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www.medjugorje.ws » Echo de Marie Reine de la Paix » Echo de Marie Reine de la Paix 175 (Mai-Juin 2004)

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Message du 25 mars 2004:
“Chers enfants, aujourd’hui encore, je
vous appelle à vous ouvrir à la prière.
Particulièrement maintenant, en ce temps
de grâce, ouvrez vos cœurs, petits enfants,
et exprimez votre amour au Crucifié.
C’est seulement ainsi que vous découvri-
rez la paix, et la prière commencera à
couler de votre cœur de par le monde.
Soyez un exemple, petits enfants, et une
incitation au bien. Je suis proche de vous
et je vous aime tous. Merci d’avoir répon-
du à mon appel”.
Amour au Crucifié
Quand l’âme désire ardemment son
Seigneur, elle s’ouvre comme une fleur et la
prière éclôt. Alors la prière est le parfum de
l’âme toute exposée à l’amour et le canal de
cet Amour. Ainsi, pendant que les lèvres
prononcent Ave, Maria l’âme entre en pré-
sence de la Très Sainte Mère et, extasiée,
s’absorbe en Elle. Il suffit alors de se mettre
en route sur la voie du retour au Père pour se
retrouver entre Ses bras, et bien avant de
pouvoir prononcer le moindre mot, cette
étreinte est une fusion instantanée de prière
et de pardon, mieux: le pardon devance la
prière (Lc 15, 20-21).
La puissance de la prière ne réside pas
dans les mots qui l’expriment, mais dans
l’esprit qui la conçoit et l’envahit. Chers
enfants, je vous appelle aujourd’hui à
vous ouvrir à la prière.
Peuvent être utili-
sés des mots très beaux mais qui ne réussis-
sent pas à ouvrir le cœur; on peut rester en
silence, même sans penser, et être agent de
transmission de l’amour.
Particulièrement maintenant, en ce
temps de grâce, ouvrez vos coeurs, petits
enfants, et exprimez votre amour au
Crucifié.
L’invitation est claire et explicite:
nous ne sommes pas appelés à quelque geste
ou acte de piété qui ne touche pas profondé-
ment notre âme; Jésus n’a pas besoin d’être
plaint. Lui, qui s’est fait chair, n’apprécie
pas des formes de piétés désincarnées: filles
de Jérusalem ne pleurez pas sur moi, pleurez
plutôt sur vous mêmes et sur vos enfants
(Lc
23, 28).
Regarde le Crucifié, que dis-je, reste
devant Lui et laisse-toi regarder jusqu’à ce
qu’Il t’attire à Lui (J.12, 32). Les signes de
haine et de violence féroce seront un baume
à tes blessures et la morsure de l’antique ser-
pent sera privée de son venin (Nm 21,9;
J.3,14).
Alors il te sera facile de reconnaître Jésus
agonisant entre les malfaiteurs, les exclus,
les malheureux, parmi qui souffre et meurt
aux marges de ta route et de ta vie. Il te sera
facile d’aimer la victime et en même temps
son assassin. Alors tu comprendras combien
Il est dans ta souffrance personnelle, dans ta
maladie, dans ta solitude combien tout ce qui
t’apparaissait insignifiant, dépourvu de sens
et de prix, pouvait au contraire avoir une
signification profonde, une valeur inesti-
mable. Naît ainsi spontanément ton amour
en réponse au Sien; et c’est un amour
concret, incarné, parce que vécu, semblable
au Sien parce qu’il provient de Lui.
C’est seulement ainsi que vous décou-
vrirez la paix et la prière commencera à
couler de votre coeur de par le monde.
Alors tu découvriras la paix, non pas celle
que donne le monde
(J.14, 27) mais celle
qui vient du Crucifié, celle qui est Son don
exclusif et que rien ni personne ne peut t’en-
lever. Alors la prière grandira, débordera de
ton coeur sur le monde entier. Vient à l’es-
prit l’eau régénératrice qui jaillit du Temple
et assainit tout sur son passage (Ez 47, 1-
12); viennent à l’esprit l’eau et le sang qui
jaillissent du Coeur de Jésus (J.19, 34).
Soyez un exemple, petits enfants, et une
incitation au bien:
seul Jésus est le vrai
bien et ta prière peut en faire don au monde.
Avec les bras étendus sur la croix, le
corps nu, je me suis offert librement moi-
même à Dieu Père pour tes péchés, de façon
que rien ne fût en moi qui ne se transformât
en sacrifice pour apaiser Dieu. De la même
manière tu dois aussi t’offrir à moi volon-
tairement, avec toutes tes forces et avec tout
ton élan, du plus profond de ton coeur, en
oblation pure et sainte
(Imitation de Jésus
Christ, Livre IV, ch.VIII).
Nuccio Quattrocchi
Message du 25 avril 2004:
“Chers enfants, encore aujourd’hui je
vous invite à vivre encore plus intensé-
ment mes messages dans l’humilité et
dans l’amour afin que l’Esprit Saint vous
remplisse de sa grâce et de sa force.
Seulement ainsi serez-vous témoins de la
paix et du pardon. Merci d’avoir répondu
à mon appel.”
Témoins de la paix
et du pardon
Dieu est Amour et on le connaît dans la
mesure où on connaît son Amour. Si tu savais
le don de Dieu
... (Jn 4,1) dit Jésus à la
Samaritaine. Le don de Dieu c’est Jésus et
c’est en puisant en Lui qu’on éteint toute brû-
lure et qu’on devient source d’eau jaillissant
en vie éternelle (
Jn 4,14). Ce qui arrive à la
Samaritaine arrive encore aujourd’hui, c’est
de l’histoire quotidienne et chacun de nous
peut revivre, à la première personne, cette
rencontre qui change radicalement la vie.
Souvent on se lamente des difficultés de
l’existence, des malheurs qui nous acca-
blent, mais rarement on reconnaît que le
plus grand malheur qui puisse nous arriver
c’est celui de ne pas connaître l’Amour de
Dieu. Connaître, dans ce contexte, ne signi-
fie pas en avoir la connaissance, mais en
faire l’expérience. Il ne s’agit pas de savoir
que Dieu existe, il ne suffit pas non plus de
savoir que notre Dieu est le Dieu
d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Accueillir
Dieu dans notre vie, nous perdre en Lui,
pour goûter son Amour, sa Paix, sa
Miséricorde et ainsi le connaître. Personne
ne connaît le Père sinon le Fils et celui à qui
le Fils veut le révéler (
Mt 11,27); donc c’est
Jésus qui nous révèle le Père; c’est en Lui
qu’on le connaît.
Dieu aime se définir Je suis (Ex. 3,14).
Lui seul peut dire Je suis et chacun de nous
peut le dire seulement dans la mesure où Il
est en nous, c’est-à-dire dans la mesure où
Christ est vivant en nous. Il faut une vraie
nouvelle naissance, impossible pour nous,
comme rétorque Nicodème (Jn 3,4) mais pas
pour l’Esprit (Jn 3,6). Cependant cette action
requiert notre consentement, notre oui. Il ne
s’agit pas de choisir entre une manière de
vivre et une autre, mais de choisir entre la vie
et la mort . Et c’est sur ce point qu’intervient
Marie. Elle nous encourage à nous ouvrir, à
nous abandonner à l’action salvatrice de
l’Esprit et elle le fait avec un empressement
maternel incessant. Comme toute maman,
elle sait qu’il ne suffit pas d’offrir le sein une
fois pour toutes, pour que le nouveau-né
apprenne à se nourrir; elle sait de même qu’il
ne nous suffit pas de nous dire “abandonnés
à Dieu” une fois pour toutes pour apprendre
à vivre l’abandon.
Encore aujourd’hui je vous invite à
vivre encore plus intensément mes mes-
sages dans l’humilité et dans l’amour afin
“Je priais pour qu’en me regardant,
les spectateurs voient Jésus”
(Jim Caviezel dans le film “La Passion…”)
Mai
-
junie 2004
- Edité par Eco di Maria, C.P.
27 31030 Bessica (TV)
(Italie) - Tel/fax 0423.470331
A. 20, n. 5 - 6; Sped. a.p. art.2, com.20/c, leg.662/96 filiale di Mantova, Autor. n. 13 del tribun. MN: 8.11.86
Edition francaise: veuillez adresser tout courrier à notre secrétariat (adresse pag. 8)
175
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que l’Esprit Saint vous remplisse de sa
grâce et de sa force.
Nous ne pouvons pas
nous illusionner et moins encore illusionner
les autres sur la valeur salvatrice des mes-
sages de Marie. Ceci est étroitement lié à
l’accueil de ses invitations dans notre vie.
Elle ne nous invite pas à lire et à écouter
mais à vivre ses messages et aujourd’hui à
les vivre encore plus intensément; c’est-à-
dire avec plus de sérieux, avec une détermi-
nation plus forte, un engagement plus pro-
fond. Plus même encore: tout cela dans
l’humilité et dans l’amour,
c’est-à-dire
dans le style qui lui est propre et qui est
nécessaire pour être en harmonie avec Elle
et avec Jésus. Si nous nous mettons dans les
conditions suggérées (et ce ne sera pas diffi-
cile puisque c’est Marie qui le demande),
l’Esprit Saint
nous remplira de sa grâce et
de sa force.
Cette action de l’Esprit nous permet de
croître en Christ et en même temps fait
croître Christ en nous; c’est dans cette ‘com-
pénétration’
réciproque que l’homme
acquiert une ressemblance divine et que les
traits du Christ émergent de plus en plus sur
notre visage humain. C’est ainsi qu’on pro-
gresse dans la voie de la sainteté et qu’on
peut devenir témoin de la paix et du par-
don.
Il n’y a pas d’autre route; seulement
ainsi,
dit Marie. C’est seulement en nous
laissant remplir de la force et de la grâce de
l’Esprit
que nous pourrons être témoins de
la paix et du pardon.
Il ne s’agit pas d’une
paix quelconque ou d’un pardon quel-
conque, mais de la paix et du pardon qui
viennent de Dieu. N.Q.
“J’ai prêté mon visage à
Jésus-Christ”
Il était présent à Medjugorje l’été der-
nier pour raconter aux jeunes venus au fes-
tival son incroyable aventure: celle de prêter
son corps à Jésus-Christ pour un film qu’al-
laient voir quarante millions de personnes
dans le monde entier (nombre comptabilisé
jusqu’à Pâques 2003 et sûrement destiné à
s’accroître).
On ne savait pas encore que tout le
monde allait parler de l’événement extraor-
dinaire où il s’était impliqué; et en tout cas,
c’est là, dans cette terre bénie, que Jim
Claviezel
a présenté aux jeunes ce sur quoi
les journaux et les médias, les théologiens et
le tout venant, les croyants et les agnos-
tiques, les chrétiens et les juifs et bien
d’autres encore ont écrit, parlé, discuté,
palabré... Qui était pour ou contre, qui admi-
rait, rejetait, qui en était confirmé dans sa
foi, qui était troublé par une vérité dévoilant
son propre mensonge. En somme le film
La Passion du Christ” a été et continue
d’être sur toutes les lèvres.
“Je suis arrivé à ce rôle, grâce à
Medjugorje, grâce à la Vierge. “Pendant la
préparation j’ai employé tout ce que
Medjugorje m’a enseigné” raconte le prota-
goniste dans une entrevue. “Le metteur en
scène Mel Gibson et moi allions ensemble à
la Messe tous les matins. Les jours où je ne
pouvais y aller, je faisais au moins la com-
munion. J’avais entendu dire que le Pape se
confessait tous les jours et je pensais que
moi aussi je devais me confesser plus sou-
vent. Je ne voulais pas que Lucifer puisse
exercer un contrôle sur ce que je faisais.
C’est aussi dans ce but que j’ai jeûné...”
Le chapelet en main dans les moments de
reprise, l’Eucharistie quotidienne célébrée
tous les matins sur le plateau, les reliques
des saints et de la Croix cousues dans mon
habit: Le voyant Yvan et sa femme Laureen
m’ont donné un petit bout de la Croix. Je le
porte toujours avec moi. C’est d’ailleurs
pour cela qu’on m’a fait une poche spéciale
sur mes habits. Je porte aussi des reliques de
Padre Pio, de St Antoine de Padoue, de Ste
Maria Goretti et de S. Denis, patron des
acteurs”. Tels sont les instruments avec les-
quels Jim a affronté le rôle si prenant des
derniers instants du Christ sur terre, l’Heure
de sa Passion. “Je crois que ce film a été
aussi ma passion” continue l’acteur améri-
cain . “J’ai dû lutter contre le froid, contre
les crampes, contre le mal de tête que me
causait la couronne d’épines. J’ai douté de
ma foi.... Et puis j’ai compris que je n’aurais
pas pu représenter la douleur sans vraiment
souffrir...”
Même si on a déjà versé beaucoup
d’encre pour commenter ce film et si on
risque de répéter, nous ne pouvons pas taire
ces paroles. C’est un devoir de souligner la
qualité de foi avec laquelle ce film a été
pensé, abordé et vécu par les protagonistes:
ils ne pouvaient pas rester étrangers à
l’épaisseur de vie qu’il y avait là-dedans.
Une troupe et une distribution multiformes,
avec des gens de tous horizons raciaux ou
religieux: “C’est un film qui célèbre l’amour,
la tolérance. Je n’ai pas eu un moment d’hé-
sitation” continue l’acteur. Gibson plusieurs
fois m’a dit que je prenais un risque, que
peut-être après ce film personne ne voudrait
plus me faire travailler à Hollywood. Je lui ai
répondu que j’étais croyant et que tous doi-
vent porter une croix... Je n’avais pas idée de
l’intensité de prière que je devrais assumer
pendant ce film pour réussir à maintenir la
prospective juste. ...Je priais aussi pour que,
derrière le trucage, les spectateurs ne me
voient plus moi, mais le visage du Messie, de
Jésus-Christ”.
L’attirance de Jésus est indiscutable.
Presque tous, depuis deux mille ans, se sen-
tent de quelque façon attirés par Lui, même
si l’homme s’arroge constamment le droit de
décider comment Dieu doit paraître à ses
yeux. Cette fois encore, Christ est devenu
“pierre d’achoppement” pour qui s’est senti
intérieurement provoqué à une réponse
devant une évidence: le Fils de Dieu s’est
fait chair et il a supporté humblement une
cruelle passion jusqu’à l’intégrale consom-
mation du sacrifice qu’il offrait au Père.
Trop de violence, trop de sang, trop de tout,
a-t-on dit. Le fait est que, une fois encore, la
Vérité a créé une division, non pas tant dans
les esprits que dans les coeurs. Face à cet
acte d’amour extrême, l’homme se demande
s’il veut accepter un “raté” détruit dans son
corps et compté parmi les malfaiteurs, ou au
contraire s’il désire pour lui-même un Dieu
idéal, faiseur de miracles, panacée pour tous
nos maux et prompt exécuteur de toutes nos
requêtes. En substance, un Dieu-bonbon...
La peur d’être nous-mêmes impliqués
nous fait reculer et nous préférons sublimer
l’idée de la Rédemption pour fuir le péril
d’être appelés à en faire partie, à verser en
somme nous aussi le sang pour “compléter
dans notre chair ce qui manque aux souf-
frances du Christ”
(cf. Col. 1,24). Et alors
on accuse: le film n’est pas fidèle à l’évan-
gile, n’est pas théologique, ne respecte pas
les Juifs, ne... Non, le film n’est pas celui
que nous voudrions qu’il fût, mais il a le
mérite de montrer à tout le monde, à forte
dose, l’amour du Christ pour nous qui résis-
te jusqu’au dernier soupir aux attaques du
Malin, refusant d’employer le mal pour se
défendre: “Maltraité, il s’est laissé humilier
et n’a pas ouvert la bouche; il était comme
l’agneau conduit à la boucherie, comme la
brebis muette devant ses tondeurs et il n’a
pas ouvert la bouche
” (Is. 53,7). Il a donc
fait ce que nous devrions faire nous aussi,
comme dit S. Paul: “Ne te laisse pas vaincre
par le mal, sois vainqueur du mal par le
bien”
(Rm.12,21)
Ce n’est pas un film à regarder, c’est
une expérience vivante qui se laisse
contempler
, qui te ferme la bouche et se
place au dedans de toi pour peu à peu ré-
émerger, découvrant les divers niveaux de
lecture de ce terrible et saint vendredi de la
Passion. La défection des compagnons de
Jésus, son intime union avec la Mère Marie,
le duel livré avec le véritable responsable du
crime: satan...” Une des choses que j’attends
surtout de ce film”, confesse le metteur en
scène, “c’est que, quand le public sortira de
la salle, il ait le désir de se poser davantage
de questions”. Lui-même a voulu “signer” le
film de façon originale: c’est bien la main de
Mel Gibson qui enfonce le clou dans la
paume de Jésus. Une manière de “signer”
aussi sa mort, en reconnaissant: moi aussi je
l’ai crucifié.
Bien des choses ont contribué à faire
de ce film un chef d’oeuvre: la fidélité aux
évangiles, enrichie de quelques éléments
empruntés aux visions de la mystique
Catherine Emmerich, qui vivait à la fin du
18ème siècle, l’atmosphère créée par les
lumières et les couleurs, inspirées de
Caravaggio, l’emploi des langues du temps
de Jésus - l’araméen et le latin - qui rend la
vision encore plus réaliste et plus prégnante,
les prouesses des acteurs pris dans un rôle
qui les a surpris eux-mêmes.
Sur le plateau, a écrit Vittorio Messori “il
s’est produit bien plus qu’on ne peut savoir,
beaucoup restera dans le secret des
consciences: conversions, libérations de la
drogue, réconciliations entre ennemis, aban-
don de liens d’adultère, apparitions de per-
sonnages mystérieux. Deux éclairs se sont
abattus sur le plateau, dont l’un a atteint la
croix...”
Il n’est pas né pour conquérir le suc-
cès, mais pour convertir les consciences.
On a tenté de le bloquer à la naissance, en
déchaînant des polémiques de tout genre,
mais peut-être, dans le silence des coeurs, il
est en train de faire naître des hommes nou-
veaux à la foi. “Tout spectateur - écrit
Andrea Morigi - conserve la liberté de son
point de vue. Scène après scène, à mesure
que Christ se transforme en l’homme du
Suaire, on peut le regarder comme Judas,
désespéré de l’avoir trahi ou bien le prendre
pour un fou, ce qui n’empêche pas de pou-
voir le flageller et le clouer à la croix. Ou
bien souffrir avec lui. Les personnages de la
narration recouvrent déjà toute la gamme
des attitudes et des réactions possibles...”
Et c’est ce qu’affirme la femme du protago-
niste, elle aussi pèlerine habituée de
Medjugorje: “Quand pour la première fois
j’ai vu la croix sur lui, dans son maquillage,
il ne semblait plus mon mari, mais Jésus.
C’était si réel qu’on avait vraiment l’impres-
sion de voir le Christ: les uns étaient pleins
de respect, d’autres indifférents, et d’autres
encore le plaisantaient. Ca nous est arrivé à
tous les deux: nous avons compris dans
notre petit esprit comment cela pouvait se
faire”
2
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En Tchécoslovaquie,
Dieu n’était pas
dans le vocabulaire
La majeure partie de la population de
l’actuelle République tchèque - qui jusqu’en
1993 appartenait à la Tchécoslovaquie - ne
se réclamait d’aucune foi et ce pour diverses
raisons que nous ne connaîtrons peut-être
jamais totalement. Pour comprendre quelles
pourraient être les racines historiques d’une
telle situation, il faut remonter au 9ème
siècle, c’est-à-dire à la période des saints
Cyrille et Méthode.
Les deux frères de Salonique ont eu le
mérite d’apporter dans ces régions l’annon-
ce de l’évangile et la liturgie en langue slave,
ce qui signifiait aussi autonomie face aux
grands peuples germaniques (autonomie qui
hélas, n’a guère duré). C’est peut-être pour
cette raison que, à partir de cette période,
dans la conscience de bien des gens, toute
initiative qui tendait à obtenir l’autonomie
nationale, regardait l’Eglise catholique
comme la religion de quiconque veut exer-
cer le pouvoir sur le peuple tchèque même
s’il est un petit peuple.
Ce phénomène fut particulièrement évi-
dent en 1918, année où la République tché-
coslovaque obtint finalement l’autonomie
désirée et où les prêtres de l’Eglise catho-
lique tchèque moderne constituèrent une
nouvelle Eglise tchécoslovaque bien distinc-
te des divers éléments protestants. Cependant
quand, en 1948, le parti communiste fut vic-
torieux, il trouva une situation de la foi hélas
bien chancelante. Autour des années 50,
divers monastères et couvents furent trans-
formés en camps de concentration pour
prêtres. Dans le secteur de l’éducation, ne
restèrent ouvertes que les écoles d’Etat
réglées selon l’idéologie communiste, le
catéchisme n’étant fréquenté que par un
pourcentage très faible d’enfants, dont les
parents courageusement ne craignaient pas
de s’exposer à des risques: ne plus trouver
d’école pour leurs enfants, perdre leur
emploi ou subir d’autres sortes de brimades.
La tradition de la foi catholique disparut
ainsi presque totalement; en tout cas le genre
de tradition existant dans les autres pays
indemnes de semblable épreuve.
Dans ceux-ci souvent Dieu peut n’être
pas accueilli, mais néanmoins n’est pas
absente une constante référence à Lui.
L’Eglise peut y être très critiquée, mais il
subsiste quand même une autorité, un
quelque chose qui appartient à sa vie, même
si on a cessé de la fréquenter.
En Tchécoslovaquie au contraire,
Dieu n’était décidément plus présent dans
le vocabulaire, et l’Eglise encore moins.
De Dieu on ne parlait pas et on vivait dans
une réalité créée artificiellement. En fait,
après la révolution de 1989, on a pu entendre
des phrases du genre: “la roue de l’histoire
s’est mise à tourner même chez nous...”,
comme pour dire: “finalement nous aussi
nous participons à la réalité vraie, la vie
n’est plus seulement un jeu!” Rappelons
cependant que certaines régions de la
République tchèque - comme par exemple
des parties de la Moravie du sud - sont res-
tées fidèles même pendant la période la plus
difficile pour les chrétiens.
L’article qui suit est un coup d’oeil sur
ceux qui, dans leur vie personnelle
n’avaient jamais entendu parler de Dieu,
au moins dans la première partie... L’idée
n’est pas tellement de mettre en lumière ce
qui est arrivé ni de l’interpréter selon leur
nouvelle expérience de foi, mais plutôt d’in-
viter à regarder cette situation avec le regard
de ceux qui l’ont connue, pour imaginer ce
monde particulier où apparemment on ne
trouvait pas d’appuis mais où l’on continuait
à chercher intensément “un quelque chose”.
A la fin ce que l’on trouve on le sent comme
un chez soi,
comme un lieu où l’on se recon-
naît soi-même et qui vous réconforte.
Viteslav Starostik
Revenir chez soi!
Depuis tout petit, avant d’aller à l’école
élémentaire, des questions me préoccu-
paient. Entre autres celle-ci: “Que devien-
drons-nous quand nous mourrons?”
Je me
rappelle, comme si c’était aujourd’hui, que
j’essayais de respirer le plus lentement pos-
sible, seulement pour ne pas gaspiller ma vie
et pour éloigner l’arrivée de la mort. Bien
sûr je n’en parlais à personne: je pense que
je n’en aurais d’ailleurs pas été capable. Plus
tard quand je suis allé à l’école et que le
rythme de la vie a commencé à se faire plus
rapide, ces questions devenaient moins
vives; cependant au plus profond de mon
être bruissait de temps en temps l’écho
d’une sourde insécurité. Globalement, parmi
mes contemporains de semblables questions
ne se manifestaient pas et je me demandais
si j’étais le seul au monde à qui venaient de
telles pensées!
Vers les 15 ans, ces interrogations émer-
geaient à nouveau. Mais plus que les pen-
sées sur la mort, ce qui me préoccupait
c’était de savoir si vraiment j’existais et si
ma vie avait un sens. J’allais découvrir, entre
autres, que je n’étais pas le seul dans la tête
de qui tournoyaient les mêmes considéra-
tions et ceci me confirmait que la vie existait
vraiment en l’homme et qu’il fallait l’affron-
ter. Commença dès lors un temps de
recherche qui ne manquait ni de confusion
ni de désespoir. Plus tard, au régiment, je
contracte une amitié avec un garçon croyant.
Ce n’est pas à dire que cette période de notre
vie était tout à fait un chemin orné de vertus
(peut-être était-ce une raison de plus) mais
je voyais dans mon ami une espérance que je
n’avais pas.
Au retour de la caserne j’ai encore conti-
nué à chercher, plusieurs années, mais déjà
dans une direction plus précise. J’ai essayé
de lire la Sainte Ecriture et je me sentais de
plus en plus attiré vers l’Eglise. Plus tard j’ai
décidé d’y adhérer plus régulièrement. Tous
les dimanches j’allais seul à la messe, sans
trop comprendre de quoi il retournait, mais
je sentais qu’il se passait quelque chose
d’important et je me sentais bien. Un jour,
voilà, j’ai demandé aux Pères dominicains
de la paroisse ce qu’il fallait faire pour être
baptisé... C’est à la Pâque de 1992 que cela
a eu lieu et j’ai choisi comme parrain mon
ami du service militaire.
Il y avait aussi mon frère dont je ne
savais pas que mon baptême pouvait tant
l’intéresser... Et nous avons commencé à
aller ensemble à la sainte Messe régulière-
ment et au bout d’un an j’ai été son parrain.
Son baptême a été pour moi un événement
très important.
J’ai toujours lu beaucoup, même depuis
ma petite enfance, et cela se reflétait aussi
dans la manière dont je m’y prenais pour
m’acharner à découvrir Dieu. Cependant, en
dépit de tant de lectures, j’allais me rendre
compte que je n’avançais pas, que je tour-
nais en rond. Je me suis mis alors à prier,
mais ma prière n’allait pas bien profond.
C’est dans cette situation que l’aide m’est
venue de mon frère: il a exercé sur moi une
influence positive en m’amenant à considé-
rer la prière d’une façon plus sérieuse.
Sa visite à Mejugorje a été ensuite déter-
minante...
Revenu à la maison, il m’a dit
que je pourrais bien y aller aussi et que sûre-
ment j’en serais moi aussi satisfait. J’accepte
le conseil et peu après je fais mon pèlerina-
ge... Un peu pour en avoir entendu parler, un
peu pour avoir lu des livres sur le sujet, je
savais que la présence de la Vierge une fois
ou l’autre, est accompagnée de phénomènes
extraordinaires; je suis donc parti plein d’at-
tentes.
La surprise allait être au rendez-vous,
mais tout autrement que ce que je pensais.
...J’avais la sensation d’être revenu à la
maison après bien des années.
C’était
comme si se réveillait en moi quelque chose
qui jusque-là avait dormi d’un sommeil pro-
fond. J’expérimentais clairement que Dieu
peut nous être proche bien plus qu’on ne
l’imagine. En revenant à la maison j’étais
triste pourtant je savais qu’allait dépendre de
moi la manière d’accueillir ce don. J’ai com-
mencé à découvrir la prière et ma vie a pris
un autre rythme: elle est devenue plus plei-
ne, mais pas plus simple. Quand même, je
réussissais à regarder des choses que jusque-
là je tâchais désespérément de fuir.
Et puis il y a eu autre chose de très
important: la décision de mon frère d’entrer
dans la communauté “Kraljice Mira...”,
association qui naît justement de l’expérien-
ce de Medjugorje et qui réalise l’invitation
de la Vierge à toujours mettre Dieu à la pre-
mière place dans sa vie. Ce témoignage a été
et est encore pour moi un grand soutien sur
le chemin.
Radomir Starostik
Alexandrina da Costa Beata
“Elle vivait la Passion sur son corps”
Alexandrina Maria da Costa (1904-
1955)née à Balasar, dans l’archidiocèse de
Braga. C’est à l’âge de 14 ans que s’est pro-
duit un fait décisif pour sa vie. Elle s’aperçut
que trois hommes réussissaient à entrer dans
sa chambre et, pour sauver sa pureté mena-
cée, elle n’hésite pas à se jeter par la
fenêtre... Elle va vite en rester complètement
paralysée pour les 30 ans qui lui restent à
vivre. A peine a-t-elle compris que la souf-
france serait sa vocation
qu’elle l’accueille
de tout coeur. Alexandrina commence alors
une vie de grande union avec Jésus au taber-
nacle, grâce à Notre-Dame. A chaque Messe
elle s’offre au Père Eternel comme victime
pour les pécheurs,
avec Jésus et selon ses
intentions. 182 fois elle va vivre tous les
vendredis les souffrances de la Passion.
Alexandrina, surmontant son statut habituel
de paralysée, descendait du lit et par des
mouvements et des gestes, elle reproduisait
les divers moments du Chemin de Croix.
Au-delà des commentaires et des cri-
tiques, des approbations ou des accusations,
nous voyons comment le Crucifié encore
aujourd’hui ne nous “laisse pas en paix”. Et
heureusement! Ainsi en bouleversant nos
schémas et nos attentes Il peut créer en nous
l’espace pour la vraie paix. Celle qui naît de
la Vérité, de l’Amour et non des idées.
Stefania Consoli
3
Echo 175
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Dans des limites
sans limitations
de P. Tomislav Vlasic’
L’homme se gonfle, s’enorgueillit, il se
donne des airs pour élargir l’espace de ses
limites. Les autres l’ennuient parce qu’ils
approchent trop: ils touchent à ses intérêts.
Chacun défend ses propres limites, les cache
comme un point douloureux, comme un
défaut. Extérieurement on se comporte
comme si on n’en avait pas, mais au fond de
soi, on est anxieux, sous la protection des
aiguillons de la susceptibilité. Nos épines, à
vrai dire, représentent les divers moyens de
défense que nous justifions sous couvert de
logique, de droit, de responsabilité.
Il en est de même dans la vie spirituel-
le. Dans ce secteur, la fausse dévotion et la
fausse spiritualité défendent un état maladif
de l’âme. Les dévotions deviennent ainsi de
“saints” moyens de défense. C’est pourquoi
il est important de jeter un coup d’oeil sur
l’attitude de l’âme et de la libérer de ses
comportements malsains, du repli dans ses
limites et de sa tendance à faire la guerre.
Les limites humaines sont normales.
Ce sont les lignes qui font de l’homme une
créature. Elles construisent l’enveloppe de
son être, expriment son image vers l’exté-
rieur. Les limites représentent des éléments
de notre individualité; sans elles nous nous
enorgueillissons et notre personnalité se
désagrège. Quand nous les ignorons, nous
marchons sur les nuages, sans nous en rendre
compte et nos conceptions spirituelles finis-
sent par se gonfler de façon démesurée.
Les limites sont donc un don de Dieu.
Grâce à elles nous sommes des personnes,
des originaux: Par l’intermédiaire des limites
nous entrons en relation, exprimons notre
besoin des autres et nous nous aimons; elles
nous ouvrent au Tout-Puissant et par leur
intermédiaire nous participons à la vie de
Celui qui est Infini. Quand Dieu développe
la vie dans un homme il le fait à l’intérieur
des limites pour engendrer quelque chose de
meilleur (cf. Jn 15). Dans sa bonté, Il sait
garder l’âme dans des limites, afin qu’elle ne
se réveille avant le temps. Autrement dit, il
attend le moment juste pour la croissance de
l’âme et pour sa mission.
La vie des grands saints nous apprend
que Dieu a permis qu’ils puissent entrer
dans la nuit obscure,
dans des situations
qui n’offraient pas d’issue... Jésus lui-même
a pris une route qui le livrait à la mort pour
notre salut; en fait il s’est appauvri, il s’est
“limité” jusqu’à la mort (cf. Ph. 2) pour
qu’en Lui se révèle la vie comme elle est en
Dieu. Jésus a présenté au Père un sacrifice
de louange.
Celui qui prend conscience de la toute-
puissance et de la bonté de Dieu, s’aban-
donne à Lui à l’intérieur même de ses
limites, avec elles et grâce à elles. De cette
façon l’homme entre dans l’humilité, la
reconnaissance et la joie. Il ne se crée pas
ses propres défenses parce qu’en lui réside
le Défenseur qui connaît parfaitement son
originalité, sa croissance et la mission qui
lui est confiée. L’Esprit-Saint, au travail nuit
et jour, se trouve dans l’âme un espace de
docilité.
A l’homme il suffit de vivre selon le
modèle de la Très Sainte Mère de Dieu, de
l’humble servante.
Là il s’abandonne com-
plètement à Dieu; l’Esprit-Saint accroît sa
protection dans l’âme et pousse à la ren-
contre avec le prochain. Les limites devien-
nent alors une porte pour rencontrer les
autres. L’Esprit-Saint suscite en l’homme le
désir de s’unir à Dieu et, en Lui, d’entrer en
communion avec autrui. Dieu transfigure
ainsi l’homme en créature nouvelle, il le
comble d’une plénitude qui n’est pas cir-
conscrite dans ses propres limites; il le rend
participant de la vie infinie.
Pratiquement que faire? Quelques
suggestions.
Ce qu’il faut c’est remettre complètement sa
propre vie à la puissance de Jésus-Christ,
sans conditions, dans une totale confiance et
dans l’amour. Alors disparaissent de l’âme
la peur, la susceptibilité et les sentiments
négatifs. Jamais personne ne pourra arracher
une âme semblable des mains de Dieu (Jn
10,25-30).
Il faut vivre pour Jésus, l’annoncer et
témoigner de Lui, même si cela doit mettre
la vie en péril, donc s’il y a risque de tout
perdre. Saint Pierre nous a laissé un beau
témoignage: “Il faut obéir à Dieu plutôt
qu’aux hommes... Or, de cela nous sommes
témoins, nous et l’Esprit-Saint, que Dieu a
donné à ceux qui se soumettent à lui”.
(Ac.5,29-32). Cette attitude du croyant met
ses ennemis en relation avec Celui pour
lequel il vit: avec Jésus-Christ. “Si leur pro-
pos ou leur oeuvre vient des hommes , elle
se détruira d’elle-même; mais si vraiment
elle vient de Dieu, vous n’arriverez pas à la
détruire. Ne risquez donc pas de vous trou-
ver en guerre contre Dieu!”
(Ac. 5,38-39).
Qui est avec Dieu est protégé, qui est contre
lui a déjà perdu.
Nous pouvons toujours compter sur
Jésus, mais il ne nous est pas donné de
l’exploiter (
cf. Jn 6,1-5). Jésus sent les
limites et les besoins du peuple, il prend
l’initiative spontanément et il nourrit les
gens de façon miraculeuse. Il agit ainsi dans
toute situation de nécessité, mais il ne se
laisse jamais exploiter.
S. Jean écrit: “A la vue du signe qu’il
venait de faire, les gens disaient: ‘C’est
vraiment lui le prophète qui doit venir dans
le monde’. Alors Jésus, se rendant compte
qu’ils allaient venir s’emparer de lui pour le
faire roi, s’enfuit à nouveau dans la mon-
tagne tout seul”
(Jn 6,14-15).
la tentative d’exploitation, Jésus se reti-
re, et l’homme reste seul avec lui-même,
dans le vide. Ainsi en est-il dans la vie spiri-
tuelle sur le plan de toute pensée, sentiment
et action.
Tout en restant dans ses limites, il faut
être actif en Dieu: c’est une règle très
importante.
Etre actif en Dieu c’est en fait
l’esprit de prière. Les croyants avec la priè-
re “réveillent” Dieu “qui dort” afin qu’Il
agisse. Lui agit et eux ne sont plus dépour-
vus, mais puissants en Dieu. Il y a un bel
exemple de l’Eglise qui prie et de l’action de
Dieu, que nous pouvons chercher dans les
Actes des Apôtres (12,1-17).
Aimer infiniment Jésus, sans se préoc-
cuper d’être limité ou d’être “entravé” par
quelqu’un correspond à la “joie parfaite”
prêchée par S. François.
Après sa résurrection, Jésus dicte une
norme à Pierre, chef des Apôtres: “En vérité
je te le dis: quand tu étais jeune, tu mettais
toi-même ta ceinture et tu allais où tu vou-
lais; quand tu auras vieilli, tu étendras les
mains et un autre te ceindra et te mènera où
tu ne voudrais pas
” (Jn 21,18). Cette règle
vaut pour tout croyant. Non pour qu’il ait la
sensation d’être lié, mais plutôt d’être libre.
Les véhicules du
Rédempteur
Il est entré dans la vie terrestre à travers
un sein virginal, un corps intact, jamais
habité jusque-là. Jésus venait de l’éternité et
franchissait ainsi le seuil du temps.
Et puis il est entré à Jérusalem, à la veille de
Pâques sur le dos d’un âne “sur lequel per-
sonne n’était encore monté”
(Lc 19,30): il
faisait ainsi son entrée triomphale au
Temple, après avoir fui diverses fois, sim-
plement pour faire entendre sa parole.
Maintenant, son heure étant venue, il se
livrait librement en silence pour laisser par-
ler les événements.
Enfin il est entré au royaume de la mort,
allongé dans un sépulcre “où personne
n’avait encore été déposé”
(Lc 23,53). Dieu
fait homme faisait finalement retour au Père,
préparant ainsi la voie à l’homme encore
prisonnier du temps.
Passages fondamentaux dans la vie
terrestre du Fils de Dieu, directions prises
de manière toujours nouvelle dans une
continuelle ascension vers le ciel. Le Saint,
le Pur n’a pas dédaigné de prendre sur lui la
boue du péché, les plaies de l’infidélité
humaine, la pourriture de nos trahisons: ils
n’étaient plus que des instruments
humbles et purs rendus dignes de devenir
des véhicules du Rédempteur:
une femme
immaculée, une monture jusque-là inutili-
sée, un tombeau qui n’avait pas encore abri-
té la mort. Exagérons-nous en accolant ces
événements? Je ne sais. Mais le coeur se
sent provoqué à donner une réponse quand
Dieu nous interpelle de manière si éloquen-
te. Oui, que veut-il nous dire par là?
Comme toujours, la réponse c’est Lui
qui nous la fournit. Nous savons que le
Christ n’a pas encore effectué tout son
parcours:
il a promis de revenir chez nous,
définitivement et dans la gloire. Quand?
Comment? Nous ne le savons pas et c’est
bien que cela reste un mystère, et qu’ainsi
Dieu puisse continuer à nous surprendre.
C’est clair pourtant que le Seigneur nous
propose une route de purification: le chemin
de la foi. Il nous donne des instruments:
l’Esprit-Saint et les sacrements. Il nous
donne une mère: la sienne. Tout ceci fait
penser que Jésus glorieux pourrait effectuer
son retour définitif en passant encore une
fois par quelqu’un. Et pourquoi pas par
nous? C’est dans ce but qu’il nous prédispo-
se par sa Parole: “Lavez-vous, purifiez-vous,
Otez de ma vue vos actions mauvaises.
Cessez de faire le mal, apprenez à faire le
bien. ...
” proclame Isaïe (Is 1,16).
Marie, à Medjugorje nous prépare
depuis des années, les temps sont graves et,
avec une inlassable insistance, elle nous
exhorte à devenir des instruments dociles et
purs: “Chers fils, aujourd’hui encore, je
vous invite à préparer vos coeurs, en ces
jours où le Seigneur désire tout particulière-
ment vous purifier de tous les péchés de
votre passé. Chers enfants, vous ne pouvez
Sur les ailes de l’amour l’âme dépasse
toutes les limites parce qu’elle est plantée
dans la vie de Dieu qui est illimitée. C’est là
que l’âme vit son originalité, la plénitude et
ne connaît ni préoccupation ni étroitesse,
tout en restant dans ses propres limites.
Ainsi dans le croyant tout est réconcilié et
vit une constante transfiguration. ***
4
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Le salut de Dieu
“Je te salue, pleine de grâce, le
Seigneur est avec toi” (Lc 1,28).
Combien de fois répétons-nous ce
salut à la Vierge en priant le cha-
pelet, ou en le remémorant pen-
dant la journée. En faisant ainsi,
nous répétons le salut de Dieu,
porté par l’ange Gabriel à Celle
qui a été choisie par Dieu pour
coopérer de manière sublime au
plan grandiose du salut.
Le moment de l’Annonciation a
été pour Marie Très Sainte le
moment privilégié de la rencontre
avec Dieu, préparé dès l’origine
des temps, actualisé lorsque la
Vierge a prononcé son “oui”. Le Dieu
d’Israël, que Marie aimait profondé-
ment et servait avec fidélité, s’est fait pré-
sent en faisant irruption dans sa vie avec
toute la force de son amour. Il lui a indiqué
sa mission, a attendu sa réponse sans la for-
cer, Il a répondu à ses questions. En cette
rencontre entre Dieu et la Vierge, a fleuri la
Grâce dont laquelle Marie Très Sainte était
comblée dès sa conception, et qui attendait
de devenir opérante pour le bien de toute
l’humanité.
Notre-Dame n’est pas pour nous, seu-
lement un modèle, mais c’est la préfigura-
tion de ce à quoi nous sommes tous appelés,
le faire tout seuls, c’est pourquoi je suis ici
moi-même pour vous aider...”
Au moment du retour de son Fils, il fau-
dra qu’on trouve notre coeur immaculé pour
qu’il soit digne d’engendrer, de manière
nouvelle, le Messie au monde: “...priez pour
que, de vos coeurs jaillisse une source
d’amour sur tout homme et sur ceux qui
vous haïssent et vous rejettent; avec l’amour
de Jésus vous serez capables de vaincre tout
malheur dans ce monde douloureux qui est
sans espérance pour ceux qui ne connais-
sent pas Jésus.”
Au petit ânon de Béthanie, il était
demandé de porter le corps du Christ qui
allait être cloué en croix. A nous, aujour-
d’hui, Jésus propose de nous charger de sa
croix pour être libérés du poids du péché:
“...décidez-vous aujourd’hui pour Dieu, afin
que Lui en vous et par vous change le coeur
des hommes et aussi le vôtre. Soyez de
joyeux porteurs de Jésus ressuscité en ce
monde inquiet, qui soupire après Dieu et
après tout ce qui est de Dieu.”
Ce n’est plus le temps d’hésiter. Grâce
à une prière profonde et authentique débar-
rassons nos bas-fonds des scories de l’égoïs-
me. Mourant à nous-mêmes, ouvrons la
porte à Dieu pour qu’il entre dans nos
“sépulcres intérieurs” et transforme en vie
tout ce qui est mort. En accueillant Marie
dans notre vie, permettons à son Coeur
Immaculé de battre dans notre poitrine pour
devenir, nous aussi, sans tache.
Nous nous rendrons compte peu à peu
que tout notre être se transformera en une
route large et vide d’obstacles, que Jésus
pourra parcourir quand sera mûr le jour
de son retour : “
Mes petits enfants - conti-
nue Marie à Medjugorje - je veux que vous
compreniez que Dieu a choisi chacun de
vous dans son plan de salut pour l’humanité.
Vous ne pouvez comprendre combien grande
est votre personne dans le dessein divin...”
Et
alors, qu’est-ce que nous attendons?
Stefania Consoli
c’est l’humanité nouvelle où Dieu placera sa
demeure. Marie vivait en Dieu et Dieu en
Marie, l’une avec l’autre et l’un pour l’autre,
à tel point que l’ange dit: “Le Seigneur est
avec toi”
. Dans cette donation le Fils de
Dieu est descendu pour se faire homme, et Il
a trouvé l’espace immaculé, le temple vivant
de sa présence. Dans l’humble accueil de
Marie, le Père a engendré le Germe du salut,
Jésus-Christ, notre espoir et notre paix.
Je crois qu’il est juste de réfléchir sur
le salut adressé à Marie, parce qu’en elle,
humanité nouvelle, ce salut est adressé à
chacun de nous. Nous sommes tous appelés
par Dieu à une mission, nous collaborons
tous avec Lui pour le salut de l’humanité,
personne n’est exclu et nul ne peut s’exemp-
ter de collaborer. Dieu cherche infatigable-
ment des ouvriers pour sa moisson, des gens
simples et de bonne volonté.
Par le baptême nous devenons, nous
aussi, “pleins de grâce”, et nous devons
mettre à profit les talents que la grâce bap-
tismale porte en elle. Comment? Ce sera à
Dieu Lui-même de nous l’indiquer, au
moment de notre rencontre avec Lui, au
moment où il fera irruption dans notre vie,
comme dans celle de Marie, pour nous révé-
ler notre destinée, pour nous demander un
“oui”. Chacun expérimente cette rencontre
de manière originale, parce que Dieu se
révèle à toute âme selon sa sagesse multifor-
me et chacun expérimente dans sa propre vie
le salut de Dieu. En réalité, toute la vie du
chrétien devrait être une rencontre joyeuse
avec le Seigneur qui parle dans l’intime,
répond aux questions, indique la voie.
Pourquoi alors peinons-nous pour
rencontrer Dieu, et parfois opposons-nous
quelque résistance?
Parce qu’Il ne force
personne à Le rencontrer, Il se révèle et Il
attend la réponse. “Voilà que je reste à la
porte et je frappe. Si quelqu’un écoute ma
voix et m’ouvre la porte, je viendrai à lui…”
(Ap.3,20). La plénitude de notre vie, l’épa-
nouissement de la Grâce en nous dépend de
l’appel de Dieu et de notre réponse, l’un ne
peut demeurer sans l’autre. Dieu a besoin de
notre “oui” inconditionnel, comme celui de
Marie, pour réaliser son œuvre. Mais
aussi nous avons besoin de dire “oui”
à Dieu pour être heureux et pour
devenir instruments de salut. Sans
notre “oui” à Lui, nous ne serons
pas en mesure de nous réaliser
comme personne ni de pouvoir
aider les autres, parce que Jésus
nous a clairement dit que sans
Lui nous ne pouvons rien faire
(J.15,5).
On n’atteint pas le bonheur,
qui de plus est la plénitude de
la vie, avec des astuces et des
formules magiques mais à tra-
vers son humble chemin, l’attente
confiante de sa venue, le don de soi,
la recherche amoureuse de sa présen-
ce et la disponibilité à traverser avec
Lui et pour Lui les épreuves de la vie. Marie
Très Sainte a fait ainsi, sa vie a été un “oui”
total à Dieu, de l’Annonciation à la Croix, et
son “oui” continue à résonner dans la gloire
du Paradis, il continue à ouvrir la route à
tous ceux qui veulent suivre son exemple.
Nous devons beaucoup à la Mère de
Dieu et notre Mère, nous devons beau-
coup à son “oui” courageux et humble.
La
voie est ouverte devant nous, et c’est une
route lumineuse. Dieu nous attend pour faire
de nous son peuple, comme annonce le pro-
phète “Je conclurai avec eux une alliance de
“Revenez à la primitive ferveur”
Universalité du message
de la Reine de la Paix
Ce temps semble bien dominé incontesta-
blement, au niveau planétaire, par le démon
de la haine et de la division. Ainsi se répand
l’essence même du venin satanique distillé
dans le coeur pervers du “diabolos” (littéra-
lement: “celui qui divise”) et voici que se
déroulent devant nos yeux les images dérou-
tantes d’hommes qui osent proclamer comme
un service rendu au saint nom de Dieu d’abo-
minables violences contre leurs frères et des
“guerres saintes” de tout genre, avec leur
inévitable cortège: deuils, larmes et souf-
frances qui s’abattent si cruellement sur les
innocents les plus faibles, et les plus désar-
més de notre terre. De bien des lieux nous
arrive aussi l’évocation, pas du tout irréelle.
d’un autre scénario effroyable: affrontements
catastrophiques entre civilisations, suscep-
tibles d’impliquer, pour les détruire, des
nations entières dont la seule divergence
consiste en un credo religieux différent . Et,
aussi incroyable que ce soit, ceci a lieu non
seulement entre “fils d’Abraham”: chrétiens,
hébreux et musulmans, qui professent leur foi
dans le même Dieu, Père de tous, mais aussi
entre baptisés de diverses confessions,
acteurs hélas de féroces luttes fratricides, qui
n’ont pas honte d’ensanglanter des régions
entières de la planète.
La tentation de se servir de la religion
pour en faire un inqualifiable instrument
d’affirmation
et bien souvent d’intolérable
vexation à l’encontre d’autres communau-
tés, ethnies ou groupes particuliers d’une
autre religion, devient plus aiguë et plus
visible dans les zones de frontière entre cul-
tures et religions différentes, où la confusion
entre foi et identité ethnico-nationale a des
racines séculaires.
Ce n’est pas sans une profonde relation
avec l’existence de ces bien concrètes
“structures du péché” collectif que la Vierge,
en ces temps, a décidé d’apparaître avec le
titre de Reine de la Paix, dans un lieu
comme Medjugorje, au coeur d’une région,
historiquement connue pour ses très violents
affrontements entre ethnies de diverses cul-
tures et religions, où plus d’une fois les com-
munautés chrétiennes locales elles-mêmes
se sont trouvées impliquées.
La Vierge à Medjugorje réaffirme
avec force le caractère universel du don
gratuit du salut et de la paternité de Dieu,
démasquant, dans cette ambiance très sen-
sible, toute ambiguïté pernicieuse qui ne
provient que de la perversion du coeur de
l’homme. “Il y a un seul Dieu et en Dieu il
n’y a pas de division. C’est vous qui avez
créé dans le monde les divisions reli-
gieuses”
(Mess. 23-02-1982). Avec la même
force, en totale opposition à toute dérive
syncrétiste ambiguë, la Vierge nous rappelle
que c’est seulement dans le mystère pascal
paix… pour toujours et je mettrai mon sanc-
tuaire au milieu d’eux, au milieu d’eux sera
ma demeure: Je serai leur Dieu et ils seront
mon peuple. Les gens sauront que je suis le
Seigneur qui sanctifie Israël, quand pour
toujours mon sanctuaire sera au milieu
d’eux”.
Stefania Caterina
5
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de son Fils, mort et ressuscité, que naît la
grâce pour tout le genre humain. “Et entre
Dieu et les hommes, il n’y a qu’un unique
médiateur du salut: Jésus-Christ. Ayez foi en
Lui.”
(ibidem)
Dans un autre message fondamental, la
Vierge, d’ailleurs en parfaite consonance
avec le texte du magistère dans sa déclara-
tion solennelle: “Dominus Jesus” - ce n’est
pas pour rien que celle-ci a soulevé des polé-
miques aussi furieuses qu’incompréhen-
sibles, même en milieux ecclésiastiques -
réaffirme avec une lumineuse simplicité les
vérités fondatrices et éternelles révélées par
Dieu aux hommes, mais souvent douloureu-
sement obscurcies dans le coeur de bien des
croyants. “Sur la terre, vous êtes divisés,
mais vous êtes tous mes enfants!
Ceci ne
veut pas dire que toutes les religions sont
égales devant Dieu, mais les hommes, eux,
le sont. Il ne suffit pas d’appartenir à
l’Eglise catholique pour être sauvé: il faut
respecter la volonté de Dieu.
Même les non
catholiques sont des créatures faites à
l’image de Dieu et destinées à obtenir un
jour le salut, s’ils vivent en suivant droite-
ment la voix de leur conscience. Le salut est
offert à tous sans exception.
Ne se damnent
que ceux qui refusent Dieu délibérément. A
qui a peu reçu, on demandera peu. A qui a
reçu beaucoup, beaucoup sera demandé.
Dieu seul sait le degré de responsabilité de
chaque homme et c’est Lui qui prononce la
sentence finale”
(Mess. 20-05-1982).
Comme à toute parole prophétique, il
faut aussi évidemment appliquer aux mes-
sages fondamentaux de Marie les différents
niveaux de lecture. Depuis celui, plus immé-
diat, qui concerne la réalité locale de la
paroisse de Medjugorje, jusqu’à ceux de
portée bien plus large et universelle. Les
paroles de la Vierge regardent en fait un
thème d’une extraordinaire actualité: quelle
doit être concrètement selon le coeur de
Dieu, la relation entre les baptisés et ceux
qui professent une religion différente de
la religion chrétienne.
Les paroles de Marie soulignent une évi-
dence: le seul privilège dont peuvent légiti-
mement se glorifier les baptisés et en parti-
culier les membres de l’Eglise catholique,
où réside pourtant la plénitude de la Vérité,
c’est d’avoir été appelés de façon spéciale à
rendre “le véritable culte spirituel” (Rm.
12,1) offrant leur propre corps comme un
sacrifice vivant, saint et agréable à Dieu”
(ibidem). C’est là le véritable oecuménis-
me spirituel auquel nous invite Marie!
Offrir sa propre vie pour l’unir parfaitement
à celle de l’Agneau, pour que Lui, à travers
chacun de nous puisse conduire à sa pleine
réalisation le grand service prophétique,
sacerdotal et royal que lui a confié le Père,
au bénéfice de tous nos frères, sans distinc-
tion de credo, culture et nationalité, afin que
tous les hommes et tout l’univers soient à la
fin “récapitulés en Christ”, Seigneur de la
nouvelle création à la gloire de Dieu le Père.
Les paroles de la Reine de la Paix renfer-
ment cependant aussi un grave avertisse-
ment
qui actualise, avec une grande éviden-
ce prophétique ,une expression analogue de
l’Evangile. “A qui a reçu beaucoup, beau-
coup sera demandé!”
A nous, tout nous a
été donné! C’est pourquoi nous devons
être prêts à tout donner.
Tout de nous-
mêmes, à Dieu qui, en ce temps, grâce à la
Reine de la Paix, nous invite de façon pres-
sante à faire un pas bien concret: lui offrir
sans condition, notre vie par le Coeur de sa
Mère, pour le salut du monde !
En dialogue avec
Soeur Emmanuel:
“Le pain vivant,
centre de notre vie”
Tu m’avais demandé ce que j’avais envie
de partager cette fois avec les lecteurs de
l’Echo...
Dans ma prière sur cette question j’ai
reçu une idée qui, je l’espère, est une lumiè-
re de Dieu. Depuis tant d’années, la Vierge
Marie nous invite à des choses bien claires,
bien simples et bien concrètes. Le problème
c’est que nous sommes un peu portés à nous
y habituer et à négliger la considération que
voici: si la Vierge quitte le Ciel pour venir
nous parler, ce doit être pour un motif très
important. Je pense en particulier à sa gran-
de insistance pour que nous mettions
l’Eucharistie, donc Jésus vivant avec son
corps et son sang, au centre de notre vie.
Il est bien clair ce passage de l’évangile
où l’on dit que Marie “conservait toutes ces
choses dans son coeur”. Ces choses,
quelles
étaient-elles? C’était la contemplation de
Jésus vivant devant ses yeux et, plus tard,
quand elle ne le voyait plus physiquement,
le Fils continuait à vivre dans le coeur de la
Mère: il continuait à être le centre de ses
idées, de ses pensées, de ses sentiments, de
sa vie, de ses réactions, de ses paroles; il en
était le centre, le point d’impact avec le ciel.
Nous, au contraire, nous sommes dé-cen-
trés
Dans la société actuelle, il est difficile de
trouver le temps de prier quand on accomplit
un travail normal de huit heures par jour
(comme dans une entreprise), parce que
toute la société est basée sur le principe que
Dieu n’existe pas ou simplement qu’on ne le
prend pas en considération. Tout est organi-
sé sans Dieu et quand on veut le rejoindre on
se trouve en difficulté parce qu’on a rempli
le temps avec un grand nombre d’autres
occupations, plus ou moins importantes.
La Sainte Vierge est venue nous offrir une
contre-culture.
Ou plutôt nous donner la vraie culture -
celle de l’amour - quand elle nous invite à
renverser la mentalité d’aujourd’hui en met-
tant Jésus vivant au centre de notre existence.
De cette façon, nous retrouverons finalement
la vraie joie, la vraie paix et cette sécurité que
nous cherchons désespérément et que nous
avons remplacée par mille autres choses qui
nous créent des sécurités illusoires. Il n’est
pas question de multiplier les contrats avec
les sociétés d’assurances pour protéger notre
santé quand nous sommes malades: ce qu’on
veut assurer c’est la vie même qui ne sert plus
à rien quand on est mort !
La Gospa est venue nous donner la vraie
sécurité, la véritable assurance.
Si nous l’écoutions, nous nous rendrions
compte que c’est Jésus le vrai centre de
notre vie et non pas le travail, la famille, la
santé, le corps, la sexualité, les amusements,
les hobbies, etc... Tant que nous n’aurons
pas replacé toute notre vie à partir de ce
centre, nous ne commencerons pas à vivre le
message de Marie. Elle continue à appa-
raître pour nous rappeler avec beaucoup
d’humilité, de patience, de douceur et de
persévérance que Jésus est le centre et qu’il
n’y a pas d’autres “centres”.
Un coup d’oeil sur le jeûne nous aide à
mieux comprendre ce concept.
Tout le monde n’a pas encore compris
que la Mère de Dieu parle du jeûne en fonc-
tion de l’Eucharistie. C’est bien connu que,
à Medjugorje (selon les voyants), Marie n’a
jamais lié la pratique du jeûne deux fois la
semaine à l’idée de pénitence ou de sacrifi-
ce, mais elle a demandé de jeûner le mercre-
di et le vendredi pour une raison bien plus
simple: le mercredi est le jour qui précède le
jeudi et le vendredi le jour qui le suit.
C’est comme si elle voulait entourer le
jeudi d’un écran de grâce et de protection.
Marie veut en effet que chaque jeudi soit pour
nous une fête où l’on célèbre le Pain de Vie,
en mémoire de la dernière Cène qui a eu lieu
ce jour-là à Jérusalem, la cène du passage
célébrée chez les Juifs. La grande raison pour
laquelle Marie nous demande de jeûner le
mercredi est donc la préparation du jeudi : on
oublie les distractions du repas pour entrer le
coeur libre dans la contemplation du pain et
ainsi mieux comprendre le Pain de Vie.
Pourquoi justement le pain?
Il y a un amour commun pour le pain qui
n’a rien à voir avec le jour de jeûne... La Ste
Vierge aime très spécialement le pain parce
que c’est la matière que Jésus a choisie pour
la transformer en son Corps. Je pense que
Marie, comme toute femme, préparait le
pain et je me l’imagine d’une manière un
peu spéciale! Dans la vie de Ste Catherine
de Sienne, on raconte qu’un jour, dans sa
jeunesse, voulant faire du pain, elle s’aper-
çut qu’elle n’avait plus de farine. Elle sup-
plie alors la Vierge de l’aider, ce que celle-ci
accomplit en multipliant la farine et en tra-
vaillant avec Catherine à la cuisson. Ceux
qui allaient ensuite en manger s’excla-
maient: “Mais qu’est-ce que c’est que ce
pain céleste que tu as fait, c’est formidable.
Où as-tu pris la recette?”.
Nouvelles de la terre bénie
Tel est le sens de l’invitation à faire la volon-
té du Père, mettant en acte le “commande-
ment nouveau”
(Jn 15,12) de l’Amour sacri-
fié que Jésus aujourd’hui confie encore à
son Eglise à travers Marie! S’il est vrai que
nous serons jugés sur l’Amour, il sera donc
le point sur lequel portera le jugement!
Malheur à qui trahit la mission éternelle-
ment inscrite par Dieu dans le coeur de cha-
cun! Malheur à qui fait la sourde oreille à la
voix du Très-Haut et de sa Mère, en se réfu-
giant peut-être adroitement derrière de
détestables excuses pseudo-théologiques
pour tromper sa conscience! Malheur à qui
calomnie les oeuvres de Dieu, se scandali-
sant de son Amour miséricordieux et de
l’amour maternel et infatigable de Marie!
Dans cette perspective, on comprend bien
comment la présence au monde de la
Reine de la Paix
et toutes les grâces qui en
découlent sont un don extraordinaire
offert non seulement aux chrétiens, mais
aussi à tous les hommes de bonne volonté
,
de toute religion et culture, parce que tous,
dans leur diversité, sont finalement joyeuse-
ment associés à cette “multitude immense,
que personne ne pouvait compter, de toutes
nations, races, peuples et langues”
(Ap. 7,9)
qui “était debout devant le trône et devant
l’Agneau”
(ibidem) “pour que l’Agneau”
(Ap. 7,17) les guide “aux sources des eaux
de la vie. Et que Dieu”
essuie “toute larme
de leurs yeux”
(ibidem).
Giuseppe Ferraro
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Marie nous demande de manger le pain le
mercredi pour nous amener à contempler
un repas fait avec de la farine.
Un élément qui, à son tour, provient du
grain de froment: Jésus dans l’évangile en
parle souvent en référence à sa vie. Pour
arriver au pain, il faut en effet que d’abord le
grain de froment “tombe et meure”: image
qui évoque la Passion de Jésus, sa mise à
mort et sa déposition au tombeau.
Ensuite, lorsque la semence en terre est
morte, elle se reproduit en multipliant les
grains, symbole de la résurrection de la vie
qui se multiplie et de la Résurrection de
Jésus avec tous les fruits qui en dérivent.
Enfin, quand l’épi est mûr, le moissonneur le
rassemble et le moissonne; le grain est
ensuite broyé et il se passe alors quelque
chose qui appartient à la vie de Jésus. Oui,
lui-même a été broyé par amour pour nous -
comme le dit très bien Isaïe (52) dans le
beau chant du serviteur souffrant - pour que
nous puissions avoir la vie...Le grain racon-
te donc l’histoire de notre Sauveur!
Le mercredi s’arrête là...
On ne fait pas de dépenses, on ne remplit
pas la maison de bonnes odeurs de repas, on
se concentre sur le pain, pour entrer dans le
coeur de Marie et, avec Elle, dans la vie de
son Fils Jésus et dans la contemplation de
l’amour qu’il a eu pour nous en se faisant
Pain. Comme les Hébreux qui ont été prépa-
rés de longues années par Dieu, au moyen
du pain venu du ciel - la manne - un pain qui
avait une saveur spéciale, correspondant au
goût de chacun, un pain donné par Dieu
depuis lors pour préparer le coeur des
hommes à recevoir plus tard Jésus, le Pain
de Vie.
Le jeudi deviendra alors une vraie explo-
sion !
C’est le vrai Pain de Vie qui nous est
donné dans la célébration du jeudi; faisons
donc fête dans notre coeur et spécialement
tâchons d’aller à l’église pour entrer dans le
mystère de l’Eucharistie. Le jeudi est aussi
le jour où nous sommes invités à prier pour
les prêtres, eux qui ont le pouvoir de faire
descendre le Pain du Ciel sur la terre. Pain
vivant en leurs mains par la Parole de Jésus.
Et puis arrive le vendredi, autre jour de
jeûne...
Ce qui veut dire que nous avons telle-
ment aimé ce Pain de Vie, que la Vierge veut
nous laisser encore un jour avec la saveur du
pain. Il nous est demandé de rester dans le
pain
pour ne pas revenir trop vite aux dis-
tractions, aux emplettes, à la cuisson, à la
vaisselle; il nous est demandé de garder le
plus longtemps possible le goût de cet ali-
ment tout simple pour ne pas retomber trop
vite dans le système, c’est-à-dire l’obsession
du repas.
Les Hébreux n’ont pas cette foi dans le
Pain de Vie, dans l’Eucharistie.
Ils célèbrent le Shabbat le vendredi soir
et tout le samedi, jusqu’au coucher du soleil;
ils ne s’arrêtent qu’au moment où recom-
mence le premier jour de la semaine. Ils
célèbrent le Shabbat de tout coeur et, quand
il est sur le point de finir, ils récitent des
prières comme s’ils voulaient l’empêcher de
s’en aller, parce qu’ils savent que le Messie
viendra le jour du Shabbat. Ils veulent le
retenir pour avoir encore une petite occasion
qu’Il puisse arriver avant que commence le
premier jour de la semaine. J’ai l’impression
que la Ste Vierge a aussi la même idée. Le
vendredi - et encore plus le jeudi avec la
célébration - on garde le goût du pain, on le
prolonge le plus possible par amour pour le
Pain de Vie, par désir de rester le plus long-
temps possible avec l’Eucharistie. Voici le
jeûne que Marie demande quand on entre
dans cette mentalité; on vit la joie de la ren-
contre avec Jésus vivant et on perd l’idée de
pénitence.
La Reine de la Paix nous accompagne...
...et elle veut nous faire entrer plus pro-
fondément dans le mystère de son Fils qui
est le Pain de Vie, un pain très bon parce
qu’il est nourriture de la vie. Qu’est-ce que
c’est que le pain? C’est quelque chose qui
entre dans notre corps et qui rassemble
toutes nos cellules, même celles dont nous
n’avons pas conscience.
C’est là l’image que Jésus a choisie
quand il s’est fait nourriture lui-même. Il
veut rejoindre les fibres intimes de notre
âme de façon si forte qu’aucune zone de
cette âme ne Lui reste fermée. Voilà pour-
quoi il a pris idée de se faire nourriture.
Ainsi, toutes les parties de notre âme sont
rassemblées par le Dieu vivant qui l’illumi-
ne, la ressuscite, la guérit, la touche de l’in-
térieur, la délivre du mal, lui donne l’impul-
sion vers le Royaume et vers l’Amour pour
se communiquer à elle.
Jésus se communique lui-même
Heureuse l’âme qui l’accueillera pleine-
ment ouverte, sans hésitation, sans peur et
surtout, sans se laisser distraire. Je pense que
le Seigneur se manifestera de la façon la
plus évidente au moyen de son Corps
Eucharistique, car Marie est toujours venue
pour former Jésus, pour nous le donner et
nous aider à l’accueillir. C’est pourquoi elle
vient encore aujourd’hui, après toutes ces
années d’apparitions . Nous l’avons dès
maintenant et nous n’oublions pas de nous
unir à Lui toujours en grande affection.
APPARITION ANNUELLE
À MIRJANA
La voyante Mirjana Dragicevic-Soldo a
eu des apparitions quotidiennes du 24 juin
1981 au 25 décembre 1982. Lors de la der-
nière apparition quotidienne, lui ayant
confié le 10ème secret, Notre Dame lui a dit
qu’elle allait lui apparaître une fois par an, le
18 mars. Il en a été ainsi toutes ces années.
Plusieurs milliers de pèlerins se sont ras-
semblés pour la prière dans la Communauté
du Cénacle. L’apparition a commencée à
13:58 et a duré jusqu’à 14:03. La Vierge a
donné le message suivant :
“Chers enfants! Aujourd’hui encore, en
vous regardant, le coeur plein d’amour, je
désire vous dire, mes petits enfants, que ce
que vous recherchez instamment, ce après
quoi vous soupirez, est là devant vous. Il suf-
fit que, dans un cœur purifié, vous mettiez
mon Fils à la première place et vous verrez
clair. Ecoutez-moi et permettez-moi de vous
y mener maternellement.”
Le 9e séminaire international
pour les PRÊTRES
Le 9e séminaire international pour les
prêtres se déroulera à Medjugorje du 5 au 10
juillet 2004. Le thème de la rencontre est :
“L’identité du prêtre”.
Vous pouvez vous inscrire par e-mail: semi-
nar.marija@medjugorje.hr, personnellement
au Bureau d’Information ou par Tél: 00387
36 651 988 (pour Marija Dugandzic), Fax
00387 36 651 999. Nous prions tous les
prêtres qui assurent individuellement leur
logement dans une famille à Medjugorje de
signaler dans leur inscription le nom et pré-
nom de la personne ainsi que le numéro de
téléphone de la famille en question. Les
prêtres qui n’ont pas de connaissances
directes et pas de possibilité de convenir un
hébergement doivent le signaler dans leur
inscription et nous assurerons leur héberge-
ment. Au lieu d’une participation financière,
nous vous prions de prendre 5 intentions de
Messes.
Se munir d’un celebret de son supérieur,
d’une aube et d’étoles, d’une Bible, d’une
petite radio FM avec écouteurs (pour la tra-
duction simultanée). De nombreux prêtres
qui n’ont pas l’accès à Internet et ne sont
peut-être pas au courant de l’existence d’une
telle rencontre internationale à Medjugorje.
C’est pourquoi nous prions les organisateurs
de pèlerinages, les groupes de prière et les
Centres de paix de diffuser cette information
par tous les moyens à votre disposition, afin
qu’autant de prêtres que possible puissent y
prendre part. Nous vous prions également,
dans la mesure où c’est possible, d’aider
matériellement les prêtres qui ont le désir de
venir, mais qui n’ont pas des moyens néces-
saires pour un tel voyage. Nous vous en
remercions d’avance et invoquons sur votre
travail la bénédiction de Dieu et de la Reine
de la Paix.
Le programme d’été du Sanctuaire
commence le 1er mai
L’horaire d’été du programme de prière
du sanctuaire de la Reine de la Paix à
Medjugorje commence le 1er mai. Le
Rosaire à l’église paroissiale débute à 18 h. ,
la Sainte messe à 19 h.,suivie des bénédic-
tions et de la 3ème partie du Rosaire.
L’adoration du Saint Sacrement de l’autel a
lieu le jeudi après la Messe du soir, le mer-
credi et le samedi de 22h à 23 h. alors que
l’adoration de la croix du Seigneur se passe
le vendredi après la messe du soir.
Le Rosaire sur la colline des apparitions
a lieu le dimanche à 16 h. et le Chermin de
Croix sur le Krizevac le vendredi à la même
heure. On peut se confesser tous les soirs
pendant le programme de la prière du soir.
Séminaires à “DOMUS PACIS”
Dans la maison de prière “ Domus Pacis
” se sont déroulés 3 séminaires “Jeûne et
prière” pour des pèlerins de Corée, de
France et de Croatie et Bosnie-Herzégovine,
animés par le P. Ljubo Kurtovic.
15ème festival international
des jeunes
Du 1 au 6 août 2004...Sont invités tous
les jeunes de bonne volonté...!
Apporter casque, radio avec fréquence FM,
Bible, parapluie. Les groupes qui participent
au festival ne doivent pas programmer
d’autres activités pendant les jours de la ren-
contre. Le programme du soir pour tous
commence à 18 h. avec le Rosaire. La messe
est à 19 h. A l’arrivée à Medj. les chefs de
groupes doivent inscrire leur groupe au lieu
indiqué. Pour tout le temps du festival on
assure la traduction simultanée.
Du Bulletin de Presse
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Villanova M., 1° Mai 2004
Resp. Ing. Lanzani - Tip. DIPRO (Roncade TV)
Qu’en ce temps pasqual le Seigneur
ressucité vous bénisse avec sa lumière
en attendant la plénitude des dons de
l’Esprit Saint.
Les lecteurs écrivent...
Edna Hart d’Angleterre - Les divers
remèdes que je prends ont des noms longs et
compliqués, mais le remède le plus efficace
que je connaisse a un nom court et simple:
Echo. L’Echo me donne la santé spirituelle
et la joie. J’espère que mon offrande pourra
aider l’Echo à atteindre tous les confins du
monde.
Danielle B. Gauthier du Québec
(Canada) - Je ne suis pas habile à l’ordina-
teur, mais j’ai dans le coeur la joie de vous
transmettre toute ma reconnaissance pour
les textes si chargés d’inspiration qui m’ar-
rivent avec l’Echo. J’ai la certitude que
Marie vous inspire pour guider nos lecteurs:
qu’ils deviennent porteurs de lumière et de
paix. Cette petite lettre voudrait être seule-
ment une petite pilule de gratitude.
Muramira M. Nobert du Rwanda -
Très grand merci pour l’Echo que vous nous
envoyez. Moi et d’autres étudiants nous
l’apprécions beaucoup et les messages de la
Vierge ont changé notre vie. Soyez bénis!
Maria Vazelis d’Australie - Je vous dis
mon amour à tous pour l’Echo que vous
continuez à m’envoyer. Merci. Je trouve
toujours consolation et paix dans les paroles
de la Vierge.
MaryVeale d’Irlande - Merci parce
que, avec votre Echo vous nous approchez
de la Mère de Dieu.
Awazie Sab Emmanuel de Nigéria - Je
suis très reconnaissant pour votre publica-
tion. Toutes les fois que je reçois le paquet
qui contient la voix, le conseil, la vision, les
paroles de ma Mère bien-aimée (‘Maria di
nso’) je ne peux m’empêcher de dire:
‘Vienne ton règne’ .
M. Simpkins SFO d’Australie - Grand
merci pour tout ce que vous faites pour dif-
fuser à nous tous le message de la Vierge.
Vous tous de l’Echo, vous êtes dans ma priè-
re et merci de rappeler mes intentions dans
vos Messes et prières.
M. Dingli de Malte - Nous vous remer-
cions pour votre dévouement envers notre
Mère Céleste. Votre publication est une ins-
piration et conduit tous les lecteurs de votre
précieux journal à une vie meilleure.
MC Malikite d’Ethiopie - Merci pour
l’envoi d’Echo qui nous arrive depuis bien
des années. Je le distribue et, entre nous,
nous avons formé un groupe de prière. Je
vous assure que Echo est tellement attendu.
M. Stewart d’Angleterre - Récemment
j’ai trouvé dans une église de Londres un
numéro de votre excellent petit journal,
Echo de Marie. Il était daté de décembre
2000. Je voudrais m’abonner...
Soeur Evangelina d’Amérique du Sud
-Très Chers Frères, j’aurais voulu vous écri-
re bien auparavant et je vous demande par-
don de ne pas vous avoir remerciés suffi-
samment pour les envois d’Echo que vous
me faites parvenir de façon si désintéressée
et fidèle depuis des années. Que Dieu vous
le rende par une grande bénédiction. Echo
est pour nous la parole de Dieu grâce aux
messages de Notre Mère et, grâce à vous
nous pouvons les recevoir.
B. Scarpinella de Rome (Italie) - Je
vous remercie beaucoup car je tiens beau-
coup à votre revue pour la richesse des
sujets qu’elle traite.
Soeurs Clarisses d’Assise (Italie) -
Merci pour l’envoi ponctuel du très attendu
et très apprécié Echo. Par l’intercession de
la B.V. Marie, que le Seigneur Crucifié et
Ressuscité vous bénisse!
Luiz Garelos - Merci pour le journal
que vous m’envoyez gentiment et que je lis
avec attention. Il m’apporte espérance,
réconfort et aide spirituelle. En l’ouvrant
j’ai éprouvé une sensation merveilleuse et
maintenant la lecture de ces quelques pages
me rend plein de joie et d’exultation. Je vous
remercie pour tout ce que vous écrivez, pour
l’amour que vous transmettez et la spiritua-
lité que vous rayonnez. Je remercie le
Seigneur et la Vierge dont vous êtes si
intimes.
Sr Edesia Rossato de l’Equateur - De
grand coeur et plein de reconnaissance je
vous envoie mon merci le plus profond pour
cette précieuse oeuvre divine et mariale qui,
tel un filet jeté dans la mer déchaînée de ce
monde, recueille une grande quantité de
poissons pour les mettre à l’abri. Ici aussi en
Equateur, il se fait un grand progrès vers le
large: on pénètre et conquiert tant de coeurs
et d’âmes
Hena Carla du Chili - Nous vous
remercions pour l’envoi de votre petit jour-
nal en espagnol. Nous le donnons aux
familles qui le lisent et le prient avec tant
d’intérêt. Nous nous sentons très unis à vous.
Brigitte Kratz de Rouhling (France) -
“A vous, Bonnes Pâques, avec notre doux
Jésus, et sa Maman si attachante. Ce ne sont
que deux doubles feuilles, mais combien
pleines d’Amour. On y respire la Bonne
Maman du Ciel à pleins poumons, et on ne
s’en lasse pas. Son cri d’Amour pour nous,
que vous détaillez si bien, vos conseils pour
nous garder sur la bonne route, celle de
Notre Seigneur… Et puis,
c’est
Medjugorje!… Merci pour tout cela. Année
après année, dans ce petit village pauvre, la
Gospa nous transforme. Doucement, sans
nous brusquer… On en ressort bouleversés,
avec un plein d’amour!… On retrouve sa
petite vie, pas toujours facile, mais aussi -
dans sa boîte aux lettres - ‘l’Echo de Marie’.
Et on replonge dans la belle ambiance de là-
bas. C’est un cadeau d’Amour, de Paix, que
vous nous faites. Merci encore.
Sr Kim Song-Hi Teresa de Corée du
Sud - Merci pour le journal que vous m’en-
voyez.
Il n’y en a pas assez pour
toutes les mains
qui se tendent pour le recevoir
Emanuelita Rossi Candiago de
Brandsen (Buenos-Aires - Argentine).
Merci pour les gros paquets des numéros de
l’Echo que vous nous envoyez dans mon
école “Dante”. Entre élèves et anciens
élèves j’en distribue une soixantaine: tout
est distribué et encore... ça ne suffit pas pour
toutes les mains qui se tendent pour le rece-
voir! Lors du dernier paquet que j’ai reçu il
m’est arrivé une histoire sympathique. Il se
trouve que chaque mois je vais dans une
autre ville avec mon mari, récupérer sa pen-
sion auprès d’une banque italienne. J’ai
emporté une dizaine d’Echos en italien et les
ai répartis en douce sur les fauteuils de la
salle d’attente des vieux retraités (plus de
femmes que d’hommes). Vous auriez vu à
quelle vitesse ils sont disparus des fauteuils
et avec quelle curiosité, surprise et attention
ils les lisaient, les mettaient dans leur sac ou
leur poche, sans savoir qui les avait appor-
tés. Bénie sois-tu Marie! Qui sait où c’est
allé finir dans tout le territoire de La Plata!
Moi et mon mari nous en sommes restés
heureux et surpris, d’autant plus que la pro-
chaine fois nous pensons bien... en faire
autant. Qu’en dites-vous? Peut-être quel-
qu’un vous demandera un abonnement.
Espérons. Le malheur c’est que j’ai bien
peur que ça ne vous donne aucune aide
financière (sauf le secours d’une prière) vu
que la classe moyenne est disparue et qu’il
n’y a que des très pauvres et des très riches
(et ceux-ci croient bien n’avoir besoin ni du
Seigneur Dieu ni de la Gospa). Mais comme
il l’a dit “Lui”, rien ne Lui est impossible. Je
continue donc à croire aux miracles. Un très
grand nombre parmi les plus pauvres atten-
dent impatiemment Echo en espagnol.
Quant à mes élèves, avec les numéros en ita-
lien nous leur passons ceux en espagnol,
avec le bon motif de faire un exercice de tra-
duction avec une relative “rétroversion” à
l’italien et ensuite une “autocorrection”. Ils
apprennent ainsi à écouter la “mamma
bella” de Medjugorje et à l’aimer. Ils don-
nent ensuite le numéro en espagnol à leurs
familles. Et, s’ils les ont encore, celui en ita-
lien à leurs grands-parents.
Que la Vierge vous soutienne dans votre
travail si important pour tous les lecteurs
d’Echo, à travers le monde.
Echo s/Internet : www.medj.org/
E-mail Echo franc.: echodemarie@free.fr
Au cours des mois de février et mars 2004
les lecteurs d’Echo francophone ont envoyé
7.032 euros. Que les généreux donateurs
veuillent bien trouver ici l’expression de la
gratitude des bénéficiaires.
ENVOYER TOUT COURRIER
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(mensuel) les personnes intéressées
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se ci-dessous):
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