec
Celle qui peut nous confirmer dans l’amour,
en nous faisant sentir comme des enfants
désirés et attendus.
La proposition arrive tôt ou tard, com-
me une pluie sur la graine nichée entre les
mottes, et elle l’ouvre. Le désir se forme
comme un corps, et se transforme dans une
véritable invitation : « Viens me voir à
Medjugorje, viens chez moi! ».
Comment
cette proposition fait son chemin en nous,
ceci est un secret connu de chacun, mais ce
qui compte vraiment, c’est si l’invitation est
sérieusement acceptée…
On réserve le voyage, et Medjugorje
devient une étape maintenant décidée, un
rendez-vous qui laisse imaginer beaucoup
de choses, car les récits de ceux qui nous ont
précédés sont nombreux et admirés, mais
surtout car, dans notre âme, on commence à
créer une attente fébrile que nous ne réussis-
sons pas à défiir, parce qu’elle n’est que le
fruit de l’esprit qui nous pousse à prendre la
route.
5
background image
L
E CARÊME
pour se connaître soi-même
dans la vérité
Si, à Medjugorje, l’invitation au jeûne
est constante (une fois par semaine), il est
généralement prévu et conseillé par l’Église
surtout en temps de Carême, un temps fort
en particulier pour notre âme qui, en jeû-
nant, a la possibilité d’être moins étouffée
par la matière et, par conséquent, a plus de
temps « pour se nettoyer » et se préparer au
grand événement de Pâques.
Dans un rapport aux prêtres en 1988, le
Père Slavko avait affronté de façon très
concrète ce thème du jeûne, en mettant en
évidence les effets bénéfiques pour la vie
intérieure et pour une connaissance toujours
plus vraie de soi-même, en vue d’un rapport
sain avec Dieu.
Il nous met à nu
«`Soyez sobres et veillez à vous dédier à
la prière’ (1 Pt 4.7). Lorsque l’on commen-
ce à jeûner, on commence même à bien
prier, et vice-versa. Si notre prière devient
une rencontre personnelle avec le Seigneur,
beaucoup de choses se résolvent. A ceux qui
disent être plus nerveux lorsqu’ils jeûnent,
je donnerais une réponse ironique : tu n’es
pas nerveux parce que tu jeûnes, mais le jeû-
ne te montre que tu es nerveux! Souvent,
nous mangeons, buvons, fumons pour étouf-
fer, pour cacher; lorsque l’on jeûne et l’on
prie, tout vient ressort.
Nous sommes totalement conditionnés
par la nourriture, au point que nous en priver
nous fait découvrir le désordre latent ou les
passions qui sont en nous. La nourriture,
beaucoup de nourriture, est une drogue,
c’est-à-dire qu’elle camoufle notre faiblesse.
Donc, le jeûne fait émerger nos défauts, il
nous met à nu, et ceci est positif. En jeûnant,
je me découvre pour ce que je suis. Face à
une petite difficulté, je conteste, j’attaque, je
piaffe d’impatience : c’est déjà un bon pas
pour découvrir ce que nous sommes. Ainsi,
il est facile de découvrir que nous sommes
dépendants de la nourriture plus que la nour-
riture dépend de nous.
Pour la vie spirituelle, le jeûne et la priè-
re sont comme deux jambes. Après avoir
mangé abondamment, on risque de dormir,
ou d’être au moins alourdis et engourdis, les
idées ne sont plus claires; mais avec le jeû-
ne, la foi se réveille, et nous commençons à
vivre cette `attente du Seigneur’. Notre âme,
avec l’aide d’un corps léger, peut veiller et
sentir le Seigneur ».
(Père Slavko -tiré d’un rapport aux prêtres)
LE JEÛNE
,
une panacée pour l’esprit
de la Rédaction
Des paroles, des paroles, des paroles…
Un bavardage souvent vide et superficiel.
Ceci fait sentir les hommes grands, dans une
société qui mise sur l’apparence, sur l’affir-
mation sur les autres, sur le fait d’être
gagnants à tout prix.
Mais aux discours affichés et bien articu-
lés, qui visent à satisfaire notre vanité et
notre orgeuil, la Vierge Marie, à Medjugor-
je, oppose une voie très différente : le jeûne.
Jeûne de l’excès de paroles à travers le silen-
ce; jeûne de l’autosuffisance, à travers une
prière qui nous met dans un juste rapport de
dépendance à Dieu et à sa grâce; jeûne de la
nourriture, pour purifier ces excès que sou-
vent les passions désordonnées nous pous-
sent à choisir pour combler notre sentiment
de vide et d’inutilité qui flotte dans l’air.
À cet effet, maintenant, depuis des
années, on organise à Medjugorje une
semaine de jeûne, de silence et de prière,
pour aider les personnes à entrer en eux-
mêmes et retrouver un espace adapté pour
rencontrer Dieu, un espace réaménagé, har-
monieux et surtout silencieux, pour que la
Parole incarnée puisse communiquer à
l’âme son discours de salut et de paix.
« Le règne de Dieu s’établit dans un
cœur qui sait vivre caché », dit Anna Fasa-
no, organisatrice de la semaine de jeûne à
Medjugorje pour les italiens. « Seulement
celui qui est en mesure de se taire peut
témoigner la présence vivante de Jésus dans
sa vie, tout comme l’a fait Marie, sans
grandes proclamations, sans trop de bruits.
C’est pourquoi je pense que le rendez-vous
à Medjugorje, qui nous permet d’expéri-
menter ensemble le don du jeûne, nous aide
à reprendre contact avec nos profondeurs, et
à rester là comme adorateurs du Verbe dans
l’Esprit et en vérité ».
« Chers enfants, jeûnez et priez avec
votre cœur! », nous invitait Marie à Medju-
gorje (20 septembre 1984), et ces dernières
années, elle l’a répété beaucoup d’autres
fois. Mais nous sommes des faibles et des
inconstants… Au début, beaucoup « sont
partis sur les chapeaux de roue » mais
ensuite -on le sait- l’enthousiasme s’affaiblit
et, rapidement, on abandonne ses bonnes
intentions. Voilà pourquoi l’initiative, gui-
dée par Frère Danko Perutina, vise à créer
une atmosphère de communion entre les
participants, afin que chacun puisse servir
d’exemple et inciter l’autre. En partageant le
même engagement, en effet, on se transmet
réciproquement la force de volonté pour
affronter la peine du renoncement et vivre
avec cohérence le choix du jeûne.
« Marie nous demande de vivre notre
adhésion à ses messages avec les faits, avec
les paroles » continue Anna Fasano, « si,
après trente ans, Medjugorje commence
finalement à susciter l’intérêt des médias (il
y a toujours, toutefois, le risque de la rendre
trop emphatique et généraliser ainsi le véri-
table sens des apparitions), le témoignage le
plus credible viendra des personnes capables
de prier en silence et en sobriété de vie, afin
rendre visible la vraie Bonne Nouvelle ».
À cet égard, le père Slavko commentait :
« Marie nous invite à prier et à jeûner avec
amour. L’amour envers Dieu et les hommes
est l’unique véritable motivation à la prière et
Souvenirs de voyage
Nous publions de brèves phrases des par-
ticipants aux précédentes éditions du sémi-
naire à Medjugorje, comme témoignage que
Dieu fait de grandes choses en ceux qui ont
confiance en Lui:
Maria Rita: «Ce séminaire pour moi a
signifié réussir à ouvrir finalement une fente
pour Jésus dans le portillon de pierre de mon
cœur…».
Francesco: «Ici, où la prière jaillit comme
des fleuves, où la solitude n’existe pas, ma
pensée va à tous les puissants de la terre avec
un cri : paix, paix, paix!».
Anareja : «Lors de ce séminaire, j’ai
compris que Dieu m’a fait bonne comme tous
les autres hommes, car l’homme est à l’ima-
ge de Dieu. J’ai compris que Jésus est amour
et que la chose la plus importante est de deve-
nir amour».
Maria: «‘Pourquoi es-tu venue?’ me
demanda ma mère il y a six ans, lorsque avec
ma soeur nous allâmes la chercher au Cana-
da. Cela faisait 50 ans que nous ne la voyions
pas. Lorsqu’elle s’en alla, j’avais six ans et
ma sœur deux. Nous avons été avec elle pen-
dant seulement quelques jours, très formels.
«Vous ne m’embrassez pas» m’a-t-elle dit
lorsque nous sommes parties -je voulais lui
pardonner. À Medjugorje, j’ai cherché cette
embrassade. Je l’ai eu. J’ai eu tant d’amour».
au jeûne. D’un point de vue biblique, aucune
autre motivation n’est satisfaisante… ».
Par amour et avec amour, donc, du 1er
au 5 mai, se tiendra la rencontre qui aura
pour titre : « Mon âme soupire et languit
après les parvis de l’Éternel, mieux vaut un
jour dans tes parvis que mille ailleurs »
(Psaume 83). Un titre et en même temps une
invocation, qui exprime le profond désir
d’appartenir toujours à Dieu, en préférant sa
maison à mille autres refuges que le monde
nous propose. Une semaine dans ses parvis
pour découvrir la puissance du jeûne, plon-
gé dans le silence et rythmé par la prière, et
vivre, déjà aujourd’hui, sur terre, la dimen-
sion de l’éternel.
La graine a maintenant attint les couches
les plus profondes de notre être, elle a coulé
dans les racines, et maintenant, elle est prête
à éclore…
Une fois arrivés à Medjugorje, tout à
coup, elle commence à bourgeonner et elle
se transforme, comme par magie, dans une
authentification promise. Promesse de paix
et de pardon. Promesse de vérité et de justi-
ce. Promesse de guérison. Promesse que,
vite, on traduit en vie pour ceux qui, pèle-
rins, savent ouvrir leurs mains et accueillir
ce que la Reine de la Paix a décidé de leur
offrir, pour que leur vie soit complètement
transformée: « …vous n’êtes pas conscients
de quel amour Dieu vous aime. C’est pour
cela qu’il me permet d’être avec vous, pour
vous enseigner et vous aider à trouver le
chemin de la paix. Mais vous ne pouvez pas
découvrir ce chemin si vous ne priez pas.
C’est pourquoi, chers enfants, laissez tout et
consacrez du temps à Dieu. Il vous donnera
alors des dons et il vous bénira.
Petits enfants, n’oubliez pas que votre
vie est passagère comme la fleur du prin-
temps qui aujourd’hui est merveilleuse,
mais dont demain plus personne ne sait
qu’elle a existé. C’est pourquoi, priez afin
que votre prière et votre abandon à Dieu
soient comme un signe sur la route. Ainsi
votre témoignage aura une valeur non seu-
lement pour vous, mais pour toute l’éternité
»
(Message du 25 mars 1988).
« A quoi le royaume de Dieu est-il sem-
blable, et à quoi le comparerai-je? Il est sem-
blable à un grain de sénevé qu’un homme a
pris et jeté dans son jardin; il pousse, devient
un arbre, et les oiseaux du ciel habitent dans
ses branches » (Luc 13.18-19). Ceci, c’est
la grâce qui le fait. Cependant, c’est à nous
de devenir un arbre puissant dans la volonté
et dans la foi, là où beaucoup d’autres pour-
ront trouver un abri et de la nourriture. Cela
dépend de nous et de notre oui.
6
background image
E
N TÉMOIGNANT
Comme
un choc
Qu’est-ce qui m’a poussé à aller à Med-
jugorje, je ne le sais pas. Mais je me rappel-
le bien ce que je ne voulais plus vivre dans
ma vie, ce qui m’a amené à accepter une
invitation quelconque à me rendre dans un
lieu qui a ensuite changé radicalement le
cours de ces dernières années de ma vie.
Le vide, le non-sens, le gris froid d’une
existence vouée à la recherche du bonheur
dans des lieux et des situations où, en réali-
té, l’égoïsme règne, car dans certains
milieux, le bonheur, on ne le cherche que
pour se sentir un peu mieux, pour satisfaire
ses besoins, et non pas pour qu’il soit le
fruit d’une vie saine, authentique, enracinée
dans la vérité.
Laisser derrière soi un gouffre pour fai-
re un saut dans l’inconnu, dans l’abîme
d’une dimension que tu ne connaissais pas
avant, et qui, maintenant, est là, devant toi,
sans même l’avoir cherchée. Un saut « à
l’aveuglette » en ayant confiance, par
intuition ou par désespoir.
Tu y vas sans illusions, parce que la vie
te les a toutes mangées les fois où tu as cru
que, derrière le masque de simples connais-
sances, pouvaient se cacher des amis. Ce
n’était pas comme ça. La trahison ou les
intérêts de bas niveau ont, le plus souvent,
pris le dessus.
Tu y vas et c’est tout. Qu’il arrive ce
qu’il arrive. De toute façon, tu n’as rien à
perdre, te dis-tu.
Mais ensuite arrive l’impact. Fort com-
me un choc, dans le cœur.
Medjugorje n’est pas une plaisante-
rie. Medjugorje est la grâce à l’état pur, qui
déferle toute potentielle barrière et t’éclate
dans l’âme. C’est la vie même de Dieu, qui
passe à travers les veines d’une Mère qui
t’accueille et te change en un instant l’exis-
tence.
Car tu la sens, vivante, qui adhére à la
poitrine qui bat fort, émue, confuse, peut-
être embarrassée, car Elle est pure, imma-
culée, et toi, par contre, tu as apporté avec
toi un tas de péchés qui maintenant pèsent
et te font avoir honte.
Mais, à Medjugorje, le poids de la faute
passe en vitesse, car tu sens que quelqu’un
te pousse littéralement
«à vider ton sac» dans
un confessionnal qui
semble construit exprès
pour toi, à cet instant.
Les yeux, tout à coup,
commencent à perdre
les « écailles » qui les
recouvraient, et la vue
recommence à être
innocente. Tu vois des
choses pour la première fois, et tu les
regardes avec le regard d’un enfant, sans
pensées, ni avant ni après… Tu te sens
comme renaître.
Une nouvelle chance. Une nouvelle
occasion. Tout à recommencer. Mais main-
tenant, non plus toute seule. Maintenant,
Elle est là, Marie. Entrée comme le vent
dans ma vie couverte de poussière, en
apportant l’air frais du printemps.
Non, je ne sais pas ce qui m’a poussé à
y aller. Mais maintenant, je sais ce que je
dois faire. Je dois fleurir.
Tania di Bigio
Je suis ta mère…
Mon témoignage sur Medjugorje ne peut
que présupposer le vide total de moi-même
et de mes pensées, pour faire vivre une pré-
sence maternelle qui n’essaie pas de me pos-
séder, mais m’entoure affectueusement pour
s’offrir et se faire connaître.
Je suis une mère, d’un certain âge, et j’ai
également été une fille, et je sais que, par-
fois, pour appeler ses enfants, il faut se faire
entendre d’une manière insistante, surtout
lorsqu’un conseil ou une recommandation
peuvent les pousser à réfléchir.
Pour moi, l’appel est survenu, non pas
pour augmenter ma foi en la Mère de Jésus -
qui était déjà très enracinée dans mon cœur
depuis que j’étais petite- mais pour une vraie
rencontre, presque physique, enveloppante,
d’un amour dans un premier temps exclusif,
qu’en fait je vois ensuite comme une
embrassade immense pour tous ses enfants
accourus sur cette terre bênie pour faire leur
expérience.
Le premier appel en 1982 : une carte
postale « Tu veux venir avec nous à Medju-
gorje? ». Je me demande : « Comment
peut-on inviter une mère de famille nom-
breuse à quitter son foyer? », et puis, je ne
savais pas de quoi il s’agissait. Mais, après
avoir pris connaissance de l’événement, je
compris que c’était seulement le premier
appel, qui se répète dans l’invitation à fré-
quenter le groupe romain de la Reine de la
Paix, guidé par Lilli et le Père Amorth.
Ensuite, le départ pour le pèlerinage,
répété par la suite de nombreuses fois, pour
une véritable connaissance personnelle de
Celle qui, toute la vie, a été à mes côtés pour
m’insérer en silence dans le projet de Dieu.
Combien de résistance! Mais,finalement, la
révélation : « Je suis ici pour toi, pour être
accepté au-delà de la dévotion, comme per-
sonne, comme la petite fille de Nazareth qui a
conçu Jésus, mais toi aussi. Je suis ta mère et,
si tu le veux, je te ramènerai à la Maison »
.
Leda Motta
La grâce nous précède
Cette phrase, entendue lors d’une retrai-
te spirituelle il y a quelques années, a ryth-
mé le parcours de ma vie, de mon chemin
intérieur et de mon mariage. En effet, pen-
dant ces années où le cancer habitait mon
corps, le fait de me répéter ces paroles m’a
aidé à comprendre que, lorsque Dieu per-
met la souffrance dans notre vie, Il est pré-
sent, ou mieux encore, il nous précède avec
sa grâce, qui se traduit en soutien moral, en
force intérieure, en espoir et en confiance.
J’ai également compris qu’une telle grâce
agit surtout lorsque la souffrance est offer-
te à Dieu, à travers le sacrifice du Christ
dans la Messe, et complétée par l’offre de
la vie à Jésus, par l’intermédiaire du Cœur
Immaculé de Marie.
En 1999, arriva mon premier diagnos-
tic de cancer au sein, suivi d’une interven-
tion chirurgicale et de la radiothérapie; un
an après, le même parcours pour l’autre
sein. Mais, à cause d’une forte chimiothéra-
pie, d’autres organes furent totalement
compromis et, donc, successivement,
emportés. En somme, une bataille contre le
mal dans laquelle, encore aujourd’hui, je
suis engagée.
Mais, ce qui m’importe de souligner ici,
ce n’est pas vraiment une succession d’évé-
nements cliniques, mais plutôt ce que, spi-
rituellement, ces événements ont signifiés
pour moi, à commencer par la découverte
de la valeur authentique du mariage en
Dieu, dans les aspects les plus élevés de ce
sacrement.
Ce qui d’abord était être une seule chair
avec mon mari -et que, pour des raisons
physiologiques n’est maintenant plus pos-
sible- s’est transformé en union en Dieu.
J’en ai fait l’expérience surtout tandis que
j’étais sur une table d’opération, ou bien
pendant ces vérifications instrumentales
avec des machines sophistiquées qui lisent
tes cellules. Comme cette fois-là où mon
mari attendait dans la salle d’attente, en
priant uni à ma prière, et moi, j’ai eu la net-
te sensation que Marie était là, physique-
ment, auprès de moi, avec son embrassade
d’amour et de courage!
tre transformé par l’Esprit, même dans
des situations qui, humainement, ne laissent
pas de choix -surtout en tant qu’époux dans
le Christ- je crois que cela signifie accepter
la volonté de Dieu, tout comme il se présen-
te à nous, instant par instant, parce qu’elle
est précédée de sa grâce!
Alors je fais mienne une prière :
«Donne-moi, Saint-Esprit, le don d’un rap-
port vital avec les trois Personnes de la Très
Sainte Trinité, et concède-moi la grâce de
vivre avec responsabilité ce rapport…».
Je
suis en effet convaincue qu’entrer dans un
rapport toujours plus vivant et concret avec
Dieu est l’unique voie pour ne jamais déses-
pérer; un rapport qui se nourrit d’une prière
profonde, spontanée, qui rejoint le Cœur de
Jésus et de sa Mère. C’est seulement ainsi
que nous pouvons répéter nos « me voici »
dans les efforts du quotidien, tandis que les
croix ne pourront plus nous écraser, mais
nous serons élevés au Père.
Le chemin que Marie indique à Med-
jugorje est celui de la sainteté. Les
épreuves sur cette route sont donc des
«perles précieuses», car si elles sont vécues
avec confiance et abandon, elles ouvrent en
nous des espaces intérieurs que seulement
Dieu connaît, et où lui-même veut habiter.
Que chaque épreuve, chaque croix, puis-
se être pour tous une occasion de grâce, au
profit de tant d’âmes qui désirent être trans-
formées en amour, pour l’éternité. C’est
pour cela que je prie, c’est pour cela que je
m’offre. Je sais que le Seigneur transforme
rarement les cellules malades en cellules
saines, mais je suis certaine que Dieu nous
transforme continuellement en créatures
nouvelles.
Maria R.
background image
Comment se comprendre…
«Toute la terre avait une seule langue»
(Gen 11,1)
Autrefois, les hommes se comprennaient
car ils ne parlaient qu’une seule langue : ils
utilisaient le “langage” de Dieu qui est
unique, car Dieu parlait en eux. Leurs
paroles se formaient en Dieu et Dieu les
“traduisaient” dans son unique langue, pour
la compréhension de tous. Mais ensuite les
hommes se rebellèrent à Dieu et n’écoutè-
rent plus sa Parole, et construirent ainsi la
«tour» en Babylone, en opposition à leur
Seigneur. Alors, ils ne se comprirent plus :
chacun parlait une langue incompréhensible
à l’autre…
Aujourd’hui aussi, c’est ainsi. Aujour-
d’hui aussi, nous ne nous comprenons pas
toujours, sans en comprendre parfois le
motif, car nous utilisons notre langage, dif-
férent du Sien. Aujourd’hui aussi, Dieu
nous fait comprendre -par les faits de la vie-
que nos paroles sont plus facilement com-
préhensibles pour nos frères quand nous Le
laissons parler en nous. Aujourd’hui aussi,
nos paroles risquent de devenir des paroles
prononcées entre sourds, pour ne pas dire
entre personnes hostiles.
Marie et Joseph en sont un exemple.
Dans l’évangile, on ne reporte pas de dia-
logues entre eux deux, mais uniquement
leurs conversations avec l’Ange. Et de ces
conversations avec l’Ange, c’est-à-dire avec
Dieu, ressort une parfaite compréhension
entre les époux, qui n’ont même pas besoin
de se parler; une grande communion entre
eux deux qui permet de surmonter toutes les
incompréhensions possibles, toutes les
épreuves.
Alors que le Seigneur soit notre “inter-
prète”. Parlons-lui. Parlons-lui des autres et
de nous; de leurs besoins et des nôtres. Ain-
si, les relations avec les autres ne seront pas
une chose qui nous appartient, mais qui lui
appartient. Et ce seront des relations com-
préhensibles et merveilleuses, car Dieu a
une façon de dialoguer avec les autres qui
est accessible et merveilleuse! Essayons.
Peut-être que nous expérimenterons un nou-
veau langage que nous comprendrons
ensemble; une beauté nouvelle dans le rap-
port avec les autres, qu’avant nous ne
connaissions probablement pas. Peut-être
que les incompréhensions, les divisions,
tomberont. Que Marie et Joseph soient un
exemple et une aide pour nous. Invoquons-
les!
Le “critère” de Dieu
Sais-tu me dire quel est le “critère” que
Dieu utilise pour juger le comportement des
hommes? Certainement ce que Jésus révéla
un jour aux hommes qui étaient à Ses côtés :
« avec le critère avec lequel vous mesurez, on
vous mesurera vous aussi » ( Lc 8,38).
Ce “ critère ” dont parle Jésus concerne
également -et surtout- les petites choses que
nous faisons, les moins apparentes, celles de
tous les jours, celles que les autres ne voient
pas toujours, et peut-être nous non plus, car
l’Esprit scrute les profondeurs, il ne néglige
pas ce qui est caché et petit. En disant ainsi,
Jésus nous ne impose pas de poids, mais nous
offre un don. En effet, cela n’est pas une
menace, de la part de Jésus, mais un encoura-
gement qui dévoile un secret : par amour
pour l’homme, le cœur de Dieu évalue nos
actions en utilisant le même « critère » que
nous, sans imposer le sien.
Cela ne révèle-t-il peut-être pas Son
immense bonté? Cela ne nous dit-il pas que
Son humilité arrive au point que le Créateur
s’abaisse jusqu’à utiliser les mêmes critères
de la création pour la sauver? Et ainsi, si nous
recevons une impolitesse ou une offense de la
part de ceux qui sont à nos côtés et nous le
pardonnons, si nous utilisons la miséricorde
sans réserves, Dieu nous pardonne sans
réserves, il utilise la miséricorde pour nous
sans réserves, même pour nos manquements
les plus importants.
Voici ce que Jésus nous révèle : si nous ne
refusons pas les souffrances que la vie nous
offre (celles de tous les jours, même les plus
petites), et si nous utilisons la miséricorde
avec ceux qui nous la procurent (nous savons
que souvent nos peines passent à travers ceux
qui sont à côté de nous), alors chacune de nos
fautes est pardonnée, pour notre joie et celle
des autres, car là où il y a le pardon, là la joie
construit sa maison. Dans le cas contraire,
notre manquement reste…
Pour Jésus, il
était très important de faire comprendre ce
qu’il disait. En enseignant à ses amis la priè-
re du “Notre Père”, avec les paroles : … Par-
donnez-nous nos offenses comme nous par-
donnons à ceux qui nous ont offensés
… il
rappelle encore une fois le “critère” de Dieu à
l’égard de l’homme.
Alors, merci Jésus car tu nous a révélé le
“critère” de Dieu, pour notre salut. Merci, car
tu nous a appris à utiliser le “critère” de la
pitié et de la miséricorde, tout comme Toi tu
l’as fait. Merci, car tu nous a donné Marie,
Mère de Pitié et de Miséricorde.
UN BIEN CIRCULAIRE
« Dieu aime celui qui offre avec joie »,
écrit Saint-Paul aux Corinthiens (2 Cor 9.7).
C’est vrai, le Seigneur remplit d’amour celui
qui partage ses biens avec les autres, dans la
certitude qu’il ne manquera jamais de rien,
car il sait que Dieu lui-même s’occupera de
remplir les greniers de sa vie de la façon et
dans les délais qu’Il connaît.
C’est cette plénitude d’amour que nous
invoquons sur tous ceux qui, en ce moment,
ont fait des offrandes à l’Écho, car c’est seu-
lement à travers vos offrandes que ce
journal a pu continuer à exister.
La forte augmentation des tarifs postaux
que nous vous avions signalé l’année derniè-
re reste malheureusement définitive, et
donc, l’expédition a des coûts qui quadru-
plent par rapport aux années passées. Ceci
nous pousse à continuer à faire appel à
votre générosité
, car également dans beau-
coup de pays du monde, beaucoup plus
pauvres que nos pays occidentaux, l’Écho
réjouit la vie de tant de personnes qui, toute-
fois, ne peuvent le soutenir économique-
ment, pour d’évidentes raisons.
Ces lecteurs, cependant, sont toujours
attentifs à nous envoyer des lettres de satis-
faction et surtout à garantir leur prière pour
tous ceux qui servent d’instrument de Provi-
dence à leur place. Ainsi, le bien devient «
circulaire », dans le sens où, ceux qui sont
dépourvus de moyens économiques offrent
leur contribution spirituelle pour ceux qui
ont la possibilité d’envoyer une offrande à
l’Écho. Notamment, les missionaires se
disent reconnaissants parce que l’Écho les
aide dans leur apostolat, et donc, ils s’enga-
gent à célébrer l’Eucharistie pour les bien-
faiteurs du journal et à envoyer à tous leur
bénédiction spéciale.
Nous rappelons également que l’Écho
est publié sur un site internet où l’on peut
le télécharger dans sa version intégrale
.
Nous invitons donc ceux qui le peuvent à le
faire; on pourra ainsi économiser sur les
frais d’impression et d’expédition.
Cela n’est pas toujours facile de tendre la
main pour demander une aide économique,
surtout en cette période de crise générale.
Mais nous le faisons avec humilité et simpli-
cité, comme le faisait Saint-François, en
ayant conscience que, de notre part, il doit
toujours y avoir un cœur responsable au ser-
vice du journal, un cœur libre de tout intérêt,
un cœur prêt au sacrifice, pour que l’Écho,
voulu par Marie, puisse continuer, de façon
« circulaire », à rejoindre ses enfants
répandus dans le monde entier. C’est à Elle
que nous confions nos futurs pas et tous les
besoins de ce petit -mais toujours attendu-
journal. Merci encore, de tout cœur.
L’équipe de l’Écho
S
I M P L E S
P
E N S É E S
de Pietro Squassabia
L’Echo de Marie Reine
L’Echo de Marie Reine
de la Paix vit d’offrandes!
de la Paix vit d’offrandes!
Indications pour versement
Indications pour versement
bancaire de l’étranger
bancaire de l’étranger
Associazione Eco di Maria
Associazione Eco di Maria
Monte dei Paschi di Siena
Monte dei Paschi di Siena
Agenzia Belfiore - Mantova
Agenzia Belfiore - Mantova
IBAN IT 45 M 01030 11506 000004754021
BIC PASCITM1185
POUR LA SUISSE
Raiffeisenbank, 4114 Hofstetten
PC 40-4128-6
Konto Eco di Maria
Villanova M. 25 Mars 2011
Resp. Ing. Lanzani - Tip. DIPRO (Roncade TV)
ENVOYEZ TOUT COURRIER
A NOTRE SECRETARIAT
Inscription, demande de renseignement
CHANGEMENT d’ADRESSE
Modifications, offrandes, etc.
S
EGRETERIA
E
CO DI
M
ARIA
Via Cremona, 28 -
46100 Mantova - ITALIE
E-mail: segreteria@ecodimaria.net
Eco su Internet: http://www.ecodimaria.net
Les lecteurs écrivent
Père Stanislao de Balle (Croatie) :
«Que la Reine de la Paix vous récompense
abondamment. Dans l’Écho, je trouve sou-
vent des informations et des exemples édi-
fiants. Bon courage!»
Carla Bucciarelli d’Italie : « Merci
pour votre travail. L’Écho que je télécharge
sur Internet est une grande aide pour moi
pour rester à Medjugorje… Lorsque je le lis,
mon cœur se rassure et je reprends le che-
min! Je vous envoie, selon mes disponibili-
tés, une petite offrande, ne nous laissez
jamais ».
Louise M. Dunn de Stanford (ÉTATS-
UNIS) : « Vos textes sont merveilleux et
stimulants du point de vue spirituel. Je vous
envoie une petite contribution… »
8