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www.medjugorje.ws » Echo de Marie Reine de la Paix » Echo de Marie Reine de la Paix 209 (Mars-Avril 2010)

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“Nous, nous avons cru, selon nos
critères humains, qu’il nous
cachait sa grandeur et sa gloire
alors que, justement, il nous révé-
lait, à travers cette même spolia-
tion, l’authentique grandeur, la
vraie gloire divine.
Cette grandeur et cette gloire
n’ont rien à voir avec nos gran-
deurs et nos gloires humaines.
Elles consistent essentiellement
en la seigneurie d’un amour qui
ignore toutes les distances et
triomphe dans la communion”.
Message du 25 janvier 2010 :
Chers enfants, que ce temps soit,
pour vous, le temps de la prière person-
nelle, afin que la semence de la foi croisse
dans vos coeurs et qu’elle grandisse en un
joyeux témoignage envers les autres. Je
suis avec vous et je désire tous vous inci-
ter à croître et à vous réjouir dans le
Seigneur qui vous a créés. Merci d’avoir
répondu à mon appel.”
La prière est de l’humus
pour la foi
Les Apôtres dirent au Seigneur : “Fais
grandir en nous la foi!”. Le Seigneur répon-
dit : “Si vous aviez de la foi comme un grain
de sénevé, vous diriez à ce sycomore :
Déracine-toi, et plante-toi dans la mer”; et
il vous obéirait.
(Lc 17,5-6). Chers enfants,
que ce temps soit, pour vous, le temps de
la prière personnelle, afin que la semence
de la foi croisse dans vos coeurs
, nous
exhorte Marie. Ceci est le temps où la
semence et la zizanie grandissent ensemble,
c’est le temps de l’attente du retour du
Christ, le temps où l’on est appelé à préser-
ver et à faire croître la bonne semence de la
foi. La foi est un don de Dieu d’une gran-
deur incommensurable et, comme tout don
qui vient de Lui, elle est offerte, et non pas
imposée; c’est à nous d’accepter et de proté-
ger ce don ou bien de le refuser. Dieu res-
pecte notre liberté, jusqu’au bout, mais il ne
nous abandonne pas et il est toujours prêt à
accourir à notre secours quand nous nous
adressons à Lui avec un cœur sincère. Même
si nous ne savons pas ce qu’il nous convient
de demander dans nos prières, ce sera
l’Esprit lui-même qui intercèdera pour nous
(Rm 8,26). Demandons avec force à Dieu
que la semence de la foi ne meure pas en
nous; demandons-le plus que toute autre
chose au monde; demandons-le pour nous,
pour nos enfants, pour nos amis, pour ceux
qui nous sont ennemis, pour l’humanité tou-
te entière. Demandons l’intercession puis-
sante de Marie, qui est avec nous, toujours
prête à nous soutenir; demandons l’interces-
sion des Anges, de nos saints. Que notre
prière soit simple, vivante, confiante; qu’el-
le soit l’élévation de l’âme à Dieu, comme
l’enseigne le cathéchisme de l’Église
Catholique. “Pour moi, la prière est un élan
du cœur, c’est un simple regard jeté vers le
Ciel, un cri de gratitude et d’amour dans les
épreuves comme dans la joie, c’est quelque
chose de grand, de surnaturel, qui fait gran-
dir mon âme et m’unit à Jésus” (Sainte
Thérèse de l’Enfant Jésus MA 317). Ce que
Sainte Thérèse affirme, c’est une expérience
que moi, toi, nous tous pouvons faire si c’est
vraiment cela que nous désirons!
La vraie prière, celle du cœur, est une
communion entre la créature et le Créateur,
c’est une rencontre dans le Christ entre le
Père et le fils que moi je suis, que toi tu es;
c’est justement pour cela que la liturgie
eucharistique, la Sainte Messe, est la forme la
plus élevée de la prière. Accepte, ô Père,
notre offrande en cette nuit de lumière, et par
ce mystérieux échange de don, transforme-
nous par ton Fils le Christ, qui a élevé l’hom-
me à tes côtés dans la gloire.
Nous prions ain-
si sur les offrandes pendant la Sainte Messe
de la nuit de Noël, et le fruit de cette prière est
de devenir en Jésus-Christ un seul corps et un
seul esprit
. C’est à cette assimilation que la
foi doit nous conduire. Maintenant, l’homme
ne se tient plus loin de l’Arbre de la Vie pour
qu’il n’en mange pas et qu’il vive éternelle-
ment
(Gen 3,22-24). Maintenant, l’Arbre de
la Vie, c’est Jésus-Christ, et l’homme peut en
manger et vivre éternellement, s’il le fait avec
un cœur bien disposé. Ainsi, notre foi devient
un joyeux témoignage aux autres, et c’est
un témoignage vraiment efficace car il trans-
met non pas quelque chose qui nous appar-
tient mais Celui qui vit en nous, Jésus-Christ;
et il est porteur de joie car Il est la vraie, la
seule, l’unique et l’éternelle Joie! C’est ainsi
que nous grandissons et que nous nous
réjouissons dans le Seigneur qui nous a
créés
et qui nous a voulus enfants dans son
Fils Jésus!
Nuccio Quattrocchi
Message du 25 février 2010 :
“Chers enfants, en ce temps de grâce,
et tandis que la nature se prépare à don-
ner les plus belles couleurs de l’année, je
vous invite, petits enfants : ouvrez vos
coeurs à Dieu le Créateur afin qu’Il vous
transforme et vous façonne à son image,
afin que tout le bien qui sommeillait dans
votre coeur, s’éveille en une nouvelle vie et
en un désir ardent de l’éternité. Merci
d’avoir répondu à mon appel.”
Ouvrez vos coeurs
à Dieu le Créateur
Il y a un temps où la nature se réveille de
son sommeil de l’hiver, et c’est un temps de
grâce
car c’est la grâce de Dieu qui la gou-
verne et la réveille. Il en est ainsi pour toute
la création et encore plus pour la créature
humaine faite à Son image. Chers enfants, je
vous invite à ouvrir la porte de votre cœur à
Jésus, comme la fleur s’ouvre au soleil
nous
a dit Marie le 25 janvier 1995 et, encore
aujourd’hui, elle nous répète ouvrez vos
cœurs à Dieu le Créateur.
Dieu est
Créateur. Il ne le fut pas seulement au début
de l’histoire du monde et de l’homme; il le
fut à l’époque et il l’est encore car Dieu est
la Vie et la vie est en Lui et elle n’existe pas
sans Lui. L’homme ne peut se passer de
Dieu. C’est la ruse du vieux serpent qui ten-
te encore et séduit l’homme, qui le leurre de
pouvoir se passer de Dieu, de pouvoir vivre
sans Lui, et même contre Lui. C’est la raci-
ne du péché originel qui germe encore et qui
ne finira de germer que quand Dieu sera tout
en tous.
Comme chaque mère fait avec ses
enfants, Marie nous réveille de notre som-
meil, elle nous appelle à la Vie. Ouvrez vos
cœurs à Dieu le Créateur pour qu’Il vous
transfigure et vous modèle à son image.
Ceci est la Vie : vivre de Dieu, Lui permettre
de continuer Son Œuvre de création en nous,
nous abandonner à Son Amour qui nous
transfigure et nous assimile à Jésus. Marie
insiste; elle est toujours à l’œuvre depuis
que, très jeune, elle a dit Son Oui à l’ange
Gabriel, depuis que, en accueillant Jésus en
Elle, elle a accueilli en Lui nous tous pour
faire de chacun de nous un seul Fils du Père.
Ceci est la création de Dieu; elle est toujours
en place car ceci est Son Œuvre. Comment
pouvons-nous ne pas être disponibles à tant
d’Amour?
Voici donc ce que je dis et ce que je
déclare dans le Seigneur : c’est que vous ne
devez plus marcher comme les païens, qui
marchent selon la vanité de leurs pensées.
Ils ont l’intelligence obscurcie, ils sont
étrangers à la vie de Dieu, à cause de
l’ignorance qui est en eux, à cause de l’en-
durcissement de leur coeur.
(Eph 4,17-18).
Vous devez vous renouveler dans l’esprit
de votre intelligence, et revêtir l’homme
nouveau, créé selon Dieu dans une justice et
une sainteté que produit la vérité.
(Eph 4,23-
Mars-avril 2010
Edité par Eco di Maria, Via Cremona, 28 - 46100 Mantova (Italie) -
TEL. 0039/338.6708931
A. 26, n. 3 - 4
"Poste Italiane s.p.a. - Spedizione in Abbonamento Postale - D.L. 353/2003 (conv. in L. 27/02/2004 n° 46) art. 1, comma 2, DCB Mantova
209
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24). Ceci est le réveil auquel nous appelle
Marie, et en poursuivant la Lettre de Paul
aux Ephésiens, nous trouverons des conseils
utiles encore aujourd’hui, et peut-être plus
qu’hier, afin que naisse en chacun de nous la
Vie nouvelle, celle que le Christ nous a
conquis par Sa Mort et Sa Résurrection.
Aujourd’hui, comme il y a deux mille ans,
l’essence de la vie est toujours et seulement
Jésus Christ et ce n’est qu’en Lui, et seule-
ment en Lui, que nous pouvons la découvrir,
la savourer, la vivre. Il ne s’agit pas de rédi-
ger un traité sur l’existence mais de vivre
une expérience. Il ne s’agit pas d’inventer
quelque chose de nouveau, mais de vivre la
Vie nouvelle qui est déjà présente dans le
Christ et offerte à chacun de nous. Il s’agit
seulement de l’accueillir avec sincérité de
cœur, sans dissimulations, sans hypocrisies.
Réveillez-vous du sommeil de l’incrédu-
lité et du péché parce que ceci est un temps
de grâce que Dieu vous donne
(25.02.2000).
Réveillez-vous du sommeil pesant de votre
âme
(25.03.2001); c’est ainsi que Marie
nous exhorte et maintenant c’est à chacun de
nous, et surtout à ceux qui, dans l’Eglise, ont
des responsabilités particulières, d’accepter
ou de refuser. Cela est encore possible, mais
jusqu’à quand?
N.Q.
Nouvelles d’Afrique
Il existe toujours le risque de “ne faire
semblant de rien” et de reléguer avec indif-
férence, dans l’oubli de notre conscience,
une terre qui combat sans cesse et lutte, non
seulement pour vivre mais aussi souvent
pour survivre avec bien du mal. Une terre
sur laquelle pèse le destin d’être un éternel
“tiers monde”, non pas un sujet avec lequel
on peut parler “d’égal à égal”, mais un tiers
qui est mis de côté et dont on doit s’occuper.
Depuis longtemps, sur les pages de
l’Echo, nous donnons un peu d’espace à ce
continent pour le faire parler afin qu’il soit
protagoniste de sa propre existence; et c’est
la voix des témoins, de ceux
qui -pour diverses raisons- la
visitent, y habitent, l’aiment...
Dans cette brève lettre
envoyée à la rédaction, Père
ANDREA MESCHI
, le
Père Général de l’Ordre
des Stigmatins
, nous raconte
un peu de cette terre, pour que nous puis-
sions tous nous en charger, du moins à tra-
vers le don de notre prière.
Mes très chers frères et sœurs,
Je viens de rentrer en Italie… J’ai retrou-
vé la Côte D’Ivoire (cela faisait presque six
ans que je n’y allais pas) dans des conditions
assez inquiétantes. C’est un pays qui, au lieu
de progresser, est en train de régresser de
façon inquiétante. Le nombre de personnes
qui n’atteignent pas le seuil de survie est en
train d’augmenter rapidement. Ces per-
sonnes, quand elles se lèvent le matin, se
posent tout de suite la question fondamenta-
le : aujourd’hui, trouverai-je quelque chose
à manger ? La pauvreté se propage. Le pays
aurait bien des réserves intérieures, mais il a
une politique qui se désagrège (la possibilité
d’un mouvement révolutionnaire est tou-
jours latente) et qui est corrompue, et la pré-
sence de forces multinationales qui l’exploi-
tent envoie un peu ce pays à la ruine.
En tant que stigmatins, nous sommes déjà
présents depuis quarante ans et nous gérons
des communautés paroissiales ferventes, des
D
E L
’O
UGANDA
Mes très chèrs frères et sœurs,
Merci de tout cœur pour l’envoi de l’É-
cho de Marie. J’ai souvent pensé à vous écri-
re mais la guérilla occupait toutes mes pen-
sées. Je le fais maintenant...
Je suis en Afrique depuis de très nom-
breuses années; au début, je travaillais dans
une école et maintenant je travaille à la pas-
torale des jeunes pour la promotion humai-
ne, sociale et chrétienne des jeunes, avec une
attention particulière aux jeunes et aux
anciens enfants-soldats.
La Mission se trouve au Nord de
l’Ouganda. Pendant vingt-deux ans, j’ai vécu
avec les gens de ce pays l’expérience de la
guérilla, et j’ai fait l’expérience des atrocités
horribles exécutées par les rebelles de la
“Lord Resistent Army”, dont la douloureuse
Via crucis des enfants qui étaient enlevés
pour devenir soldats et esclaves, et qui subis-
saient toute sorte de mauvais traitements.
Maintenant, nous sommes dans une
période de paix, grâce à Dieu. Ceci nous
permet de vivre plus sereinement et donc de
travailler plus.
Je distribue l’Écho de Marie en langue
anglaise parmi les jeunes dans les différentes
écoles de la Mission. Les jeunes le lisent avec
enthousiasme et intérêt et je vous assure que
c’est toujours un moment de fête quand ils le
reçoivent et ensuite, à tour de rôle, ils se le
passent. Actuellement, je suis dix écoles,
donc c’est un grand tour que fait ce précieux
dépliant! Dans toutes ces écoles, on récite le
Chapelet et dans la prière les jeunes sentent
très fortement la présence de Marie.
Moi aussi je lis l’Écho très volontiers,
car j’y trouve du matériel pour la pastorale
des jeunes et pour ma réflexion personnelle.
Le seul regret que j’ai, c’est que je ne peux
pas contribuer financièrement, c’est pour-
quoi je prie la Mère de Dieu afin qu’Elle
trouve “quelqu’un” qui puisse offrir l’abon-
nement pour nous, les missionnaires. Et qu’à
ce “quelqu’un” aille notre merci tout parti-
culier, c’est-à-dire le mien et celui des
jeunes, avec ma prière de remerciement pour
votre générosité. Sur chacun d’entre vous et
sur tous vos lecteurs et adeptes, j’invoque la
copieuse bénédiction de Dieu.
Avec mon affection fraternelle,
sœur Aurelia Poma (Lira – Ouganda)
Allez contre courant!
“Nous sommes continuellement appelés
à la conversion, mais il ne nous est pas tou-
jours clair ce que cela signifie vraiment. Se
convertir, cela veut dire changer de direction
sur le chemin de la vie : non pas par un petit
ajustement, mais par une véritable marche
arrière.
La conversion, c’est aller contre courant,
là où le ‘courant’ est un style de vie superfi-
cielle, incohérent et illusoire, qui souvent
nous entraîne, nous domine et nous rend
esclaves du mal, ou quoi qu’il en soit prison-
niers de la médiocrité.
Par la conversion, on vise au contraire à
une dimension élevée de la vie chrétienne,
on se confie à l’Évangile vivante et person-
nelle, qui est Jésus-Christ. C’est sa personne
la destination finale et le sens profond de la
conversion, c’est lui la voie sur laquelle tout
le monde est appelé à marcher dans la vie,
en se laissant illuminer de sa lumière et sou-
tenir par sa force qui fait mouvoir nos pas.
Chaque jour est un moment favorable et
de grâce, car chaque jour nous sollicite à
nous rendre à Jésus, à avoir confiance en
Lui, à rester en Lui (...) même quand les dif-
ficultés et les efforts, les fatigues et les
chutes ne manquent pas, même quand nous
sommes tentés d’abandonner la route du
chapelet du Christ et de nous renfermer sur
nous-mêmes, dans notre égoïsme, sans nous
rendre compte du besoin que nous avons de
nous ouvrir à l’amour de Dieu dans le
Christ, pour vivre la même logique de justi-
ce et d’amour.
Renouvelons notre engagement de
suivre Jésus, de nous laisser transformer
dans son mystère pascal, pour vaincre le mal
et faire le bien, pour faire mourir notre vieil
homme
lié au péché et faire naître l’homme
nouveau
transformé par la grâce de Dieu”.
Benoît XVI
(Audience Générale du 17 février 2010)
Le christianisme
n’est pas un moralisme!
“Le christianisme n’est pas et ne peut
être un moralisme, ce n’est pas nous qui
devons faire ce que Dieu s’attend du monde,
mais nous devons avant tout entrer dans ce
mystère : Dieu se donne Lui-même. Son
être, son amour, précède nos actions et, en
restant en Lui, identifiés par Lui, élevés par
son Sang, nous pouvons nous aussi agir avec
le Christ”.
“De Dieu, nous ne demandons pas de
petites ou de grandes choses, de Dieu nous
invoquons le don divin, Dieu lui-même. (…)
Nous devons apprendre de plus en plus pour
savoir pour quoi l’on peut prier, car ce sont
des expressions de mon égoïsme. Je ne peux
pas prier pour des choses qui nuisent aux
autres, je ne peux pas prier pour des choses
qui favorisent mon égoïsme, mon orgueil.
C’est ainsi que le fait de prier, devant les
yeux de Dieu, devient un processus de puri-
fication de nos pensées, de nos désirs. (...)
C’est seulement dans ce processus de lente
purification, de libération de nous-mêmes et
de la volonté d’avoir seulement nous-
mêmes, que l’on trouve le vrai chemin de la
vie, que s’ouvre le chemin de la joie”.
Benoît XVI
(d’une Lectio Divina sur Jn 15, 9-17)
œuvres de charité et d’éducation pour les jeu-
nes. Nous avons également une influente
radio comme instrument de catéchèse qui est
diffusée dans les différents villages de la
forêt. Des laïcs et des sœurs coopèrent avec
nous. À Ayamè, j’ai croisé, à l’hôpital qui est
né grâce à nous, une équipe de médecins de
l’hôpital San Matteo de Pavie qui viennent
périodiquement en Afrique pour offrir leur
travail. À ce moment-là, ils étaient occupés
par une série d’opérations aux yeux.
Nos missionnaires européens sont très
peu nombreux mais, au cours des années,
une belle troupe de stigmatins locaux
(presque une vingtaine) s’est développée. Ils
nous donnent de l’espoir pour l’avenir mais
les besoins, économiques et autres, sont très
importants. Nous espérons que l’Afrique
hausse la tête et marche.
Moi, j’ai ramené avec moi, avec nostal-
gie, leurs chants mystérieusement rythmés
par le tam tam, et dans les plis de mes vête-
ments, un peu de cette “terre rouge” que l’on
ne peut plus oublier”.
Père Andrea Meschi
2
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Le Sacerdoce
au premier plan
Les préférés
Ne nous émerveillons pas si l’Amour,
qui donne de la joie aux cœurs, ressemble à
un feu allumé par un “bois spécial”, fait
d’épines, car c’est ainsi qu’a voulu notre
Père. Il n’est pas nécessaire de le chercher,
car il nous est sûrement offert chaque jour :
il s’agit seulement de le reconnaître et de
bien le garder près de nous, sans le jeter. Ce
n’est sûrement pas difficile de le reconnaître
puisqu’il ressemble à ce bois que le Fils por-
ta sur le mont Calvaire après l’avoir pris
rapidement à son Père. Le Père s’en réjouit
immensément et sentit le besoin de manifes-
ter sa joie aux hommes quand il dit : Lui est
mon Fils préféré
(le bien-aimé), en Lui j’ai
mis toute ma satisfaction.
Ensuite, le Père
eut l’idée de donner aux hommes, à travers
son Fils, ce bois, afin que tous ceux qu’ils
l’avaient porté puissent ressentir de
l’Amour et de la Joie.
C’est pourquoi les épreuves de la vie -
qui nous rappellent toujours un peu ce
“bois”- expriment la bienveillance de notre
Père, et non pas une punition. Marie qui, par
l’annonce de l’ange, reconnut ce “bois”, alla
avec joie chez sa cousine Elisabeth pour lui
dire : à partir de maintenant, toutes les
générations m’appelleront bienheureuse.
Donc, la croix a été pensée par le Père pour
donner de la béatitude, et non pas de la pei-
ne. Sinon, Marie ne serait pas allée chez sa
cousine pour lui manifester sa béatitude.
Oui, tout comme la Croix a été un signe de
prédilection du Père vers son Fils et vers sa
Mère, nos souffrances quotidiennes aussi
font penser à cette prédilection. Et tout com-
me Marie accepta la croix avec tant d’amour
et d’abandon -même sans comprendre com-
plètement- de même, nous aussi, nous
sommes appelés à accepter les souffrances
de tous les jours avec amour et abandon,
même si nous ne comprenons pas toujours.
Si nous faisons ainsi, peut-être que nous
expérimenterons nous aussi la béatitude de
la Vierge; peut-être que, nous aussi, nous
nous sentirons aimés du Père, préférés,
comme Jésus et Marie.
Trop peu
Dans le paradis terrestre, l’homme pos-
sédait tout ce qui était nécessaire pour la vie
car il était “riche” de la richesse de Dieu,
mais quand il s’éloigna de ce lieu, il s’ap-
pauvrit et finit par tout perdre. Malgré ses
efforts, il ne réussissait à avoir rien de ce
qu’il faut pour vivre. Alors, le Père s’api-
toya sur la situation malheureuse dans
laquelle se trouvait l’homme et pensa lui
redonner ce qu’il avait perdu, ou mieux
encore, beaucoup plus, car il lui donna le
Trésor le plus grand qu’il avait : son propre
Fils. De cette façon, le Père se priva de son
Fils pour enrichir l’homme.
Maintenant, le Père ne peut nous donner
une nouvelle fois son Fils car -pour ainsi
dire- ce n’est plus le sien mais le nôtre, puis-
qu’il nous l’a donné, et ainsi il a besoin de
nous, simples créatures humaines, pour
donner son Fils à ceux qu’ils l’ont perdu.
Mais nous devons faire attention car nous
pouvons perdre le Trésor que nous portons
dans des vases d’argile : si nous les cassons,
nous en dispersons le contenu…
Nous avons une tâche importante dans le
projet de Dieu : amener Jésus à son frère.
Marie est la splendide créature qui nous
mène toujours à Jésus, mais elle demande
également notre collaboration, presque
comme si, pour accomplir son œuvre, elle
avait besoin de nous. Nous tous, si nous
accueillons Jésus, nous pouvons L’amener
aux autres car Lui, qui est doux et humble de
cœur,
se laisse toujours conduire sans oppo-
ser de résistance. Peut-être que Jésus attend
justement cela de nous : que nous Le don-
nions en échange, que nous Le donnions
aux autres, sans distinctions, sans préfé-
rences, surtout à ceux qui ne savent pas
qu’ils l’ont perdu, à ceux qui ne le cherchent
même pas. Probablement qu’à la fin de
notre vie, notre Père nous demandera seule-
ment cela : si nous avons amené Jésus aux
autres. C’est pourquoi, si nous ne donnons
pas Jésus, nous donnons trop peu…
Mère Teresa de Calcutta le rappelait
souvent : nous donnons trop peu si nous ne
donnons pas Dieu. En effet, l’homme,
même quand il ne demande que le “pain”,
cherche en fait toujours Dieu car, au fond de
son cœur, il a toujours “faim” de Dieu. Jésus
nous l’a rappelé maintes fois, également
quand il dit : l’homme ne vit pas seulement
de pain, mais de chaque parole qui sort de
la bouche de Dieu,
il voulait dire que, sans
Dieu, le “pain” est insuffisant pour nous ras-
sasier. Et aussi quand il distribuait aux
foules du pain et des poissons, il offrait avec
ceux-ci également la parole de Dieu, pour
rassasier vraiment l’homme...
S
I M P L E S
P
E N S É E S
de Pietro Squassabia
Que peut nous dire aujour-
d’hui un Saint d’hier?
Dimanche 25 avril, le Père Carmélite
Angelo Paoli (1642- 1720) sera proclamé
Bienheureux. Aujourd’hui, après de nom-
breuses années, quel
sens a la glorification
de cet homme qui a
vécu il y a si long-
temps?
Son histoire,
montrée à tout le monde
par la béatification, por-
te-t-elle un message
encore valide pour l’É-
glise et le Carmel qui
avancent dans le troisiè-
me millénaire? Il est certain que ce qui ne
disparaît pas de la vie et de l’exemple de
Père Angelo Paoli, c’est bien le service cari-
tatif fondé dans la contemplation du Mystère
de Dieu, aimé et adoré surtout dans la Sainte
Eucharistie.
Le Pape Benoît XVI écrit : «Les Saints
ont puisé leur capacité d’aimer leur pro-
chain, d’une façon toujours nouvelle, dans
leur rencontre avec le Seigneur
Eucharistique et, réciproquement, c’est bien
dans le service aux autres que cette ren-
contre a acquis son réalisme et sa profon-
deur»
(Deus Caritas est, n° 18). Père Angelo
a vécu avec une vérité tangible son rapport
avec Dieu, en restant uni à Lui, dans ses
longues heures de prière, et en devenant une
manifestation dans l’histoire de la présence
de l’amour de Dieu. L’amour intense pour la
personne du Christ et pour sa Croix, a façon-
né le cours de sa vie et cela est devenu pour
lui une expérience d’union de pensée, de
sentiment et de volonté avec le mystère
divin, si bien que cela a conduit le Père
Angelo à voir les hommes et le monde avec
les yeux de Dieu et d’aimer les autres en
Dieu et avec Dieu.
La béatification de Père Angelo arrive
après de nombreuses années d’attente, et le
Seigneur, dans sa Providence, semble vou-
loir l’offrir à un moment spécial. Ce n’est
peut-être qu’un hasard le fait que celle-ci
soit donnée au Carmel et à l’Église durant
l’année que le Pape a voulu dédier au sacer-
doce? Pendant cette Année Sacerdotale, la
béatification de Père Angelo est certaine-
ment une bonne occasion pour réveiller chez
tous les prêtres l’amour pour l’Eucharistie et
pour la Bienheureuse Vierge Marie, et pour
le service créatif dans la charité.
L’hilarité et l’humour ont accompagné
de nombreux moments de sa vie. Avec des
plaisanteries sympathiques, il a adouci des
moments difficiles et a accepté des paroles
qui sonnaient comme des attaques, si ce
n’est même comme des insultes. De nom-
breux extraits et anecdotes de la vie de Père
Angelo nous révèlent la délicatesse de l’âme
de cet homme qui, en contemplant la Beauté
de Dieu, a travaillé pour redonner de la
beauté aux hommes qui l’ont approché en
choisissant (contaminés par son exemple) de
collaborer avec lui comme bénévoles dans le
même service de notre frère ou en se laissant
évangéliser dans l’expérience de leur mala-
die et de leur pauvreté.
L’Église s’interroge continuellement sur
la façon dont elle peut grandir dans sa com-
munion intérieure et créer des liens entre
prêtres et laïcs sous le signe de la co-respon-
sabilité dans l’œuvre d’évangélisation. Père
Angelo, qui réunissait autour de lui des gens
haut placés et de simples artisans, qui res-
ponsabilisait et savait suggérer à chacun sa
façon spéciale de faire grandir la culture de
l’amour, nous invite nous aussi, ses frères et
sœurs d’aujourd’hui, à inventer ensemble des
voies et de nouvelles façons de s’occuper des
pauvres et des convalescents d’aujourd’hui,
et surtout -comme le dit le Pape Benoît XVI-
des malades de pauvreté de l’âme.
Il est probable que Dieu, à travers cette
glorification qui arrive aujourd’hui et non
pas à l’époque, à travers ce prêtre qui a vécu
sa maturité humaine et spirituelle à Rome,
veuille également dire quelque chose à l’É-
glise qui vit aujourd’hui à Rome, et à ses
prêtres en particulier.
Père Giuseppe Midili, Carmélite
Joseph, le plus saint des Saints
Nous pouvons dire, sans crainte et sans
doutes, que Joseph est le plus saint des
Saints et que, même si ce n’est pas un dog-
me de foi, il est très probable qu’il soit déjà
avec Jésus et Marie en corps et âme au ciel.
Les trois cœurs, qui étaient unis sur la terre,
seront déjà, pour toujours, réunis dans le
ciel. Et c’est pour cela que l’intercession de
Saint-Joseph comme père de Jésus et époux
de Marie est si puissante. Personne ne les a
aimés comme lui, personne ne s’est occupé
d’eux avec tant de sollicitude. Joseph est
l’homme fidèle, toujours disponible à la
volonté de Dieu. C’est pourquoi sa vie est au
centre de l’histoire du monde et du salut de
l’humanité. Avoir une dévotion pour lui est
quelque chose de plus qu’optionnel.
p. Ángel Peña
3
Echo 209
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Reflets de lumière de la Terre de Marie
de Stefania Consoli
Le
devoir
dʼinformer
Il est normal, lorsque l’on est loin de
chez soi, de vouloir connaître les nouvelles.
On participe ainsi, même à distance, aux
histoires de la famille, des amis… C’est un
peu ce qui arrive à ceux, après avoir visité
Medjugorje, qui rentrent dans leur différents
pays d’origine : ils attendent de trouver ici et
là des nouvelles de chronique qui les fassent
sentir plus proches.
Pendant quelques temps, nous avons
continué, par des petits flashs, à raconter des
événements, des comptes-rendus de visites
importantes, une simple chronique de ces
lieux… Mais nous nous demandons : cela a-
t-il encore du sens? Etant donné le fait que,
sur Internet, il est possible de trouver des
nouvelles en temps réel -et donc si nous les
écrivions elles seraient déjà obsolètes- nous
nous sommes donc même demandés si notre
approche vers cette réalité qui a si profondé-
ment marqué notre vie ne devrait pas chan-
ger un peu.
Tous les jours, les moyens de communi-
cation nous “bombardent” avec des infor-
mations de tout type, et très souvent les faits
sont rapportés de façon médiocre, souvent
sous forme de commérage; on n’assouvit
ainsi qu’une banale curiosité qui se nourrit
de “sensationnel” et l’on s’habitue à lire
notre époque de façon superficielle. On peut
alors mieux comprendre, à la lumière de
cela, qu’il n’est pas nécessaire de connaître
les “événements” de Medjugorje pour être
au courant des nouvelles, mais il est impor-
tant de connaître ce qui se produit pas à pas
dans les âmes qui se laissent transformer par
la grâce reçue en ce lieu et qui continue à
œuvrer où que celles-ci se trouvent. J’aurai
donc des nouvelles de Medjugorje si je sais
regarder à l’intérieur de moi-même, si je
sais découvrir les fruits d’un chemin qui se
nourrit des paroles de Marie, de sa présence
dans mes journées, de son exemple pendant
ces longues années d’apparitions... De cette
façon, les nouvelles de Medjugorje, ce sera
moi… Et si je laisse œuvrer librement le
Seigneur et sa Mère, il y aura des nouvelles
tous les jours!
Un projet
qui
dépasse
toute attente
Nous nous approchons peu à peu d’un
ennième anniversaire des apparitions; en
juin, nous entrerons dans la trentième année
de la présence de Marie au milieu de nous.
Une longue histoire… De temps en temps,
quelqu’un se demande : combien de temps
cela durera-t-il encore? Qu’est-ce qu’il doit
encore arriver?
Dans le passé, de nombreux épisodes
éclatants ont marqué la vie de Medjugorje et
de ses protagonistes : des signes, des événe-
ments, des témoignages éclatants, et puis il
y a les dix secrets qui restent encore renfer-
més dans la discrétion des voyants… “Petits
enfants, n’oubliez pas que vous êtes tous
importants dans ce grand projet que Dieu
conduit à travers Medjugorje. Dieu désire
convertir le monde entier et l’invite au salut
et au chemin vers Lui qui est le commence-
ment et la fin de chaque être. D’une maniè-
re spéciale, petits enfants, je vous invite du
fond de mon coeur: ouvrez-vous à cette
grande grâce que Dieu vous donne à travers
ma présence ici…”,
disait Marie le 25 juin
2007. Il s’agit donc d’un grand projet que
l’on ne peut renfermer dans nos prévisions
ou nos attentes. Nous ne pouvons pas conti-
nuer à scruter l’horizon pour anticiper les
événements, mais non plus détourner le
regard dans la nostalgie de ce qui fut et ce
qui aurait dû être… selon nous!
Le projet de Dieu n’est pas seulement
grand, il est très grand, car il s’agit du salut
du monde entier : non seulement des
hommes mais de la création toute entière et
de tout être vivant, pour que soit rétabli le
bien pour tous, comme cela était au com-
mencement de toute espèce. Ne perdons pas
de temps à tourner autour de nos petits pro-
jets, et surtout ne fuyons pas la responsabi-
lité de la réussite du projet de Dieu : nous
sommes tous importants. Essayons alors de
découvrir ce que nous devons faire et fai-
sons-le, jusqu’au bout.
Le
JEÛNE
nous
offre
une nourriture
meilleure
Il semble que les plantes, durant les
longs mois d’hiver, n’aient besoin de rien.
Elles restent immobiles, presque comme si
elles étaient endormies dans leurs fonctions
vitales et, à ceux qui ne les connaissent pas
assez, elles peuvent même donner l’impres-
sion d’être mortes. Et pourtant, leur vie est
intense, palpitante, c’est seulement qu’elle
est concentrée vers l’intérieur pour se proté-
ger de la rudeur de l’hiver, mais aussi pour
se préparer à exprimer une nouvelle vie, de
nouvelles couleurs et de nouveaux parfums.
Il s’agit donc d’un moment important pour
se regénérer et donner ensuite le meilleur de
soi. De temps en temps, elles demandent un
peu d’eau, peut-être quelques graines d’en-
grais, mais pour le reste des jours, les
plantes... jeûnent!
Ce n’est pas du tout inapproprié de par-
ler de jeûne en ces termes. L’idée de jeûne
est souvent liée au concept de pénitence, de
sacrifice, d’expiation : «Revenez à moi de
tout votre coeur, avec des jeûnes, avec des
pleurs et des lamentations! Déchirez vos
coeurs et non vos vêtements, et revenez à
l’Éternel, votre Dieu; Car il est compatissant
et miséricordieux... Et il se repent des maux
qu’il envoie» (Joël 2,12-13), nous entendons
lire le premier jour de Carême dans les
églises. Mais il faut faire personnellement
l’expérience de cette pratique pour com-
prendre que le jeûne des chrétiens a une tou-
te autre valeur.
Revenons à nos plantes pour découvrir
que leur temps de jeûne des aliments -
même les aliments essentiels- non seule-
ment ne leur procure pas la mort, mais il les
renforce, si bien qu’au printemps la florai-
son est plus luxuriante. La période de leur
jeûne représente donc un vide mais seule-
ment en vue d’un plein, une absence qui
anticipe seulement une présence…
Ma nourriture est de faire la volonté du
Père
L’exemple le plus évident du jeûne, vécu
comme préparation à une action plus inten-
se, c’est Jésus lui-même qui le donne quand,
pour s’apprêter à son ministère public, il se
retire dans le désert pendant quarante jours
sans prendre aucune nourriture. Dans le
silence, en prière, il a ainsi eu la possibilité
de créer en lui l’espace pour rencontrer le
Père et écouter pleinement sa volonté, à
annoncer par la suite au peuple. C’est cela le
vrai sens du jeûne auquel nous sommes invi-
tés : faire de la place à Dieu à l’intérieur de
nous pour le rencontrer avec plus de liberté
et comprendre sa pensée à traduire en vie.
Le livre des Actes des Apôtres raconte
que les croyants jeûnaient avant de prendre
des décisions importantes (At 13,4; 14,23),
ce qui nous fait comprendre en quoi l’inten-
tion du jeûne devrait être de détourner le
regard des choses de ce monde pour se
concentrer, au contraire, sur Dieu.
Marie, une mère qui laisse à jeûn ses
enfants?
Nous savons bien qu’à Medjugorje, la
Vierge Marie nous a remis une invitation au
jeûne comme un des cinq fondements de
son appel, un pilier pour fonder l’édifice de
notre vie spirituelle. Mais attention, il ne
s’agit que d’un soutien, ce n’est pas la vie
avec Dieu à laquelle l’on doit tendre! Cela
serait trop peu que de s’arrêter au moyen qui
nous aide à rencontrer le Seigneur, et ensui-
te ne pas entrer en communion avec Lui!
C’est en effet une illusion que de se conten-
ter des pratiques religieuses sans pénétrer le
mystère de Dieu qui s’offre continuellement
à nous. Au fond, c’est seulement un moyen
pour faire taire notre conscience et qui nous
leurre d’être comme il faut seulement parce
que nous avons accompli nos “devoirs
rituels” prévus par notre credo religieux. Si
pour nous c’est ainsi, cela signifie que nous
nous nourrissons encore de la levure des
Pharésiens…
À table aves les saints
Le jeûne qu’ont vécu les saints à travers
les siècles et celui qu’aujourd’hui Marie est
venue nous délivrer est bien autre chose.
C’est une arme spiritelle très puissante qui
nous aide à nous détacher de la dépendance
des biens, quelle que soit leur nécessité. Si
nous comblons notre vide intérieur en nous
remplissant l’estomac de nourriture et de
boissons qui ne cessent de stimuler notre
appétit; si nous nous remplissons la tête
d’images, de sons, d’émissions de télévision
et de distractions de tout genre, dans le but
d’éviter la difficulté du désert intérieur, de
ces nuits nécessaires à l’esprit pour le puri-
fier et le renforcer; si nous déléguons à des
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rapports superficiels et à des bavardages
inutiles la tâche de nous tenir compagnie
dans le but d’éviter de ressentir le poids de
la solitude… si tout cela se produit, cela
signifie que nous devons sérieusement com-
mencer à jeûner! C’est seulement comme
cela que nous serons capables de reprendre
la maîtrise de nous-mêmes sur les passions
qui ne nous rendent pas heureux mais qui,
au contraire, nous lient à elles comme des
drogues invisibles. Nous nous en aperce-
vons quand nous commençons à nous en
priver, quand nous résistons à leur appel
convaincant, quand nous sentons les affres
de la faim, de la soif, du besoin... En jeû-
nant, nous sommes donc en mesure d’oppo-
ser une barrière au mal qui fait son nid dans
notre cœur à travers le péché, qui est sou-
vent une forme d’avidité.
Une fenêtre grande ouverte sur l’âme
Une autre image nous aide à mieux
connaître le jeûne. Imaginons une fenêtre
ouverte sur notre âme : elle fait pénétrer la
lumière de l’extérieur et nous, nous pouvons
apercevoir la poussière qui s’y est déposée
et que nous n’arrivions pas à voir aupara-
vant, comme cela se produit avec les objets
dans une pièce où l’on fait soudain entrer le
soleil.
Un style de vie plus sobre, moins sujet
aux différents appels externes qui captent
notre attention, qui nous ouvre intérieure-
ment, et nous pouvons ainsi voir le Mystère
qui vit en nous, au plus profond, et qui est la
véritable Lumière qui nous montre les
choses dans l’entière vérité de leur être et de
leur existence. Trop de couches s’accumu-
lent à l’intérieur de nous et, avec le temps,
elles se durcissent, nous empêchant de per-
cevoir avec clareté Dieu, ses impulsions, ses
désirs pour notre vie. Ainsi, l’image divine
imprimée dans notre âme ne pourra jamais
émerger et montrer cette identité qui fait que
nous soyons uniques en Dieu, originaux,
sans devoir dépendre de stéréotypes
externes qui ne complaisent que notre
besoin de sécurité.
Prisonniers de l’invisible
Nous sommes-nous demandés pourquoi
autant de personnes aujourd’hui sont en sur-
poids, et parmi celles-ci malheureusement
des enfants? Peut-être parce que le monde
n’offre plus Dieu comme aliment indispen-
sable, complet, capable de soutenir leur che-
min dans la vie et de donner de la joie au
goût et au cœur. Il est alors sage d’accueillir
le jeûne comme un bien précieux qui nous
met à nouveau en contact avec le temple
intérieur de notre âme, pour ensuite en faire
don à Dieu, dans la certitude qu’Il utilisera
cette place de la meilleure façon possible :
en nous remplissant de Lui, en nous com-
muniquant ses biens à travers les canaux les
plus purs, les plus dégagés et disponibles à
se laisser envahir par Lui. Nous serons ainsi
en mesure de comprendre que c’est Dieu qui
nous procure la vie et que nous ne devons
pas nous occuper de nous-mêmes tous seuls
avec avidité, en engloutissant notre corps
pour “faire des réserves”. Nous rétablirons
ainsi le bon rapport de dépendance au Père
et nous pourrons mieux apprécier tout don
que l’habitude, en général, nous fait sembler
comme évident.
Plus fort qu’une armée
Marie l’a répété maintes fois : par la
prière et le jeûne nous pouvons même arrê-
ter les guerres. C’est vrai. Peut-être que
nous devrions commencer à y croire…
Toutefois, cela ne sera possible que si notre
âme devient ce point dans l’univers où l’on
arrête les conflits entre les tendances oppo-
sées de l’esprit et de la chair et tout devient
paisible, tandis que se rétablit l’harmonie
prévue au commencement des choses.
E
N TÉMOIGNANT
Pour moi, Medjugorje
est ma demeure!
Pour moi, Medjugorje… Avant tout, ça a
été le lieu de mon réveil spirituel à travers
une rencontre extraordinaire avec Jésus, à
travers la foi. Je parle de rencontre extraor-
dinaire car j’ai fait l’expérience profonde,
non seulement de la présence sensible du
Christ dans mon cœur comme une pénétra-
tion séraphique de cet Amour vraiment pur,
spirituellement incandescent et bouleversant
au point de vue humain, un Amour qui nous
fait découvrir que nous sommes des créa-
tures aimées de Dieu, mais aussi de la certi-
tude d’un nouvel appel qui est surprenant
pour moi, qui suis mariée et mère de trois
enfants; pour moi, engagée dans le bénévo-
lat à l’hôpital; pour moi qui courais toujours
partout; pour moi qui étais très active, pour
moi qui étais sûre… de moi!
Je me suis retrouvée à l’improviste toute
seule, avec l’esprit immergé dans les
ténèbres, effayée au plus profond de moi et
dépouillée de toute certitude; en proie à des
craintes angoissantes, déchirée par les doutes,
déchirée par les pensées les plus terribles…
Dans tout ce désert intérieur, je ne compre-
nais qu’une seule chose : que Dieu me don-
nait son amour et sa bénédiction, que dans
mon désert spirituel Jésus était libre et me
donnait sa parole de miséricorde qui me sug-
gérait d’être sereine dans les épreuves, car
Dieu me touchait intérieurement, dans mon
esprit, pour me guérir et m’apprendre à prier
avec foi. Oui, c’est vraiment cela le grand don
que j’ai reçu : la grâce d’une prière profonde
qui m’aide à rester en silence pendant que je
prie dans le secret de mon âme. Au point de
vue humain, je me sens incapable d’exprimer
quelque chose de bon, mais en restant immer-
gé dans mon silence intérieur, je ressens que
de mon cœur sort de l’amour pour tout le
monde et il devient adoration...
À Medjugorje, j’ai vraiment rencontré
Dieu et à partir de ce moment-là, ma vie a
changé. J’ai appris à être plus docile en
mourant chaque jour à moi-même, en par-
donnant à ceux qui font du mal, en offrant
ma vie à Dieu, en priant pour ceux qui souf-
frent dans le monde, et sont pauvres, humi-
liés, méprisés… en remerciant chaque jour
le Seigneur pour son amour infini. Ma vie a
profondément changé, mais seulement après
que j’ai permis à Dieu de me guérir!
À Medjugorje, j’ai vécu -et à chaque fois
que j’y retourne je le revis- ce passage spiri-
tuel tout simplement appelé Pâques : le déta-
chement des ténèbres par l’intermédiaire de
la Lumière divine, une porte secrète à
découvrir par l’intermédiaire de la foi. Et
c’est justement cette porte qui s’est ouverte
à mon regard intérieur après avoir prié Dieu
en secret d’accepter mon désir d’offrir ma
vie à Lui sans aucune réserve, même dans
ma faiblesse humaine, pour devenir capable
de faire un sacrifice d’amour pour Jésus.
À Medjugorje, j’ai rencontré l’Amour
divin à l’état pur; dans aucun autre endroit
j’ai respiré spirituellement autant de paix!
J’ai visité beaucoup d’autres sanctuaires,
mais c’est seulement à Medjugorje que j’ai
clairement ressenti la présence de Jésus
comme fidèle ami, proche des hommes et de
leurs souffrances. C’est une force d’amour
vraiment singulière…
Durant mes journées, les épreuves, les
Toutes les femmes sont mères,
Car elles donnent la vie au genre humain,
Qui, sans leur maternité,
Serait inhumain.
Elles donnent la vie à l’humanité
Avec leur amour,
leur beauté et leur tendresse,
elles le nourrissent
avec générosité et bonté.
Sans la femme-mère
Le monde serait plus désert que le désert
Et plus froid que la glace.
Dieu a choisi la mère
comme collaboratrice directe
et avec elle, il a continué la création
de l’homme et du monde.
Quand l’homme, par sa faute,
a rompu le lien avec Dieu,
il l’a choisie comme collaboratrice
pour son salut (Gen 3,15).
Sans la mère, le monde
Serait imparfait
Et l’homme serait resté poussière
Ou bien il serait ignoblement
redevenu poussière.
La femme nous a chassés de l’Eden,
la Mère nous y a reconduits.
Dans son sein,
Elle nous a conduits à Dieu
Et, comme à un Père,
à Lui elle nous a donnés par un baiser.
La mère est notre destin.
En nous et avec nous,
Il n’y a rien qui ne soit sien.
Elle est morte
quand elle nous a tout donné,
quand elle n’avait plus rien à nous donner.
Déjà avant la mort
Elle était morte en elle
Pour pouvoir vivre en nous,
avec nous et pour nous.
(tiré de : La mère - L. Rupcic)
J’ai peur de dire oui
«J’ai peur de dire oui, ô Seigneur. Où
veux-tu me conduire? J’ai peur de m’aven-
turer, j’ai peur de signer en blanc, j’ai peur
du oui qui réclame d’autres oui… Mais
toi, ô Seigneur, tu me dis : “J’ai besoin de
ton oui, tout comme j’ai eu besoin du oui
de Marie pour venir sur la terre, car je dois
être dans ton travail, je dois être dans ta
famille, je dois être dans ton quartier. J’ai
besoin de ton oui pour rester avec toi et
descendre sur la terre. J’ai besoin de ton
oui pour continuer à sauver le monde!”. Ô
Seigneur, j’ai peur de ton exigence, mais
qui peut te résister? Afin que ton règne
vienne et non le mien, afin que ta volonté
soit faite et non la mienne, donne-moi la
force de répondre par un oui joyeux à ton
appel, à ton projet de vie sur moi… »
(Michel Quoist)
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Sans attendre
Quand nous nous sentons appelés par le
Seigneur, quand nous faisons l’expérience
de sa présence, nous ne pouvons nous empê-
cher de le suivre et de faire ce qu’il nous
demande, sans attendre.
Attendre signifie être partagé entre deux
appels : l’appel ancré à la vie quotidienne, à
nos attachements, à nos êtres chers, à nos
projets, et l’appel de plus grande envergure
qui nous demande d’aller au-delà de tout
cela. Alors, on est là à calculer si, pour nous,
il vaut mieux reporter la réponse au
Seigneur par peur de l’inconnu ou bien de le
suivre tout de suite, sans attendre.
Les bergers, quand ils ont entendu l’an-
nonce de l’ange, furent tellement pris dans
leur âme et dans leur cœur, qu’ils ne s’arrê-
tèrent pas pour voir si cela valait la peine ou
non de s’éloigner de la grotte où ils étaient
en train de se reposer et de courir le risque
de laisser leur troupeau sans surveillance,
mais “sans attendre il allèrent et trouvèrent
Marie, Joseph et l’enfant”.
Sans attendre… Les bergers partirent
donc et trouvèrent l’enfant, et rapportèrent
ce qu’ils avaient vu, provoquant ainsi de la
stupeur chez ceux qui les écoutaient; tout
cela provoqua chez eux tant de joie “qu’ils
rentrèrent en glorifiant et en louant Dieu”.
Par ailleurs, Joseph aussi répondit rapide-
ment à l’exhortation de l’ange qui lui appa-
rut en songe et l’invita à “ne pas avoir peur
de prendre Marie comme épouse, car...” Et
pourtant, au point de vue humain, cela
devait être très difficile pour lui de croire à
un événement si extraordinaire et inouï,
comme celui dont Marie était protagoniste,
une conception par l’intermédiaire de
l’œuvre de l’Esprit Saint… mais Joseph eut
confiance et partit sans attendre vers l’in-
connu. Si, à l’invitation du ciel, nous nous
arrêtons à réfléchir, à peser le pour et le
contre, notre cœur sera toujours partagé et
nous ne pourrons trouver la joie et la pléni-
tude de la vie.
Nous aussi, nous avons reçu un appel
à Medjugorje : certains ont répondu,
d’autres, après un premier moment d’en-
thousiasme, se sont laissés dévorer par la vie
de tous les jours avec tous ses soucis, par la
mentalité du monde qui nous entoure, par
les doutes, par les incertitudes, et ont
emprunté la voie de la tristesse, de la gri-
saille (j’en connais beaucoup), tandis que
d’autres ont accepté sans réserves l’invita-
tion de Marie, en s’abandonnant à elle, en
ayant confiance en elle. Ils ont choisi la voie
qui, au début, est la plus difficile, en affron-
tant ces incompréhensions et ces souf-
frances que l’on vit toujours quand on ne
suit pas la mentalité du monde, mais ensui-
te, ils ont reçu et reçoivent encore grâces sur
grâces, surtout celle de la paix, de l’amour
inconditionné vers tout le monde, de la joie
qui ne cesse même pas dans la douleur.
Sans attendre… On ne peut pas servir
deux maîtres, Dieu et Sa Mère. Quand on vit
en communion avec Dieu, le cœur se dilate
automatiquement en participant à la douleur
du monde, en souffrant pour les erreurs de
ceux qui nous aiment et de ceux qui ne nous
aiment pas, et nous sentons naître dans
notre cœur le désir d’offrir notre vie pour
ceux qui sont dans l’erreur
, afin qu’eux
aussi, sans attendre, abondonnent la voie de
l’erreur pour emprunter celle de l’amour.
Sans s’arrêter à faire des calculs, mais…
sans attendre.
Cecilia Appugliese
peines, les préoccupations ne manquent pas,
mais je vis confortée par la prière et la certi-
tude que le Seigneur accepte ma “petite”
offrande comme si elle était un grand don
d’amour pour Lui! C’est seulement en
aimant Dieu que l’on devient Église; c’est
seulement en aimant gratuitement que l’on
entre dans la véritable communion avec le
Seigneur et avec nos frères, mais il faut être
en position d’écoute profonde pour pouvoir
servir nos frères selon Dieu et non pas selon
moi! C’est vraiment à Medjugorje que j’ai
compris que le véritable bien est le fruit de
la volonté divine et non pas de la volonté de
l’homme; c’est pour cela qu’il faut se
dépouiller de tout, devenir pauvres de ce qui
nous rend esclaves et être obéissants à Dieu,
en s’oubliant soi-même et ses raisons. Il suf-
fit d’un peu de sincérité devant Lui, et Il
nous couvrira de grâce et de bénédictions…
Je retourne souvent à Medjugorje parce
que là-bas, je me sens chez moi et je sens
que je suis un membre vivant du Corps mys-
tique, de l’Église universelle, complètement
unie au Christ par l’intermédiaire de l’Esprit
Saint. C’est un grand mystère ce qui arrive à
Medjugorje : il n’y a rien de beau à visiter,
au contraire, il semble que souvent les
simples conforts auxquels nous sommes
habitués manquent; un lieu dépourvu d’at-
tractions et où l’on souffre beaucoup la cha-
leur en été et le froid en hiver... Le mystère
de la grâce que l’on vit à Medjugorje vient
d’En-haut, et on ne le comprend que dans la
mesure où l’on ouvre notre cœur à Dieu!
C’est là que Medjugorje devient le “lieu le
plus beau du monde”, qu’elle devient un lieu
“plein de tout”, qu’elle devient un lieu inou-
bliable. Si tu te laisses conquérir par le mys-
tère divin présent à Medjugorje, ce lieu
deviendra pour toi ta demeure, il deviendra
pour toi repos, il deviendra pour toi ta Mère.
Mais c’est un mystère que l’on ne peut com-
prendre que dans la foi!
Grazia de Milan
Petits et grands miracles
Très souvent, les choses finissent, on ne
sait pas pourquoi ni comment, mais elles
finissent. Au début, à chaud, on est tenté de
s’en prendre à tout et à tous; on pense que
c’est la faute des autres ou des événements
inattendus : “Si cela n’était pas arrivé... si
cette personne ne s’en était pas mêlé… ça
aurait filé tout droit”, pense-t-on. Mais mal-
heureusement, ce n’est pas comme ça.
Cependant, une chose est vraie : le
demon agit en nous insinuant dans nos vies
et dans nos familles pour les détruire et les
mener à la ruine. Et, si c’est lui qui domine,
la lumière n’arrive pas à entrer. Toutefois, il
suffit de bien regarder autour de soi pour
remarquer que, même si elle est petite, il
existe toujours une lueur qui fait entrer de
l’air pur et même un peu de lumière.
J’ai une histoire à raconter, qui contient
un grand miracle. La famille d’une de mes
amies, depuis environ deux ans, s’est littéra-
lement décomposée. Il n’y avait aucune rai-
son, ou plutôt il n’y en avait pas beaucoup,
comme c’est le cas dans toutes les situations
de ce genre, mais il n’y avait pas non plus de
moyen d’en sortir; seulement une lueur d’air
pur : la prière. En effet, c’est seulement en
priant que mon amie a réussi à surmonter le
désespoir qui s’était emparé d’elle; c’est
seulement à la prière qu’elle a confié son
espoir de retrouver la lumière et de recons-
truire quelque chose qui semblait inexora-
blement effondré.
Par amour pour son jeune fils, et pour
survivre, elle a essayé avec le temps d’ins-
taurer un rapport au moins civil avec son ex-
mari; ainsi, pour la première fois après la
séparation, ils ont accompagné ensemble
leur enfant à une fête de carnaval, où j’étais
moi aussi présente avec ma famille.
Généralement, je porte autour du cou
une petite chaine avec la Médaille miracu-
leuse
(qui représente la Vierge Marie). En la
remarquant, mon amie me confie qu’elle a
perdu la sienne il y a quelque temps. “Mais
moi, j’en ai une autre!”, m’exclamai-je. “J’y
suis tout particulièrement liée car elle m’a
été offerte par un inconnu à la sortie de l’ho-
pital où je venais de donner naissance à
Luca, mon deuxième enfant…”. Je compris
tout de suite qu’en ce moment, elle servait
plus à elle. Au fond, cette médaille m’était
arrivée par l’intermédiaire des mains d’un
ange,
justement dans le but de protéger ma
famille. Alors, avec la même intention, je
l’ai offerte à mon amie!
Les miracles ne se font pas attendre. Ce
même soir, je leur proposai de rester manger
chez moi. Entre incrédulité et embarras, il
acceptèrent. Nous avons dîné et bavardé
aimablement pendant que les enfants
jouaient. Elle, elle avait les yeux brillants et
lui, le sourire sur les lèvres... Le petit
Lorenzo était visiblement content, et j’espè-
re vraiment que tous les deux ont compris ce
ton dans les yeux d’un enfant qui se sent en
sécurité car il est près de sa maman et son
papa. Trois jours plus tard, un autre dîner,
mais cette fois-ci, tous seuls...
Dans un mois, nous irons ensemble à
Medjugorje. Je crois que cela n’est pas fini.
Je suis sûre que Marie rendra encore plus
grand le petit miracle que sa Médaille a
généré, afin que la joie de cet enfant et de ses
parents soit toujours plus vraie et durable.
Aidez-moi à prier pour eux; moi, je le fais
déjà.
Cinzia Vinchi
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Les lecteurs écrivent
Martine de Barcelonnette (France) -
Chers amis dans le Christ, quelle joie de
retrouver l'Écho! Continuez à croire que l'É-
cho est pour nous tous don de Dieu!
Beaucoup de bâtons dans les roues ça…
courage, vous n'êtes pas seuls! Que notre
prière vous soutienne tous.
Sœur Marie Benoît et toutes les sœurs
de la Communauté (Monastère des
Bénédictines de l’adoration perpétuelle
de Craon (France) -
Chers amis de l'Écho
de Marie, merci de nous avoir envoyé votre
journal! C'est un peu comme la visite d'un
vieil ami qui n'as pas quitté le coeur…
Anne de France - Merci pour le travail
merveilleux que vous faites! Continuez la
publication qui fait tellement du bien…
Marie Céline de France - Je vous
remercie de votre fidélité. Je reçois depuis
bien longtemps votre revue que je distribue
dans mon group de priore. Votre fidélité m'a
bien soutenue dans mes difficultés. Merci
encore à toute l'équipe de l'Écho, que la
Vierge bénie vous couvre de sa grâce.
Carla Benedetto de Mathi (Turin -
Italie) - Comme d’habitude, je continue à
distribuer l’Écho de Marie dans la ville où je
vis, à Mathi, à environ 30 km de Turin. Par
cette offrande, nous voulons exprimer notre
joie et notre gratitude pour la possibilité que
nous avons de recevoir et de lire l’Écho…
Anna Gambino de Saronno (Italie) -
Merci de tout cœur pour votre si précieux
Écho de Marie. Je vous joins ma fidèle peti-
te aide. Que Marie continue à vous bénir et
vous récompenser pour tout le bien que vous
faites…
Marta Vega de Adroguè (Argentine) -
Nous vous sommes très reconnaissants pour
l’envoi bimestriel de l’Écho, dont le contenu
nous permet de nous enrichir spirituellement
et de rester en communication avec notre
Mère du Ciel, à travers ses messages. Que
Dieu bénisse tous ceux qui travaillent pour
diffuser ce que Marie nous dit par son amour
infini.
Le bruit comme échappatoire
Il semble presque que les gens aient
besoin du bruit! Nous sommes devenus
esclaves des sons… L’augmentation conti-
nuelle du bruit assourdissant est le signe
d’une culture qui, essayant de fuir à elle-
même, se réfugie souvent dans la torpeur
d’une situation qui lui fait essayer d’oublier
les problèmes de tous les jours!”.
Des considérations qui n’ont jamais été
si appropriées pour nous qui vivons dans une
société mécanisée sous tous les points de
vue, dans tous les milieux, mais surtout dans
les grandes villes, les métropoles surpeu-
plées et sous certains aspects devenues invi-
vables. Et c’est justement l’Archevêque de
la grande ville de Rio de Janeiro,
Monseigneur Tempesta, qui écrit ces consi-
dérations dans un communiqué diffusé par
la Conférence Nationale des Evêques du
Brésil : “Au jour d’aujourd’hui, nous vivons
dans un monde entouré de sons et de bruits,
et à cause de cela il est difficile de faire l’ex-
périence du silence. Il y a désormais une
habitude de toujours écouter un ou plusieurs
appareils électroniques en même temps,
pour ne pas beaucoup avoir à penser à la vie
et être distraits par les amertumes du quoti-
dien. Nous sommes poussés par la recherche
incessante de l’argent; nous courons sans
nous arrêter pour accumuler des biens et,
dans cette recherche, nous sommes entourés
par le bruit des machines, des fax, des son-
neries, des klaxons, de la radio, de la télé, du
portable, de la musique assourdissante, des
agitations et des cris. Le silence est nécessai-
re pour l’équilibre personnel et surtout pour
rencontrer Dieu et nous-mêmes”.
Le besoin de silence est inhérent à l’hom-
me, il fait partie de sa nature la plus intime,
là où l’homme se rencontre lui-même et ren-
contre Dieu, la “Trinité qui habite le silence”.
L’Archevêque rappelle à ce propos que
“Jésus aussi est très clair en parlant de la
nécessité de la prière intérieure, quand il sou-
ligne l’importance du silence pour que la
figure du Père puisse resplendir en nous, et
pour cela le Christ conseille de fermer la por-
te de la pièce, de ne dire que quelques mots,
de rester en silence en Sa présence. Cette
façon d’être avec le Père n’est autre que la
prière du calme, dans laquelle il n’y a pleine
joie que du fait d’être devant notre Dieu.
Notre vie a besoin de cet équilibre de silen-
ce, qui crie la paix… Le silence chrétien est
plein de la Parole de Dieu et il illumine nos
vies. Nous devrions nous rendre compte de
l’importance du silence pour la prière et la
vie, une attitude qui promouvoit la contem-
plation des vérités éternelles et favorise la
recherche du visage de Dieu”.
Il n’est pas ici…
Les hommes pensaient qu’il était inac-
cessible, mais ils se trompaient. Dieu était
près de ses créatures, et pour les convaincre,
il s’est fait homme parmi les hommes, fils,
frère et ami… Il vivait en Galilée, une région
aux frontières de l’ancienne Palestine; carre-
four de nations, entre paganisme et exalta-
tion. Du haut de la pia, Jérusalem, on en par-
lait avec un dédain hautain, mais c’est juste-
ment en cette terre que Jésus a voulu grandir,
prêcher et montrer le vrai visage du Père…
On s’était alors habitués à un Dieu lointain
qui exerçait sa propre seigneurie à travers un
pouvoir qui effayait et, au contraire, Lui, il a
choisi d’être avec nous; il a bouleversé l’an-
cienne conception en montrant une souverai-
neté faite seulement d’amour.
Et c’est justement en vertu de cet amour
qui dépassait tout autre amour -car il était
capable d’un vrai sacrifice- qu’il quitta la
Galilée et emprunta la route qui montait vers
la cité du Temple, qui l’attendait pour le
condamner et pour le pendre à une croix. À
l’extérieur des murs, pour ne pas risquer de
se salir... Les siens l’accompagnaient, obéis-
sants bien qu’un peu perplexes. Ils
essayaient de lui être fidèles, bien que la ten-
sion était à son summum entre disputes et
jugements; tandis que Lui, sereinement,
continuait à être souverain.
Ensuite, une série d’adieux, en quelques
jours, les prit au dépourvu... Cet étrange dis-
cours le jeudi, pour Pâques; ils ne le compre-
naient pas : «Que signifie ce qu’il nous dit :
Encore un peu de temps, et vous ne me ver-
rez plus; et puis encore un peu de temps, et
vous me verrez?» (Jn 16,17). Il les mettaient
dans la confusion, comme ce geste quand il
leur lava les pieds. Il n’y avait plus de Maître
: il semblait n’être qu’un serviteur...
Quelques heures plus tard, dans le silen-
ce de la nuit, il s’était éloigné : «Restez ici,
veillez…», tandis que Jésus, parmi les oli-
viers endormis, suait du sang et buvait de
l’amertume dans un calice. Ce fut l’aurore et
un baiser à l’extirper à leur attente. Ensuite,
dans la frayeur, ce ne fut que la fugue qui
leur offra un moyen de s’échapper.
Tout est fini… il est mort! …Non, atten-
dez : «Il n’est point ici. Il est ressuscité…
Allez promptement dire à ses disciples : Il
est ressuscité des morts. Et maintenant, il
vous précède en Galilée : c’est là que vous le
verrez» (Mt 28,6 -7). Combien d’événe-
ments, combien de surprises. Tout cela si
rapidement, tout cela inattendu. Et à la fin,
encore un autre adieu…
Rendez-vous en Galilée… Mais pour-
quoi justement sur ce lac qui fut le théatre de
leur première rencontre? Pourquoi désirait-il
les revoir là?
Éloi Leclerc écrit (de Pâques en
Galilée): “La Galilée était leur petite Patrie.
Tout avait commencé là-bas. Le choc de la
résurrection risquait, dans l’esprit des dis-
ciples, d’arracher Jésus à notre humanité, à
notre histoire, et de le projeter dans un uni-
vers mythique, d’une grandeur fascinante et
effrayante d’un point de vue contemporain.
Il était urgent de relier l’événement de la
résurrection à tout ce qui l’avait précédé en
Galilée, aux humbles sentiers du Maître en
compagnie de ses disciples. Ceux-ci
devaient découvrir qu’il n’y avait pas de
fracture entre le Jésus de l’histoire et le
Jésus de la gloire. Et que le vainqueur de la
mort, c’était justement cet homme si proche,
si merveilleusement humain qu’ils avaient
connu et fréquenté. (…) Jésus n’a en rien
renié son humanité. Il est toujours cet hom-
me humble et près de ses disciples. Il revient
vers ses frères avec la même simplicité et la
même douceur. Et ceux-ci le retrouvent plus
vivant que jamais et plus vrai que jamais
dans leur contexte familier, sur les rives du
lac (Jn 21). Et les plaies de ses mains, de ses
pieds et de ses côtes sont les signes de notre
destin de faiblesse et de souffrance, d’humi-
liation et de mort. Ce destin, le Seigneur ne
l’a pas refusé. Il l’a accepté dans son cœur
pour le remplir de sa lumière (…).
Là-bas, à Jérusalem, dans la maison où
ils s’étaient cachés, tremblants de peur, la
résurrection du Seigneur ne pouvait leur
apparaître que comme un événement oppri-
mant, bouleversant, en rupture avec tout ce
qu’ils avaient vécu avec Jésus de Nazareth
et, par conséquent, dépourvu de sens.
L’événement allait bien au-delà de leur
capacité de compréhension.
Mais, dans leur Galilée, sur les rives du
Lac, sous ce ciel libre et pur, ils devaient
retrouver le Maître dans son humanité.
L’événement n’avait plus son aspect
effrayant. Sans ne rien perdre de sa grandeur,
il apparaissait en phase avec leur simplicité.
Dieu illuminait soudainement leur cœur, en
leur faisant découvrir, dans la gloire de Jésus
Ressuscité, le sens de ce qu’ils avaient vécu
en suivant Jésus de Nazareth. Cet homme que
les disciples ont connu et suivi est le même
qui se révèle être aujourd’hui le Seigneur de
la gloire. Et bien qu’il soit Seigneur, il reste
leur frère dans l’humanité”.
S.C.
Merci pour vos dons et de vos gentils messa-
ges qui expriment la joie d’avoir retrouvé
l’Eco. Il est revenu après avoir surmonté plu-
sieurs difficultés.
Merci aussi de vos informations au sujet du de
la fermeture du compte en France, nous
regrettons vraiment d’avoir remarqué trop tard
notre oubli.Voici les nouvelles indications
pour les dons provenant de l’étranger:
IBAN IT 45 M 01030 11506 000004754021
BIC PASCITM1185
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background image
Villanova M., 25 mars 2010
Resp. Ing. Lanzani - Tip. DIPRO (Roncade TV)
Père Angelo,
dix ans de béatitude au ciel
Cela semble hier mais dix ans ont déjà
passé depuis que PÈRE ANGELO a laissé
son corps sur la terre et s’est mis en route le
long des sentiers qui portent au cœur
de la Trinité, dans le ciel. La
maladie l’avait désormais
pénalisé depuis longtemps,
en réduisant ses muscles et
en diminuant sa capacité de
mouvement, jusqu’à lui
voler le souffle. Mais il a
été présent jusqu’à la fin,
attentif à accomplir ce que le
Seigneur avait prévu pour sa
dernière saison terrienne :
s’abandoner de plus en plus à la
volonté de Dieu, à sa conduite, à son ini-
tiative, en tout.
C’était un homme endurci par un style
de vie sobre, discipliné, dans la foi comme
au quotidien; un homme habitué aux renon-
ciations et au sacrifice, capable de s’auto-
contrôler et de mener les autres avec autori-
té. Et pourtant, durant les derniers mois de
son parcours, il a su traduire cette attitude un
peu rigoureuse en une docilité totale, pour se
laisser façonner sans la moindre résistance,
car il avait confiance, il connaissait ce Dieu
qui l’appelait à lui et qui souhaitait le perfec-
tionner avant son passage définitif.
Ceux qui le connaissait bien avaient
connu sa bonté, sa générosité, son entière
consacration aux autres et à la mission que
le Seigneur lui avait confiée : la parroisse de
Villanova Maiardina (Région de Mantoue)
et l’Écho de Marie. Dans un presbytère de
campagne avec l’essentiel, entouré de per-
sonnes simples, sans prétentions, souvent
dans le besoin, Père Angelo communiquait
de la vie à ses créatures sans exhibitionnis-
me, avec humilité, bien qu’il était clair pour
tout le monde que c’était lui qui était au gou-
vernail et qu’il fallait respecter ses règles...
Un peu bourru mais tendre toutefois,
comme seulement un bon père sait l’être.
Notre Pietro Squassabia qui, dès son plus
jeune âge a été “à l’école” de Père Angelo et
à ses côtés jusqu’à son dernier soupir, rap-
pelle : “Parmi ses passe-temps préférés
quand il était enfant, il aimait dénicher les
nids d’oiseaux qui déposaient leurs œufs le
long des arbres de sa campagne. Même
quand il devint adulte, il garda cette passion
: voilà, ça c’est un nid de rossignol, disait-il,
et celui-ci de merle, celui-là je ne sais pas,
peut-être que c’est un nid de pinson
. Peu de
choses pourvaient interrompre sa prière
quand il devint adulte, peut-être rien : par-
fois, il faisait une brève pause, pendant la
prière, pour écouter le rossignol qui chantait
sur les branches près du presbytère.
Sa recherche de l’authentique et du vrai
l’amena à comprendre l’importance de la
prière et plus particulièrement de la prière
devant le Saint Sacrement, comme prolon-
gement ou comme anticipation de la célé-
bration Eucharistique. Il passait de longues
heures devant Jésus exposé : il nous disait, à
nous les jeunes, de mettre notre cœur à côté
de celui de Jésus et d’attendre à côté de Lui.
Il puisait dans cette prière une force qui
transformait son être et diffusait de la lumiè-
re à ceux qui se trouvaient autour de lui”.
Son amour pour Marie était très grand,
surtout depuis qu’il s’était rendu à
Medjugorje pour la première fois en
1984. Les Messages de la Vierge sont deve-
nus de véritables projecteurs de lumière
pour ses pas et pour ceux qui le suivaient sur
son chemin. Ce fut justement la demande de
commenter pour “les siens” ces messages
qui donna naissance -qui devint au fil du
temps un corps de plus en plus formé- au
petit Echo de Medjugorje : au début, un
simple petit feuillet polycopié puis, au fur
et à mesure, le journal que l’on connaît
aujourd’hui... Dire que la main pro-
vidente et maternelle de Marie a
tout conduit est trop peu. Père
Angelo y mettait son intelligence,
sa disponibilité inconditionnée,
ses capacités, son temps; mais
c’était Marie qui faisait tout le res-
te… J’imagine que ça a été vrai-
ment Elle, le 3 mars 2000, à aller le
prendre dans son lit où il était infirme
pour l’amener à Jésus, après plus de cin-
quante ans de sacerdoce durant lequel il imi-
ta le Christ.
Pietro continue, en rappelant ces
moments : “Les trois dernières années de sa
vie ont été les plus fécondes de son existence
terrienne, car, une fois que ses forces sont
devenues moindres, ces forces sur lesquelles
une persone dynamique comme le Père
Angelo devait nécessairement compter, son
âme se purifiait de plus en plus et il devenait
de plus en plus attentif à la réalité du ciel. La
maladie a accompli en lui la plus grande
œuvre.
Au lieu de le rendre taciturne, elle
l’avait transformé en une persone de plus en
plus sereine : les derniers jours où sa maladie
lui avait enlevé toutes ses forces, même la
faculté de parler, cela a été les enseignements
les plus riches pour nous qui le fréquentions...
Il était près du ciel. Il sentait les bienheureux
qui l’appelaient et il nous le disait : “Je pense
que je ne retournerai pas à Villanova car je
sens les bienheureux qui m’appellent là-haut,
ils m’appellent à eux
”. Même sa maladie, il
ne la considérait pas comme une disgrâce,
mais comme le fruit d’un projet providentiel
et il le répétait à ceux qui allaient lui rendre
visite : “Vous me demandez comment je vais,
mais cela n’a aucune importance, comment
moi je vais. Je fais ce que disent les médecins,
mais non pas en vue d’une guérison car ma
maladie, c’est Dieu qui la veut, car Dieu
appelle certaines personnes à être plus
proches de Lui et à participer à la souffrance
de la croix pour le salut du monde
”.
Bonne chance Père Angelo! Il est beau,
dix ans après ton départ d’ici, de pouvoir te
souhaiter une plénitude de vie de plus en
plus vraie, lumineuse et joyeuse en Celui qui
t’a créé et qui, à travers toi, a été communi-
qué à tant de personnes dans le monde qui,
aujourd’hui, en lisant l’Écho, se rappellent
sûrement de toi avec reconnaissance et te
bénissent.
Stefania Consoli pour la rédaction
avec l’Équipe de l’Écho de Marie
Seulement par amour
Seulement par amour, on peut tout don-
ner sans rien attendre. Seulement par amour,
la semence meurt sans savoir si elle produi-
ra des fruits. Seulement par amour, on peut
concevoir le sacrifice comme un acte pos-
sible, raisonnable et riche en signification,
même quand on n’entrevoit aucune promes-
se, même de loin.
Un vide à perdre, un investissement sans
perspective certaine, une signature en
blanc… Ceci devrait être l’attitude constan-
te du chrétien qui sent l’invitation de Dieu à
se donner à Lui sans réserves, pour devenir
un “oui” à la volonté divine qui nous appel-
le et qui reste souvent voilée dans le mystè-
re, pour ensuite se révéler pas à pas, tandis
que l’on marche.
C’est seulement par amour que l’on peut
soutenir le poids du sacrifice qui exige de
renoncer aux biens et non pas au Bien; la
mortification et non pas la mort; la disponi-
bilité de vivre à perte et non pas en per-
dants
; car avec cette docilité, nous serons un
espace ouvert à Dieu qui combattra en nous
la bataille contre le Mal et, comme toujours,
il en sortira vainqueur.
Seulement par amour, car l’Amour nous
attire et nous fait tomber amoureux, il nous
invite à perdre de vue ce qui passe sans espé-
rer pouvoir le récupérer, pour nous délivrer
des trésors qui ne connaissent pas la rouille.
Seulement par amour, car nous ne sommes
pas des héros: c’est une voie qui nous coûte
du sang, qui accumule des larmes et nous
contraint à supplier…
Seulement par amour; car il n’y a pas de
logiques qui soutiennent la comparaison, car
on perd la tête quand on fait taire la raison
pour ne donner la parole qu’à Lui, à
l’Amour.
S.C.
«Mon cœur s’en réjouit,
il exulte mon âme;
mon corps aussi repose en sûreté,
car tu n’abandonneras pas
ma vie dans le sépulcre,
et tu ne laisseras pas ton
saint voir la corruption.
Tu m’indiqueras le sentier de la vie,
la joie complète dans ta présence,
la douceur sans fin à ta droite».
(Psaume 15)
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Rester unis avec Toi
dans la pauvreté,
rester unis avec Toi
dans l’obéissance,
rester unis avec Toi
dans l’humilité,
Ceci portera beaucoup de fruits.
Rester unis avec Toi
dans l’incompréhension,
rester unis avec Toi
dans la persécution,
rester unis avec Toi
dans l’échec,
quand nous ne verrons aucun fruit,
Cela portera beaucoup de fruits.
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